L’année prochaine, des essais seront menés pour savoir s’il est possible de pomper l’hydrogène dans le réseau actuel de pipelines de gaz naturel.
C’est une opportunité excitante pour INEOS, qui fournira l’hydrogène à SGN, car ces essais pourraient générer les données nécessaires à la future reconversion de tous les pipelines à haute pression du réseau britannique.
DES recherches révolutionnaires nous permettront bientôt de savoir si les pipelines de gaz naturel du Royaume-Uni peuvent être reconvertis pour acheminer l’hydrogène. D’importance cruciale, ces recherches aideront aussi à déterminer si remplacer le gaz naturel par de l’hydrogène dans l’intégralité du réseau britannique est une option techniquement viable pour décarboner le chauffage. INEOS fournira à SGN l’hydrogène qui circulera ensuite dans un pipeline désaffecté de 30 km, entre la raffinerie INEOS de Grangemouth et Granton, à la périphérie d’Édimbourg.
Andrew Gardner, président d’INEOS Grangemouth, affirme que si cet essai (une première mondiale) est concluant, le site pétrochimique écossais pourrait devenir un véritable pôle de production, d'utilisation et d'exportation d’hydrogène.
« Comme l’hydrogène ne se comporte pas exactement comme le gaz naturel, nous devons d’abord comprendre comment adapter le pipeline – sans oublier les 11 000 km de conduits du système de transmission locale (LTS), qui parcourent tout le Royaume-Uni », explique Gemma Simpson, SGN, directrice du projet Avenir du LTS.
« Pour préparer l’essai officiel sur le pipeline Grangemouth / Granton, SGN va d’abord procéder
à une série de tests en laboratoire et hors site. »
En août, Ofgem, le régulateur britannique de l’énergie, a donné son feu vert pour ce travail de recherche, qui aidera l’équipe à comprendre s’il est possible de reconvertir le pipeline Grangemouth / Granton en vue d’un essai officiel. « Les essais hors site nous permettront de développer et de tester des procédures pour créer de nouveaux raccordements avec le pipeline Grangemouth / Granton », explique Gemma.
L’équipe du projet développe actuellement l’ensemble des preuves et données dont elle aura besoin pour la suite. Si ces premiers résultats sont concluants, SGN effectuera ensuite un essai en conditions réelles, créant ainsi un véritable modèle de reconversion pour l’intégralité du réseau LTS britannique – soit un grand pas un avant pour la décarbonation et pour les objectifs net zéro de SGN. Comme le souligne Frazer Smith, directeur commercial d’INEOS FPS, ces essais sont très importants.
« À l’issue du projet, qui s’achèvera en 2025, nous disposerons de nouvelles données d’importance capitale sur l’hydrogène : elles pourront informer les politiques de décarbonation de l’Écosse et de toute la Grande-Bretagne, et notamment les décisions du gouvernement portant sur l’avenir du chauffage, prévues pour 2026 », poursuit Frazer.
Le système de transmission locale de SGN fait partie de l’infrastructure nationale critique qui permet d’alimenter les millions de foyers et propriétés commerciales du Royaume-Uni.
« Nous pensons que l’hydrogène offrira un vrai choix à tous les clients qui ont besoin de se chauffer, au sein d’une approche systémique développée pour décarboner le chauffage à long terme », explique Gemma.
L’essai n'est pas la seule bonne nouvelle pour le site de Grangemouth.
Plus tôt cette année, INEOS a lancé un appel d’offres auprès des plus grandes entreprises de conception technique pour la prochaine étape de son projet d’usine d’hydrogène.
Une fois construite, cette usine d’échelle mondiale produira de l’hydrogène propre à faible empreinte carbone, qu’elle utilisera ensuite pour alimenter ses processus et fabriquer les matériaux indispensables à un large éventail de secteurs, réduisant les émissions de CO2 de plus d’un million de tonnes par an.
« Nous sommes déterminés à réduire nos propres émissions pour atteindre le net zéro en 2045, à créer des produits qui aideront les autres à réduire leurs émissions, et à prendre la tête de la révolution énergétique promise par l’hydrogène propre », déclare Andrew.
En plus des 1,2 milliard € investis dans l’hydrogène bleu, INEOS mise aussi sur les technologies de captage du carbone.
Le carbone capté au cours du processus sera acheminé au large et stocké de manière permanente sous le plancher océanique de la mer du Nord.
« Nous pensons que l’hydrogène offrira un vrai choix à tous les clients qui ont besoin de se chauffer, au sein
d’une approche systémique développée pour décarboner le chauffage à long terme »
– Gemma Simpson,
SGN, directrice du projet Avenir du LTS