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UNE VALEUR SÛRE

INEOS ENREGISTRE SA MEILLEURE PERFORMANCE DE SÉCURITÉ EN POURSUIVANT SA CROISSANCE ET EN CRÉANT DE NOUVEAUX SITES
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L’industrie chimique est l’un des secteurs les plus dynamiques et innovants. Il a permis des avancées médicales, transformé les modes d’utilisation de l’énergie et aide à réduire les gaz à effets de serre. Mais le public ne le perçoit pas toujours ainsi et pour ceux qui travaillent chez INEOS, cela peut être frustrant, surtout à l’heure où l’entreprise vient d’enregistrer sa meilleure performance de sécurité à ce jour

LES ACCIDENTS étaient monnaie courante pendant la révolution industrielle. Les travailleurs, dont de nombreux enfants, trimaient pendant des heures dans des conditions déplorables.

En 1842, un touriste allemand a écrit qu’il avait vu tellement de gens sans bras et sans jambes dans les rues de Manchester au nord de l’Angleterre qu’il lui semblait « vivre au milieu d’une armée à peine rentrée d’une campagne militaire ».

Heureusement, cette époque est révolue.

Des accidents surviennent parfois, mais les dangers d’une exposition à l’amiante, au plomb, à la silice, au monoxyde de carbone et à la poussière de coton sont bien connus. Et des organisations comme l’OSHA et l’HSE existent pour que les entreprises respectent la loi.

Il semble néanmoins que le public garde l’idée que l’insécurité est une caractéristique inhérente de l’industrie chimique.

« C’est frustrant, car nous savons que ce n’est pas le cas », avoue Simon Laker, Directeur des opérations du groupe INEOS.

Simon s’est récemment adressé au marché des assurances pour expliquer l’approche d’INEOS en matière de sécurité, d’opérations et de gestion du risque.

Pendant sa présentation, il a évoqué les dernières statistiques de l’OSHA (Administration de la santé et de la sécurité au travail) pour l’ensemble du secteur, ce système strict conçu aux États-Unis mais utilisé dans le monde entier pour enregistrer les accidents et les maladies du travail.

D’après ces résultats, certains secteurs déplorent beaucoup plus d’accidents que d’autres. La production industrielle est en tête de liste, suivie de près par le secteur de la construction, où quatre salariés sur 100 ont été blessés.

Par contre, l’ensemble du secteur pétrochimique s’en sort beaucoup mieux, et la performance d’INEOS va même au-delà.

« Notre approche de la sécurité et de la gestion du risque a beaucoup impressionné par rapport aux statistiques établies sur une longue durée permettant de prouver que la situation est en constante amélioration » affirme Simon.

L’année dernière, INEOS a enregistré sa meilleure performance de sécurité à ce jour, avec un taux OSHA de 0,32 (0,32 accident pour 100 salariés à plein temps).

Les chiffres de sécurité sont d’autant plus impressionnants qu’INEOS les a atteints en intégrant des activités provenant de sociétés dont les procédures sont différentes.

« Nous possédons maintenant plus de 80 sites dans 16 pays et nous exploitons de nombreuses technologies et procédés différents et des milliers de procédures contrôlés via des milliers de points de données », explique Simon. « Mais c’est grâce à l’attention que nous portons à la sécurité que nous continuons à constater une amélioration malgré notre croissance. Cette capacité à intégrer facilement de nouvelles activités dans son approche de sécurité et d’opérations a d’ailleurs été mise en exergue par le secteur des assurances. »

Simon a confié à INCH que le personnel devait signaler tous les incidents, car INEOS estime que c’est la meilleure et la seule manière d’en tirer de vrais enseignements à chaque fois.

« Le public devrait faire davantage confiance à une entreprise qui signale les problèmes, aussi mineurs soient-ils, plutôt qu’à une entreprise qui affirme n’avoir rien à signaler », estime-t-il. « Nous voyons clairement quelles sont les entreprises qui prennent la santé et la sécurité au sérieux et celles qui éludent la question ».

Néanmoins, l’autosatisfaction constituera toujours le plus grand risque et INEOS veut l’éviter à tout prix.

« Notre objectif est de nous améliorer en permanence, de sorte à atteindre le taux zéro d’accidents » affirme Simon.

L’IMPORTANCE D’AFFINER SON JEU

LA FIABILITÉ est essentielle pour attirer les investisseurs et instaurer la confiance. C’est ce qu’expliquait un directeur de la raffinerie Petroineos de Grangemouth en Écosse au magazine INCH le mois dernier.

Neil King, responsable de la fiabilité et de l’intégrité, affirme qu’une solide expérience dans la gestion fiable des usines et équipements permettrait grandement d’instaurer la confiance des actionnaires et de consolider le travail considérable réalisé sur le site jusqu’à présent.

« C’est plutôt bien que les actionnaires nous observent d’un oeil attentif parce que cela permet de montrer qu’il est important d’adopter la bonne approche dès le départ », précise-t-il.

Neil s’est confié à INCH après la tenue de sa deuxième série de « Reliability Days » (Journées Fiabilité) destinée au personnel et aux sous-traitants.

Au fil des six jours, des sportifs hommes et femmes ont raconté leurs histoires et établi de nombreux parallèles entre le travail nécessaire pour améliorer leur performance sur le terrain et la manière dont les salariés pourraient travailler ensemble pour améliorer la performance de la raffinerie.

Le coureur de haies olympique Colin Jackson a évoqué le danger de l’autosatisfaction après avoir remporté un succès. Il raconte que, lors des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, il a ignoré le conseil de son coach, à savoir de s’échauffer correctement avant une série.

« J’ai eu l’impression que je n’avais pas besoin d’être au top pour me qualifier pour la finale », confie-t-il.

Le champion olympique s’est effectivement qualifié, mais il s’est blessé par la même occasion, ce qui a affecté sa performance et lui a fait rater une médaille.

« En tant que maillon d’une chaîne, chacun de nos collaborateurs a un rôle important à jouer pour que la raffinerie reste dans la course et délivre une performance du plus haut niveau par rapport à nos concurrents », poursuit Neil.

Et il a fallu relever des défis.

« Il y a trois ans, nous avons été confrontés à une rotation de personnel inhabituelle et donc à une perte des compétences et des connaissances associées », explique Neil.

Malgré les excellentes procédures en place, nous avons vite réalisé que les connaissances perdues devaient être retrouvées. Pendant une brève période, la fiabilité opérationnelle a donc décliné.

Selon lui, depuis la faible performance opérationnelle de 2014, la raffinerie s’est énormément améliorée.

Il explique que ce renouveau a en partie découlé des séries de Reliability Days, qui avaient permis d’aligner, en termes de fiabilité, tous les processus et améliorations de la raffinerie, avec la possibilité d’impliquer tous les salariés et sous-traitants de Petroineos dans le cadre d’une approche positive.

« Il reste encore du travail à faire », déclaret- il. « Mais nous savons que nos Reliability Days sont importants pour l’organisation. Les membres du personnel constatent ainsi qu’ils peuvent faire la différence et que les problèmes qui les freinent sont pris en compte et traités. »

Les Reliability Days ne soulignent pas seulement les problèmes ; ils entraînent également un changement culturel fondamental à la raffinerie de Grangemouth, qui sera essentiel pour assurer ses perspectives et sa compétitivité à long terme.

PetroChina et INEOS, les partenaires de la filiale commune, explorent actuellement différentes options pour la raffinerie de Grangemouth en vue d’améliorer sa viabilité.

Sachant que la seule raffinerie de pétrole brut écossaise fournit 80 % des carburants aux stations-service écossaises et la totalité du carburant destiné à ses aéroports, l’avenir à long terme de l’installation est un enjeu crucial pour l’économie écossaise, ses salariés et ceux qui comptent sur sa longévité.

« La raffinerie doit continuer à prouver sa fiabilité sur le long terme. Et cela dépend de nous tous », affirme Neil.

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LA CROISSANCE DE L’INDUSTRIE BELGE

L’industrie chimique belge n’est pas seulement florissante. Elle est en pleine croissance. Selon Essenscia, la Fédération belge des industries chimiques, cette situation résulte d’un effort pour avoir toujours un temps d’avance sur la concurrence, en se concentrant sur l’innovation, qu’il s’agisse de nouveaux produits, d’une infrastructure de haute qualité, de l’efficacité énergétique ou de l’embauche des professionnels les plus qualifiés. « Nous faisons face à des défis, mais restons confiants quant à notre capacité à les surmonter », affirme le Directeur général Yves Verschueren. Ce secteur emploie environ 90 000 personnes directement, avec des embauches croissantes d’année en année. « Voilà un contraste saisissant par rapport à d’autres secteurs industriels qui ont vu des licenciements massifs », confie-t-il. Elle contribue au PIB belge à hauteur de 16 milliards d’euros par an. « Cette industrie est d’une importance capitale pour le pays », déclare Yves. En tant que telle, elle exerce une influence. « Les entreprises qui réussissent comme INEOS jouent un rôle important pour montrer aux représentants du gouvernement que les investissements ne continueront que si les conditions restent favorables », explique-t-il. « Et cela implique des coûts d’énergie réduits. » Les Belges font néanmoins face à d’autres défis, comme leurs voisins d’Europe occidentale. « Les jeunes ont, dans une certaine mesure, perdu tout intérêt pour les sciences, les mathématiques et l’ingénierie », estime Yves. Holger Laqua, Directeur d’usine chez INEOS Oxide à Zwijndrecht dans la région d’Anvers, partage cet avis. « Notre site est très orienté sur la technique et nous avons du mal à trouver des personnes qualifiées dans ce domaine », explique-t-il. « Nous allons dans les écoles pour expliquer ce que nous faisons et ce que nous produisons parce que nous avons besoin que des enfants commencent à envisager cette profession dès l’âge de 12 ans ». Essenscia se rend également dans les écoles et a créé des parcs et des musées scientifiques pour faire évoluer les mentalités et montrer que les réponses aux questions les plus cruciales de notre temps viendront de l’industrie chimique. « Nous devons leur faire ouvrir les yeux et leur montrer ce que l’industrie chimique réalise déjà pour créer une société plus durable et combattre le changement climatique », poursuit Yves. Et avec une estimation de 2 600 postes à pourvoir chaque année pour remplacer les salariés qui partent à la retraite, cela va devenir encore plus essentiel.

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UNE ANNÉE RECORD POUR INEOS

En 2010, à l’heure où les marchés mondiaux s’effondraient, le siège social d’INEOS avait quitté le Royaume-Uni pour la Suisse afin de maintenir sa compétitivité. Sept ans après, la voilà de retour aux sources, et l’activité se porte mieux que jamais INEOS a réalisé des bénéfices record l’année dernière. Elle a enregistré des bénéfices courants de 4,3 milliards d’euros, un chiffre égalé uniquement par les plus grands noms du secteur. La société a également expliqué qu’elle remboursait actuellement une dette d’1,2 milliard d’euros en puisant dans ses propres liquidités et qu’elle avait refinancé une dette de 4 milliards d’euros, en économisant plus de 100 millions d’euros par an. « C’est une nouvelle fantastique », déclare le Président et Fondateur d’INEOS, Jim Ratcliffe. « INEOS est en grande forme. Ces chiffres confirment qu’elle se porte mieux que jamais. Toutes les sociétés fonctionnent bien et le succès de notre refinancement montre que le marché reconnaît clairement cet état de fait. » Le Directeur financier d’INEOS, John Reece, déclare qu’INEOS a passé les trois derniers mois à travailler sur le programme financier, ce qui a permis de réduire les coûts et de prolonger les échéances jusqu’à 2022 au plus tôt. « Et en prime, nous étions sursouscrits de 50 %, ce qui a montré l’excellente confiance que le marché du crédit nous accordait » affirme-t-il. Jim qualifie INEOS d’entreprise unique. « Nous l’avons créée il y a seulement 18 ans et elle n’a connu aucune fluctuation » déclare-t-il. « Son succès actuel est une reconnaissance du travail accompli par chaque employé de l’entreprise, de la direction au personnel. » L’annonce de cette année record est arrivée en même temps que l’ouverture officielle de son nouveau siège social au Royaume-Uni, dans le quartier de Knightsbridge à Londres. Jim affirme que le déménagement reflète la croissance d’INEOS au Royaume-Uni, où elle investit plus de 2 milliards de dollars, et son immense confiance dans l’avenir économique du Royaume- Uni. « Nous sommes rentrés en Grande-Bretagne parce qu’il s’y passe beaucoup de choses », a-t-il déclaré aux invités lors de l’inauguration de son siège social dans la rue Hans Crescent le 7 décembre dernier. « Le Royaume-Uni est un pays bien plus favorable qu’il y a 10 ans et le gouvernement conservateur a une approche très positive par rapport aux entreprises. » INEOS fournit actuellement du gaz à de nombreux foyers britanniques, elle est à la tête d’une activité de trading et de transport florissante, sa société ChlorVinyls, désormais connue sous le nom d’INOVYN, a doublé de taille, le site de Grangemouth connaît une renaissance, et elle prévoit d’extraire du gaz de schiste dans le nord de l’Angleterre. La décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne n’a pas pesé dans la balance, déclare-t-il. « Nous n’avons pas d’inquiétude quant au Brexit, » confie-t-il. « Au final, le Royaume-Uni est le 5e plus grand marché du monde et il est impossible d’ignorer son importance. »

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LE BERCEAU D’INEOS

C’est en Belgique qu’a commencé le voyage d’INEOS il y a 19 ans. Alors que l’entreprise se félicite aujourd’hui de ses bénéfices record, INCH se penche sur l’importance constante de la Belgique pour INEOS et sur la manière dont les méthodes initialement développées en Belgique sont appliquées dans l’ensemble du groupe au quotidien La ville d’ANVERS exerce un pouvoir d’attraction sur les entreprises depuis qu’elle a commencé à exporter du vin allemand en Angleterre au XIIe siècle. Il n’est donc pas surprenant que Jim Ratcliffe y ait conclu son premier gros contrat en achetant la pleine propriété d’un ancien site de BP à Zwijndrecht dans la province d’Anvers, il y a 19 ans pour y fonder INEOS. Depuis lors, le Port d’Anvers est devenu le complexe pétrochimique le plus intégré de la planète et il est connecté au reste du monde par des voies maritimes, ferroviaires et routières ainsi qu’un vaste réseau de «pipes» de 1000 km. Et, avec un seul site en Belgique au départ, INEOS a grandi pour devenir la troisième plus grande entreprise chimique au monde, avec 40 milliards de dollars de ventes et 17 000 salariés disséminés sur 67 sites de production dans 16 pays. Le port et l’entreprise partageaient tous deux une vision et ont identifié des opportunités là où d’autres n’y ont pas cru. Ils caressaient l’idée d’un avenir plus intelligent qui perdure à l’heure d’aujourd’hui. « En Belgique, INEOS est un acteur prépondérant dans notre secteur et a contribué au développement et au succès de ce complexe pétrochimique, » affirme Yves Verschueren, Directeur général d’Essenscia, la Fédération belge des industries chimiques. « L’entreprise est un moteur pour accroître au maximum l’efficacité des processus et nous montre souvent dans quelle direction les marchés nous emmènent. » En partant d’un site à Anvers en 1998, INEOS est désormais active sur onze autres sites en Belgique : Lillo, Doel, Zandvliet, Geel, Tessenderlo, Jemeppe-sur- Sambre, Feluy et Zwijndrecht, ainsi qu’un laboratoire de recherche à Neder-Over-Heembeek (NOH) où plus de la moitié de la centaine de salariés qui y travaillent sont des ingénieurs hautement diplômés et des titulaires de doctorats venus du monde entier. Ensemble, les sociétés INEOS (Oxide, Styrolution, Phenol, Oligomers, INOVYN, ChloroToluene et INEOS O&P Europe) fabriquent des produits qui contribuent à la vie moderne et, avec 2 500 salariés, constituent le deuxième employeur du secteur pétrochimique en Belgique. Hans Casier, aujourd’hui PDG d’INEOS Phenol, se rappelle de la naissance d’INEOS. « Jim a vu un grand potentiel dans le site et l’entreprise de Zwijndrecht », affirme-t-il. « Il a écouté les idées des gens sur les mesures à prendre pour accroître la production. » Non seulement il a écouté, mais il a aussi lancé des défis à ses équipes pour agir. « C’était un véritable coup de pied dans la fourmilière », déclare Hans. « Nous n’étions pas habitués à cette approche. Il ne s’agissait plus d’envisager simplement ce qu’il y avait à faire, mais de le faire concrètement. Et au fond, nous savions que cela devait fonctionner. » Ce redressement a été rapide et au centre de toutes les attentions. Hans a attribué le succès aux équipes belges, qui croyaient non seulement au projet, mais possédaient aussi les connaissances et les compétences nécessaires à sa réalisation. « Nous sommes peut-être un petit pays, mais nous avons une ouverture d’esprit qui, au fil des années, nous a permis d’attirer de nombreux investissements étrangers, notamment d’Allemagne, des États-Unis, du Japon, de la France et du Royaume-Uni », déclare-t-il. En Belgique, INEOS a montré un certain talent pour convaincre les autres (les fameuses tierces parties) de partager. Actuellement, 12 de ses fournisseurs et clients occupent son site de Zwijndrecht, ce qui permet d’économiser de l’argent grâce aux partages de ressources, d’énergie, d’infrastructure et de services. Et elle possède d’ailleurs des statistiques impressionnantes. Le plus grand site de production de PAO du monde est dirigé par INEOS Oligomers à Feluy. Son site de Geel, que des intervenants extérieurs décrivent comme l’une des usines les plus écoénergétiques d’Europe, fabrique plus de 100 produits différents qui sont distribués dans 76 pays. La deuxième plus importante usine d’oxyde d’éthylène en Europe se trouve à Anvers, où INEOS Oxide produit chaque année 400 000 tonnes de ce produit chimique de base, utilisé dans quasiment tous les produits conçus pour la vie moderne. Le site de Lillo participe activement à la production de deux des produits incontournables en Belgique : les emballages plastiques pour son chocolat et un pipeline pour sa bière. « Les Belges tiennent à leur bière et nous sommes heureux d’avoir fabriqué la conduite qui transporte la bière d’une brasserie située au centre de Bruges jusqu’à l’extérieur de la ville où elle est embouteillée », se félicite Veerle Gonnissen, Directrice de site pour Olefins & Polymers North Plants (Geel et Lillo). Le marché du lait frais au Royaume-Uni est également un des gros clients du site. « Au Royaume-Uni, on consomme une grande quantité de lait frais et 70 % des bouteilles sont fabriquées à l’aide de nos produits », explique-t-elle. Mais ce n’est pas tout. Le site se spécialise également dans la production de plastiques pour les emballages, les équipements médicaux et même le gazon artificiel. La Belgique accueille aussi la plus grande et la plus productive usine de phénol et d’acétone au monde, avec 650 000 tonnes de phénol et 425 000 tonnes d’acétone par an. « Nous avons une équipe fantastique ici », déclare Marcus Plevoets, Directeur du site pour INEOS Phenol. « Ce sont des locaux tout neufs, nous possédons la meilleure technologie et le meilleur rendement énergétique. » On trouve du phénol dans l’aspirine, dans les produits de nettoyage, gels douche, shampoings, matières plastiques et téléphones portables. « Il est difficile d’imaginer une vie sans phénol et sans acétone », affirme Marcus, « parce que ces produits sont omniprésents. » Comme pour tous les sites INEOS, la sécurité, la fiabilité et la croissance restent au centre des préoccupations de l’équipe d’INEOS Oxide, un des rares producteurs d’ENB au monde, ce polymère si particulier qui est utilisé surtout dans le secteur automobile. « Nous sommes vraiment parvenus à maîtriser cette technique au fil des années », confie le PDG Graham Beesley, qui a travaillé pour Procter & Gamble, un des anciens clients d’INEOS. « Il existe seulement deux producteurs établis dans le monde et nous sommes les seuls en Europe. » Il explique qu’au cours des 19 années d’existence d’INEOS, le site est parvenu à tripler sa production d’ENB en procédant à une série de petites expansions. Avec le temps, les autres sites d’INEOS disséminés dans le monde se sont tournés vers la Belgique en quête d’inspiration pour savoir comment s’intégrer à un complexe pétrochimique florissant. « INEOS tire parti du fait d’être dans un complexe aussi vaste et intégré, mais elle y contribue grandement d’autre part », explique Yves. « Elle interagit avec la communauté locale et à de nombreux égards, par son travail, elle a ouvert les yeux de ceux qui vivent ici. Elle a certainement aidé les représentants du gouvernement à comprendre à quel point l’innovation peut jouer un rôle essentiel dans le succès de ce complexe. » Pour ce qui est de l’avenir, tous les sites d’INEOS en Belgique prévoient des améliorations. Une réflexion plus précise et plus intelligente fait toujours partie des priorités. Actuellement, à Zwijndrecht, INEOS Oxide travaille sur un projet crucial de construction d’un nouveau réservoir d’oxyde d’éthylène et d’un cinquième réacteur d’alkylation. Le site souhaite se concentrer sur l’accroissement de la production d’alkoxylates, qui permettent de fabriquer tout un ensemble de produits, mais nécessitent une alimentation accrue en oxyde d’éthylène et un cinquième réacteur sur place pour faire face à la demande. « Cela permettra à l’entreprise d’avoir moins recours à la vente de glycol d’éthylène. Ce matériau est important pour l’entreprise, mais aussi plus volatile en termes de marges bénéficiaires » déclare Graham. INEOS Styrolution prévoit de convertir une chaîne d’extrusion pour produire des ABS blancs destinés à la production d’appareils ménagers et électroniques. INEOS O&P Europe prévoit des améliorations et un nouveau tambour d’alimentation en catalyseur pour pouvoir fonctionner avec deux catalyseurs différents. INOVYN souhaite étendre son électrolyse à membrane de 25 % et investir dans une unité de production d’hydroxyde de potassium (KOH) de grande envergure. En outre, dans le cadre d’une initiative majeure, INEOS Phenol explore actuellement la possibilité de travailler avec d’autres industries sur ce site immense afin d’exploiter l’énergie générée par les déchets. « Ce n’est qu’un début, mais nous allons travailler dur pour y parvenir », déclare Marcus. En collectant et en réutilisant la vapeur d’eau pour alimenter d’autres usines sur le site, ce sont 100 000 tonnes de gaz à effet de serre qui, chaque année, ne seront pas rejetées dans l’atmosphère. Un point important pour Marcus et son équipe. « Nous devons montrer à la société que nous nous soucions de la prochaine génération et que nous sommes respectueux de l’environnement », affirme-t-il. Malgré la croissance rapide et constante d’INEOS, la Belgique reste chère au coeur de Jim et occupe une place centrale dans l’activité de l’entreprise et dans son mode de gestion. Sera-t-elle laissée de côté après le Brexit ? Absolument pas, selon Jim. « La Belgique est un grand pays producteur, nous y avons énormément investi et le bilan est excellent », explique-t-il. 

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INEOS VA CONSTRUIRE UN IMMENSE RÉSERVOIR DE BUTANE

Le gaz est le carburant vital d’INEOS. Sans gaz à prix compétitif, sa capacité à rivaliser avec ses concurrents mondiaux disparaît. C’est pourquoi elle agit dès maintenant. INEOS vient de prendre une nouvelle mesure audacieuse pour renforcer sa position mondiale. Le mois dernier, elle a confirmé qu’elle prévoyait de construire le plus grand réservoir de butane jamais vu en Europe. Une fois construit, INEOS pourra importer du butane à bas coût d’Amérique et d’autres marchés, en utilisant les plus grands navires qui existent pour alimenter ses craqueurs de naphte à Cologne en Allemagne, et ensuite à Lavéra en France, avec des matières premières compétitives. Le réservoir, qui sera construit à Anvers, permettra également à INEOS Trading & Shipping de vendre du butane en Europe. Les craqueurs de gaz d’INEOS (situés en Norvège et en Écosse) récoltent déjà les bénéfices de la décision d’INEOS d’envoyer de l’éthane à bas coût en provenance des États-Unis à Rafnes et Grangemouth, où il est stocké dans d’énormes réservoirs prévus à cet effet. Les dernières nouvelles renforcent également la place importante de la Belgique dans le monde de la pétrochimie. Le Port d’Anvers abrite déjà le plus grand terminal d’éthylène d’Europe et le second au monde grâce à INEOS. Il y a sept ans, INEOS a investi 100 millions d’euros dans le nouveau terminal d’un million de tonnes afin d’importer de l’éthylène à bas coût du monde entier pour ses usines européennes et celles connectées le long du pipeline ARG. « Le réservoir et le terminal récemment construits apporteront à INEOS une flexibilité et une sécurité d’approvisionnement accrues, qui vont nettement améliorer notre compétitivité en Europe », affirme David Thompson, PDG d’INEOS Trading & Shipping. « Cela confère également à INEOS une position prépondérante sur les marchés du GPL ». Holger Laqua, Directeur d’usine chez INEOS Oxide, estime qu’INEOS est le moteur de l’industrie chimique en Europe. « Il y a quelques années, certains pensaient que l’industrie chimique européenne était morte. Mais nous avons pris de bonnes décisions », explique-t-il.

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BP VEND LE RÉSEAU FORTIES PIPELINES SYSTEM À INEOS

INEOS a conclu un contrat de 250 millions de dollars pour acheter le réseau Forties Pipeline System, qui transporte près de 40 % du pétrole et du gaz britanniques de la mer du Nord. La vente du réseau de pipelines de 378 km a été conclue ce mois-ci, sous réserve des approbations des autorités de réglementation et des tiers. Lors de son ouverture en 1975, le pipeline transportait le pétrole du champ Forties de BP, qui était alors le premier grand champ pétrolier en mer du Royaume-Uni, principalement vers la raffinerie et l’usine pétrochimique de Grangemouth en Écosse. À l’époque, BP possédait la raffinerie et l’usine chimique, mais les a vendus à INEOS en 2005. Aujourd’hui, le pipeline relie 85 gisements de pétrole et de gaz de la mer du Nord aux terres du Royaume- Uni et au site d’INEOS de Grangemouth, où 20 % du pétrole qui emprunte le pipeline alimente la raffinerie pour fournir 80 % du carburant écossais. Le Président et Fondateur d’INEOS Jim Ratcliffe décrit le réseau Forties Pipeline System comme un atout britannique stratégique. « INEOS sera capable de produire plus efficacement et de garantir un futur compétitif à long terme pour cette partie importante de l’infrastructure pétrolière et gazière du Royaume-Uni », déclare-t-il. L’année dernière, le rendement moyen du pipeline s’élevait à 445 000 barils de pétrole et 3 500 tonnes de gaz brut par jour. Mais il peut transporter 575 000 barils de pétrole par jour. Les 300 personnes qui opèrent et maintiennent le FPS à Kinneil, Grangemouth, Dalmeny et en mer sont censées devenir des salariés d’INEOS Upstream. INEOS approvisionne déjà des milliers de foyers britanniques en gaz suite à sa décision en 2015 d’acheter à l’entreprise Letter1 les champs pétroliers Breagh et Clipper South au sud de la mer du Nord. À la conclusion du contrat, la propriété et l’exploitation du réseau Forties Pipeline System, du terminal et de l’usine de traitement de gaz de Kinneil, du terminal de Dalmeny, des sites d’Aberdeen, de la plateforme Forties Unity et de l’infrastructure associée seront transférées à INEOS. « Il s’agit d’un autre contrat de taille pour INEOS », affirme Jim. « Cette acquisition réunit les sites stratégiques de la mer du Nord et de Grangemouth sous le nom d’INEOS. Elle sera désormais la seule entreprise britannique dotée de sites de raffinerie et de pétrochimie directement intégrés en mer du Nord ».

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INEOS SHALE SURMONTE SON PREMIER OBSTACLE

INEOS, qui possède à présent plus de 485 600 ha de terrain au Royaume-Uni destinés à l’exploration du gaz de schiste, espère passer du projet à l’exécution cette année. Et son regard se porte d’abord sur le Derbyshire INEOS reste impliquée dans l’exploration du gaz de schiste au Royaume-Uni. Elle espère forer son premier puits de carottage vertical cette année sur un site proche du village de Marsh Lane dans le Derbyshire pour tester la nature de la roche située à des centaines de mètres sous la surface. En mars, le Conseil du Comté du Derbyshire a décidé qu’INEOS n’était pas tenue d’effectuer une évaluation de l’impact sur l’environnement avant de soumettre sa demande de permis détaillée pour forer à Bramleymoor Lane. « Nous avons accueilli cette décision avec une très grande satisfaction », déclare Tom Pickering, Directeur des opérations d’INEOS Shale. « Mais bien que les projections aient démontré qu’il n’était pas nécessaire de procéder à une évaluation à ce stade, nous en effectuerons une malgré tout si nous en ressentons clairement le besoin. » Malgré la décision, il a cherché à rassurer les villageois, qui peuvent s’inquiéter de l’impact sur l’environnement, en leur assurant que leur opinion continuerait d’être prise en compte. « Même si nous ne devons pas effectuer une évaluation officielle de l’impact, toutes les inquiétudes en matière d’environnement seront évoquées dans le cadre de notre demande de permis », affirme-t-il. Les plans, qui seront établis après avoir rencontré les membres de la communauté locale, incluront un rapport sur l’utilisation de l’eau, l’écologie, le bruit, le paysage et les effets visuels, et le patrimoine culturel. « Nous tenons à garantir que les questions importantes soient évoquées, prises en compte et comprises avant de soumettre notre demande de permis », affirme Tom. Une fois le puits foré, des échantillons de roche seront analysés en laboratoire. « Nous devons identifier les caractéristiques géologiques de la roche et ses propriétés en termes de production de gaz », poursuit-il. Selon INEOS, la Grande-Bretagne doit entamer une réflexion sur ses sources d’énergie à un moment où les centrales à charbon et les centrales nucléaires ferment. La dernière mine de charbon britannique, Kellingley Colliery dans le Yorkshire du Nord, a fermé en décembre 2015, mettant ainsi fin à plusieurs siècles d’exploitation des mines de charbon profondes du Royaume-Uni. « L’extraction du gaz de schiste n’est pas synonyme d’augmentation de la consommation d’énergies fossiles », expliquet- il. « Il s’agit de remplacer le charbon et d’utiliser notre propre gaz plutôt que de l’importer. » Plus tôt dans l’année, le groupe Friends of the Earth a admis qu’il avait induit le public en erreur sur la fracturation. L’Advertising Standards Authority a conclu que le groupe n’avait aucune preuve montrant que le fluide utilisé dans la fracturation contenait des produits chimiques dangereux pour la santé du public. Selon l’enquête exhaustive menée par cette autorité sur 14 mois, le groupe écologique ne pouvait pas prouver les allégations selon lesquelles le site de fracturation américain avait entraîné une augmentation des cas d’asthme, estimant que le public britannique serait soumis au même risque en vivant ou en travaillant à proximité d’un site de fracturation. L’association FOE a également affirmé à tort que la fracturation entraînerait une chute des prix de l’immobilier et augmenterait les risques de cancer. « Ces allégations étaient à la base de l’opposition obstinée de FOE à la fracturation », déclare Tom. Il explique qu’INEOS souhaitait une « discussion d’adultes » basée sur des faits scientifiques. « L’énergie et les secteurs industriels britanniques sont trop importants pour laisser de fausses informations influencer le débat », affirme-t-il. « Malheureusement, Friends of the Earth et Friends of the Earth Scotland ne souhaitent pas nous rencontrer ». INEOS ÉTEND SON PERMIS D’EXTRACTION DU G AZ DE SCHISTE INEOS Shale a étendu la superficie de son permis d’exploration terrestre à plus de 485 600 ha. Dans le cadre du dernier contrat, négocié par INEOS Upstream ce moisci, l’entreprise a acquis tous les permis précédemment détenus par ENGIE E&P UK Limited.  

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MARIAH SE RAPPROCHE DE LA GLOIRE OLYMPIQUE

Le succès engendre le succès. Si vous en voulez la preuve, rencontrez Andy Bell, salarié d’INEOS et père de deux patineuses de niveau mondial LE SPORT ne forge pas le caractère, il le révèle. Andy Bell serait d’accord avec cette réflexion du regretté joueur de basket, John Wooden. Ses deux filles font partie des meilleures patineuses au monde. « Le plus important était d’en faire de meilleures personnes », déclare-t-il. « Nous ne voulions pas élever des prima donnas ». Son aînée, Morgan, 25 ans, est patineuse pour Disney on Ice et parcourt le monde en interprétant Anna, un personnage de La Reine des neiges. La cadette, Mariah, 20 ans, est désormais en passe d’intégrer l’équipe olympique américaine l’année prochaine. Andy et sa femme Kendra comprennent l’importance d’une éthique professionnelle sans faille. Et c’est une valeur qu’ils ont transmise à leurs enfants. « Il faut aimer s’astreindre à l’entraînement et travailler dur », assure Andy. « Il est essentiel d’être passionné par ce que vous faites. L’objectif ne porte pas sur les résultats, mais plutôt sur l’éthique professionnelle et les efforts consacrés. C’est un marathon, pas un sprint. Tant de parents de jeunes athlètes n’en sont pas conscients et poussent leurs enfants. Malheureusement, la plupart ne font pas long feu. » Andy nourrit la même passion pour son travail chez INEOS. Il a joué un rôle essentiel en aidant INEOS à conclure des transactions avec des sociétés américaines suite à la décision sans précédent d’envoyer du gaz de schiste des États-Unis vers l’Europe. Pendant près de six ans, il a travaillé sans relâche sur le projet surnommé Mariner Project, en menant les négociations relatives aux contrats sur 15 ans des terminaux et de l’approvisionnement. « Au départ, l’industrie a largement douté de notre capacité à aller au bout du projet », affirme-t-il. « Mais la majeure partie de nos relations, qui ont commencé par des appels prospectifs, constituent désormais des partenariats stratégiques ». Nous avons traversé des périodes difficiles cependant, et Andy s’est inspiré de sa fille. « Souvent, lorsque ça n’allait pas, j’ai puisé beaucoup de force en pensant à l’expérience de Maria en patinage, avec les hauts et les bas, et en me souvenant qu’en gardant toujours la tête haute, on peut réussir au final », déclare-t-il. Le seul inconvénient de son poste réside dans l’éloignement : il passe la majeure partie de la semaine à Houston au Texas, à Pittsburgh ou à Philadelphie, à environ 1600 km de sa famille, qui réside à Monument dans le Colorado. « C’est compliqué, mais mon premier rôle de soutien consiste à financer autant que je peux ses projets en lui permettant de bénéficier des meilleurs coachs et des meilleures conditions d’entraînement que nous pouvons lui offrir », explique-t-il. « Ma femme a la lourde tâche de la soutenir au quotidien et elle est extraordinaire ». Il confie qu’il a fallu faire des sacrifices. « Les concessions ont été nombreuses, mais notre but premier en tant que parents a toujours été de soutenir nos filles pour qu’elles aillent au bout de leurs rêves », déclare-t-il. « Et je ne crois pas qu’il existe de projet plus important ».

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INEOS EN ROUTE POUR CONSTRUIRE LE MEILLEUR 4X4 AU MONDE

Lorsque JLR a arrêté la production du Land Rover Defender, le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe, a élaboré un plan pour combler ce vide. C’est ainsi que va naître un nouveau 4x4 absolument inédit INEOS va mettre ses plans à exécution pour créer ce qu’elle pense être le meilleur 4x4 au monde. Elle a confirmé cette annonce le mois dernier, à l’issue d’une étude de faisabilité réalisée sur six mois. « C’est un projet incroyable pour toutes les personnes concernées », affirme Dirk Heilmann, ancien directeur de l’ingénierie et de la technologie chez INEOS et aujourd’hui Directeur général de la dernière entreprise d’INEOS, INEOS Automotive. INEOS a repéré un manque sur ce marché après la décision de JLR d’arrêter la production du Land Rover Defender. Elle prévoit désormais d’investir des centaines de millions pour non seulement combler ce vide, mais aussi construire un 4x4 absolument inédit. « J’étais un grand admirateur de l’ancien Land Rover Defender et impressionné par ses capacités horspiste », affirme le Président d’INEOS Jim Ratcliffe. « Notre nouveau 4x4 s’en inspire probablement et l’esprit sera peut-être similaire, mais il ne s’agira pas d’une réplique. Il représentera une amélioration majeure des modèles précédents. » INEOS est convaincue que son nouveau véhicule proposera une réelle alternative à la génération actuelle de véhicules SUV standardisés, dont l’endurance laisse à désirer. « Ce doit être un tout-terrain irréprochable qui peut partir à l’aventure, mais qui peut également tracter », précise Jim. Une fois construit, il sera destiné aux agriculteurs, aux travailleurs en forêt, aux aventuriers et aux habituels adeptes du Defender dans le monde entier. INEOS Automotive doit maintenant trouver un site de production adapté, au Royaume-Uni ou sur le continent européen. INEOS a déjà commencé à recruter.

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LES DIPLÔMÉS FACE À L’ULTIME ÉPREUVE DU TEAM-BUILDING

En mai, INEOS a embarqué ses jeunes diplômés cadres, embauchés depuis 3 ans, dans une aventure unique afin de tester leurs limites, de les dépasser, de renforcer leur forme physique et de leur montrer ce dont ils sont vraiment capables Il s’agit d’un exercice de cohésion d’équipe que seule une entreprise comme INEOS peut concevoir pour ses jeunes diplômés. Mais le Président de l’entreprise, Jim Ratcliffe, pense que tout est possible en adoptant la bonne attitude, et c’est pourquoi l’équipe a été placée face aux défis les plus rares et les plus difficiles. « C’est incroyable ce que les gens peuvent accomplir lorsqu’ils lâchent les freins », affirme-t-il. Pendant six jours, les 29 diplômés ont couru, marché et pédalé sur 250 km sous la chaleur écrasante du désert namibien encore vierge, aux confins du territoire du lion, du rhinocéros noir et de l’éléphant du désert. Ils sont passés sur d’anciens cratères volcaniques, ont escaladé le Brandberg, le plus haut sommet namibien, et ont conquis les impitoyables laves de basaltes de l’Ugab à pied. « Après avoir enduré des conditions éreintantes, en courant et en pédalant dans le sable, ils vont être grandement récompensés », promet le chef de projet John Mayock. Les diplômés, qui comptent huit femmes, ont entamé leur voyage épique à Cape Cross, sur la Côte des squelettes, le samedi 6 mai. « J’ai remarqué que quelques-uns étaient un peu anxieux, mais l’esprit de camaraderie était fantastique dans le groupe », confie John. Jim connaît bien le danger. Il fait partie des rares personnes qui sont allées jusqu’au Pôle Nord et au Pôle Sud. Il s’est joint aux diplômés avec Simon Laker, le Directeur des opérations du groupe INEOS, et des experts sportifs et médicaux. « L’idée d’encourager les gens à se dépasser fait partie de la philosophie d’INEOS », affirme-t-il. « Je crois qu’il faut, dans la mesure du possible, maximiser les jours inoubliables de votre vie. » INCH publiera un rapport complet sur l’évènement dans la prochaine édition de juillet. UN TANDEM QUI S’ACCROCHE ALORS QU’INEOS AUGMENTE LA TEMPÉRATUR Les diplômés d’INEOS Hannah Salter et Kasper Hawinkel craignaient plus que tout la chaleur intense. Mais l’idée de courir, grimper et pédaler par 43°C leur a permis de rester concentrés sur l’idée de bien s’entraîner avant de s’envoler pour la Namibie. « Toutes ces craintes nous ont permis d’être sûrs que notre préparation était suffisante et appropriée », explique Hannah, 30 ans. En dehors de la chaleur, beaucoup de choses les ont enthousiasmées dans ce voyage, notamment l’idée de dormir à la belle étoile au sommet d’une montagne et de se faire des amis pour la vie. « J’ai plein d’amis jaloux à l’université », raconte Kasper, 28 ans. « Leurs exercices de team-building comprenaient des courses d’obstacles et du karting ». Ni Kasper ni Hanna ne se considèrent comme des athlètes, mais ils aiment tous deux les activités d’extérieur. Hanna adore le kayak et Kasper est joueur de water-polo. « Ce voyage correspondait à mon idée des vacances de rêves, bien que dans une version extrême », explique Hannah, une spécialiste en approvisionnement d’additifs pour polymères, catalyseurs et produits chimiques chez O&P Europe. Kasper est ingénieur de production chez INEOS Oxide à Anvers en Belgique. « C’est une opportunité unique et un défi idéal pour tester et aller au-delà de ses limites » confie-t-il.

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UNE VALEUR SÛRE

L’industrie chimique est l’un des secteurs les plus dynamiques et innovants. Il a permis des avancées médicales, transformé les modes d’utilisation de l’énergie et aide à réduire les gaz à effets de serre. Mais le public ne le perçoit pas toujours ainsi et pour ceux qui travaillent chez INEOS, cela peut être frustrant, surtout à l’heure où l’entreprise vient d’enregistrer sa meilleure performance de sécurité à ce jour LES ACCIDENTS étaient monnaie courante pendant la révolution industrielle. Les travailleurs, dont de nombreux enfants, trimaient pendant des heures dans des conditions déplorables. En 1842, un touriste allemand a écrit qu’il avait vu tellement de gens sans bras et sans jambes dans les rues de Manchester au nord de l’Angleterre qu’il lui semblait « vivre au milieu d’une armée à peine rentrée d’une campagne militaire ». Heureusement, cette époque est révolue. Des accidents surviennent parfois, mais les dangers d’une exposition à l’amiante, au plomb, à la silice, au monoxyde de carbone et à la poussière de coton sont bien connus. Et des organisations comme l’OSHA et l’HSE existent pour que les entreprises respectent la loi. Il semble néanmoins que le public garde l’idée que l’insécurité est une caractéristique inhérente de l’industrie chimique. « C’est frustrant, car nous savons que ce n’est pas le cas », avoue Simon Laker, Directeur des opérations du groupe INEOS. Simon s’est récemment adressé au marché des assurances pour expliquer l’approche d’INEOS en matière de sécurité, d’opérations et de gestion du risque. Pendant sa présentation, il a évoqué les dernières statistiques de l’OSHA (Administration de la santé et de la sécurité au travail) pour l’ensemble du secteur, ce système strict conçu aux États-Unis mais utilisé dans le monde entier pour enregistrer les accidents et les maladies du travail. D’après ces résultats, certains secteurs déplorent beaucoup plus d’accidents que d’autres. La production industrielle est en tête de liste, suivie de près par le secteur de la construction, où quatre salariés sur 100 ont été blessés. Par contre, l’ensemble du secteur pétrochimique s’en sort beaucoup mieux, et la performance d’INEOS va même au-delà. « Notre approche de la sécurité et de la gestion du risque a beaucoup impressionné par rapport aux statistiques établies sur une longue durée permettant de prouver que la situation est en constante amélioration » affirme Simon. L’année dernière, INEOS a enregistré sa meilleure performance de sécurité à ce jour, avec un taux OSHA de 0,32 (0,32 accident pour 100 salariés à plein temps). Les chiffres de sécurité sont d’autant plus impressionnants qu’INEOS les a atteints en intégrant des activités provenant de sociétés dont les procédures sont différentes. « Nous possédons maintenant plus de 80 sites dans 16 pays et nous exploitons de nombreuses technologies et procédés différents et des milliers de procédures contrôlés via des milliers de points de données », explique Simon. « Mais c’est grâce à l’attention que nous portons à la sécurité que nous continuons à constater une amélioration malgré notre croissance. Cette capacité à intégrer facilement de nouvelles activités dans son approche de sécurité et d’opérations a d’ailleurs été mise en exergue par le secteur des assurances. » Simon a confié à INCH que le personnel devait signaler tous les incidents, car INEOS estime que c’est la meilleure et la seule manière d’en tirer de vrais enseignements à chaque fois. « Le public devrait faire davantage confiance à une entreprise qui signale les problèmes, aussi mineurs soient-ils, plutôt qu’à une entreprise qui affirme n’avoir rien à signaler », estime-t-il. « Nous voyons clairement quelles sont les entreprises qui prennent la santé et la sécurité au sérieux et celles qui éludent la question ». Néanmoins, l’autosatisfaction constituera toujours le plus grand risque et INEOS veut l’éviter à tout prix. « Notre objectif est de nous améliorer en permanence, de sorte à atteindre le taux zéro d’accidents » affirme Simon. L’IMPORTANCE D’AFFINER SON JEU LA FIABILITÉ est essentielle pour attirer les investisseurs et instaurer la confiance. C’est ce qu’expliquait un directeur de la raffinerie Petroineos de Grangemouth en Écosse au magazine INCH le mois dernier. Neil King, responsable de la fiabilité et de l’intégrité, affirme qu’une solide expérience dans la gestion fiable des usines et équipements permettrait grandement d’instaurer la confiance des actionnaires et de consolider le travail considérable réalisé sur le site jusqu’à présent. « C’est plutôt bien que les actionnaires nous observent d’un oeil attentif parce que cela permet de montrer qu’il est important d’adopter la bonne approche dès le départ », précise-t-il. Neil s’est confié à INCH après la tenue de sa deuxième série de « Reliability Days » (Journées Fiabilité) destinée au personnel et aux sous-traitants. Au fil des six jours, des sportifs hommes et femmes ont raconté leurs histoires et établi de nombreux parallèles entre le travail nécessaire pour améliorer leur performance sur le terrain et la manière dont les salariés pourraient travailler ensemble pour améliorer la performance de la raffinerie. Le coureur de haies olympique Colin Jackson a évoqué le danger de l’autosatisfaction après avoir remporté un succès. Il raconte que, lors des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, il a ignoré le conseil de son coach, à savoir de s’échauffer correctement avant une série. « J’ai eu l’impression que je n’avais pas besoin d’être au top pour me qualifier pour la finale », confie-t-il. Le champion olympique s’est effectivement qualifié, mais il s’est blessé par la même occasion, ce qui a affecté sa performance et lui a fait rater une médaille. « En tant que maillon d’une chaîne, chacun de nos collaborateurs a un rôle important à jouer pour que la raffinerie reste dans la course et délivre une performance du plus haut niveau par rapport à nos concurrents », poursuit Neil. Et il a fallu relever des défis. « Il y a trois ans, nous avons été confrontés à une rotation de personnel inhabituelle et donc à une perte des compétences et des connaissances associées », explique Neil. Malgré les excellentes procédures en place, nous avons vite réalisé que les connaissances perdues devaient être retrouvées. Pendant une brève période, la fiabilité opérationnelle a donc décliné. Selon lui, depuis la faible performance opérationnelle de 2014, la raffinerie s’est énormément améliorée. Il explique que ce renouveau a en partie découlé des séries de Reliability Days, qui avaient permis d’aligner, en termes de fiabilité, tous les processus et améliorations de la raffinerie, avec la possibilité d’impliquer tous les salariés et sous-traitants de Petroineos dans le cadre d’une approche positive. « Il reste encore du travail à faire », déclaret- il. « Mais nous savons que nos Reliability Days sont importants pour l’organisation. Les membres du personnel constatent ainsi qu’ils peuvent faire la différence et que les problèmes qui les freinent sont pris en compte et traités. » Les Reliability Days ne soulignent pas seulement les problèmes ; ils entraînent également un changement culturel fondamental à la raffinerie de Grangemouth, qui sera essentiel pour assurer ses perspectives et sa compétitivité à long terme. PetroChina et INEOS, les partenaires de la filiale commune, explorent actuellement différentes options pour la raffinerie de Grangemouth en vue d’améliorer sa viabilité. Sachant que la seule raffinerie de pétrole brut écossaise fournit 80 % des carburants aux stations-service écossaises et la totalité du carburant destiné à ses aéroports, l’avenir à long terme de l’installation est un enjeu crucial pour l’économie écossaise, ses salariés et ceux qui comptent sur sa longévité. « La raffinerie doit continuer à prouver sa fiabilité sur le long terme. Et cela dépend de nous tous », affirme Neil.

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« LE DAILY MILE » OFFRE UN BON DÉPART AUX ENFANTS

Selon une nouvelle étude, les enfants participant au Daily Mile sont plus en forme, plus alertes, plus motivés et plus résistants LES ENFANTS qui courent 1,6 km à l’école tous les jours sont plus performants en classe. Selon une nouvelle étude, les enfants qui courent 15 minutes par jour pendant trois mois voient leurs résultats s’améliorer de 25 % en lecture, en écriture et en mathématiques. Ils sont aussi plus en forme, plus confiants et moins dissipés. INEOS est vraiment ravie de ces résultats. En effet, l’entreprise a consacré du temps, de l’énergie et de l’argent pour aider la directrice d’école écossaise à la retraite Elaine Wyllie à promouvoir son programme Daily Mile pour la santé des enfants. « Voilà des preuves préliminaires probantes de l’effet positif et transformateur du Daily Mile sur la forme physique des enfants et, en général, sur leur santé et leur bien-être », déclare Holly Eager, assistante de communication au siège social d’INEOS à Londres. Le rapport a été demandé par la London Playing Fields Foundation pour Public Health England et Sport England afin d’évaluer l’impact du Daily Mile à l’école primaire de Coppermill dans l’Est londonien. Pendant 12 semaines, 76 enfants de l’école ont été supervisés pendant les 12 minutes où ils couraient autour de la piste de 340 mètres du terrain de jeu. « C’est un hasard qu’ils aient effectivement choisi d’évaluer le Daily Mile », raconte Holly. « Nous n’étions au courant de rien avant que ce soit pratiquement terminé ». Les résultats de l’expérience ont néanmoins impressionné les enseignants, les enfants ayant atteint des résultats bien supérieurs aux projections nationales et régionales à leurs tests d’aptitudes en mathématiques, écriture et lecture. À l’échelle nationale, 66 % des élèves devaient atteindre la moyenne nationale en lecture, mais ils ont été 92 % à y parvenir à Coppermill. « C’est incroyable », affirme la directrice Figen Bektasoglu. « Le Daily Mile ne rend pas les enfants plus intelligents, mais plus concentrés, plus attentifs et prêts à travailler. » Ursula Heath, responsable des communications du groupe INEOS, déclare que les enfants de plus de 2 500 écoles primaires au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis participent désormais au Daily Mile, ce qui implique qu’ils quittent la classe en uniformes pour courir, marcher ou trottiner pendant 15 minutes. C ela fait un total de 500 000 élèves qui courent plus de 2 400 000 km par semaine. Et l’initiative continue de prendre de l’ampleur grâce au soutien d’INEOS.

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« GO RUN FOR FUN » OFFRE DES PISTES DE RÉFLEXION AUX ÉCOLES

Grâce à son succès, la campagne « GO Run For Fun » d’INEOS, qui a pour vocation d’encourager la génération de demain à adopter une vie plus saine, fait son entrée dans la salle de classe. Depuis son lancement à l’été 2013, cette campagne, qui vise à inciter les jeunes à courir, est un véritable succès mondial. Mais INEOS croit qu’elle peut faire plus pour encourager les enfants à adopter un mode de vie plus sain et actif. Son équipe se concentre maintenant sur le soutien aux écoles, initialement au Royaume-Uni, en mettant en avant l’importance d’une meilleure condition physique et d’une alimentation équilibrée. De petites vidéos et activités, pouvant être intégrées aux leçons, seront proposées aux écoles. Les enseignants seront également incités à créer des clubs de course dans leur école et les élèves auront la chance de devenir ambassadeurs pour promouvoir la campagne au sein de l’école. L’équipe de « GO Run For Fun » continuera à organiser des courses amusantes et gratuites à travers le Royaume-Uni, moins importantes en nombre, mais de plus grande envergure. « Notre objectif est simplement de rendre le message plus durable », explique Ursula Heath, responsable des communications du groupe. L’initiative « GO Run For Fun » a été lancée par le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe, en réponse à l’augmentation préoccupante du taux d’obésité chez les enfants. Selon l’Organisation mondiale de la santé, il s’agit de l’un des plus grands enjeux de santé publique du XXIe siècle. Rien qu’au Royaume-Uni, près d’un cinquième des enfants âgés de quatre à cinq ans souffrent de surpoids. Depuis la première édition, plus de 190 000 enfants de cinq à dix ans ont participé aux événements organisés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Belgique, en Norvège, en Italie, en Suisse et à Houston aux États-Unis. « Et nous continuons à nous développer », ajoute Ursula. L’année dernière, l’équipe a organisé 40 événements au Royaume-Uni. Cette année, en revanche, ils seront moins nombreux. « Mais leur envergure sera plus importante », précise Ursula. Les événements prévus sur le continent européen et en Amérique se dérouleront normalement. Les événements prévus sur le continent européen et en Amérique se dérouleront normalement.

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INEOS REJOINT LE COMBAT POUR FAIRE RECULER LA POLLUTION PLASTIQUE

Malgré les avantages que procure le plastique aux secteurs du bâtiment, de la santé, de l’automobile et de l’emballage, l’idée selon laquelle des changements radicaux sont nécessaires pour empêcher l’accumulation des déchets plastiques dans la mer fait son chemin  INEOS soutient officiellement une initiative internationale pour endiguer le flux de déchets plastiques qui se déverse dans les océans et les rivières du monde entier. Le Président et fondateur Jim Ratcliffe a signé l’Opération Clean Sweep® de l’industrie mondiale du plastique et s’est engagé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour changer les choses. Cette décision a été prise alors que le Programme des Nations unies pour l’environnement a annoncé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversées dans la mer chaque année. « À moins d’une action mondiale dès maintenant, nos océans vont se remplir des déchets issus de la consommation humaine », annonce un porte-parole dans un rapport récent. « De tels chiffres et statistiques sont très inquiétants, et très marquants, notamment pour les politiciens, les organisations non gouvernementales (ONG), les lobbys environnementaux et la société au sens large », déclare Dr Jason Leadbitter, Responsable du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises chez INOVYN. LE Programme des Nations unies pour l’environnement prévoit d’investir 6 millions de dollars sur les cinq prochaines années dans le cadre d’une ambitieuse campagne. Son objectif : faire de ce problème jusqu’ici ignoré un sujet incontournable. Jason a beau travailler pour l’un de plus grands producteurs de plastique au monde, que ce soit sous forme de granulés ou de poudre, il explique néanmoins qu’INEOS a conscience du problème et tente de s’y attaquer depuis des années. « Nous avons déjà de nombreuses procédures en place pour garantir une gestion soigneuse de nos sites et procédés, et empêcher ainsi des pertes de granulés ou de poudre de plastique », dit-il. « Il est courant d’avoir des trousses de déversement en place et de veiller à ce qu’un bon nettoyage soit maintenu à tout moment pour empêcher des fuites dans l’environnement. » L’Opération Clean Sweep® visera notamment à former et à responsabiliser davantage le personnel d’INEOS, et à effectuer des contrôles réguliers. « Nous devons montrer que nous prenons des mesures concrètes, car c’est sur ce point que nous serons jugés dans les années à venir », ajoute-t-il. « C’est également dans notre intérêt, puisque de telles pertes, bien que minimes, ont une valeur économique pour notre entreprise. » Jason se rappelle qu’il y a 10 ans, il était assis sur une plage en Sardaigne quand sa fille a trouvé des granulés plastiques dans le sable et lui a demandé ce que c’était. « Je dois dire que j’étais assez gêné de lui dire que son papa travaille dans une industrie qui fabrique des granulés semblables », dit-il. Jason déclare que l’industrie pourrait être confrontée à un avenir sombre si elle ne parvient pas à contrer ce problème sérieux et grandissant. « Si nous échouons, la plus grande menace sera alors l’interdiction des produits en plastique, ce que certaines ONG demandent déjà concernant certains types de plastiques utilisés pour les articles jetables », explique-t-il. « Heureusement, l’Opération Clean Sweep® commence à prendre de l’ampleur et à gagner en crédibilité auprès de certaines ONG, étant donné que de plus en plus d’entreprises signent cet engagement. » Rien qu’au Royaume-Uni, Fidra, un organisme de bienfaisance basé en Écosse, estime que près de 53 milliards de ces granulés plastiques sont perdus chaque année. « Quand vous savez qu’un pétrolier de 24 tonnes contient environ 1,5 milliard de granulés, alors vous comprenez l’ampleur du problème », déclare Jason. Heureusement, Fidra veut travailler avec l’industrie, associations professionnelles comprises, et non contre elle. « Fidra comprend l’importance que les plastiques jouent dans la société et essaye de trouver une solution collective au problème », explique Jason. « L’organisme voit l’Opération Clean Sweep® comme une façon pour l’industrie d’assumer ses responsabilités. » Pourtant, les granulés plastiques ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. Les microbilles, ces petits morceaux de plastique que l’on trouve dans les savons exfoliants pour le corps et le visage, sont conçues pour partir dans les égouts. Cependant, les particules flottent dans l’eau et peuvent être transportées sur de grandes distances. De nombreuses campagnes appellent maintenant à leur interdiction, mais en attendant, les poissons s’en nourrissent, car ils les prennent pour de la nourriture. « Personnellement, je pense que les microbilles sont totalement indéfendables », dit Jason. « Leur fuite dans la nature est inévitable et elles ternissent clairement la réputation de l’industrie du plastique. » Au cours des cinq prochaines années, le Programme des Nations unies pour l’environnement prévoit d’organiser le plus grand nettoyage de plages jamais réalisé à travers le monde pour mettre ce problème en lumière. « Cette question ne concerne pas que l’industrie, mais l’ensemble de la société », déclare Jason. ELLEN MACARTHUR ENTREVOIT UNE TEMPÊTE A L ’HORIZON DAME Ellen MacArthur, qui est entrée dans l’histoire en 2005 en établissant un nouveau record du tour du monde en solitaire, est devenue un élément moteur du changement. Selon elle, la structure actuelle de l’économie mondiale est foncièrement mauvaise et les gens peuvent apprendre de la nature où rien n’est gaspillé. « Comment notre économie peut-elle vraiment perdurer à long terme, quand elle implique d’extraire des ressources non renouvelables du sol, d’en tirer quelque chose et finalement de les jeter ? » demande-t-elle. « Nous devons construire une économie où nous utilisons les choses, sans les épuiser. » Dans un nouveau rapport publié en janvier par la Fondation Ellen MacArthur et le Forum économique mondial, les producteurs mondiaux de plastique ont été appelés à concevoir de meilleurs emballages, à augmenter les taux de recyclage et à introduire de nouveaux modèles pour une meilleure utilisation des emballages. Seulement 14 % des emballages plastiques sont actuellement recyclés. Selon elle, on peut facilement passer à 70 %, rien qu’en repensant la conception.

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UN VENT DE CHANGEMENT

Jusqu’à présent, l’industrie a réussi à réduire ses émissions de carbone grâce à une meilleure efficacité énergétique, mais un jour viendra où elle devra faire davantage pour arrêter le réchauffement climatique. C’est pour cette raison qu’INEOS s’est lancée dans un projet qui pourrait changer le monde INEOS a entrepris une initiative qui a le pouvoir de changer le monde. L’entreprise a rejoint ELEGANCY, un projet de recherche dirigé par la Norvège visant à trouver une méthode plus facile, moins coûteuse et plus performante de piéger le carbone, le gaz à effet de serre considéré comme responsable du réchauffement climatique. Si l’UE accepte de financer le projet au printemps prochain, INEOS parrainera un doctorant de l’Imperial College de Londres pour déterminer, principalement, comment son site de Grangemouth en Écosse pourrait piéger et stocker du carbone. « Dans le futur, l’économie du Royaume- Uni va devoir fonctionner en réduisant ses émissions de carbone afin d’atteindre des objectifs budgétaires plus stricts en matière de changement climatique, c’est donc une très bonne collaboration », déclare le Professeur Nilay Shah, chef du département du génie chimique de l’université. « Nous allons fournir à l’étudiant de nombreux outils pour réaliser l’analyse et l’équipe de Grangemouth lui fournira beaucoup d’informations sur la réalité industrielle de ce qui est, ou non, réalisable sur le site. » Selon lui, INEOS est le partenaire idéal pour un projet aussi cher au coeur de l’université. « C’est une entreprise qui voit à long terme et possède de formidables installations, non seulement à Grangemouth, mais aussi sur le continent européen. Et elle s’intéresse beaucoup à nos travaux sur l’hydrogène et le piégeage du carbone », explique-t-il. « Tout indique qu’ils sont très ouverts à ce genre de collaboration et à une remise en cause, qu’ils sont prêts à être bousculés, à devenir « verts » et à le devenir rapidement. » L’université a récemment construit une installation pilote de piégeage du carbone pour mieux comprendre le fonctionnement de ce procédé. « Nous voulons montrer aux entreprises comme INEOS qu’il est réellement possible de continuer à fonctionner dans un environnement à faible taux de carbone », explique-t-il. Pour l’instant, l’industrie est parvenue à réduire ses émissions par une meilleure efficacité énergétique, alors que la loi ne l’y oblige pas. Cependant, le Professeur Shah explique que les entreprises comme INEOS étaient prêtes à formuler de nouveaux projets pour l’avenir avant que la loi n’ait changé. « Cela montre non seulement leur engagement à réduire leur empreinte carbone, mais aussi qu’elles comprennent leurs obligations plus larges envers la société », dit-il. Selon le Professeur Shah, la volonté d’INEOS de travailler en étroite collaboration avec un doctorant était aussi surprenante, car l’entreprise savait que l’étudiant pourrait poser des questions difficiles et révéler des inefficacités au sein de l’entreprise. « L’étudiant pourrait trouver de nouvelles, et éventuellement meilleures, manières de fonctionner. Par conséquent, ses interlocuteurs doivent être à l’aise et parler ouvertement de ce qu’ils font », ajoute-t-il. « Pour nous, cette collaboration montre qu’INEOS veut s’engager sur une voie de production très propre. » Les gouvernements pensent que le piégeage et le stockage du carbone représentent un élément indispensable pour parvenir à une économie à faible empreinte carbone. Mais, d’une certaine manière, l’industrie est sceptique. Selon ses représentants, non seulement la technologie actuelle est trop coûteuse à construire et à utiliser, mais personne n’a pensé à la façon de distribuer les gaz indésirables produits à ceux qui en ont besoin. INEOS, dont les procédés génèrent comme sousproduit du dioxyde de carbone, affirme que le doctorant passera la majeure partie de son temps à Grangemouth, et sur les sites des craqueurs à Rafnes (Norvège) et à Cologne (Allemagne). « C’est ce qui a plu à INEOS », déclare Colin Pritchard, Responsable du commerce et de l’énergie à Grangemouth. « Il ne s’agira pas d’un exercice purement théorique, car les solutions devront être applicables à l’industrie. » L’étudiant pourra juger par lui-même si ses idées peuvent fonctionner dans un contexte industriel réel. INEOS s’est impliquée dans ce projet par le biais du réseau R&D de Greet Van Eetvelde et par l’intermédiaire du Professeur Mazzotti de l’ETHZ à Zurich et du Professeur Shah, qui sont tous deux partenaires d’ELEGANCY. Si ce projet est bien lancé, INEOS examinera les avantages et inconvénients du piégeage et du stockage du carbone en juillet, dans le cadre du consortium composé de partenaires industriels et d’établissements universitaires européens triés sur le volet. « C’est un grand projet qui pourrait changer le monde, mais même une entreprise aussi grande qu’INEOS doit travailler avec d’autres partenaires pour le concrétiser. En effet les enjeux ne relèvent pas d’une simple question technique », explique Colin, dont le travail consiste à garantir que l’usine de fabrication de Grangemouth reçoive assez de vapeur et d’énergie. Greet, qui préside le Réseau Énergie et Carbone interentreprises d’INEOS, gère des projets R&D dans les différentes sociétés d’INEOS. Son objectif est de comprendre et de trouver des solutions pérennes aux défis que génère la transition vers une économie à faible émission de carbone. « Par notre expérience du milieu industriel et nos connaissances sur le plan opérationnel, nous espérons pouvoir aider à tracer la route vers ce futur », dit-elle.

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INEOS RENFORCE SA POSITION EN MER DU NORD

En moins de deux ans, INEOS est devenue un acteur majeur du secteur pétrolier et gazier de la mer du Nord. Mais pour ceux qui connaissent INEOS, ce n’est pas une surprise INEOS a investi plus d’1 milliard de dollars pour racheter l’intégralité des actifs pétroliers et gaziers d’une société danoise en mer du Nord. DONG Energy indique vouloir se concentrer sur les énergies renouvelables, notamment les parcs éoliens. « Nous avons travaillé activement pour obtenir la meilleure transaction possible en vendant l’entreprise dans son ensemble, et assurer ainsi son développement à long terme. Avec INEOS, toutes les conditions étaient remplies », déclare Henrik Poulsen, PDG de DONG Energy. Pour INEOS, l’acquisition d’un portefeuille d’actifs à long terme bien gérés, avec une équipe très performante et expérimentée, convient parfaitement puisque le Groupe continue d’étendre les activités d’INEOS Upstream. « Cette activité est très importante pour nous à ce stade de notre plan de croissance, et nous sommes ravis de l’expertise qui l’accompagne », déclare le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe. « Nous voyons déjà une foule d’opportunités se dégager de cet impressionnant portefeuille. » En achetant l’intégralité des activités pétrolières et gazières de DONG, INEOS se place parmi les dix premières sociétés de la mer du Nord et comme la plus grande entreprise privée d’exploration et de production de ce bassin énergétique. L’accord comprend Ormen Lange, le deuxième plus grand gisement de gaz dans les eaux norvégiennes, Laggan-Tormore, un nouveau gisement de gaz à l’ouest des îles Shetland, et des terminaux gaziers et pétroliers au Danemark. Actuellement, la société produit environ 100 000 barils équivalents pétrole par jour et environ 70 % de sa production provient de ses gisements norvégiens. Mais INEOS Upstream pense qu’elle peut faire plus. « Nous pensons que nous avons beaucoup à offrir à cette entreprise », affirme Jim. INEOS a déjà démontré sa capacité à exploiter des actifs complexes afin d’optimiser davantage la reprise économique des hydrocarbures. La société INEOS Upstream a été fondée en octobre 2015 quand INEOS a racheté tous les gisements gaziers de la mer du Nord britannique détenus par le Groupe DEA. Quelques jours plus tard, Fairfield Energy Holdings Ltd a vendu à INEOS sa participation de 25 % dans la plateforme de Clipper South. Plus récemment, INEOS a accepté d’acquérir un actif stratégique au Royaume-Uni : elle prévoit d’acheter le réseau Forties Pipeline System de BP d’une longueur de 378 km pour la somme de 250 millions de dollars. Les dernières transactions doivent encore être approuvées par les autorités, mais une fois cette étape franchie, les 440 membres du personnel de DONG et du FPS deviendront des salariés d’INEOS.  

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L’ESSOR DU GAZ DE SCHISTE GÉNÈRE PLUS D’EMPLOI

UNE COMMUNAUTÉ avant-gardiste a contribué à convaincre une entreprise américaine dynamique en pleine expansion d’investir des millions pour construire une nouvelle usine de fabrication dans leur ville. Lorsqu’ils ont appris que WL Plastics voulait ouvrir une nouvelle usine pour fabriquer des tuyaux en polyéthylène utilisés pour soutenir les infrastructures (eau, canalisations, égouts, drainage) et l’industrie du gaz de schiste aux États-Unis, ils ont adhéré aux projets de l’entreprise et contribué à accélérer le projet. Alors que cette communauté s’accordait à soutenir le développement, des dirigeants et responsables politiques locaux ont créé un ensemble de mesures incitatives d’une valeur de 2,9 millions de dollars pour inciter l’entreprise à construire sa nouvelle usine à Statesboro en Géorgie aux États-Unis. L’autorité pour le développement du Comté de Bulloch, le comté et l’État se sont engagés à donner gratuitement à l’usine 12,5 hectares de terrain et à construire un embranchement ferroviaire vers le site. En contrepartie, ils ont demandé, entre autres, la création de 50 emplois bien rémunérés pour des personnes qui travailleront à l’usine, ainsi qu’un engagement à acheter localement les produits et services nécessaires à la fabrication des produits de WL. Les mesures incitatives ont fonctionné. L’usine a été construite et la production a débuté en janvier de cette année. « Tout le monde y a gagné », déclare Dennis Seith, PDG d’INEOS O&P USA, qui a acquis WL Plastics l’année dernière. WL Plastics était en train de construire son septième site de production à Statesboro, lorsqu’INEOS a racheté entièrement l’entreprise en novembre. L’usine fabrique des tuyaux en polyéthylène haute densité (PE-HD), qui sont nécessaires pour développer des infrastructures et transporter l’eau vers et hors des sites de fracturation dans le secteur de l’extraction du gaz de schiste aux États-Unis. « C’est un excellent exemple d’investissement qui accompagne le développement des infrastructures et du gaz de schiste », explique le Président d’INEOS Jim Ratcliffe, qui a investi des millions pour tenter de dynamiser l’industrie du gaz de schiste au Royaume-Uni. Les tuyaux en PE-HD ne fuient pas, ne rouillent pas et, s’ils sont correctement conçus et installés, ne nécessitent aucun entretien pendant 100 ans. De ce fait, la demande est élevée de la part des producteurs de pétrole et de gaz. Lors de la cérémonie d’inauguration officielle de la nouvelle usine le mois dernier, Benjy Thompson, porte-parole de l’autorité pour le développement du Comté de Bulloch, s’est félicité de l’investissement de 13 millions de dollars réalisé par WL Plastics, nouvelle entreprise d’INEOS. « Ce type de projet apporte de la diversité à une base industrielle », dit-il. « Au lieu d’avoir une ou deux grandes industries génératrices d’emploi, nous possédons plusieurs fabricants de petite et moyenne envergure. Et cela contribue à la santé globale de notre économie. » Dennis est du même avis. « Je pense que l’on voit ainsi les possibilités que recèle le gaz de schiste : le développement d’énergies à bas coût permet de créer des emplois. Si elle veut subsister, une grande société a besoin de ce genre d’emplois industriels pour ses communautés. »

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Des progrès avec Kendra

L’UNE des responsables les plus remarquables d’INEOS sera mise à l’honneur le mois prochain. Kendra Carter, responsable des activités oléfines chez INEOS O&P USA, recevra le prix « Women in Manufacturing STEP Ahead Award » (Prix des avancées réalisées par les femmes dans le secteur manufacturier) en reconnaissance de ses aptitudes exemplaires. Tous les ans, « The Manufacturing Institute » sélectionne 100 femmes qui ont marqué leur secteur. Personne n’est plus heureux pour Kendra que son patron, Dennis Seith. « Kendra est l’un de nos responsables commerciaux qui a une forte influence de par sa manière d’encadrer et de diriger en montrant l’exemple », dit-il. « C’est grâce à des personnes comme elle que notre entreprise basée aux États-Unis est l’une des meilleures du Groupe INEOS en termes de rentabilité. » Les activités oléfines ont connu une croissance de 300 % sous la direction de Kendra, et elle est parvenue à mettre en place des projets qui ont non seulement accru la production, mais aussi réduit l’empreinte environnementale de la société. « Ce que nous faisons améliore la qualité de vie de la population mondiale, et c’est vraiment motivant, » dit-elle. « Les produits que nous fabriquons touchent les gens par le biais de leurs vêtements, de leur logement, de leur alimentation et de leurs modes de transport. » « The Manufacturing Institute » espère que des femmes comme Kendra contribueront à inspirer la prochaine génération de femmes à choisir des carrières dans l’industrie manufacturière.

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INOVYN récompense des entreprises visionnaires

DES SOCIÉTÉS INNOVANTES, qui partagent la vision d’INOVYN pour l’amélioration continue des produits et le développement durable, ont montré ce que l’industrie avait à offrir en fin d’année dernière. Et les sociétés qui se sont distinguées par leur niveau d’excellence ont été récompensées. Une cérémonie marquait les tout premiers « INOVYN Awards for Innovation with Vinyls » (Prix INOVYN pour l’innovation dans le domaine des vinyles). « Le PVC est souvent considéré comme un produit en phase de maturité, pourtant, en réalité, notre industrie est en continuelle recherche d’innovations », explique Chris Tane, PDG d’INOVYN, le principal producteur de vinyles en Europe. « C’est le moteur de notre industrie. » Même si le PVC existe depuis les années 1930, il évolue constamment pour répondre aux demandes d’un monde qui change. Rien qu’au cours des 10 dernières années, environ 70 000 brevets relatifs au PVC ont été enregistrés, et la tendance annuelle est à la hausse. Lors de cette inauguration, INOVYN a invité des fabricants, des distributeurs, des architectes, des concepteurs, des étudiants, des établissements universitaires et des organismes de recherche du monde entier à concourir pour la plus haute récompense. La participation a été massive. Au total, des organisations de 17 pays, venant de cinq continents, ont soumis 72 projets dans les catégories de prix suivantes : innovation, développement durable ou conception industrielle. « Le niveau et la qualité ont clairement montré que l’innovation est plus dynamique que jamais dans notre industrie », déclare Chris. Après des délibérations difficiles, les cinq juges indépendants ont choisi de décerner le prix de l’innovation à Chemson Pacific Pty Ltd (Australie) pour son vinyle 3D destiné aux impressions 3D industrielles de pointe. « C’est vraiment un grand honneur d’être reconnus par INOVYN pour notre contribution au PVC », affirme Greg Harrison, Directeur général de Chemson. Le prix du développement durable est revenu à la société britannique Axion Consulting pour son projet de recyclage du PVC, utilisé dans le secteur de la santé. Et l’entreprise suédoise Bolon AB a gagné le prix de la conception industrielle avec son outil de conception interactif, qui permet aux utilisateurs de personnaliser le design de leur revêtement de sol en vinyle tissé. Selon Chris, l’industrie mondiale du vinyle avait bien conscience de la nécessité de créer des produits durables. « C’est absolument essentiel à la réussite pérenne de l’industrie », dit-il. La prochaine édition des INOVYN Awards aura lieu en 2019.

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INEOS OXIDE RACHÈTE L’ACTIVITÉ DE PRODUCTION D’ALCOOL OXO D’ARKEMA

L’acquisition a fait l’objet d’une autorisation de la Commission européenne, qui a été accordée le mois dernier. Le PDG, Graham Beesley, décrit la vente des alcools oxo, qui sont principalement utilisés pour la production des esters acryliques, des additifs pour diesel, des peintures et des lubrifiants, comme étant au coeur de l’activité d’INEOS Oxide. Selon l’accord, INEOS doit aussi devenir le seul propriétaire d’Oxochimie, sa filiale commune avec le groupe de chimie français. Oxochimie est implantée à Lavéra, où elle produit du butanol et du 2-éthylhexanol. « Nous nous réjouissons d’intégrer Oxochimie et d’accroître notre présence sur le marché mondial des alcools oxo, des aldéhydes et des produits dérivés », dit Graham.

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Grangemouth garde différentes options sous le coude

INEOS O&P UK a engagé un dialogue avec plusieurs entreprises souhaitant s’installer à Grangemouth, où se trouve le nouveau siège d’INEOS, fruit d’un investissement de 20 millions de livres qui a été récemment récompensé pour son excellence architecturale. Ian Little, responsable du développement commercial du site, annonce qu’aucun accord n’a encore été signé, mais qu’il est convaincu que le site va de nouveau attirer des entreprises, suite à la décision historique d’INEOS d’acheminer de l’éthane depuis les États-Unis jusqu’au port écossais. « Nous n’en sommes qu’aux débuts pour l’instant », précise-t-il. « Nous avons eu des discussions préliminaires avec un petit nombre de fabricants de produits chimiques. » La vision d’INEOS pour le site de Grangemouth est qu’il devienne, d’ici 2020, un centre de fabrication de produits chimiques de premier rang à l’échelle mondiale et un centre d’excellence. Son nouveau siège contribue certainement à inspirer la confiance. En mars dernier, cette confiance renouvelée s’est ressentie lorsque le bâtiment de quatre étages, qui a été conçu par un éminent cabinet d’architectes écossais, s’est vu décerner un prix lors de la 4e édition des « Scottish Property Awards » (prix immobiliers écossais) à Édimbourg. « Pour nous, ce bâtiment est la preuve de notre engagement constant pour faire de Grangemouth un site de fabrication d’envergure mondiale », déclare John McNally, PDG d’INEOS Olefins & Polymers UK. Toutefois, les nouveaux bureaux, qui ont réuni sous le même toit les 450 employés d’INEOS Olefins & Polymers pour la première fois depuis qu’INEOS a racheté le site à BP en 2005, ne représentent qu’une partie de l’investissement à long terme. En effet, INEOS prévoit d’investir 450 millions de livres sterling au total dans le site de 688 hectares de Grangemouth. Les cargaisons de gaz de schiste, qui ont commencé à arriver à Grangemouth en fin d’année dernière, ont donné un nouveau souffle au site et suscité une relance de la fabrication de produits pétrochimiques.

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