- Aujourd’hui, 21 janvier 2025, INEOS Aromatics a obtenu un nouveau permis pour ses activités chimiques à Geel.
- Ce nouveau permis renforcé fait suite à une série d’objections du mouvement environnemental.
- En s’asseyant constructivement autour de la table, Bond Beter Leefmilieu, Natuurpunt et Ineos Aromatics sont parvenus à une position commune et à une demande de permis environnemental de premier ordre.
De la décision à la résolution
Suite à la décision du Conseil des Litiges sur les Permis du 22 août 2024, qui a annulé le permis d’Ineos Aromatics, Natuurpunt, BBL et la direction internationale d’INEOS Aromatics ont entamé un dialogue sur ce permis. L’objectif : aligner le débit de cobalt sur les objectifs de la directive-cadre sur l’eau, protégeant ainsi le Grote Nete.
Le dialogue illustre que le progrès est possible lorsque l’industrie et les organisations environnementales reconnaissent les intérêts de chacun. Par exemple, la demande de permis d’Ineos Aromatics a été modifiée dans le but d’approuver la qualité de la rivière. Parallèlement, le mouvement environnemental comprend que la mise en œuvre des technologies les plus récentes pour le traitement de l’eau est une entreprise à long terme.
En investissant massivement dans une autre usine de traitement du cobalt, INEOS Aromatics réduit de 90 % les rejets de cobalt dans le Grote Nete d’ici 2027. Ils s’appuient sur une étude des meilleures techniques disponibles et transforment ces recommandations en un système de traitement des eaux usées à la pointe de la technologie. Ces investissements témoignent clairement d’un engagement sincère d’INEOS Aromatics à améliorer la qualité de l’eau du Grote Nete dès que possible. De plus, l’entreprise s’engage à poursuivre le processus d’amélioration après la construction et la mise en service de la nouvelle station d’épuration des eaux en lançant immédiatement de nouvelles recherches pour réduire davantage les émissions de cobalt provenant des eaux usées qui quitteront la nouvelle station d’épuration à partir de 2027. Un tel processus de recherche et développement permettra à l’entreprise de mettre en œuvre par la suite des normes de rejet à l’échelle opérationnelle, ce qui contribuera grandement à atteindre la norme de qualité environnementale.
Rodney Stobbs (INEOS Aromatics) :
INEOS se réjouit que la nouvelle demande de permis pour le site INEOS Aromatics à Geel ait été bien accueillie, avec des conseils favorables et conditionnels de la part des agences administratives concernées ainsi que de la GOVC (commission régionale des permis environnementaux), qui ont été confirmés par la décision du ministre de l’Environnement. Nous sommes extrêmement heureux que, grâce à un dialogue constructif, les organisations environnementales aient également reconnu les efforts pour notre processus d’amélioration de la qualité de l’eau rejetée.
Robin Verachtert (Natuurpunt) :
Le long de la Grote Nete, où opère INEOS Aromatics, Natuurpunt travaille depuis longtemps sur la nature robuste. Nous voulons encore plus utiliser nos espaces naturels comme des « éponges » grandeur nature pour recueillir l’eau des rivières lors des périodes d’inondation. Cependant, une qualité d’eau de mauvaise qualité handicape cela. INEOS Aromatics prend ses responsabilités et établit une nouvelle norme pour toutes les entreprises déversant des eaux usées dans nos rivières. Ces techniques existent, et INEOS Aromatics montre que les entreprises sont également prêtes à investir dans elles et peuvent jouer un rôle de premier plan.
INEOS a accepté l’inclusion d’une condition spéciale dans son permis selon laquelle un comité de suivi composé des agences gouvernementales AGOP, VMM et ANB évaluera chaque année l’avancement des recherches ultérieures. Sur la suggestion d’INEOS, BBL et Natuurpunt seront également invités à participer à cette consultation annuelle. BBL, Natuurpunt et INEOS Aromatics espèrent que leur dialogue et la solution soutenue conjointement pourront inspirer d’autres entreprises.
Seule une politique ambitieuse de l’eau apporte la certitude
Mais ce n’est pas la fin de l’affaire. Il y a aussi une mission pour le gouvernement flamand. Aujourd’hui, notre pays manque d’une politique claire et efficace sur les permis ; la récente procédure de contrefaçon de la Commission européenne affirme à juste titre que les évaluations périodiques des permis pour les rejets ponctuels sont trop sporadiques.
Une stratégie claire et juridiquement solide est nécessaire pour restaurer la qualité de l’eau, qui reste spectaculaire en Flandre, dès que possible. La manière dont le gouvernement va gérer la date limite de 2027 de la directive-cadre sur l’eau reste incertaine. Cette ambiguïté juridique menace non seulement la qualité de l’eau, mais aussi la sécurité juridique des entreprises.
Inès Martin (Bond Beter Leefmilieu) :
« Les mesures prises par INEOS sont un excellent exemple de la façon dont les choses peuvent être faites différemment, dont tout le secteur peut tirer des leçons. Désormais, le gouvernement flamand doit également assumer ses responsabilités et travailler sur des évaluations ciblées et périodiques, afin que les permis puissent être révisés en temps voulu. Il est également nécessaire d’une définition claire de la « détérioration » au titre de la directive-cadre sur l’eau, ainsi qu’une stratégie flamande pour ramener la qualité de l’eau à des niveaux sains le plus rapidement possible. Avec la création de nouveaux plans de gestion des bassins fluviaux, le gouvernement flamand doit désormais travailler à plein régime pour s’engager sur des voies navigables propres et des permis solides pour les entreprises. »