L’Union européenne a accepté de soutenir le projet Optisochem, dont l’objectif est de convertir la paille en produits du quotidien plus respectueux de l’environnement.
Les procédés développés par INEOS, considéré comme l'un des leaders mondiaux de l'oligomérisation de l'isobutène, seront utilisés dans le cadre de ce projet de R&D de 16,4 millions d'euros sur deux ans.
« En tant que producteur mondial de produits chimiques, INEOS est ravi de pouvoir tester cette innovation qui permettra d'augmenter la part des produits renouvelables sur le marché », dit Jan Vermeersch, Directeur commercial d'INEOS Oligomers. « Cela pourrait aussi permettre à INEOS de diversifier sa base de matières premières et de fournir à ses clients des produits basés sur une ressource biologique. » Traditionnellement, l'isobutène a été utilisé pour fabriquer des oligomères pour les lubrifiants, le caoutchouc, les cosmétiques, les solvants, les plastiques et les carburants.
Mais l'espoir est que la paille de blé, un résidu agricole, puisse atteindre un résultat similaire et conduire à des oligomères d'origine biologique.
La paille résiduelle mal valorisée sera d'abord transformée en hydrolysats riches en glucose et en xylose - sucres de deuxième génération - par Clariant dans son usine pilote de Straubing en Allemagne.
La société française de biotechnologie industrielle Global Bioenergies fermentera ensuite les hydrolysats de paille en bio-isobutène sur ses sites.
INEOS Oligomers en Belgique sera alors chargé de convertir le bio-isobutène en oligomères.
TechnipFMC et IPSB (France) sont également impliqués dans le projet. Ils réaliseront l'ingénierie préliminaire d'une usine d'hydrolysat en bio-isobutène et l'intégration globale avec une usine d’hydrolysats de paille.
Enfin, l'Institut de l'énergie de l'Université de Linz en Autriche évaluera la durabilité et les avantages environnementaux des oligomères d'origine biologique.