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  • UNE ANNÉE RECORD POUR INEOS

    En 2010, à l’heure où les marchés mondiaux s’effondraient, le siège social d’INEOS avait quitté le Royaume-Uni pour la Suisse afin de maintenir sa compétitivité. Sept ans après, la voilà de retour aux sources, et l’activité se porte mieux que jamais INEOS a réalisé des bénéfices record l’année dernière. Elle a enregistré des bénéfices courants de 4,3 milliards d’euros, un chiffre égalé uniquement par les plus grands noms du secteur. La société a également expliqué qu’elle remboursait actuellement une dette d’1,2 milliard d’euros en puisant dans ses propres liquidités et qu’elle avait refinancé une dette de 4 milliards d’euros, en économisant plus de 100 millions d’euros par an. « C’est une nouvelle fantastique », déclare le Président et Fondateur d’INEOS, Jim Ratcliffe. « INEOS est en grande forme. Ces chiffres confirment qu’elle se porte mieux que jamais. Toutes les sociétés fonctionnent bien et le succès de notre refinancement montre que le marché reconnaît clairement cet état de fait. » Le Directeur financier d’INEOS, John Reece, déclare qu’INEOS a passé les trois derniers mois à travailler sur le programme financier, ce qui a permis de réduire les coûts et de prolonger les échéances jusqu’à 2022 au plus tôt. « Et en prime, nous étions sursouscrits de 50 %, ce qui a montré l’excellente confiance que le marché du crédit nous accordait » affirme-t-il. Jim qualifie INEOS d’entreprise unique. « Nous l’avons créée il y a seulement 18 ans et elle n’a connu aucune fluctuation » déclare-t-il. « Son succès actuel est une reconnaissance du travail accompli par chaque employé de l’entreprise, de la direction au personnel. » L’annonce de cette année record est arrivée en même temps que l’ouverture officielle de son nouveau siège social au Royaume-Uni, dans le quartier de Knightsbridge à Londres. Jim affirme que le déménagement reflète la croissance d’INEOS au Royaume-Uni, où elle investit plus de 2 milliards de dollars, et son immense confiance dans l’avenir économique du Royaume- Uni. « Nous sommes rentrés en Grande-Bretagne parce qu’il s’y passe beaucoup de choses », a-t-il déclaré aux invités lors de l’inauguration de son siège social dans la rue Hans Crescent le 7 décembre dernier. « Le Royaume-Uni est un pays bien plus favorable qu’il y a 10 ans et le gouvernement conservateur a une approche très positive par rapport aux entreprises. » INEOS fournit actuellement du gaz à de nombreux foyers britanniques, elle est à la tête d’une activité de trading et de transport florissante, sa société ChlorVinyls, désormais connue sous le nom d’INOVYN, a doublé de taille, le site de Grangemouth connaît une renaissance, et elle prévoit d’extraire du gaz de schiste dans le nord de l’Angleterre. La décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne n’a pas pesé dans la balance, déclare-t-il. « Nous n’avons pas d’inquiétude quant au Brexit, » confie-t-il. « Au final, le Royaume-Uni est le 5e plus grand marché du monde et il est impossible d’ignorer son importance. »

    2 minutes de lecture Numéro 12
  • LE BERCEAU D’INEOS

    C’est en Belgique qu’a commencé le voyage d’INEOS il y a 19 ans. Alors que l’entreprise se félicite aujourd’hui de ses bénéfices record, INCH se penche sur l’importance constante de la Belgique pour INEOS et sur la manière dont les méthodes initialement développées en Belgique sont appliquées dans l’ensemble du groupe au quotidien La ville d’ANVERS exerce un pouvoir d’attraction sur les entreprises depuis qu’elle a commencé à exporter du vin allemand en Angleterre au XIIe siècle. Il n’est donc pas surprenant que Jim Ratcliffe y ait conclu son premier gros contrat en achetant la pleine propriété d’un ancien site de BP à Zwijndrecht dans la province d’Anvers, il y a 19 ans pour y fonder INEOS. Depuis lors, le Port d’Anvers est devenu le complexe pétrochimique le plus intégré de la planète et il est connecté au reste du monde par des voies maritimes, ferroviaires et routières ainsi qu’un vaste réseau de «pipes» de 1000 km. Et, avec un seul site en Belgique au départ, INEOS a grandi pour devenir la troisième plus grande entreprise chimique au monde, avec 40 milliards de dollars de ventes et 17 000 salariés disséminés sur 67 sites de production dans 16 pays. Le port et l’entreprise partageaient tous deux une vision et ont identifié des opportunités là où d’autres n’y ont pas cru. Ils caressaient l’idée d’un avenir plus intelligent qui perdure à l’heure d’aujourd’hui. « En Belgique, INEOS est un acteur prépondérant dans notre secteur et a contribué au développement et au succès de ce complexe pétrochimique, » affirme Yves Verschueren, Directeur général d’Essenscia, la Fédération belge des industries chimiques. « L’entreprise est un moteur pour accroître au maximum l’efficacité des processus et nous montre souvent dans quelle direction les marchés nous emmènent. » En partant d’un site à Anvers en 1998, INEOS est désormais active sur onze autres sites en Belgique : Lillo, Doel, Zandvliet, Geel, Tessenderlo, Jemeppe-sur- Sambre, Feluy et Zwijndrecht, ainsi qu’un laboratoire de recherche à Neder-Over-Heembeek (NOH) où plus de la moitié de la centaine de salariés qui y travaillent sont des ingénieurs hautement diplômés et des titulaires de doctorats venus du monde entier. Ensemble, les sociétés INEOS (Oxide, Styrolution, Phenol, Oligomers, INOVYN, ChloroToluene et INEOS O&P Europe) fabriquent des produits qui contribuent à la vie moderne et, avec 2 500 salariés, constituent le deuxième employeur du secteur pétrochimique en Belgique. Hans Casier, aujourd’hui PDG d’INEOS Phenol, se rappelle de la naissance d’INEOS. « Jim a vu un grand potentiel dans le site et l’entreprise de Zwijndrecht », affirme-t-il. « Il a écouté les idées des gens sur les mesures à prendre pour accroître la production. » Non seulement il a écouté, mais il a aussi lancé des défis à ses équipes pour agir. « C’était un véritable coup de pied dans la fourmilière », déclare Hans. « Nous n’étions pas habitués à cette approche. Il ne s’agissait plus d’envisager simplement ce qu’il y avait à faire, mais de le faire concrètement. Et au fond, nous savions que cela devait fonctionner. » Ce redressement a été rapide et au centre de toutes les attentions. Hans a attribué le succès aux équipes belges, qui croyaient non seulement au projet, mais possédaient aussi les connaissances et les compétences nécessaires à sa réalisation. « Nous sommes peut-être un petit pays, mais nous avons une ouverture d’esprit qui, au fil des années, nous a permis d’attirer de nombreux investissements étrangers, notamment d’Allemagne, des États-Unis, du Japon, de la France et du Royaume-Uni », déclare-t-il. En Belgique, INEOS a montré un certain talent pour convaincre les autres (les fameuses tierces parties) de partager. Actuellement, 12 de ses fournisseurs et clients occupent son site de Zwijndrecht, ce qui permet d’économiser de l’argent grâce aux partages de ressources, d’énergie, d’infrastructure et de services. Et elle possède d’ailleurs des statistiques impressionnantes. Le plus grand site de production de PAO du monde est dirigé par INEOS Oligomers à Feluy. Son site de Geel, que des intervenants extérieurs décrivent comme l’une des usines les plus écoénergétiques d’Europe, fabrique plus de 100 produits différents qui sont distribués dans 76 pays. La deuxième plus importante usine d’oxyde d’éthylène en Europe se trouve à Anvers, où INEOS Oxide produit chaque année 400 000 tonnes de ce produit chimique de base, utilisé dans quasiment tous les produits conçus pour la vie moderne. Le site de Lillo participe activement à la production de deux des produits incontournables en Belgique : les emballages plastiques pour son chocolat et un pipeline pour sa bière. « Les Belges tiennent à leur bière et nous sommes heureux d’avoir fabriqué la conduite qui transporte la bière d’une brasserie située au centre de Bruges jusqu’à l’extérieur de la ville où elle est embouteillée », se félicite Veerle Gonnissen, Directrice de site pour Olefins & Polymers North Plants (Geel et Lillo). Le marché du lait frais au Royaume-Uni est également un des gros clients du site. « Au Royaume-Uni, on consomme une grande quantité de lait frais et 70 % des bouteilles sont fabriquées à l’aide de nos produits », explique-t-elle. Mais ce n’est pas tout. Le site se spécialise également dans la production de plastiques pour les emballages, les équipements médicaux et même le gazon artificiel. La Belgique accueille aussi la plus grande et la plus productive usine de phénol et d’acétone au monde, avec 650 000 tonnes de phénol et 425 000 tonnes d’acétone par an. « Nous avons une équipe fantastique ici », déclare Marcus Plevoets, Directeur du site pour INEOS Phenol. « Ce sont des locaux tout neufs, nous possédons la meilleure technologie et le meilleur rendement énergétique. » On trouve du phénol dans l’aspirine, dans les produits de nettoyage, gels douche, shampoings, matières plastiques et téléphones portables. « Il est difficile d’imaginer une vie sans phénol et sans acétone », affirme Marcus, « parce que ces produits sont omniprésents. » Comme pour tous les sites INEOS, la sécurité, la fiabilité et la croissance restent au centre des préoccupations de l’équipe d’INEOS Oxide, un des rares producteurs d’ENB au monde, ce polymère si particulier qui est utilisé surtout dans le secteur automobile. « Nous sommes vraiment parvenus à maîtriser cette technique au fil des années », confie le PDG Graham Beesley, qui a travaillé pour Procter & Gamble, un des anciens clients d’INEOS. « Il existe seulement deux producteurs établis dans le monde et nous sommes les seuls en Europe. » Il explique qu’au cours des 19 années d’existence d’INEOS, le site est parvenu à tripler sa production d’ENB en procédant à une série de petites expansions. Avec le temps, les autres sites d’INEOS disséminés dans le monde se sont tournés vers la Belgique en quête d’inspiration pour savoir comment s’intégrer à un complexe pétrochimique florissant. « INEOS tire parti du fait d’être dans un complexe aussi vaste et intégré, mais elle y contribue grandement d’autre part », explique Yves. « Elle interagit avec la communauté locale et à de nombreux égards, par son travail, elle a ouvert les yeux de ceux qui vivent ici. Elle a certainement aidé les représentants du gouvernement à comprendre à quel point l’innovation peut jouer un rôle essentiel dans le succès de ce complexe. » Pour ce qui est de l’avenir, tous les sites d’INEOS en Belgique prévoient des améliorations. Une réflexion plus précise et plus intelligente fait toujours partie des priorités. Actuellement, à Zwijndrecht, INEOS Oxide travaille sur un projet crucial de construction d’un nouveau réservoir d’oxyde d’éthylène et d’un cinquième réacteur d’alkylation. Le site souhaite se concentrer sur l’accroissement de la production d’alkoxylates, qui permettent de fabriquer tout un ensemble de produits, mais nécessitent une alimentation accrue en oxyde d’éthylène et un cinquième réacteur sur place pour faire face à la demande. « Cela permettra à l’entreprise d’avoir moins recours à la vente de glycol d’éthylène. Ce matériau est important pour l’entreprise, mais aussi plus volatile en termes de marges bénéficiaires » déclare Graham. INEOS Styrolution prévoit de convertir une chaîne d’extrusion pour produire des ABS blancs destinés à la production d’appareils ménagers et électroniques. INEOS O&P Europe prévoit des améliorations et un nouveau tambour d’alimentation en catalyseur pour pouvoir fonctionner avec deux catalyseurs différents. INOVYN souhaite étendre son électrolyse à membrane de 25 % et investir dans une unité de production d’hydroxyde de potassium (KOH) de grande envergure. En outre, dans le cadre d’une initiative majeure, INEOS Phenol explore actuellement la possibilité de travailler avec d’autres industries sur ce site immense afin d’exploiter l’énergie générée par les déchets. « Ce n’est qu’un début, mais nous allons travailler dur pour y parvenir », déclare Marcus. En collectant et en réutilisant la vapeur d’eau pour alimenter d’autres usines sur le site, ce sont 100 000 tonnes de gaz à effet de serre qui, chaque année, ne seront pas rejetées dans l’atmosphère. Un point important pour Marcus et son équipe. « Nous devons montrer à la société que nous nous soucions de la prochaine génération et que nous sommes respectueux de l’environnement », affirme-t-il. Malgré la croissance rapide et constante d’INEOS, la Belgique reste chère au coeur de Jim et occupe une place centrale dans l’activité de l’entreprise et dans son mode de gestion. Sera-t-elle laissée de côté après le Brexit ? Absolument pas, selon Jim. « La Belgique est un grand pays producteur, nous y avons énormément investi et le bilan est excellent », explique-t-il. 

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  • LA CROISSANCE DE L’INDUSTRIE BELGE

    L’industrie chimique belge n’est pas seulement florissante. Elle est en pleine croissance. Selon Essenscia, la Fédération belge des industries chimiques, cette situation résulte d’un effort pour avoir toujours un temps d’avance sur la concurrence, en se concentrant sur l’innovation, qu’il s’agisse de nouveaux produits, d’une infrastructure de haute qualité, de l’efficacité énergétique ou de l’embauche des professionnels les plus qualifiés. « Nous faisons face à des défis, mais restons confiants quant à notre capacité à les surmonter », affirme le Directeur général Yves Verschueren. Ce secteur emploie environ 90 000 personnes directement, avec des embauches croissantes d’année en année. « Voilà un contraste saisissant par rapport à d’autres secteurs industriels qui ont vu des licenciements massifs », confie-t-il. Elle contribue au PIB belge à hauteur de 16 milliards d’euros par an. « Cette industrie est d’une importance capitale pour le pays », déclare Yves. En tant que telle, elle exerce une influence. « Les entreprises qui réussissent comme INEOS jouent un rôle important pour montrer aux représentants du gouvernement que les investissements ne continueront que si les conditions restent favorables », explique-t-il. « Et cela implique des coûts d’énergie réduits. » Les Belges font néanmoins face à d’autres défis, comme leurs voisins d’Europe occidentale. « Les jeunes ont, dans une certaine mesure, perdu tout intérêt pour les sciences, les mathématiques et l’ingénierie », estime Yves. Holger Laqua, Directeur d’usine chez INEOS Oxide à Zwijndrecht dans la région d’Anvers, partage cet avis. « Notre site est très orienté sur la technique et nous avons du mal à trouver des personnes qualifiées dans ce domaine », explique-t-il. « Nous allons dans les écoles pour expliquer ce que nous faisons et ce que nous produisons parce que nous avons besoin que des enfants commencent à envisager cette profession dès l’âge de 12 ans ». Essenscia se rend également dans les écoles et a créé des parcs et des musées scientifiques pour faire évoluer les mentalités et montrer que les réponses aux questions les plus cruciales de notre temps viendront de l’industrie chimique. « Nous devons leur faire ouvrir les yeux et leur montrer ce que l’industrie chimique réalise déjà pour créer une société plus durable et combattre le changement climatique », poursuit Yves. Et avec une estimation de 2 600 postes à pourvoir chaque année pour remplacer les salariés qui partent à la retraite, cela va devenir encore plus essentiel.

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  • INEOS VA CONSTRUIRE UN IMMENSE RÉSERVOIR DE BUTANE

    Le gaz est le carburant vital d’INEOS. Sans gaz à prix compétitif, sa capacité à rivaliser avec ses concurrents mondiaux disparaît. C’est pourquoi elle agit dès maintenant. INEOS vient de prendre une nouvelle mesure audacieuse pour renforcer sa position mondiale. Le mois dernier, elle a confirmé qu’elle prévoyait de construire le plus grand réservoir de butane jamais vu en Europe. Une fois construit, INEOS pourra importer du butane à bas coût d’Amérique et d’autres marchés, en utilisant les plus grands navires qui existent pour alimenter ses craqueurs de naphte à Cologne en Allemagne, et ensuite à Lavéra en France, avec des matières premières compétitives. Le réservoir, qui sera construit à Anvers, permettra également à INEOS Trading & Shipping de vendre du butane en Europe. Les craqueurs de gaz d’INEOS (situés en Norvège et en Écosse) récoltent déjà les bénéfices de la décision d’INEOS d’envoyer de l’éthane à bas coût en provenance des États-Unis à Rafnes et Grangemouth, où il est stocké dans d’énormes réservoirs prévus à cet effet. Les dernières nouvelles renforcent également la place importante de la Belgique dans le monde de la pétrochimie. Le Port d’Anvers abrite déjà le plus grand terminal d’éthylène d’Europe et le second au monde grâce à INEOS. Il y a sept ans, INEOS a investi 100 millions d’euros dans le nouveau terminal d’un million de tonnes afin d’importer de l’éthylène à bas coût du monde entier pour ses usines européennes et celles connectées le long du pipeline ARG. « Le réservoir et le terminal récemment construits apporteront à INEOS une flexibilité et une sécurité d’approvisionnement accrues, qui vont nettement améliorer notre compétitivité en Europe », affirme David Thompson, PDG d’INEOS Trading & Shipping. « Cela confère également à INEOS une position prépondérante sur les marchés du GPL ». Holger Laqua, Directeur d’usine chez INEOS Oxide, estime qu’INEOS est le moteur de l’industrie chimique en Europe. « Il y a quelques années, certains pensaient que l’industrie chimique européenne était morte. Mais nous avons pris de bonnes décisions », explique-t-il.

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  • BP VEND LE RÉSEAU FORTIES PIPELINES SYSTEM À INEOS

    INEOS a conclu un contrat de 250 millions de dollars pour acheter le réseau Forties Pipeline System, qui transporte près de 40 % du pétrole et du gaz britanniques de la mer du Nord. La vente du réseau de pipelines de 378 km a été conclue ce mois-ci, sous réserve des approbations des autorités de réglementation et des tiers. Lors de son ouverture en 1975, le pipeline transportait le pétrole du champ Forties de BP, qui était alors le premier grand champ pétrolier en mer du Royaume-Uni, principalement vers la raffinerie et l’usine pétrochimique de Grangemouth en Écosse. À l’époque, BP possédait la raffinerie et l’usine chimique, mais les a vendus à INEOS en 2005. Aujourd’hui, le pipeline relie 85 gisements de pétrole et de gaz de la mer du Nord aux terres du Royaume- Uni et au site d’INEOS de Grangemouth, où 20 % du pétrole qui emprunte le pipeline alimente la raffinerie pour fournir 80 % du carburant écossais. Le Président et Fondateur d’INEOS Jim Ratcliffe décrit le réseau Forties Pipeline System comme un atout britannique stratégique. « INEOS sera capable de produire plus efficacement et de garantir un futur compétitif à long terme pour cette partie importante de l’infrastructure pétrolière et gazière du Royaume-Uni », déclare-t-il. L’année dernière, le rendement moyen du pipeline s’élevait à 445 000 barils de pétrole et 3 500 tonnes de gaz brut par jour. Mais il peut transporter 575 000 barils de pétrole par jour. Les 300 personnes qui opèrent et maintiennent le FPS à Kinneil, Grangemouth, Dalmeny et en mer sont censées devenir des salariés d’INEOS Upstream. INEOS approvisionne déjà des milliers de foyers britanniques en gaz suite à sa décision en 2015 d’acheter à l’entreprise Letter1 les champs pétroliers Breagh et Clipper South au sud de la mer du Nord. À la conclusion du contrat, la propriété et l’exploitation du réseau Forties Pipeline System, du terminal et de l’usine de traitement de gaz de Kinneil, du terminal de Dalmeny, des sites d’Aberdeen, de la plateforme Forties Unity et de l’infrastructure associée seront transférées à INEOS. « Il s’agit d’un autre contrat de taille pour INEOS », affirme Jim. « Cette acquisition réunit les sites stratégiques de la mer du Nord et de Grangemouth sous le nom d’INEOS. Elle sera désormais la seule entreprise britannique dotée de sites de raffinerie et de pétrochimie directement intégrés en mer du Nord ».

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  • INEOS SHALE SURMONTE SON PREMIER OBSTACLE

    INEOS, qui possède à présent plus de 485 600 ha de terrain au Royaume-Uni destinés à l’exploration du gaz de schiste, espère passer du projet à l’exécution cette année. Et son regard se porte d’abord sur le Derbyshire INEOS reste impliquée dans l’exploration du gaz de schiste au Royaume-Uni. Elle espère forer son premier puits de carottage vertical cette année sur un site proche du village de Marsh Lane dans le Derbyshire pour tester la nature de la roche située à des centaines de mètres sous la surface. En mars, le Conseil du Comté du Derbyshire a décidé qu’INEOS n’était pas tenue d’effectuer une évaluation de l’impact sur l’environnement avant de soumettre sa demande de permis détaillée pour forer à Bramleymoor Lane. « Nous avons accueilli cette décision avec une très grande satisfaction », déclare Tom Pickering, Directeur des opérations d’INEOS Shale. « Mais bien que les projections aient démontré qu’il n’était pas nécessaire de procéder à une évaluation à ce stade, nous en effectuerons une malgré tout si nous en ressentons clairement le besoin. » Malgré la décision, il a cherché à rassurer les villageois, qui peuvent s’inquiéter de l’impact sur l’environnement, en leur assurant que leur opinion continuerait d’être prise en compte. « Même si nous ne devons pas effectuer une évaluation officielle de l’impact, toutes les inquiétudes en matière d’environnement seront évoquées dans le cadre de notre demande de permis », affirme-t-il. Les plans, qui seront établis après avoir rencontré les membres de la communauté locale, incluront un rapport sur l’utilisation de l’eau, l’écologie, le bruit, le paysage et les effets visuels, et le patrimoine culturel. « Nous tenons à garantir que les questions importantes soient évoquées, prises en compte et comprises avant de soumettre notre demande de permis », affirme Tom. Une fois le puits foré, des échantillons de roche seront analysés en laboratoire. « Nous devons identifier les caractéristiques géologiques de la roche et ses propriétés en termes de production de gaz », poursuit-il. Selon INEOS, la Grande-Bretagne doit entamer une réflexion sur ses sources d’énergie à un moment où les centrales à charbon et les centrales nucléaires ferment. La dernière mine de charbon britannique, Kellingley Colliery dans le Yorkshire du Nord, a fermé en décembre 2015, mettant ainsi fin à plusieurs siècles d’exploitation des mines de charbon profondes du Royaume-Uni. « L’extraction du gaz de schiste n’est pas synonyme d’augmentation de la consommation d’énergies fossiles », expliquet- il. « Il s’agit de remplacer le charbon et d’utiliser notre propre gaz plutôt que de l’importer. » Plus tôt dans l’année, le groupe Friends of the Earth a admis qu’il avait induit le public en erreur sur la fracturation. L’Advertising Standards Authority a conclu que le groupe n’avait aucune preuve montrant que le fluide utilisé dans la fracturation contenait des produits chimiques dangereux pour la santé du public. Selon l’enquête exhaustive menée par cette autorité sur 14 mois, le groupe écologique ne pouvait pas prouver les allégations selon lesquelles le site de fracturation américain avait entraîné une augmentation des cas d’asthme, estimant que le public britannique serait soumis au même risque en vivant ou en travaillant à proximité d’un site de fracturation. L’association FOE a également affirmé à tort que la fracturation entraînerait une chute des prix de l’immobilier et augmenterait les risques de cancer. « Ces allégations étaient à la base de l’opposition obstinée de FOE à la fracturation », déclare Tom. Il explique qu’INEOS souhaitait une « discussion d’adultes » basée sur des faits scientifiques. « L’énergie et les secteurs industriels britanniques sont trop importants pour laisser de fausses informations influencer le débat », affirme-t-il. « Malheureusement, Friends of the Earth et Friends of the Earth Scotland ne souhaitent pas nous rencontrer ». INEOS ÉTEND SON PERMIS D’EXTRACTION DU G AZ DE SCHISTE INEOS Shale a étendu la superficie de son permis d’exploration terrestre à plus de 485 600 ha. Dans le cadre du dernier contrat, négocié par INEOS Upstream ce moisci, l’entreprise a acquis tous les permis précédemment détenus par ENGIE E&P UK Limited.  

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  • MARIAH SE RAPPROCHE DE LA GLOIRE OLYMPIQUE

    Le succès engendre le succès. Si vous en voulez la preuve, rencontrez Andy Bell, salarié d’INEOS et père de deux patineuses de niveau mondial LE SPORT ne forge pas le caractère, il le révèle. Andy Bell serait d’accord avec cette réflexion du regretté joueur de basket, John Wooden. Ses deux filles font partie des meilleures patineuses au monde. « Le plus important était d’en faire de meilleures personnes », déclare-t-il. « Nous ne voulions pas élever des prima donnas ». Son aînée, Morgan, 25 ans, est patineuse pour Disney on Ice et parcourt le monde en interprétant Anna, un personnage de La Reine des neiges. La cadette, Mariah, 20 ans, est désormais en passe d’intégrer l’équipe olympique américaine l’année prochaine. Andy et sa femme Kendra comprennent l’importance d’une éthique professionnelle sans faille. Et c’est une valeur qu’ils ont transmise à leurs enfants. « Il faut aimer s’astreindre à l’entraînement et travailler dur », assure Andy. « Il est essentiel d’être passionné par ce que vous faites. L’objectif ne porte pas sur les résultats, mais plutôt sur l’éthique professionnelle et les efforts consacrés. C’est un marathon, pas un sprint. Tant de parents de jeunes athlètes n’en sont pas conscients et poussent leurs enfants. Malheureusement, la plupart ne font pas long feu. » Andy nourrit la même passion pour son travail chez INEOS. Il a joué un rôle essentiel en aidant INEOS à conclure des transactions avec des sociétés américaines suite à la décision sans précédent d’envoyer du gaz de schiste des États-Unis vers l’Europe. Pendant près de six ans, il a travaillé sans relâche sur le projet surnommé Mariner Project, en menant les négociations relatives aux contrats sur 15 ans des terminaux et de l’approvisionnement. « Au départ, l’industrie a largement douté de notre capacité à aller au bout du projet », affirme-t-il. « Mais la majeure partie de nos relations, qui ont commencé par des appels prospectifs, constituent désormais des partenariats stratégiques ». Nous avons traversé des périodes difficiles cependant, et Andy s’est inspiré de sa fille. « Souvent, lorsque ça n’allait pas, j’ai puisé beaucoup de force en pensant à l’expérience de Maria en patinage, avec les hauts et les bas, et en me souvenant qu’en gardant toujours la tête haute, on peut réussir au final », déclare-t-il. Le seul inconvénient de son poste réside dans l’éloignement : il passe la majeure partie de la semaine à Houston au Texas, à Pittsburgh ou à Philadelphie, à environ 1600 km de sa famille, qui réside à Monument dans le Colorado. « C’est compliqué, mais mon premier rôle de soutien consiste à financer autant que je peux ses projets en lui permettant de bénéficier des meilleurs coachs et des meilleures conditions d’entraînement que nous pouvons lui offrir », explique-t-il. « Ma femme a la lourde tâche de la soutenir au quotidien et elle est extraordinaire ». Il confie qu’il a fallu faire des sacrifices. « Les concessions ont été nombreuses, mais notre but premier en tant que parents a toujours été de soutenir nos filles pour qu’elles aillent au bout de leurs rêves », déclare-t-il. « Et je ne crois pas qu’il existe de projet plus important ».

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  • LES DIPLÔMÉS FACE À L’ULTIME ÉPREUVE DU TEAM-BUILDING

    En mai, INEOS a embarqué ses jeunes diplômés cadres, embauchés depuis 3 ans, dans une aventure unique afin de tester leurs limites, de les dépasser, de renforcer leur forme physique et de leur montrer ce dont ils sont vraiment capables Il s’agit d’un exercice de cohésion d’équipe que seule une entreprise comme INEOS peut concevoir pour ses jeunes diplômés. Mais le Président de l’entreprise, Jim Ratcliffe, pense que tout est possible en adoptant la bonne attitude, et c’est pourquoi l’équipe a été placée face aux défis les plus rares et les plus difficiles. « C’est incroyable ce que les gens peuvent accomplir lorsqu’ils lâchent les freins », affirme-t-il. Pendant six jours, les 29 diplômés ont couru, marché et pédalé sur 250 km sous la chaleur écrasante du désert namibien encore vierge, aux confins du territoire du lion, du rhinocéros noir et de l’éléphant du désert. Ils sont passés sur d’anciens cratères volcaniques, ont escaladé le Brandberg, le plus haut sommet namibien, et ont conquis les impitoyables laves de basaltes de l’Ugab à pied. « Après avoir enduré des conditions éreintantes, en courant et en pédalant dans le sable, ils vont être grandement récompensés », promet le chef de projet John Mayock. Les diplômés, qui comptent huit femmes, ont entamé leur voyage épique à Cape Cross, sur la Côte des squelettes, le samedi 6 mai. « J’ai remarqué que quelques-uns étaient un peu anxieux, mais l’esprit de camaraderie était fantastique dans le groupe », confie John. Jim connaît bien le danger. Il fait partie des rares personnes qui sont allées jusqu’au Pôle Nord et au Pôle Sud. Il s’est joint aux diplômés avec Simon Laker, le Directeur des opérations du groupe INEOS, et des experts sportifs et médicaux. « L’idée d’encourager les gens à se dépasser fait partie de la philosophie d’INEOS », affirme-t-il. « Je crois qu’il faut, dans la mesure du possible, maximiser les jours inoubliables de votre vie. » INCH publiera un rapport complet sur l’évènement dans la prochaine édition de juillet. UN TANDEM QUI S’ACCROCHE ALORS QU’INEOS AUGMENTE LA TEMPÉRATUR Les diplômés d’INEOS Hannah Salter et Kasper Hawinkel craignaient plus que tout la chaleur intense. Mais l’idée de courir, grimper et pédaler par 43°C leur a permis de rester concentrés sur l’idée de bien s’entraîner avant de s’envoler pour la Namibie. « Toutes ces craintes nous ont permis d’être sûrs que notre préparation était suffisante et appropriée », explique Hannah, 30 ans. En dehors de la chaleur, beaucoup de choses les ont enthousiasmées dans ce voyage, notamment l’idée de dormir à la belle étoile au sommet d’une montagne et de se faire des amis pour la vie. « J’ai plein d’amis jaloux à l’université », raconte Kasper, 28 ans. « Leurs exercices de team-building comprenaient des courses d’obstacles et du karting ». Ni Kasper ni Hanna ne se considèrent comme des athlètes, mais ils aiment tous deux les activités d’extérieur. Hanna adore le kayak et Kasper est joueur de water-polo. « Ce voyage correspondait à mon idée des vacances de rêves, bien que dans une version extrême », explique Hannah, une spécialiste en approvisionnement d’additifs pour polymères, catalyseurs et produits chimiques chez O&P Europe. Kasper est ingénieur de production chez INEOS Oxide à Anvers en Belgique. « C’est une opportunité unique et un défi idéal pour tester et aller au-delà de ses limites » confie-t-il.

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  • UNE VALEUR SÛRE

    L’industrie chimique est l’un des secteurs les plus dynamiques et innovants. Il a permis des avancées médicales, transformé les modes d’utilisation de l’énergie et aide à réduire les gaz à effets de serre. Mais le public ne le perçoit pas toujours ainsi et pour ceux qui travaillent chez INEOS, cela peut être frustrant, surtout à l’heure où l’entreprise vient d’enregistrer sa meilleure performance de sécurité à ce jour LES ACCIDENTS étaient monnaie courante pendant la révolution industrielle. Les travailleurs, dont de nombreux enfants, trimaient pendant des heures dans des conditions déplorables. En 1842, un touriste allemand a écrit qu’il avait vu tellement de gens sans bras et sans jambes dans les rues de Manchester au nord de l’Angleterre qu’il lui semblait « vivre au milieu d’une armée à peine rentrée d’une campagne militaire ». Heureusement, cette époque est révolue. Des accidents surviennent parfois, mais les dangers d’une exposition à l’amiante, au plomb, à la silice, au monoxyde de carbone et à la poussière de coton sont bien connus. Et des organisations comme l’OSHA et l’HSE existent pour que les entreprises respectent la loi. Il semble néanmoins que le public garde l’idée que l’insécurité est une caractéristique inhérente de l’industrie chimique. « C’est frustrant, car nous savons que ce n’est pas le cas », avoue Simon Laker, Directeur des opérations du groupe INEOS. Simon s’est récemment adressé au marché des assurances pour expliquer l’approche d’INEOS en matière de sécurité, d’opérations et de gestion du risque. Pendant sa présentation, il a évoqué les dernières statistiques de l’OSHA (Administration de la santé et de la sécurité au travail) pour l’ensemble du secteur, ce système strict conçu aux États-Unis mais utilisé dans le monde entier pour enregistrer les accidents et les maladies du travail. D’après ces résultats, certains secteurs déplorent beaucoup plus d’accidents que d’autres. La production industrielle est en tête de liste, suivie de près par le secteur de la construction, où quatre salariés sur 100 ont été blessés. Par contre, l’ensemble du secteur pétrochimique s’en sort beaucoup mieux, et la performance d’INEOS va même au-delà. « Notre approche de la sécurité et de la gestion du risque a beaucoup impressionné par rapport aux statistiques établies sur une longue durée permettant de prouver que la situation est en constante amélioration » affirme Simon. L’année dernière, INEOS a enregistré sa meilleure performance de sécurité à ce jour, avec un taux OSHA de 0,32 (0,32 accident pour 100 salariés à plein temps). Les chiffres de sécurité sont d’autant plus impressionnants qu’INEOS les a atteints en intégrant des activités provenant de sociétés dont les procédures sont différentes. « Nous possédons maintenant plus de 80 sites dans 16 pays et nous exploitons de nombreuses technologies et procédés différents et des milliers de procédures contrôlés via des milliers de points de données », explique Simon. « Mais c’est grâce à l’attention que nous portons à la sécurité que nous continuons à constater une amélioration malgré notre croissance. Cette capacité à intégrer facilement de nouvelles activités dans son approche de sécurité et d’opérations a d’ailleurs été mise en exergue par le secteur des assurances. » Simon a confié à INCH que le personnel devait signaler tous les incidents, car INEOS estime que c’est la meilleure et la seule manière d’en tirer de vrais enseignements à chaque fois. « Le public devrait faire davantage confiance à une entreprise qui signale les problèmes, aussi mineurs soient-ils, plutôt qu’à une entreprise qui affirme n’avoir rien à signaler », estime-t-il. « Nous voyons clairement quelles sont les entreprises qui prennent la santé et la sécurité au sérieux et celles qui éludent la question ». Néanmoins, l’autosatisfaction constituera toujours le plus grand risque et INEOS veut l’éviter à tout prix. « Notre objectif est de nous améliorer en permanence, de sorte à atteindre le taux zéro d’accidents » affirme Simon. L’IMPORTANCE D’AFFINER SON JEU LA FIABILITÉ est essentielle pour attirer les investisseurs et instaurer la confiance. C’est ce qu’expliquait un directeur de la raffinerie Petroineos de Grangemouth en Écosse au magazine INCH le mois dernier. Neil King, responsable de la fiabilité et de l’intégrité, affirme qu’une solide expérience dans la gestion fiable des usines et équipements permettrait grandement d’instaurer la confiance des actionnaires et de consolider le travail considérable réalisé sur le site jusqu’à présent. « C’est plutôt bien que les actionnaires nous observent d’un oeil attentif parce que cela permet de montrer qu’il est important d’adopter la bonne approche dès le départ », précise-t-il. Neil s’est confié à INCH après la tenue de sa deuxième série de « Reliability Days » (Journées Fiabilité) destinée au personnel et aux sous-traitants. Au fil des six jours, des sportifs hommes et femmes ont raconté leurs histoires et établi de nombreux parallèles entre le travail nécessaire pour améliorer leur performance sur le terrain et la manière dont les salariés pourraient travailler ensemble pour améliorer la performance de la raffinerie. Le coureur de haies olympique Colin Jackson a évoqué le danger de l’autosatisfaction après avoir remporté un succès. Il raconte que, lors des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, il a ignoré le conseil de son coach, à savoir de s’échauffer correctement avant une série. « J’ai eu l’impression que je n’avais pas besoin d’être au top pour me qualifier pour la finale », confie-t-il. Le champion olympique s’est effectivement qualifié, mais il s’est blessé par la même occasion, ce qui a affecté sa performance et lui a fait rater une médaille. « En tant que maillon d’une chaîne, chacun de nos collaborateurs a un rôle important à jouer pour que la raffinerie reste dans la course et délivre une performance du plus haut niveau par rapport à nos concurrents », poursuit Neil. Et il a fallu relever des défis. « Il y a trois ans, nous avons été confrontés à une rotation de personnel inhabituelle et donc à une perte des compétences et des connaissances associées », explique Neil. Malgré les excellentes procédures en place, nous avons vite réalisé que les connaissances perdues devaient être retrouvées. Pendant une brève période, la fiabilité opérationnelle a donc décliné. Selon lui, depuis la faible performance opérationnelle de 2014, la raffinerie s’est énormément améliorée. Il explique que ce renouveau a en partie découlé des séries de Reliability Days, qui avaient permis d’aligner, en termes de fiabilité, tous les processus et améliorations de la raffinerie, avec la possibilité d’impliquer tous les salariés et sous-traitants de Petroineos dans le cadre d’une approche positive. « Il reste encore du travail à faire », déclaret- il. « Mais nous savons que nos Reliability Days sont importants pour l’organisation. Les membres du personnel constatent ainsi qu’ils peuvent faire la différence et que les problèmes qui les freinent sont pris en compte et traités. » Les Reliability Days ne soulignent pas seulement les problèmes ; ils entraînent également un changement culturel fondamental à la raffinerie de Grangemouth, qui sera essentiel pour assurer ses perspectives et sa compétitivité à long terme. PetroChina et INEOS, les partenaires de la filiale commune, explorent actuellement différentes options pour la raffinerie de Grangemouth en vue d’améliorer sa viabilité. Sachant que la seule raffinerie de pétrole brut écossaise fournit 80 % des carburants aux stations-service écossaises et la totalité du carburant destiné à ses aéroports, l’avenir à long terme de l’installation est un enjeu crucial pour l’économie écossaise, ses salariés et ceux qui comptent sur sa longévité. « La raffinerie doit continuer à prouver sa fiabilité sur le long terme. Et cela dépend de nous tous », affirme Neil.

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  • « LE DAILY MILE » OFFRE UN BON DÉPART AUX ENFANTS

    Selon une nouvelle étude, les enfants participant au Daily Mile sont plus en forme, plus alertes, plus motivés et plus résistants LES ENFANTS qui courent 1,6 km à l’école tous les jours sont plus performants en classe. Selon une nouvelle étude, les enfants qui courent 15 minutes par jour pendant trois mois voient leurs résultats s’améliorer de 25 % en lecture, en écriture et en mathématiques. Ils sont aussi plus en forme, plus confiants et moins dissipés. INEOS est vraiment ravie de ces résultats. En effet, l’entreprise a consacré du temps, de l’énergie et de l’argent pour aider la directrice d’école écossaise à la retraite Elaine Wyllie à promouvoir son programme Daily Mile pour la santé des enfants. « Voilà des preuves préliminaires probantes de l’effet positif et transformateur du Daily Mile sur la forme physique des enfants et, en général, sur leur santé et leur bien-être », déclare Holly Eager, assistante de communication au siège social d’INEOS à Londres. Le rapport a été demandé par la London Playing Fields Foundation pour Public Health England et Sport England afin d’évaluer l’impact du Daily Mile à l’école primaire de Coppermill dans l’Est londonien. Pendant 12 semaines, 76 enfants de l’école ont été supervisés pendant les 12 minutes où ils couraient autour de la piste de 340 mètres du terrain de jeu. « C’est un hasard qu’ils aient effectivement choisi d’évaluer le Daily Mile », raconte Holly. « Nous n’étions au courant de rien avant que ce soit pratiquement terminé ». Les résultats de l’expérience ont néanmoins impressionné les enseignants, les enfants ayant atteint des résultats bien supérieurs aux projections nationales et régionales à leurs tests d’aptitudes en mathématiques, écriture et lecture. À l’échelle nationale, 66 % des élèves devaient atteindre la moyenne nationale en lecture, mais ils ont été 92 % à y parvenir à Coppermill. « C’est incroyable », affirme la directrice Figen Bektasoglu. « Le Daily Mile ne rend pas les enfants plus intelligents, mais plus concentrés, plus attentifs et prêts à travailler. » Ursula Heath, responsable des communications du groupe INEOS, déclare que les enfants de plus de 2 500 écoles primaires au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis participent désormais au Daily Mile, ce qui implique qu’ils quittent la classe en uniformes pour courir, marcher ou trottiner pendant 15 minutes. C ela fait un total de 500 000 élèves qui courent plus de 2 400 000 km par semaine. Et l’initiative continue de prendre de l’ampleur grâce au soutien d’INEOS.

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  • « GO RUN FOR FUN » OFFRE DES PISTES DE RÉFLEXION AUX ÉCOLES

    Grâce à son succès, la campagne « GO Run For Fun » d’INEOS, qui a pour vocation d’encourager la génération de demain à adopter une vie plus saine, fait son entrée dans la salle de classe. Depuis son lancement à l’été 2013, cette campagne, qui vise à inciter les jeunes à courir, est un véritable succès mondial. Mais INEOS croit qu’elle peut faire plus pour encourager les enfants à adopter un mode de vie plus sain et actif. Son équipe se concentre maintenant sur le soutien aux écoles, initialement au Royaume-Uni, en mettant en avant l’importance d’une meilleure condition physique et d’une alimentation équilibrée. De petites vidéos et activités, pouvant être intégrées aux leçons, seront proposées aux écoles. Les enseignants seront également incités à créer des clubs de course dans leur école et les élèves auront la chance de devenir ambassadeurs pour promouvoir la campagne au sein de l’école. L’équipe de « GO Run For Fun » continuera à organiser des courses amusantes et gratuites à travers le Royaume-Uni, moins importantes en nombre, mais de plus grande envergure. « Notre objectif est simplement de rendre le message plus durable », explique Ursula Heath, responsable des communications du groupe. L’initiative « GO Run For Fun » a été lancée par le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe, en réponse à l’augmentation préoccupante du taux d’obésité chez les enfants. Selon l’Organisation mondiale de la santé, il s’agit de l’un des plus grands enjeux de santé publique du XXIe siècle. Rien qu’au Royaume-Uni, près d’un cinquième des enfants âgés de quatre à cinq ans souffrent de surpoids. Depuis la première édition, plus de 190 000 enfants de cinq à dix ans ont participé aux événements organisés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Belgique, en Norvège, en Italie, en Suisse et à Houston aux États-Unis. « Et nous continuons à nous développer », ajoute Ursula. L’année dernière, l’équipe a organisé 40 événements au Royaume-Uni. Cette année, en revanche, ils seront moins nombreux. « Mais leur envergure sera plus importante », précise Ursula. Les événements prévus sur le continent européen et en Amérique se dérouleront normalement. Les événements prévus sur le continent européen et en Amérique se dérouleront normalement.

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  • INEOS REJOINT LE COMBAT POUR FAIRE RECULER LA POLLUTION PLASTIQUE

    Malgré les avantages que procure le plastique aux secteurs du bâtiment, de la santé, de l’automobile et de l’emballage, l’idée selon laquelle des changements radicaux sont nécessaires pour empêcher l’accumulation des déchets plastiques dans la mer fait son chemin  INEOS soutient officiellement une initiative internationale pour endiguer le flux de déchets plastiques qui se déverse dans les océans et les rivières du monde entier. Le Président et fondateur Jim Ratcliffe a signé l’Opération Clean Sweep® de l’industrie mondiale du plastique et s’est engagé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour changer les choses. Cette décision a été prise alors que le Programme des Nations unies pour l’environnement a annoncé qu’environ huit millions de tonnes de plastique sont déversées dans la mer chaque année. « À moins d’une action mondiale dès maintenant, nos océans vont se remplir des déchets issus de la consommation humaine », annonce un porte-parole dans un rapport récent. « De tels chiffres et statistiques sont très inquiétants, et très marquants, notamment pour les politiciens, les organisations non gouvernementales (ONG), les lobbys environnementaux et la société au sens large », déclare Dr Jason Leadbitter, Responsable du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises chez INOVYN. LE Programme des Nations unies pour l’environnement prévoit d’investir 6 millions de dollars sur les cinq prochaines années dans le cadre d’une ambitieuse campagne. Son objectif : faire de ce problème jusqu’ici ignoré un sujet incontournable. Jason a beau travailler pour l’un de plus grands producteurs de plastique au monde, que ce soit sous forme de granulés ou de poudre, il explique néanmoins qu’INEOS a conscience du problème et tente de s’y attaquer depuis des années. « Nous avons déjà de nombreuses procédures en place pour garantir une gestion soigneuse de nos sites et procédés, et empêcher ainsi des pertes de granulés ou de poudre de plastique », dit-il. « Il est courant d’avoir des trousses de déversement en place et de veiller à ce qu’un bon nettoyage soit maintenu à tout moment pour empêcher des fuites dans l’environnement. » L’Opération Clean Sweep® visera notamment à former et à responsabiliser davantage le personnel d’INEOS, et à effectuer des contrôles réguliers. « Nous devons montrer que nous prenons des mesures concrètes, car c’est sur ce point que nous serons jugés dans les années à venir », ajoute-t-il. « C’est également dans notre intérêt, puisque de telles pertes, bien que minimes, ont une valeur économique pour notre entreprise. » Jason se rappelle qu’il y a 10 ans, il était assis sur une plage en Sardaigne quand sa fille a trouvé des granulés plastiques dans le sable et lui a demandé ce que c’était. « Je dois dire que j’étais assez gêné de lui dire que son papa travaille dans une industrie qui fabrique des granulés semblables », dit-il. Jason déclare que l’industrie pourrait être confrontée à un avenir sombre si elle ne parvient pas à contrer ce problème sérieux et grandissant. « Si nous échouons, la plus grande menace sera alors l’interdiction des produits en plastique, ce que certaines ONG demandent déjà concernant certains types de plastiques utilisés pour les articles jetables », explique-t-il. « Heureusement, l’Opération Clean Sweep® commence à prendre de l’ampleur et à gagner en crédibilité auprès de certaines ONG, étant donné que de plus en plus d’entreprises signent cet engagement. » Rien qu’au Royaume-Uni, Fidra, un organisme de bienfaisance basé en Écosse, estime que près de 53 milliards de ces granulés plastiques sont perdus chaque année. « Quand vous savez qu’un pétrolier de 24 tonnes contient environ 1,5 milliard de granulés, alors vous comprenez l’ampleur du problème », déclare Jason. Heureusement, Fidra veut travailler avec l’industrie, associations professionnelles comprises, et non contre elle. « Fidra comprend l’importance que les plastiques jouent dans la société et essaye de trouver une solution collective au problème », explique Jason. « L’organisme voit l’Opération Clean Sweep® comme une façon pour l’industrie d’assumer ses responsabilités. » Pourtant, les granulés plastiques ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. Les microbilles, ces petits morceaux de plastique que l’on trouve dans les savons exfoliants pour le corps et le visage, sont conçues pour partir dans les égouts. Cependant, les particules flottent dans l’eau et peuvent être transportées sur de grandes distances. De nombreuses campagnes appellent maintenant à leur interdiction, mais en attendant, les poissons s’en nourrissent, car ils les prennent pour de la nourriture. « Personnellement, je pense que les microbilles sont totalement indéfendables », dit Jason. « Leur fuite dans la nature est inévitable et elles ternissent clairement la réputation de l’industrie du plastique. » Au cours des cinq prochaines années, le Programme des Nations unies pour l’environnement prévoit d’organiser le plus grand nettoyage de plages jamais réalisé à travers le monde pour mettre ce problème en lumière. « Cette question ne concerne pas que l’industrie, mais l’ensemble de la société », déclare Jason. ELLEN MACARTHUR ENTREVOIT UNE TEMPÊTE A L ’HORIZON DAME Ellen MacArthur, qui est entrée dans l’histoire en 2005 en établissant un nouveau record du tour du monde en solitaire, est devenue un élément moteur du changement. Selon elle, la structure actuelle de l’économie mondiale est foncièrement mauvaise et les gens peuvent apprendre de la nature où rien n’est gaspillé. « Comment notre économie peut-elle vraiment perdurer à long terme, quand elle implique d’extraire des ressources non renouvelables du sol, d’en tirer quelque chose et finalement de les jeter ? » demande-t-elle. « Nous devons construire une économie où nous utilisons les choses, sans les épuiser. » Dans un nouveau rapport publié en janvier par la Fondation Ellen MacArthur et le Forum économique mondial, les producteurs mondiaux de plastique ont été appelés à concevoir de meilleurs emballages, à augmenter les taux de recyclage et à introduire de nouveaux modèles pour une meilleure utilisation des emballages. Seulement 14 % des emballages plastiques sont actuellement recyclés. Selon elle, on peut facilement passer à 70 %, rien qu’en repensant la conception.

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  • UN VENT DE CHANGEMENT

    Jusqu’à présent, l’industrie a réussi à réduire ses émissions de carbone grâce à une meilleure efficacité énergétique, mais un jour viendra où elle devra faire davantage pour arrêter le réchauffement climatique. C’est pour cette raison qu’INEOS s’est lancée dans un projet qui pourrait changer le monde INEOS a entrepris une initiative qui a le pouvoir de changer le monde. L’entreprise a rejoint ELEGANCY, un projet de recherche dirigé par la Norvège visant à trouver une méthode plus facile, moins coûteuse et plus performante de piéger le carbone, le gaz à effet de serre considéré comme responsable du réchauffement climatique. Si l’UE accepte de financer le projet au printemps prochain, INEOS parrainera un doctorant de l’Imperial College de Londres pour déterminer, principalement, comment son site de Grangemouth en Écosse pourrait piéger et stocker du carbone. « Dans le futur, l’économie du Royaume- Uni va devoir fonctionner en réduisant ses émissions de carbone afin d’atteindre des objectifs budgétaires plus stricts en matière de changement climatique, c’est donc une très bonne collaboration », déclare le Professeur Nilay Shah, chef du département du génie chimique de l’université. « Nous allons fournir à l’étudiant de nombreux outils pour réaliser l’analyse et l’équipe de Grangemouth lui fournira beaucoup d’informations sur la réalité industrielle de ce qui est, ou non, réalisable sur le site. » Selon lui, INEOS est le partenaire idéal pour un projet aussi cher au coeur de l’université. « C’est une entreprise qui voit à long terme et possède de formidables installations, non seulement à Grangemouth, mais aussi sur le continent européen. Et elle s’intéresse beaucoup à nos travaux sur l’hydrogène et le piégeage du carbone », explique-t-il. « Tout indique qu’ils sont très ouverts à ce genre de collaboration et à une remise en cause, qu’ils sont prêts à être bousculés, à devenir « verts » et à le devenir rapidement. » L’université a récemment construit une installation pilote de piégeage du carbone pour mieux comprendre le fonctionnement de ce procédé. « Nous voulons montrer aux entreprises comme INEOS qu’il est réellement possible de continuer à fonctionner dans un environnement à faible taux de carbone », explique-t-il. Pour l’instant, l’industrie est parvenue à réduire ses émissions par une meilleure efficacité énergétique, alors que la loi ne l’y oblige pas. Cependant, le Professeur Shah explique que les entreprises comme INEOS étaient prêtes à formuler de nouveaux projets pour l’avenir avant que la loi n’ait changé. « Cela montre non seulement leur engagement à réduire leur empreinte carbone, mais aussi qu’elles comprennent leurs obligations plus larges envers la société », dit-il. Selon le Professeur Shah, la volonté d’INEOS de travailler en étroite collaboration avec un doctorant était aussi surprenante, car l’entreprise savait que l’étudiant pourrait poser des questions difficiles et révéler des inefficacités au sein de l’entreprise. « L’étudiant pourrait trouver de nouvelles, et éventuellement meilleures, manières de fonctionner. Par conséquent, ses interlocuteurs doivent être à l’aise et parler ouvertement de ce qu’ils font », ajoute-t-il. « Pour nous, cette collaboration montre qu’INEOS veut s’engager sur une voie de production très propre. » Les gouvernements pensent que le piégeage et le stockage du carbone représentent un élément indispensable pour parvenir à une économie à faible empreinte carbone. Mais, d’une certaine manière, l’industrie est sceptique. Selon ses représentants, non seulement la technologie actuelle est trop coûteuse à construire et à utiliser, mais personne n’a pensé à la façon de distribuer les gaz indésirables produits à ceux qui en ont besoin. INEOS, dont les procédés génèrent comme sousproduit du dioxyde de carbone, affirme que le doctorant passera la majeure partie de son temps à Grangemouth, et sur les sites des craqueurs à Rafnes (Norvège) et à Cologne (Allemagne). « C’est ce qui a plu à INEOS », déclare Colin Pritchard, Responsable du commerce et de l’énergie à Grangemouth. « Il ne s’agira pas d’un exercice purement théorique, car les solutions devront être applicables à l’industrie. » L’étudiant pourra juger par lui-même si ses idées peuvent fonctionner dans un contexte industriel réel. INEOS s’est impliquée dans ce projet par le biais du réseau R&D de Greet Van Eetvelde et par l’intermédiaire du Professeur Mazzotti de l’ETHZ à Zurich et du Professeur Shah, qui sont tous deux partenaires d’ELEGANCY. Si ce projet est bien lancé, INEOS examinera les avantages et inconvénients du piégeage et du stockage du carbone en juillet, dans le cadre du consortium composé de partenaires industriels et d’établissements universitaires européens triés sur le volet. « C’est un grand projet qui pourrait changer le monde, mais même une entreprise aussi grande qu’INEOS doit travailler avec d’autres partenaires pour le concrétiser. En effet les enjeux ne relèvent pas d’une simple question technique », explique Colin, dont le travail consiste à garantir que l’usine de fabrication de Grangemouth reçoive assez de vapeur et d’énergie. Greet, qui préside le Réseau Énergie et Carbone interentreprises d’INEOS, gère des projets R&D dans les différentes sociétés d’INEOS. Son objectif est de comprendre et de trouver des solutions pérennes aux défis que génère la transition vers une économie à faible émission de carbone. « Par notre expérience du milieu industriel et nos connaissances sur le plan opérationnel, nous espérons pouvoir aider à tracer la route vers ce futur », dit-elle.

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  • INEOS RENFORCE SA POSITION EN MER DU NORD

    En moins de deux ans, INEOS est devenue un acteur majeur du secteur pétrolier et gazier de la mer du Nord. Mais pour ceux qui connaissent INEOS, ce n’est pas une surprise INEOS a investi plus d’1 milliard de dollars pour racheter l’intégralité des actifs pétroliers et gaziers d’une société danoise en mer du Nord. DONG Energy indique vouloir se concentrer sur les énergies renouvelables, notamment les parcs éoliens. « Nous avons travaillé activement pour obtenir la meilleure transaction possible en vendant l’entreprise dans son ensemble, et assurer ainsi son développement à long terme. Avec INEOS, toutes les conditions étaient remplies », déclare Henrik Poulsen, PDG de DONG Energy. Pour INEOS, l’acquisition d’un portefeuille d’actifs à long terme bien gérés, avec une équipe très performante et expérimentée, convient parfaitement puisque le Groupe continue d’étendre les activités d’INEOS Upstream. « Cette activité est très importante pour nous à ce stade de notre plan de croissance, et nous sommes ravis de l’expertise qui l’accompagne », déclare le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe. « Nous voyons déjà une foule d’opportunités se dégager de cet impressionnant portefeuille. » En achetant l’intégralité des activités pétrolières et gazières de DONG, INEOS se place parmi les dix premières sociétés de la mer du Nord et comme la plus grande entreprise privée d’exploration et de production de ce bassin énergétique. L’accord comprend Ormen Lange, le deuxième plus grand gisement de gaz dans les eaux norvégiennes, Laggan-Tormore, un nouveau gisement de gaz à l’ouest des îles Shetland, et des terminaux gaziers et pétroliers au Danemark. Actuellement, la société produit environ 100 000 barils équivalents pétrole par jour et environ 70 % de sa production provient de ses gisements norvégiens. Mais INEOS Upstream pense qu’elle peut faire plus. « Nous pensons que nous avons beaucoup à offrir à cette entreprise », affirme Jim. INEOS a déjà démontré sa capacité à exploiter des actifs complexes afin d’optimiser davantage la reprise économique des hydrocarbures. La société INEOS Upstream a été fondée en octobre 2015 quand INEOS a racheté tous les gisements gaziers de la mer du Nord britannique détenus par le Groupe DEA. Quelques jours plus tard, Fairfield Energy Holdings Ltd a vendu à INEOS sa participation de 25 % dans la plateforme de Clipper South. Plus récemment, INEOS a accepté d’acquérir un actif stratégique au Royaume-Uni : elle prévoit d’acheter le réseau Forties Pipeline System de BP d’une longueur de 378 km pour la somme de 250 millions de dollars. Les dernières transactions doivent encore être approuvées par les autorités, mais une fois cette étape franchie, les 440 membres du personnel de DONG et du FPS deviendront des salariés d’INEOS.  

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  • L’ESSOR DU GAZ DE SCHISTE GÉNÈRE PLUS D’EMPLOI

    UNE COMMUNAUTÉ avant-gardiste a contribué à convaincre une entreprise américaine dynamique en pleine expansion d’investir des millions pour construire une nouvelle usine de fabrication dans leur ville. Lorsqu’ils ont appris que WL Plastics voulait ouvrir une nouvelle usine pour fabriquer des tuyaux en polyéthylène utilisés pour soutenir les infrastructures (eau, canalisations, égouts, drainage) et l’industrie du gaz de schiste aux États-Unis, ils ont adhéré aux projets de l’entreprise et contribué à accélérer le projet. Alors que cette communauté s’accordait à soutenir le développement, des dirigeants et responsables politiques locaux ont créé un ensemble de mesures incitatives d’une valeur de 2,9 millions de dollars pour inciter l’entreprise à construire sa nouvelle usine à Statesboro en Géorgie aux États-Unis. L’autorité pour le développement du Comté de Bulloch, le comté et l’État se sont engagés à donner gratuitement à l’usine 12,5 hectares de terrain et à construire un embranchement ferroviaire vers le site. En contrepartie, ils ont demandé, entre autres, la création de 50 emplois bien rémunérés pour des personnes qui travailleront à l’usine, ainsi qu’un engagement à acheter localement les produits et services nécessaires à la fabrication des produits de WL. Les mesures incitatives ont fonctionné. L’usine a été construite et la production a débuté en janvier de cette année. « Tout le monde y a gagné », déclare Dennis Seith, PDG d’INEOS O&P USA, qui a acquis WL Plastics l’année dernière. WL Plastics était en train de construire son septième site de production à Statesboro, lorsqu’INEOS a racheté entièrement l’entreprise en novembre. L’usine fabrique des tuyaux en polyéthylène haute densité (PE-HD), qui sont nécessaires pour développer des infrastructures et transporter l’eau vers et hors des sites de fracturation dans le secteur de l’extraction du gaz de schiste aux États-Unis. « C’est un excellent exemple d’investissement qui accompagne le développement des infrastructures et du gaz de schiste », explique le Président d’INEOS Jim Ratcliffe, qui a investi des millions pour tenter de dynamiser l’industrie du gaz de schiste au Royaume-Uni. Les tuyaux en PE-HD ne fuient pas, ne rouillent pas et, s’ils sont correctement conçus et installés, ne nécessitent aucun entretien pendant 100 ans. De ce fait, la demande est élevée de la part des producteurs de pétrole et de gaz. Lors de la cérémonie d’inauguration officielle de la nouvelle usine le mois dernier, Benjy Thompson, porte-parole de l’autorité pour le développement du Comté de Bulloch, s’est félicité de l’investissement de 13 millions de dollars réalisé par WL Plastics, nouvelle entreprise d’INEOS. « Ce type de projet apporte de la diversité à une base industrielle », dit-il. « Au lieu d’avoir une ou deux grandes industries génératrices d’emploi, nous possédons plusieurs fabricants de petite et moyenne envergure. Et cela contribue à la santé globale de notre économie. » Dennis est du même avis. « Je pense que l’on voit ainsi les possibilités que recèle le gaz de schiste : le développement d’énergies à bas coût permet de créer des emplois. Si elle veut subsister, une grande société a besoin de ce genre d’emplois industriels pour ses communautés. »

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  • Des progrès avec Kendra

    L’UNE des responsables les plus remarquables d’INEOS sera mise à l’honneur le mois prochain. Kendra Carter, responsable des activités oléfines chez INEOS O&P USA, recevra le prix « Women in Manufacturing STEP Ahead Award » (Prix des avancées réalisées par les femmes dans le secteur manufacturier) en reconnaissance de ses aptitudes exemplaires. Tous les ans, « The Manufacturing Institute » sélectionne 100 femmes qui ont marqué leur secteur. Personne n’est plus heureux pour Kendra que son patron, Dennis Seith. « Kendra est l’un de nos responsables commerciaux qui a une forte influence de par sa manière d’encadrer et de diriger en montrant l’exemple », dit-il. « C’est grâce à des personnes comme elle que notre entreprise basée aux États-Unis est l’une des meilleures du Groupe INEOS en termes de rentabilité. » Les activités oléfines ont connu une croissance de 300 % sous la direction de Kendra, et elle est parvenue à mettre en place des projets qui ont non seulement accru la production, mais aussi réduit l’empreinte environnementale de la société. « Ce que nous faisons améliore la qualité de vie de la population mondiale, et c’est vraiment motivant, » dit-elle. « Les produits que nous fabriquons touchent les gens par le biais de leurs vêtements, de leur logement, de leur alimentation et de leurs modes de transport. » « The Manufacturing Institute » espère que des femmes comme Kendra contribueront à inspirer la prochaine génération de femmes à choisir des carrières dans l’industrie manufacturière.

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  • INOVYN récompense des entreprises visionnaires

    DES SOCIÉTÉS INNOVANTES, qui partagent la vision d’INOVYN pour l’amélioration continue des produits et le développement durable, ont montré ce que l’industrie avait à offrir en fin d’année dernière. Et les sociétés qui se sont distinguées par leur niveau d’excellence ont été récompensées. Une cérémonie marquait les tout premiers « INOVYN Awards for Innovation with Vinyls » (Prix INOVYN pour l’innovation dans le domaine des vinyles). « Le PVC est souvent considéré comme un produit en phase de maturité, pourtant, en réalité, notre industrie est en continuelle recherche d’innovations », explique Chris Tane, PDG d’INOVYN, le principal producteur de vinyles en Europe. « C’est le moteur de notre industrie. » Même si le PVC existe depuis les années 1930, il évolue constamment pour répondre aux demandes d’un monde qui change. Rien qu’au cours des 10 dernières années, environ 70 000 brevets relatifs au PVC ont été enregistrés, et la tendance annuelle est à la hausse. Lors de cette inauguration, INOVYN a invité des fabricants, des distributeurs, des architectes, des concepteurs, des étudiants, des établissements universitaires et des organismes de recherche du monde entier à concourir pour la plus haute récompense. La participation a été massive. Au total, des organisations de 17 pays, venant de cinq continents, ont soumis 72 projets dans les catégories de prix suivantes : innovation, développement durable ou conception industrielle. « Le niveau et la qualité ont clairement montré que l’innovation est plus dynamique que jamais dans notre industrie », déclare Chris. Après des délibérations difficiles, les cinq juges indépendants ont choisi de décerner le prix de l’innovation à Chemson Pacific Pty Ltd (Australie) pour son vinyle 3D destiné aux impressions 3D industrielles de pointe. « C’est vraiment un grand honneur d’être reconnus par INOVYN pour notre contribution au PVC », affirme Greg Harrison, Directeur général de Chemson. Le prix du développement durable est revenu à la société britannique Axion Consulting pour son projet de recyclage du PVC, utilisé dans le secteur de la santé. Et l’entreprise suédoise Bolon AB a gagné le prix de la conception industrielle avec son outil de conception interactif, qui permet aux utilisateurs de personnaliser le design de leur revêtement de sol en vinyle tissé. Selon Chris, l’industrie mondiale du vinyle avait bien conscience de la nécessité de créer des produits durables. « C’est absolument essentiel à la réussite pérenne de l’industrie », dit-il. La prochaine édition des INOVYN Awards aura lieu en 2019.

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  • INEOS OXIDE RACHÈTE L’ACTIVITÉ DE PRODUCTION D’ALCOOL OXO D’ARKEMA

    L’acquisition a fait l’objet d’une autorisation de la Commission européenne, qui a été accordée le mois dernier. Le PDG, Graham Beesley, décrit la vente des alcools oxo, qui sont principalement utilisés pour la production des esters acryliques, des additifs pour diesel, des peintures et des lubrifiants, comme étant au coeur de l’activité d’INEOS Oxide. Selon l’accord, INEOS doit aussi devenir le seul propriétaire d’Oxochimie, sa filiale commune avec le groupe de chimie français. Oxochimie est implantée à Lavéra, où elle produit du butanol et du 2-éthylhexanol. « Nous nous réjouissons d’intégrer Oxochimie et d’accroître notre présence sur le marché mondial des alcools oxo, des aldéhydes et des produits dérivés », dit Graham.

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  • Grangemouth garde différentes options sous le coude

    INEOS O&P UK a engagé un dialogue avec plusieurs entreprises souhaitant s’installer à Grangemouth, où se trouve le nouveau siège d’INEOS, fruit d’un investissement de 20 millions de livres qui a été récemment récompensé pour son excellence architecturale. Ian Little, responsable du développement commercial du site, annonce qu’aucun accord n’a encore été signé, mais qu’il est convaincu que le site va de nouveau attirer des entreprises, suite à la décision historique d’INEOS d’acheminer de l’éthane depuis les États-Unis jusqu’au port écossais. « Nous n’en sommes qu’aux débuts pour l’instant », précise-t-il. « Nous avons eu des discussions préliminaires avec un petit nombre de fabricants de produits chimiques. » La vision d’INEOS pour le site de Grangemouth est qu’il devienne, d’ici 2020, un centre de fabrication de produits chimiques de premier rang à l’échelle mondiale et un centre d’excellence. Son nouveau siège contribue certainement à inspirer la confiance. En mars dernier, cette confiance renouvelée s’est ressentie lorsque le bâtiment de quatre étages, qui a été conçu par un éminent cabinet d’architectes écossais, s’est vu décerner un prix lors de la 4e édition des « Scottish Property Awards » (prix immobiliers écossais) à Édimbourg. « Pour nous, ce bâtiment est la preuve de notre engagement constant pour faire de Grangemouth un site de fabrication d’envergure mondiale », déclare John McNally, PDG d’INEOS Olefins & Polymers UK. Toutefois, les nouveaux bureaux, qui ont réuni sous le même toit les 450 employés d’INEOS Olefins & Polymers pour la première fois depuis qu’INEOS a racheté le site à BP en 2005, ne représentent qu’une partie de l’investissement à long terme. En effet, INEOS prévoit d’investir 450 millions de livres sterling au total dans le site de 688 hectares de Grangemouth. Les cargaisons de gaz de schiste, qui ont commencé à arriver à Grangemouth en fin d’année dernière, ont donné un nouveau souffle au site et suscité une relance de la fabrication de produits pétrochimiques.

    2 minutes de lecture Numéro 12
  • LE FUTUR SELON INEOS

    L’arrivée à Grangemouth de la première cargaison de gaz de schiste américain a été accueillie par un joueur de cornemuse écossais. Bob Lowe, un ancien salarié d’INEOS, a joué Skye Boat Song depuis la proue du navire de 183 mètres baptisé INEOS Insight, arborant la devise « Gaz de schiste pour l’industrie » alors qu’il passait sous le Pont du Forth. John McNally, PDG d’INEOS O&P UK, a savouré ce moment historique avec environ 400 invités, dont des salariés d’INEOS tirés au sort. « Lorsque je suis arrivé au poste de PDG en 2014, les gens parlaient déjà de cet évènement », déclare-t-il. « Nous comptons vraiment les jours depuis deux ans. » Construit en Chine, ce navire de conception spéciale a transporté 27 500 mètres cubes d’éthane, pompés dans le sol à plus de 4828 km de Grangemouth en Pennsylvanie et chargés à bord du navire pour une traversée de l’Atlantique de 10 jours. Selon l’Union des industries chimiques du Royaume-Uni, il s’agit du plus gros investissement industriel de ces dix dernières années. « Ces cargaisons ne représentent pas seulement une aubaine pour INEOS », estime Steve Elliott, Directeur général de l’Union des industries chimiques. « C’est également une bonne nouvelle pour l’ensemble du secteur et au-delà. En introduisant une énergie abordable et sûre dans le système, comme le fait INEOS avec cette initiative pionnière, nous pouvons mieux exploiter la capacité de l’industrie. Cela va générer d’importants bénéfices environnementaux, sociaux et économiques pour tous. » Grâce à la précieuse cargaison en provenance d’Amérique, l’industrie britannique va enfin profiter du gaz américain bon marché, qui a joué un rôle tellement important pour revitaliser l’industrie américaine, et permettre au Royaume-Uni d’être compétitif à l’échelle mondiale. Outre-Atlantique, l’énergie américaine est désormais tellement compétitive qu’il existe d’importants programmes de renforcement au sein des industries, notamment de l’industrie chimique et de la sidérurgie, qui sont soudainement devenues les plus compétitives au monde. « En Amérique, la quantité de gaz produite est telle que les terminaux d’importation sont actuellement convertis pour les exportations », déclare le président et fondateur d’INEOS, Jim Ratcliffe. Jim, qui a grandi à Failsworth, à côté de Manchester, affirme que l’arrivée de la première cargaison américaine est un évènement historique et crucial, tant pour INEOS que pour le Royaume-Uni. « Son arrivée garantit la sécurité de milliers d’emplois en Écosse », affirme-t-il. « Le gaz de schiste peut permettre de stopper le déclin de l’industrie britannique et ce jour constitue la première étape dans cette direction. » C’est la première fois que de l’éthane issu du gaz de schiste américain est envoyé vers les côtes britanniques et il s’agit de l’aboutissement d’un investissement de 2 milliards de dollars (1,53 milliards de livres) réalisé par INEOS. Chaque semaine pour les 15 prochaines années, huit pétroliers au total créeront le gazoduc virtuel entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Pour recevoir le gaz à Grangemouth, INEOS a dû investir des millions dans la modernisation du site écossais de 688 hectares. L’entreprise a construit un nouveau terminal d’importations pour que les navires puissent décharger leur indispensable cargaison et a installé plus de 4,8 km de gazoduc pour transporter le gaz jusqu’à sa destination finale, depuis le port jusqu’à un réservoir de stockage d’éthane de 40 mètres de haut, le plus grand de ce type en Europe. Un nouvel immeuble de bureaux a également été construit pour rassembler tout le monde sous le même toit, et ce pour la première fois depuis qu’INEOS a acheté le site à BP en 2005. « Grangemouth va être véritablement transformé », affirme John. « Cela va changer le destin du site du jour au lendemain parce qu’il sera enfin capable de tourner à plein régime. » L’usine d’oléfines fonctionnait à 50 % de sa capacité, ce qui a entraîné d’énormes pertes pendant de nombreuses années en raison de la pénurie de gaz dans la mer du Nord qu’INEOS utilise comme matière première essentielle. Sans cela, INEOS aurait été contrainte de fermer le site pétrochimique déficitaire en raison du déclin sensible du gaz provenant de la mer du Nord. En outre, la fermeture du complexe pétrochimique aurait probablement signé la fin de sa raffinerie, qui produit la majeure partie des carburants utilisés en Écosse et compte pour environ 3 % du PIB écossais. « Si l’on regarde en arrière, nous perdions parfois plus de 100 millions de livres sterling par an et cela était intenable sur le long terme, » déclare John. « À partir de maintenant, nous prévoyons de générer plus de 100 millions de livres sterling par an si tout fonctionne comme prévu. » L’envoi de cargaisons de gaz de schiste américain a joué un rôle crucial dans le sauvetage du complexe. « Notre investissement dans le schiste a sauvé 10 000 emplois directs et indirects en Écosse », affirme Jim. Mais ces expéditions ne profiteront pas uniquement au site d’INEOS de Grangemouth. Un ancien oléoduc construit pour transporter l’excédent de gaz de la mer du Nord depuis le site de production d’éthylène d’ExxonMobil de Fife jusqu’à Grangemouth est en train d’être inversé pour qu’INEOS puisse désormais transporter une partie du gaz importé vers le site d’ExxonMobil. « Le site de Fife joue un rôle important pour l’économie de la région », déclare Sonia Bingham, Directrice du site de Fife pour ExxonMobil Chemical. Un oléoduc transportera également l’éthylène de Grangemouth vers le site industriel d’INEOS Oxyide à Hull afin d’accroître sa production d’acétate d’éthyle de 100 000 tonnes par an à partir de l’année prochaine. L’acétate d’éthyle est très demandé dans les secteurs des produits pharmaceutiques, des cosmétiques, encres et emballages souples, et le site de Hull tourne déjà à plein régime. Cet investissement de plusieurs millions a été annoncé peu après la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne. « Nous croyons en l’industrie britannique et nous la soutiendrons coûte que coûte », déclare Jim. Graham Beesley, PDG d’INEOS Oxide, affirme qu’INEOS Oxide était déjà le plus grand producteur d’acétate d’éthyle en Europe. « Nous nous apprêtons maintenant à passer à un niveau très supérieur », déclare-t-il.

    4 minutes de lecture Numéro 11
  • UN SOUTIEN ES SENTIEL DU GOUVERNEMENT, SELON INEOS

    LA garantie d’un prêt de 230 millions de livres sterling octroyée par le gouvernement britannique a été primordiale pour assurer le futur de Grangemouth, déclare INEOS. Sans cela, INEOS Olefins & Polymers UK aurait eu davantage de difficultés à récolter les fonds nécessaires au développement du site et à importer de l’éthane issu du schiste américain. Pour son projet inédit d’un montant de 2 milliards de livres sterling, INEOS a ainsi pu récolter des fonds via des obligations d’État, ce qui a permis de transporter de l’éthane sur plus de 4828 km jusqu’au Royaume-Uni et de sauver des milliers d’emplois en Écosse. En septembre, cette croyance et cette conviction en la capacité d’INEOS à relever le défi se sont concrétisées lorsque le site a accueilli les toutes premières cargaisons provenant de Pennsylvanie. Mais l’arrivée du navire INEOS Insight avec la précieuse cargaison à son bord a confronté l’Écosse à un dilemme. Le gouvernement écossais a versé 8 millions de livres sterling de fonds publics pour contribuer aux projets audacieux d’INEOS. En effet, en l’absence d’un gaz pour compenser le déclin des approvisionnements de la mer du Nord, le complexe pétrochimique déficitaire de Grangemouth aurait fermé. Mais le gouvernement a également instauré un moratoire sur la fracturation hydraulique dans l’attente des résultats d’une enquête sur la sécurité de cette technique. Ce moratoire, imposé par Nicola Sturgeon du Parti national écossais, empêche même INEOS, qui possède des licences d’exploration et de développement du gaz de schiste, de tester les sols écossais. Alors que 400 personnes se sont rassemblées pour accueillir la première cargaison de gaz de schiste américain, aucun représentant du gouvernement écossais n’était présent. La dirigeante du Parti conservateur écossais, Ruth Davidson, dont le collègue, le Secrétaire d’État pour l’Écosse David Mundell, a assisté à l’évènement, a déclaré que cela donnait une mauvaise image du Parti national écossais. « Les Écossais auront du mal à comprendre pourquoi Nicola Sturgeon semble se réjouir que du gaz de schiste d’outre-Atlantique soit utilisé en Écosse alors qu’elle trouve inacceptable de l’extraire ici », a-t-elle déclaré. « Ce n’est pas cohérent sur le plan environnemental et économique. » Elle a ajouté : « Ce développement permettra de sauver des milliers d’emplois en Écosse. Par notre présence, nous aurions montré que le gouvernement écossais reconnaissait l’importance économique du gaz de schiste et de l’extension de l’infrastructure de Grangemouth. » INEOS, qui s’est désormais lancée dans l’exploration du gaz de schiste en Angleterre, décrit l’absence du Parti national écossais comme une déception, mais préfère se concentrer sur les points positifs. « Cette expédition de gaz de schiste sauvegarde des milliers d’emplois industriels en Écosse », déclare Jim Ratcliffe, président et fondateur d’INEOS.

    2 minutes de lecture Numéro 11
  • VOTE DE CONFIANCE D’INEOS APRÈS LE BREXIT

    LA décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne cette année a créé une onde de choc dans le monde entier. Mais pour INEOS, l’une des plus grandes entreprises du secteur chimique et énergétique au monde, avec 67 sites industriels dans 16 pays, les affaires continuent. « Nous avons toujours dit que nous y arriverions, que nous fassions partie de l’UE ou non », déclare le président et fondateur d’INEOS, Jim Ratcliffe, qui est également l’un des plus brillants industriels britanniques. « En tant qu’entreprise, INEOS a soutenu le marché commun, sans pour autant approuver le concept d’États-Unis d’Europe. » Lorsque le résultat a été annoncé à l’aube du 24 juin, Jim a appelé le gouvernement britannique à se concentrer sur les mesures à prendre et à ne pas se laisser distraire par la grogne. « Le Brexit est une réalité et nous devons nous préparer à des négociations complexes et difficiles avec nos amis européens », déclare-t-il. « Nous devons écouter, rester irréprochables en tous points et garder nos bonnes manières. Mais il ne faut pas céder à la faiblesse ni claquer la porte à 3 heures du matin quand les choses se corsent et que c’est quitte ou double. » Selon lui, « la rigueur et la détermination » associées à la « politesse et au savoir-vivre » sont désormais nécessaires pour ceux qui négocient la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Il ne faut jamais oublier que nous avons énormément d’atouts », affirme-t-il. « Et de manière générale, les Britanniques sont appréciés et respectés dans le monde entier. » Selon Jim, l’Europe avait besoin d’accéder au marché britannique, qui est plus grand que le marché russe, autant que la Grande-Bretagne comptait sur le marché européen. « Mercedes ne va pas cesser de vendre des voitures au Royaume-Uni », affirme-t-il. « Et Londres est l’un des deux plus grands centres financiers et le restera. » En réalité, la Grande-Bretagne ne sait pas encore quel impact le Brexit aura sur son économie. « Le pari financier repose sur des efforts à court terme et un gain sur le long terme », explique Jim. « Ce qui est sûr, c’est que nous devons réfléchir encore plus à la manière de stimuler l’économie. »

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  • INEOS LANCE UN APPEL À JEREMY CORBYN ALORS QUE LE DIRIGEANT DU P ARTI TRAVAILLISTE S’ENGAGE À INTERDIRE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

    LA FRACTURATION HYDRAULIQUE pour le gaz de schiste en Grande-Bretagne sera interdite si le Parti travailliste remporte les prochaines élections générales au Royaume-Uni. Le leader travailliste Jeremy Corbyn a fait cette annonce lors de la conférence de son parti à Liverpool, en septembre. La nouvelle a été accueillie avec consternation par INEOS Shale, qui détient une licence d’exploration de plus de 400 000 hectares au Royaume-Uni pour le gaz de schiste. « Nous avons été profondément déçus et surpris de n’avoir même pas eu l’opportunité de discuter au préalable avec lui », avoue Gary Haywood, PDG d’INEOS Shale. Gary a alors écrit à M. Corbyn pour tenter de comprendre la logique de cette décision et a proposé de rencontrer des responsables politiques haut placés du Parti travailliste. Dans son discours lors de la conférence du parti, le parlementaire travailliste Barry Gardiner a déclaré que les énergies renouvelables étaient la clé du futur. « Il ne s’agit pas d’un débat gaz de schiste contre énergies renouvelables », explique Gary. « En l’état, cela ne nous dit pas comment le Royaume-Uni va chauffer ses foyers, fabriquer ses produits et allumer les lumières en l’absence de vent. » Dans sa lettre au leader de l’opposition, Gary explique que le gaz est la matière première de base nécessaire pour produire une multitude de produits chimiques utilisés dans la plupart des produits du quotidien. Selon lui, INEOS, qui emploie environ 4 000 personnes au Royaume-Uni, a considéré qu’il était mieux de se procurer l’énergie en Grande-Bretagne, où elle pouvait être réglementée, plutôt que de financer divers régimes instables et antilibéraux pour le faire à notre place. Pour citer Gary Smith, Secrétaire de GMB Scotland, « Nous allons devenir de plus en plus dépendants de régimes dirigés par des hommes de main, des tortionnaires et des bourreaux pour obtenir le gaz dont nous avons besoin. Ce n’est pas éthique et revient sans aucun doute à faire fi de nos responsabilités environnementales et morales. »

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  • PASSONS À L’ACTION

    LA fourniture et la sécurité de l’approvisionnement en énergie est une responsabilité essentielle de tout gouvernement. L’accès à l’électricité entre dans le cadre de la santé, de l’éducation, du droit et de l’ordre public, mais cette notion n’est pas toujours bien comprise par le public, qui exige une douche chaude sans nécessairement comprendre la logique économique sous-jacente. Mais l’énergie n’est pas seulement primordiale pour le grand public. Le secteur industriel a lui aussi besoin d’un approvisionnement constant pour permettre la production, qui est à la source de deux millions d’emplois. L’industrie doit rester compétitive. Suffisamment Compétitive (c’est-à-dire rentable) pour promouvoir l’investissement. Sinon, le secteur s’atrophiera et disparaîtra, comme ce fut le cas pour la majeure partie de l’industrie textile britannique autrefois florissante. Le même principe s’applique aux industries, qui ont besoin d’énergie à des tarifs compétitifs, notamment la chimie, la sidérurgie, l’automobile et bien d’autres. Si ces secteurs ne peuvent pas rester compétitifs, ils fermeront et les emplois disparaîtront, comme on l’a vu dans la sidérurgie au cours des 12 derniers mois. Pire, ces faits se vérifient déjà. Ces 20 dernières années, l’industrie s’est effondrée au Royaume-Uni.Alors qu’elle représentait environ 23 % du produit intérieur brut (PIB) dans les années 1990, une part comparable à celle de l’Allemagne, l’industrie britannique atteint aujourd’hui une part dérisoire de 9 % du PIB. Et le peu d’industrie qui nous reste au Royaume-Uni doit survivre avec l’énergie la plus coûteuse au monde. Les prix du gaz sont de 50 % supérieurs aux prix américains et l’électricité coûte le double de celle fournie aux États-Unis. L’Allemagne protège ses entreprises industrielles en les exonérant d’écotaxes. Les gouvernements britanniques successifs ont au contraire augmenté l’imposition. La situation actuelle est exacerbée par le fait que le Royaume-Uni n’a pas eu de politique énergétique cohérente pendant des décennies. Alors que l’on assiste à la fin des centrale thermique au charbon, qui sont simplement trop « polluantes » pour les normes environnementales modernes, les ressources en gaz de la mer du Nord arrivent à épuisement et notre parc de centrales nucléaires est vieillissant. Ces 20 dernières années, le gouvernement a semblé mettre la main au portefeuille en investissant dans des éoliennes, bien que le responsable du lobby des énergies renouvelables ait récemment admis que l’Angleterre n’était pas assez venteuse. Si l’on tient compte de la totalité des besoins énergétiques du pays, moins le carburant nécessaire au transport, on constate alors que le gaz et le nucléaire représentent 60 % de l’approvisionnement et sont donc prépondérants. La part du vent, qui varie énormément d’un jour à l’autre, s’élève à seulement 3 %. Si l’on suppose une disparition de l’utilisation du charbon dans les prochaines années, la pression sur le gaz et le nucléaire ne pourra que s’intensifier. Actuellement, nous sommes un pays totalement dépendant du gaz et du nucléaire. Il n’y a pas d’alternatives viables dans un futur proche. Mais, car il y a un « mais » et il est de taille, nous aurons bientôt épuisé le gaz de la mer du Nord et notre parc nucléaire prend de l’âge. La production de gaz de la mer du Nord a atteint des sommets dans les années 2000, et elle tourne désormais à moins de 50 % de son pic. Dans dix ans, elle tombera à moins de 20 %. Il nous faut donc choisir entre les importations russes, des importations coûteuses de GNL ou le développement de notre propre industrie de schiste, dans laquelle INEOS possède un intérêt direct. La production des schistes de Marcellus, que l’on trouve en Pennsylvanie, représente plus de deux fois la consommation totale de gaz du Royaume-Uni et le forage a commencé il y a à peine six ans. Non seulement les quantités de gaz de schiste sont énormes, mais il est également très bon marché, et il a réduit le prix du gaz de 75 % aux États-Unis. Et il semblerait justement que le Royaume-Uni possède d’importantes ressources de schiste. Le débat du nucléaire est plus complexe. C’est assez incroyable, mais il existe plus de 400 centrales nucléaires dans le monde et plusieurs technologies cohabitent. La technologie conçue par la société française Areva va faire son entrée à Hinkley Point, bien qu’aucun réacteur de ce type ne soit encore fonctionnel. Deux centrales sont actuellement en construction en Europe, la première en Finlande a neuf ans de retard et la seconde, en France, sept ans de retard. Les deux dépassent trois fois le budget prévu. Sans oublier deux centrales qui sont en construction en Chine, qui accusent également plusieurs années de retard. Voilà un constat peu encourageant. D’autres solutions existent, dont une technologie construite par Westinghouse et Toshiba, qui a satisfait les autorités américaines, pourtant connues pour leur intransigeance. Sur un total de huit centrales en construction, quatre se trouvent aux États-Unis. À nouveau, elles ont plusieurs années de retard, mais pas autant que leurs homologues françaises. Il existe également un type de réacteur conçu selon une technologie classique par GE et Hitachi, qui compte quatre exemplaires construits à ce jour. À l’heure actuelle, le Royaume-Uni possède huit centrales nucléaires actives qui sont toutes vieillissantes. Nous devons clairement investir dans une nouvelle capacité nucléaire, et bien que de nombreuses solutions existent en matière de réacteurs, une seule chose est claire : en l’absence d’alternatives fiables pour combler la pénurie, nous ne pouvons pas y arriver sans le nucléaire. Plutôt que l’accord financier actuellement en place avec EDF et ses homologues chinois, le gouvernement devrait envisager de payer le prix et de l’intégrer aux comptes du Royaume-Uni, parce qu’une fois le capital dépensé, les coûts de production variables de l’électricité sont très bas et peuvent permettre de fournir à l’industrie une énergie extrêmement compétitive pour de nombreuses années. Pour le futur proche, le Royaume-Uni dépend du gaz et du nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétiques essentiels, à savoir le grand public et l’industrie/commerce. Notre politique énergétique des dix prochaines années devrait donner la priorité à l’exploitation sécurisée du gaz de schiste et à la création d’un nouveau nucléaire « testé et approuvé ». La situation n’est pas aussi compliquée qu’il y paraît.

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  • COLOGNE : UNE VILLE REDEVABLE

    LE futur du site pétrochimique de BP situé à Cologne semblait incertain. BP avait perdu tout intérêt pour les produits chimiques industriels et envisageait une transformation ou une vente de la société afin de se concentrer sur son activité principale plus rentable de production de pétrole et de gaz. Mais là où BP ne voyait aucun avenir pour les produits chimiques, INEOS pressentait d’immenses opportunités pour INNOVENE. Et en quelques mois, elle a donc racheté la filiale d’oléfines et dérivés, et de raffinerie du géant pétrolier en signant un contrat d’une valeur de 9 milliards de dollars qui comprenait le site de Cologne. Le personnel n’a pas eu le temps de s’inquiéter. En quelques semaines, INEOS, une entité quasiment inconnue de la plupart des salariés, avait déjà initié des changements positifs dans la gestion de la société. L’entreprise a immédiatement été réorientée vers les forces fondamentales du site : la sécurité, l’excellence industrielle et la clientèle. « Je me rappelle avoir ressenti un soulagement parce que l’approche d’INEOS était réellement différente de celle de BP », déclare le Dr Axel Goehrt, ancien responsable des services du site d’exploitation, qui est désormais directeur général de la production et des questions techniques. « Le personnel a très vite constaté les différences. » De nouvelles structures de gestion ont été mises en place et le personnel a été chargé de réduire les dépenses superflues. On leur a demandé d’agir comme s’ils étaient propriétaires. De dépenser l’argent comme si c’était le leur. « INEOS a été associée à une idée d’honnêteté », affirme le Dr Patrick Giefers, ancien responsable juridique et RH de BP, qui est maintenant le Directeur général commercial et le Responsable des travaux. « Aucune politique n’était en place et les débuts se sont faits en douceur, en discutant de toutes les questions avec INEOS Capital. Cela a grandement aidé, car nous avons pu dissiper toutes les inquiétudes très rapidement. » Alors que les entreprises chimiques traditionnelles étaient plutôt conservatrices et affichaient des frais généraux exorbitants, INEOS a apporté la fraîcheur d’une jeune entreprise avec une équipe de direction resserrée et passionnée. Pour certains, il a fallu plus de temps pour se faire à l’idée que BP avait vendu la société à une entreprise qui se trouvait à présent, littéralement, endettée auprès des banques à hauteur de 9 milliards de dollars. « Les Allemands sont prudents et peu habitués à l’endettement », explique Patrick. « Pour certains, les débuts ont été compliqués ». Ils se sont laissé convaincre qu’INEOS était la société la plus à même de reprendre l’activité lorsqu’elle a commencé à investir dans le site. Dans les six mois, INEOS annonçait son projet de dépenser environ 40 millions d’euros pour accroître la capacité du craqueur à Cologne, ce qui permettrait au site de produire environ 100 000 tonnes supplémentaires d’éthylène chaque année. L’éthylène supplémentaire serait utilisé pour produire du polyéthylène ou approvisionner d’autres sites d’INEOS via le réseau de gazoducs ARG. Au cours des 10 dernières années, cet investissement (l’idée que le personnel possède le dynamisme et le savoir-faire pour concrétiser les projets) s’est poursuivi. Depuis qu’INEOS a acheté le site il y a 10 ans, elle a investi un peu moins de 700 millions d’euros dans l’usine et la production a augmenté. L’année où BP a vendu la société, elle a dépensé quasiment 144 millions d’euros uniquement pour le site. La sécurité des procédures est à présent à sa place, au sommet de la liste des priorités du site. Depuis 2006, la fréquence des accidents selon les critères de l’OSHA s’est constamment améliorée. Jusqu’à présent, 2013 a été la meilleure année du site en termes de sécurité, avec une fréquence qui est tombée à 0,13. Basé en Belgique et au Royaume-Uni à l’époque, son service client a déménagé en Allemagne, ce qui a permis au personnel d’être en contact direct avec les techniciens et les collègues des usines de production. INEOS a toujours dépensé son argent intelligemment : dans de nouvelles usines, dans le désengorgement de l’infrastructure et la mise en oeuvre de changements qui profitent au final aux consommateurs. « Nous ne voyageons pas en classe affaires, mais INEOS prend soin de nous de bien d’autres manières », déclare Axel. En 2013, l’entreprise a doublé la taille de son usine d’isoamylènes et conforté sa position en tant que producteur d’envergure mondiale d’une matière première susceptible d’être utilisée dans une vaste gamme de marchés spécialisés dont les parfums, les produits agrochimiques, les peroxydes, les antioxydants polymères et les résines d’hydrocarbures. « Voilà la preuve des normes opérationnelles et techniques élevées qui sont en place sur le site », déclarait à l’époque Karel Brabant, directeur des opérations chez INEOS Oligomers. Le succès du site de Cologne repose peut-être sur la gestion de patrimoine à l’allemande et la gestion de société à la britannique. « La qualité est primordiale pour nous », affirme Axel. « Nous visons la qualité des actifs à long terme. C’est ainsi que nous récoltons le fruit du travail de nos grands-pères. En outre, la relation avec les syndicats et le comité d’entreprise est très constructive. En 40 ans, nous n’avons pas connu une seule grève. » Pour la suite, INEOS prévoit d’investir davantage dans le site pour permettre de développer son portefeuille de produits en dégageant davantage de marge. Rien que cette année, environ 100 millions d’euros seront injectés dans l’expansion de l’usine et l’amélioration de l’infrastructure. « INEOS n’investirait pas si elle n’anticipait pas un rendement de cet investissement », confie affirme Patrick. « Le personnel sait donc ce qu’il a à faire. INEOS investit énormément pour nous. C’est maintenant à nous de répondre aux attentes ».

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  • AVONS-NOUS BESOIN DE L’INDUSTRIE ?

    Une chose est sûre : les pays qui perdent leur base industrielle risquent aussi de perdre leur capacité à innover. Face à un contexte économique qui voit l’érosion et la délocalisation des industries traditionnelles sur fond de concurrence mondiale, le modèle allemand (ou certains de ses aspects) mérite d’être examiné attentivement. Avant tout, il faut se pencher sur les politiques et les programmes d’autres pays et en tirer des enseignements, comme nous l’avons fait par le passé. Charles Wessner, directeur de programme auprès du Conseil des sciences, de la technologie et de la politique économique du National Research Council.   Les emplois industriels constituent la base de notre économie. L’industrie crée les biens qui apportent le revenu à la base de l’économie des services. On ne peut pas se contenter de se couper les cheveux et de se vendre des hamburgers mutuellement. Le revenu à débourser pour ces coupes de cheveux et ces hamburgers doit venir de quelque part. Campagne pour l’avenir de l’Amérique   La santé de l’économie dépend essentiellement de la santé du secteur industriel. Au cours des derniers siècles, l’industrie a constitué la clé de la prospérité. Les nations les plus puissantes du monde sont celles qui contrôlent la majeure partie de la production mondiale de technologie industrielle. Mais avoir des usines et produire davantage de biens n’est pas suffisant. Il faut savoir fabriquer les machines qui fabriquent elles-mêmes les biens. Sans une reprise solide de l’industrie américaine, nous pouvons dire adieu à notre statut de grande puissance économique. Jon Rynn, auteur de Manufacturing Prospérité industrielle verte : le pouvoir de reconstruire la classe moyenne américaine   À l’échelle mondiale, l’industrie est primordiale. Même si elle a historiquement été associée aux dégâts environnementaux, elle a à présent le pouvoir d’alléger certains problèmes environnementaux de notre monde. Par exemple, de nombreux biens peuvent être fabriqués actuellement à l’aide de processus qui ne génèrent aucune pollution et qui peuvent également être recyclés une fois jetés. Le pouvoir de l’industrie de stimuler une nouvelle réflexion présente des avantages nombreux à plus grande échelle. De nombreuses innovations qui ont transformé nos vies proviennent en fait de l’industrie. Sans puce électronique, ordinateur et serveur, Internet, Facebook ou Google n’auraient pas vu le jour. L’industrie est capitale pour la prospérité future de la Grande-Bretagne, mais elle est trop souvent mise à l’index. Peter Marsh, fondateur de Made Here Now   Pendant de nombreuses décennies, les économistes ont affirmé que l’industrie jouait un rôle mineur dans l’économie moderne. Ils avaient tort. Au cours des dix dernières années, les économistes ont été de plus en plus nombreux à confirmer que l’industrie était essentielle à l’innovation, et étroitement liée à la santé économique et à la sécurité nationale d’un pays. L’industrie est le moteur de l’innovation aux États-Unis. Elle transforme la recherche de laboratoire en nouveaux produits et procédés de production qui génèrent des profits et nous offre un monde meilleur. Elle crée des secteurs nouveaux et essentiels, de l’ordinateur et du réseau sans fil à la biotechnologie et à l’énergie solaire. Pendant que les ingénieurs et les fabricants conçoivent de nouvelles technologies, ils créent des possibilités d’aller plus loin et d’innover dans de nouveaux domaines. Ces innovations confèrent aux fabricants la performance ou l’avantage concurrentiel dont ils ont besoin sur un marché international saturé. Professeur Thomas Kurfess, ancien directeur adjoint pour la fabrication avancée à la Maison-Blanche   Non seulement l’industrie crée de la valeur dans les produits et services, mais elle crée des emplois bien rémunérés. Les infrastructures de production ont également un impact énorme sur la création d’emplois chez les fournisseurs et le secteur des services qui les soutiennent. Si vous traversez une usine moderne aujourd’hui, vous constaterez immédiatement que l’industrie ne se limite pas à assembler des pièces : elle a souvent recours à des procédés sophistiqués accompagnés par une forte dose d’automatisation informatique. Il s’agit davantage de connaissance que de travail manuel. Et surtout, dans de nouveaux domaines tels que les matériaux de pointe et les sociétés biopharmaceutiques, l’industrie est étroitement liée à la R&D et à la conception dans les premières phases de production. Ainsi, le fait de pouvoir fabriquer des produits encourage la capacité à innover sur le long terme. Si vous abandonnez le travail manuel, vous agirez sur votre capacité à développer la connaissance. Willy Shih, Robert et Jane Cizik, professeur de pratique de gestion, Harvard Business School

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  • LE SECRET ALLEMAND

    L’ALLEMAGNE a longtemps été décrite comme la locomotive industrielle de l’Europe. L’année dernière, les entreprises allemandes ont exporté des biens pour une valeur record de 1 196 milliards d’euros, soit une augmentation de 6,4 % depuis 2014, et l’emploi a atteint un sommet de 43 millions. En décembre, Robert E. Scott, économiste et directeur principal de recherche en matière de politique commerciale et industrielle à l’Economic Policy Institute, affirme qu’alors que d’autres pays industrialisés se sont effondrés sous l’effet de la concurrence asiatique, l’Allemagne a augmenté ses exportations vers la Chine et le reste de l’Asie, tout en payant les salaires industriels les plus élevés au monde. « Si les salaires élevés nuisaient à la compétitivité de l’industrie, nous pourrions penser que l’Allemagne s’en sortirait moins bien que les États-Unis, mais ce n’est pas le cas », a-t-il écrit dans un article pour l’Economic Policy Institute. Selon les derniers chiffres de la Banque mondiale, l’industrie représente 23 % de l’économie allemande, alors que ce pourcentage s’élève à 12 % pour les États-Unis, 11 % pour la France et 9,4 % pour le Royaume-Uni. Continuez de creuser et vous constaterez que le miracle économique allemand ne doit rien à la chance ni à un concours de circonstances. Il provient de leur éthique de travail, d’un gouvernement qui voit l’industrie comme une source positive d’emplois et d’une croissance économique saine et durable, sans oublier la capacité et les compétences permettant de produire des biens de qualité optimale. « Les entreprises allemandes sont rarement les producteurs les moins chers, mais la qualité et la performance supérieures de leurs produits leur permettent d’imposer des prix plus élevés tout en encourageant les exportations », écrit Charles W. Wessner, directeur de programme auprès du Conseil des sciences, de la technologie et de la politique économique du National Research Council, dans un article pour Mechanical Engineering. Le journaliste britannique Justin Rowlatt, le correspondant de la BBC pour l’Asie du Sud, a passé plusieurs mois en Allemagne avec sa femme Bee et deux de leurs quatre enfants, en tentant de découvrir le secret du succès allemand. Les nombreuses conversations avec ses contacts en Allemagne se sont révélées très instructives. « Une jeune femme allemande avait travaillé dans un bureau au Royaume-Uni et avait été horrifiée de constater à quel point les gens travaillaient peu », explique-t-il. « Lorsque les Allemands se parlent, ils parlent de travail. Au Royaume-Uni, elle affirme que les gens étaient tous sur Facebook, envoyaient des SMS et des courriels à leurs amis et passaient des appels téléphoniques personnels ». Justin a travaillé pour Faber-Castell, l’un des plus grands et des plus anciens fabricants mondiaux de crayons. À l’heure actuelle, cette société est toujours dirigée par un descendant direct du fondateur. Ce qu’elle fait, elle le fait avec brio. « Ce qui semble faire le succès des Allemands, c’est leur capacité à se concentrer sur un petit segment d’une activité, mais à l’exploiter à l’échelle mondiale », affirme-t-il. Cela se vérifie complètement pour Faber-Castell. La société a été fondée il y a 255 ans par un menuisier qui produisait au départ des crayons pendant son temps libre. Aujourd’hui, la société compte 14 usines, emploie environ 7000 personnes et vend ses produits dans plus de 100 pays. « C’est une société« Mittelstand » typique », avait précisé le Comte Anton Wolfgang Faber-Castell. Les Allemands utilisent le mot Mittelstand pour parler des millions d’entreprises de taille moyenne qui emploient un cinquième de la main-d’oeuvre allemande et se concentrent sur des produits de niche qui imposent leurs prix élevés dans le monde entier. Ces sociétés familiales remontent souvent à plusieurs générations et forment l’épine dorsale de l’économie allemande. Elles ne fournissent pas seulement les entreprises multinationales allemandes : un grand nombre de ces sociétés sont également exportatrices à part entière. Tom Peters, auteur américain sur les pratiques de gestion des entreprises, affirme que les entreprises Mittelstand sont incroyablement focalisées. « Les jeunes Allemand(e)s suivent un système d’apprentissage et sont éduqués dans l’idée de l’excellence », déclare-t-il. Mais ce n’est pas l’unique raison de leur succès. La société Fraunhofer, un réseau de 67 instituts de recherche soutenus par le gouvernement et qui compte plus de 23 000 salariés, joue également un rôle. « Fraunhofer soutient un écosystème de promotion de l’innovation industrielle qui a permis à l’Allemagne de garder son statut de géant des exportations », explique au Wall Street Journal Sujai Shivakumar, spécialiste de la politique d’innovation aux Académies nationales de Washington. La société Fraunhofer fournit des recherches de qualité, à des tarifs abordables et dans des délais courts que les plus petits producteurs auraient autrement du mal à s’offrir. Ces entreprises s’appuient sur la recherche pour améliorer continuellement leurs procédés et produits, ce qui leur permet d’avoir toujours un temps d’avance sur la concurrence. « En bref, Fraunhofer aide les producteurs pendant la traversée du désert, qui survient souvent à une étape du développement de la production où le rendement potentiel de l’investissement est élevé, mais où une forte incertitude les empêche d’investir dans la R&D à grande échelle », déclare Michael Teiwes, responsable RP chez Fraunhofer. Au cours des 10 dernières années, le Professeur Bernd Venohr, consultant en gestion allemand, a travaillé avec de nombreuses entreprises familiales allemandes d’envergure mondiale et de taille moyenne. « On les appelait parfois les « championnes cachées », mais elles apparaissent désormais au grand jour au sein d’une économie mondiale de plus en plus transparente », affirme-t-il. Il déclare qu’elles excellent, car elles ont compris et sont convaincues qu’une croissance et des progrès sains sont le fruit d’une véritable innovation, que c’est la valeur ajoutée, et non le prix, qui compte pour les clients et que les salariés doivent être traités avec respect et non comme des ressources « facilement remplaçables ». « Ces principes de gestion clés constituent une vérité universelle pour n’importe quelle société », explique-t-il. « Mais bien qu’ils soient simples à comprendre, ils ne sont pas toujours faciles à mettre en oeuvre. » Selon lui, son étude récente révèle qu’environ 1650 PME allemandes sont des chefs de file, donc dans le top trois, sur les marchés mondiaux de leur secteur. Selon la Manufacturers Alliance for Productivity and Innovation basée aux États-Unis, le reste du monde pourrait tirer de précieux enseignements de l’exemple allemand. « La qualité et l’envergure de leur formation professionnelle qui prépare les jeunes à des emplois industriels qualifiés sont vraiment admirables », explique Kris Bledowski, directeur des études économiques. « Leur société reconnaît l’ingénierie et les sciences exactes en tant qu’objectifs ambitieux dans l’éducation ». Il ne pense pas que l’Allemagne sera profondément affectée par le ralentissement économique de la Chine. « L’année dernière, les exportations vers la Chine ont atteint 97 milliards de dollars, soit 7,2 % de la totalité des exportations allemandes », affirme Kris. « L’investissement de l’Allemagne en Chine est négligeable par rapport à tous les autres pays de l’Europe ou presque. L’impact sera donc relativement minime dans l’ensemble. » Et cela ne surprend pas Justin. « Ils ne tiennent pas leur succès pour acquis et c’est la raison pour laquelle ce pays reste parfaitement concentré sur le long terme », affirme-t-il, « Leur travail acharné, leur efficacité et leur organisation résultent d’un sens profond de la communauté et de la responsabilité réciproque. » Et ils sont résolument tournés vers le futur. L’Allemagne a lancé Industrie 4, plus connue comme « la quatrième révolution industrielle », avec le soutien du gouvernement allemand. « Nous souhaitons que l’Allemagne reste une économie compétitive à l’échelle mondiale qui offre des salaires élevés et nous croyons que la stratégie Industrie 4.0 nous permettra d’y parvenir », déclare le Professeur Henning Kagermann de l’Académie nationale des sciences et de l’ingénierie. Kris estime qu’Industrie 4, qui vise à créer l’usine du futur, a en partie émergé de la crainte de la révolution numérique américaine qui a commencé à se répandre au sein de l’industrie. « Il est juste de dire que l’initiative allemande et le concept américain de l’Internet industriel sont des cousins transatlantiques, bien que séparés par la langue, les traditions et la culture d’entreprise », affirme-t-il. « Mais Industrie 4.0 est un programme strictement allemand. Il n’y a aucune dimension européenne, internationale ou mondiale dans cette politique. C’est l’argent des contribuables allemands qui est dépensé pour aider les entreprises nationales à rivaliser sur le marché international. » Il estime que le projet américain, bien que basé aux États-Unis, est ouvert à toute personne possédant un intérêt dans le futur de l’Internet industriel. « C’est un projet de portée mondiale », déclare-t-il.   VCI : PAS DE PLACE POUR LA SUFFISANCE L’industrie chimique allemande est peut-être jalousée par l’Europe, mais elle ne doit pas tomber dans la suffisance pour autant. Dans une déclaration à la presse au début de l’année 2016, Marijn Dekkers, président de la VCI, l’association commerciale de l’industrie chimique allemande, a déclaré qu’après un bon début d’année, la production s’était maintenant stabilisée, les ventes avaient plongé et des emplois avaient été perdus. « Voilà une nouvelle peu réjouissante qui ne présage rien de bon pour l’avenir », déclare-t-il. Selon lui, l’Allemagne est confrontée à plusieurs défis, dont le ralentissement des marchés mondiaux, le coût des matières premières et de l’énergie et la décision inédite de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne. « Il est trop tôt pour évaluer l’impact de cette décision », affirme-t-il. « Mais la décision du Royaume-Uni aura probablement des effets négatifs. » Certains évènements récents ont aidé l’économie allemande, notamment la dévaluation de l’euro et la chute des prix du pétrole. Mais ceux-ci sont maintenant en train de se dissiper, selon lui. À première vue, l’Allemagne semble pourtant tirer son épingle du jeu par rapport au reste du monde. « Nous avons été les champions mondiaux des exportations pendant plus d’une décennie, l’excédent du commerce extérieur pour le secteur chimique n’a cessé de croître et nous sommes de loin la plus grande région d’implantation de l’industrie chimique en Europe », déclare-t-il. « Nous sommes encore en position de force. Mais notons l’accent sur le « encore ». À long terme, on doute de plus en plus de la capacité de l’Allemagne à défendre sa position en tant que région d’implantation de l’industrie chimique ». Selon lui, l’Allemagne devait s’assurer qu’elle n’avait pas perdu en compétitivité, mais le risque existait bel et bien en raison de l’expansion des usines de production en Amérique et au Moyen-Orient, des coûts croissants de l’énergie en Europe, des réglementations excessives de l’UE, de la perte d’entreprises dans la chaîne de production, du manque d’investissement en Allemagne et des incitations trop rares en matière de recherche et de développement. « À elle-seule, l’industrie allemande ne peut pas faire de l’Allemagne une championne mondiale de l’innovation », déclare-t-il. « Nous avons besoin du soutien de la sphère politique. Nous devons nous unir dans le travail ». Dans un récent rapport de la VCI intitulé L’industrie chimique allemande en 2030, rédigé par Prognos AG, l’association affirme que les décisions politiques prises aujourd’hui affecteront les développements et les investissements futurs. Selon ce rapport, il faut encourager un environnement exempt de bureaucratie et un climat qui incite à l’innovation. « Pour continuer à investir, un horizon de planification stable est nécessaire, en particulier en matière de législation énergétique », explique le Dr Stephan Müller, Responsable chez INEOS Cologne.

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  • DOUG ET SON BUREAU EN PLEIN AIR

    AUCUN de ces endroits ne ressemble au paradis. Le Pôle Sud est l’endroit le plus froid, le plus sec, le plus reculé, le plus venteux de la Terre. C’est un désert sans vie, glacé, avec des rafales de vent pouvant aller jusqu’à 140 km/heure et entouré des mers les plus agitées du globe. Le Pôle Nord est une banquise en perpétuel mouvement et monstrueusement froide. Pourtant, Doug Stoup, un explorateur des temps modernes, passe la plus grande partie de sa vie sur l’un des deux pôles. C’est son bureau à lui. « Je préfère le froid parce qu’on peut toujours ajouter des couches de vêtements », confie-t-il. Le mois dernier, après avoir emmené le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, et ses deux fils, Georges et Sam, à la découverte des deux pôles, Doug a mis en suspens la préparation de sa prochaine expédition afin de discuter avec l’équipe d’INEOS, alors réunie au sein du nouveau siège londonien de Hans Crescent, des risques que l’on prend dans sa vie de tous les jours, mais aussi dans sa vie professionnelle. « L’organisation et la préparation sont les maîtres mots pour réussir une expédition », affirme-t-il. « Je minimise le risque. Je peux très bien accepter le risque, mais je peux aussi tourner les talons et m’enfuir, ce que j’ai déjà fait plusieurs fois. Cela ne me pose aucun problème puisque je n’ai aucune intention de mourir. Ou bien je peux transférer le risque et me dire « George, à toi l’honneur ». » Malgré les rires de la salle, Doug continue son explication. « Je ne me contente pas de m’asseoir et de regarder le ciel », explique-t-il. « J’observe chacun de ses mouvements et en tire une forme d’enseignement. » Selon Doug, être le meilleur dans les affaires va de pair avec la prise de risque, la confiance, le travail d’équipe, la recherche de nouveaux défis et la volonté de faire les choses différemment. Et c’est une démarche qu’il a constatée à plusieurs reprises chez INEOS. « Dans bon nombre de ses activités, INEOS repousse les limites et prend des risques mesurés », déclare-t-il. « Et c’est pour cela que l’entreprise se place parmi les meilleures et les plus innovantes au monde. J’essaie de m’entourer d’une super équipe, et c’est également ce que fait INEOS. » L’histoire d’amour entre Doug et le Pôle Sud commence en 1999, alors qu’il était un jeune trentenaire. « Petit, je n’aurais jamais pensé mettre un pied là-bas », avoue-t-il. « Je rêvais de gravir et de faire du ski sur la plus haute montagne de l’Antarctique. Mais ce n’était qu’un rêve. » Et pourtant, inspiré par des explorateurs tels qu’Ernest Shackleton, le Capitaine Scott et Sir Douglas Mawson, il comprit que c’était possible s’il en avait vraiment envie. « J’ai réalisé que l’on pouvait faire tout ce que l’on voulait, à partir du moment où l’on s’investissait pleinement dans ce rêve », confie-t-il. En 1999, en sortant de l’avion et en posant le pied sur la glace, il fut bouleversé. « Mon regard s’est posé sur ce vaste néant », raconte-t-il. « Je suis tombé amoureux de cet endroit et j’étais vraiment impatient d’y retourner. » C’est également son premier voyage au Pôle Sud qui lui permit de découvrir qu’il pouvait aider les autres. Depuis, il guide les gens jusqu’au bout de la Terre, pour le plaisir, mais aussi pour l’intérêt de la découverte scientifique. La plupart de ses compagnons sont des PDG. « Ils comprennent les risques puisqu’ils dirigent leur propre monde et prennent des décisions tous les jours. Mais l’expérience qu’ils ont dans le monde des affaires n’a pas sa place en Antarctique », explique-t-il. « L’argent non plus. » Ce qui compte, c’est qu’ils aient envie d’écouter, d’apprendre rapidement, et de se préparer à ce qui les attend ; aussi bien mentalement que physiquement. « La seule chose à laquelle ils ne peuvent pas s’attendre, c’est le froid », dit-il. « Et ils ne pourront s’en rendre vraiment compte qu’à leur arrivée. On peut transpirer au point de sentir ses lunettes geler sur son nez. » Pour préparer ses aventures épiques, Doug prend souvent du poids, puisqu’il sait qu’il va brûler 10 000 calories par jour en traversant la glace qui, une semaine plus tôt, était encore de l’eau. « On peut brûler 2 000 calories rien qu’en se tenant debout », dit-il. Il croit dur comme fer à la résistance du corps humain. « C’est le mental qui doit conquérir », affirme-t-il. « Avec l’entraînement, on doit pouvoir pousser son corps jusqu’à sa limite. C’est une barrière mentale. Il faut puiser dans cette force mentale si on veut garder une longueur d’avance. » On demande souvent à Doug s’il serait prêt à mener une expédition jusqu’au sommet du mont Everest, la plus haute montagne du monde qui culmine à 8850 mètres. Mais il n’est pas sûr que ce soit fait pour lui. « Je ne sais pas si je serais capable de le faire, car beaucoup de personnes n’ont pas leur place là-haut », explique-t-il. « Il faut savoir à quel moment s’arrêter et prendre la décision qui s’impose pour sa sécurité. Il ne s’agit pas d’atteindre le sommet à tout prix. » À ses yeux, tous les leaders de ce monde ont beaucoup de qualités en commun. Pour lui, l’empathie, cette faculté à saisir la personnalité et la façon de penser de l’autre est très importante. « Les fortes personnalités savent s’adapter à leur environnement et à leur entourage », dit-il. « Pour être un excellent leader, il faut comprendre tout ce qu’il se passe autour de soi et tenir compte des remarques des autres. » Outre le froid, la glace flottante, les vents, faut il avoir peur autre chose au pôle sud? Oui, répond-il, des ours polaires. « Ils sont capables de sentir un phoque à une dizaine de kilomètres, alors je suppose qu’ils peuvent sentir mon odeur quand je n’ai pas pris de douche depuis un mois et demi », explique-t-il. Malgré une préparation méticuleuse, les choses ne se passent pas toujours bien. « Même si je connais les pôles mieux que quiconque sur cette planète, il m’arrive encore de faire des erreurs », avoue-t-il « Une fois, mes lunettes ont gelé sur ma tête et j’ai été atteint de cécité des neiges. Une autre fois, je me suis cassé une dent et j’ai dû la retirer avec une pince. » Se voit-il prendre sa retraite ? Non, dit-il. Pas encore. Ce père de trois garçons a encore beaucoup trop de choses à voir et à faire. « Peut-être qu’un jour, l’un d’entre eux prendra ma place », dit-il.     MES HÉROS LES hommes qui restent une source d’inspiration pour Doug Stoup ont tous les trois vécu au début du siècle. L’un est mort tandis que les deux autres ont survécu, contre vents et marées. « Ils sont toujours mes mentors », dit-il. « Ils étaient de vrais hommes qui savaient souffrir. » En 1912, au cours d’une expédition, Sir Douglas Mawson rejoignit seul son bateau après avoir parcouru difficilement plus de 265 km, suite au décès de ses compagnons, l’un étant tombé dans une crevasse et l’autre étant mort d’une intoxication alimentaire. Le Capitaine Scott et les deux compagnons qui lui restaient furent pris dans une tempête et moururent gelés dans leur tente, à environ 240 km de leur camp de base, après avoir atteint le Pôle Sud en janvier 1912. Trois ans plus tard, Sir Ernest Shackleton est revenu raconter l’histoire de son bateau l’Endurance, qui se retrouva piégé par les glaces et finit par sombrer. L’équipage avait déjà débarqué pour rejoindre la glace flottante. L’année suivante, Shackleton et cinq membres de l’équipage partirent chercher du secours. À bord d’une petite embarcation, ils passèrent 16 jours sur l’océan et parcoururent 1 300 km jusqu’à la Géorgie du Sud, puis marchèrent à travers l’île pour rejoindre une station baleinière. Les derniers hommes de l’Endurance furent secourus plus tard. Aucun membre de l’équipage ne trouva la mort. « Ce sont de véritables héros », assure Doug « Moi, une fois que l’on a atteint le Pôle Sud, j’appelle quelqu’un pour que l’on vienne nous chercher. »

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  • UNE LEÇON POUR CHACUN D’ENTRE NOUS

    LE monde est en train de réaliser que la science pourrait bien nous sauver. Face à des ressources naturelles en baisse et une population en hausse, il faut se mettre d’accord sur le chemin à emprunter pour le 21e siècle, puisque la science d’aujourd’hui est souvent la technologie de demain. Réussir à convaincre la jeune génération d’envisager une carrière scientifique est en revanche plus difficile. Et cela fait des années que la sonnette d’alarme a commencé à retentir. En 2008, la Commission européenne nous mettait déjà en garde : trop peu de jeunes étudiants choisissaient la voie de la science, de la technologie, de l’ingénierie ou encore des mathématiques après l’âge de 16 ans. Si rien n’était fait, on pouvait alors craindre une pénurie de scientifiques, d’ingénieurs et de techniciens hautement qualifiés. Un changement radical dans la façon d’enseigner les sciences à l’école fut alors préconisé. On chercha à jeter aux oubliettes la méthode consistant à énumérer des faits (qui était tenue pour principale responsable du manque d’intérêt pour les sciences) pour se concentrer sur une méthode poussant les élèves à poser des questions et ainsi améliorer leur compréhension. Cinq ans plus tard, en 2013, plus de 100 représentants de 58 pays évoquaient encore ce problème lors d’une conférence mondiale réunissant les académies des sciences. Pourtant, l’Allemagne semble s’être penchée sur ce problème depuis 2006. En 2006, Petra Skiebe-Corrette, professeure à l’Université libre de Berlin, a fondé TuWaS!, après avoir constaté les résultats bénéfiques d’une telle méthode de travail en Suède. Aujourd’hui, 144 écoles de Berlin, où la campagne a commencé, ont adopté le programme. Le Dr Anne-Gret Iturriaga Abarzua, directrice de la communication chez INEOS Cologne, fut parmi les premiers à défendre cette idée lorsque la Chambre de commerce instaura TuWaS! à Cologne en 2008. Le programme TuWaS! encourage les élèves des écoles primaires et secondaires à poser des questions plutôt qu’à recevoir des réponses toutes faites. Grâce à l’engouement d’Anne-Gret face à l’objectif à atteindre (et le soutien financier d’INEOS), les écoles se sont rapidement impliquées. « Maintenant, nous constatons vraiment l’impact de TuWaS! », déclare Anne-Gret, invitée par le professeur Skiebe à l’occasion de l’anniversaire de TuWaS!, qui a fêté ses 10 ans le mois dernier à l’Académie des sciences de Brandebourd. « Nous avons même créé une unité de logistique et de stockage dédiée à TuWaS! à Cologne. » En Allemagne, l’enseignement des sciences basé sur l’investigation fait désormais partie du cursus de nombreuses écoles, et le programme TuWaS! pour les enfants de 6 à 12 ans est aujourd’hui officiellement adopté par quatre des seize états fédéraux de l’Allemagne. Les professeurs participent à un séminaire d’une journée, qui se concentre dans un premier temps sur l’enseignement des sciences naturelles et des expériences techniques. Les professeurs rejoignent ensuite leur classe, parés pour une année scolaire riche en découvertes et confiants en leur méthode d’apprentissage. En tant que principal employeur dans le secteur industriel à Cologne, INEOS demeure fortement impliquée. « En tant qu’entreprise du secteur chimique de renommée internationale, nous savons à quel point il est important d’enseigner les sciences et la technologie dès le plus jeune âge, c’est-à-dire dès six ans », affirme Anne-Gret. « En notre qualité d’entreprise, d’industrie, mais aussi en tant que pays industriel développé, ces partenariats nous aident à attirer les jeunes (en particulier les filles) qui sont curieux, enthousiastes et déterminés à créer un monde meilleur à travers la science. » INEOS Cologne est le principal financeur de l’Allemagne rhénane et parraine près de la moitié des 70 écoles ayant adopté le programme TuWaS!. Les employés d’INEOS font figure d’ambassadeurs et ont jusqu’à présent touché plus de 6000 enfants. « Malgré son implication incontestable, INEOS ne veut pas tout porter sur ses épaules », explique Anne-Gret. « Nous souhaitons que d’autres entreprises endossent cette responsabilité à nos côtés. » Mais l’influence de TuWaS! ne s’arrête pas là. Anne-Gret est impatiente de présenter le programme TuWaS! à d’autres pays germanophones tels que l’Autriche et la Suisse. En parallèle, INEOS envisage la possibilité d’instaurer un programme similaire dans les écoles britanniques. INEOS sponsorise actuellement les Olympiades de la chimie de la Royal Society of Chemistry dans le but d’encourager des milliers de jeunes à travers le Royaume-Uni à épouser une carrière scientifique. La Royal Society et la Confederation of British Industry (CBI), qui ont collaboré à la création d’un guide destiné aux entreprises et aux enseignants au mois de mai, apprécieraient sans doute d’être aidées dans leur démarche afin de créer une relation bénéfique. Elles soutiennent que les entreprises devraient travailler plus étroitement avec les écoles. Selon le Professeur Tom McLeish, Président du Comité d’éducation de la Royal Society, « pour la plupart des jeunes qui choisissent la voie des STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), la décision a été stimulée par un professeur. Par conséquent, une collaboration avec les professeurs est la meilleure façon de préserver la future main d’oeuvre STIM du Royaume-Uni. » Selon Neil Carberry, directeur de la CBI chargé de l’emploi et de la formation, de nombreuses entreprises ont déjà étroitement collaboré avec des écoles de leur communauté. Toutefois, il est toujours possible de faire plus pour donner aux élèves l’envie de s’intéresser à ces matières fondamentales. « De nombreuses industries comptent sur la disponibilité de jeunes talents scientifiques (universitaires comme techniciens), mais le manque de qualifications auquel nous faisons face pourrait bien empêcher notre économie d’avancer », déclare-t-il. Quoi qu’il advienne au Royaume-Uni, INEOS continuera à soutenir le programme TuWaS! en Allemagne. « Nous nous attachons à bâtir des liens, voilà notre secret », affirme Anne-Gret. « Nous voulons attirer ce qu’il y a de mieux, susciter un intérêt pour le monde de l’industrie tout en renforçant notre visibilité. »

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  • FAÇONNER L’AVENIR

    LE DÉVELOPPEMENT DURABLE est au coeur du modèle économique d’INEOS. Mais par-dessus tout, il stimule l’innovation. « L’industrie chimique n’est pas toujours perçue comme faisant partie de la solution aux défis d’aujourd’hui, pourtant notre secteur peut avoir une influence considérable sur le fonctionnement du monde actuel, sur sa progression future et sur la façon d’accomplir cela de manière durable », déclare Greet Van Eetvelde, responsable de la politique énergie et innovation d’INEOS. L’augmentation de la population exerce une pression croissante pour une utilisation plus efficace des ressources. Des entreprises telles qu’INEOS doivent être (et sont) à l’avant-garde de la création d’une société qui satisfasse la génération actuelle sans compromettre les besoins de demain. Pour INEOS, le développement durable ne consiste pas seulement à protéger sa licence d’exploitation dans des villes du monde entier. L’entreprise considère qu’adopter un mode d’exploitation responsable et fiable est la seule méthode pour se développer. « Pour nous, il s’agit d’une décision d’entreprise », déclare Kevin McQuade, PDG d’INEOS Styrolution. « C’est notre moteur de croissance. » Son entreprise a récemment publié son premier rapport quantitatif GRI G4 sur le développement durable, qui est conforme aux normes de la Global Reporting Initiative (GRI), la référence reconnue dans ce domaine en matière de rapport. « Le développement durable a pris de plus en plus d’importance à travers le monde », déclare Petra Inghelbrecht, responsable du développement durable chez INEOS Styrolution. « Rechercher de nouveaux produits et de nouvelles méthodes de travail qui surmontent les défis techniques liés au développement durable nous permet de garder une longueur d’avance. » INEOS Styrolution est un leader du marché du styrène ; son activité contribue à façonner ce qui se passe dans le monde. « Les produits à base de styrène sont présents tout autour de nous », indique Kevin. « Nous dépendons d’eux pour améliorer notre vie quotidienne ; ainsi quand nous nous tournons vers l’avenir, nous voyons de nouvelles occasions intéressantes de travailler aux côtés de nos clients pour développer ensemble des solutions durables. » Les produits à base de styrène sont durables, légers, résistants à l’eau, recyclables et ont une longue durée de vie. On en trouve dans les réfrigérateurs, les machines à laver, les télévisions, les voitures, les bâtiments, les jouets, le matériel sportif, les emballages et les produits de soins. Par conséquent, les opportunités d’avoir un impact sur la société et de faire la différence sont immenses. L’entreprise INEOS est reconnue comme une référence qui s’associe à des partenaires commerciaux pour former des groupements industriels. En travaillant avec des tiers locaux, elle partage souvent des ressources et des équipements et crée ainsi une symbiose industrielle. « On touche au coeur même de la durabilité d’entreprise », déclare Greet. Comme beaucoup de sociétés d’INEOS, INEOS Styrolution travaille déjà main dans la main avec de nombreux scientifiques, partenaires et centres de recherche de pointe pour développer de nouvelles solutions innovantes. L’Université de Bayreuth est l’un de ces partenaires en Allemagne. Le professeur Hans-Werner Schmidt, qui travaille dans le département de chimie macromoléculaire de l’université, explique que l’approche d’INEOS Styrolution diffère de celle de la plupart des grandes entreprises. « Cela va plus loin que le mécénat d’entreprise traditionnel pour un doyen d’université ou un doctorat », ajoute-t-il. « Son approche des concepts et partenariats en matière de R&D est vraiment nouvelle. Notre partenariat avec INEOS Styrolution en atteste. » Norbert Niessner, directeur de la R&D et de la propriété intellectuelle, explique que ces efforts collaboratifs et ces partenariats sont essentiels. « Nous considérons nos partenariats comme un moyen d’accroître constamment notre capacité d’innovation, aussi bien en volume qu’en valeur, en particulier en ce qui concerne la création de solutions à base de styrène qui contribuent à un avenir durable », dit-il. Toutefois, tous ces développements sont réalisés en veillant à la sécurité de tous, à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise. « Des produits chimiques, comme le styrène, impliquent des risques s’ils ne sont pas manipulés correctement. Par conséquent, la sécurité est au coeur de notre activité », déclare Kevin. INEOS Styrolution est également fière du travail qu’elle réalise pour réduire son impact sur l’environnement. Dans son rapport, elle met en avant sa décision d’installer un circuit d’eau de refroidissement fermé dans son usine de production de polystyrène nord-américaine située à Decatur dans l’Alabama. Le circuit, qui rend possible l’utilisation de la même eau en continu, sert à refroidir les fibres dans le bain de refroidissement, ce qui réduit la consommation d’eau du site de plus de moitié. INEOS Styrolution défend également sa décision d’installer quatre nouveaux échangeurs de chaleur dans son usine de monomères de styrène à Texas City, ce qui a permis d’économiser une quantité d’énergie équivalente à la consommation de 138 500 cuiseurs. « L’investissement a entraîné une réduction des émissions de CO2 de 55 tonnes par jour », indique Tim Brown, responsable technologique chargé de la production du styrène. À l’heure actuelle, des leaders de l’industrie dans plus de 100 pays s’appuient sur les produits à base de styrène d’INEOS Styrolution. « Ils travaillent avec nous, car nous nous efforçons toujours de leur offrir la meilleure solution », déclare Kevin. « Nous les aidons à être plus novateurs et efficaces que leurs concurrents pour produire à moindre coût. »

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  • L’HOMME ET LA MACHINE EN PARFAITE HARMONIE

    LE Tour de France est considéré comme l’une des courses cyclistes les plus exigeantes et ambitieuses du monde. Même si la détermination des coureurs à gagner le Tour de France ne semble pas avoir changé depuis 113 ans, la technologie a, quant à elle, bien évolué. Né en Italie, Maurice Garin remporte la première course sur un vélo tricolore bleu, blanc et rouge, et empoche la somme de 20 000 francs. Pourtant, la victoire semble quelque peu amère. « J’ai souffert sur la route », a-t-il déclaré, après avoir franchi la ligne d’arrivée le 19 juillet, 18 jours après être parti d’un café de Montgeron, en périphérie de Paris. « J’ai eu faim, j’ai eu soif et j’ai eu sommeil. J’ai pleuré entre Lyon et Marseille. » 113 ans plus tard, le favori de la plus grande course du monde est Chris Froome de l’équipe Sky. Il a grandi au Kenya, où il vendait des avocats sur son vélo pour se faire de l’argent de poche. Il était déterminé à gagner et c’est ce qu’il a fait, avec une impressionnante facilité, lorsqu’il est arrivé triomphant dans les rues de Paris le dimanche 24 juillet, en arborant le célèbre maillot jaune. Il est ainsi devenu le premier Britannique à remporter le Tour de France à trois reprises. Pourtant, lors de la 19eétape du Tour, Froome et ses supporters se sont faits une petite frayeur. À 10 km de l’arrivée, il a glissé en descente, il est tombé et a dû emprunter le vélo de son coéquipier Geraint Thomas pour finir la course. « Bien entendu, j’y ai laissé un peu de peau et je me suis un peu cogné le genou au sol », a-t-il dit après la course. « Je suis juste heureux d’avoir eu ces quatre minutes d’avance. Ça m’a laissé une marge de manoeuvre. » Froome a décroché la victoire sur un DOGMA F8, une machine révolutionnaire conçue par Pinarello pour littéralement fendre l’air. « Quand on appuie sur les pédales, la puissance traverse littéralement le vélo », a-t-il expliqué après l’avoir testé pour la première fois à Nice en France. « Il ne se plie pas. Il ne bouge pas. Quelle que soit la puissance exercée sur les pédales, elle est transmise à la route. » Ce qui rend ce vélo incroyablement léger si solide, c’est le choix de Pinarello d’utiliser le nouveau Dream Carbon T11001K de Toray combiné à la technologie Nanoalloy. Pour les novices, il s’agit de la fibre de carbone utilisée par Boeing pour sa flotte avant-gardiste de 787. « Avec ce matériau, nous avons pu augmenter la rigidité de 12 % tout en réduisant le poids du cadre de 120 grammes pour atteindre 860 grammes », explique un porte-parole de Pinarello. Toray, le leader mondial de la production de fibres de carbone, a annoncé que Pinarello est la seule marque de vélo à utiliser ce produit. « Lors de la conception du DOGMA F8, l’un de nos objectifs était de hausser une nouvelle fois la barre », déclare le PDG Fausto Pinarello. « Nous voulions porter les améliorations réalisées sur le dernier vélo de Chris Froome à un niveau supérieur. » Le DOGMA 65.1 était l’un des vélos les plus titrés de la planète et une référence universellement reconnue dans le monde des vélos de route haut de gamme. Tout cela a changé lorsque Froome est devenu le premier homme à décrocher deux titres consécutifs depuis Miguel Indurain en1991. Il pense que l’homme et la machine n’ont jamais été aussi compatibles. « Peu importe le nombre d’essais en soufflerie que nous faisons, l’essai ultime est réalisé par le coureur », déclare le porte-parole. « C’est lui qui vivra, luttera et transpirera sur le vélo. » INEOS, qui fournit à Toray l’acrylonitrile, l’ingrédient principal de la fabrication des fibres de carbone, a également suivi la course avec grand intérêt.

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  • LUTTER POUR SURVIVRE

    L’UN des piliers de l’économie européenne, et l’une des meilleures chances pour la société d’aller vers une économie à faible émission de carbone, menace de s’effondrer. INEOS craint que les décideurs européens demandent l’impossible ; or ils n’obtiendront rien sans écouter l’industrie. « En tant qu’industrie énergivore, travailler au sein de l’Europe devient vraiment pesant », affirme Greet Van Eetvelde, responsable des initiatives de technologie propre chez INEOS. « L’industrie pétrochimique a aidé l’Europe à devenir l’une des régions les plus industrialisées et riches du monde. C’est une « bulle de prospérité. » Pourtant, d’un simple trait de plume, la Commission européenne est en train de signer son propre arrêt de mort. » Le problème est le suivant. Les industries énergivores subissent déjà des pressions intenses en Europe suite à la flambée des coûts de l’énergie, par rapport à l’Amérique, au Moyen-Orient et à la Chine. Les initiatives pénibles de l’UE pour réduire les émissions constituent de plus en plus un autre sujet de préoccupation. Cumulées, elles menacent l’existence même de l’industrie chimique en Europe, et sont en contradiction avec l’objectif de l’UE visant à porter la part de l’industrie dans le PIB à 20 % d’ici 2020. « L’Europe risque actuellement de perdre sa solide base manufacturière, elle est donc loin d’atteindre son objectif de 20 % du PIB », déclare le Dr Peter Botschek, directeur du programme énergie et climat du CEFIC. « Le cadre juridique de l’UE doit favoriser, et non pénaliser, une croissance rapide de l’industrie. » Parmi les dernières réformes qui préoccupent l’industrie chimique européenne, on trouve le plan phare de l’UE pour la réduction des émissions de carbone des grandes entreprises, le système d’échange de quotas d’émission. Le Cefic est l’organisation qui représente 29 000 petites, moyennes et grandes entreprises chimiques en Europe. D’après le Cefic, l’industrie chimique améliore depuis longtemps la gestion efficace de son énergie et de ses ressources, permettant ainsi de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 54 % depuis 1990 malgré une hausse de production de 70 %. Or, cela a été rendu possible par les investissements et l’innovation. « Ce type d’innovation est essentiel et sera indispensable pour garantir la poursuite des améliorations et le développement de technologies révolutionnaires, afin de créer une industrie chimique européenne à faible intensité de carbone et économe en énergie », explique le président du Cefic, Kurt Bock. « Une industrie chimique prospère est un élément essentiel pour relever le défi du changement climatique et un moteur clé pour atteindre les objectifs de l’UE en matière d’emploi, de croissance économique et d’investissement. » Certaines critiques formulées à l’encontre des nouvelles réformes proposées par l’UE indiquent que ces dernières sont imparfaites et viendraient à terme pénaliser les entreprises à haut rendement énergétique. « Cela n’a pas de sens », affirme le Dr Peter Botschek. « Les entreprises qui respectent déjà les normes les plus strictes ne peuvent pas faire plus. Pourtant, d’ici 2025, même les entreprises à haut rendement devront acheter des quotas pour leur propre croissance. Les meilleurs ne seront pas récompensés, mais seront au contraire accablés par des coûts carbone injustifiés. » Il ajoute que ces coûts carbone plus élevés réduiront forcément les marges et freineront l’aptitude de l’industrie à offrir un rendement de l’investissements suffisant à long terme. Ce phénomène s’observe déjà. Malgré une hausse mondiale de la demande en produits chimiques, la Chine occupe maintenant la plus haute place du classement des ventes de produits chimiques au niveau mondial, une place autrefois occupée par l’Europe. « Il faut admettre que les investissements dans des installations de production sont réalisés pour le long terme », explique Peter Botschek. « Face à la promesse d’une hausse importante de leurs coûts énergétiques à long terme, les industries énergivores réfléchiront à deux fois avant de prendre ce genre de décisions. » Selon lui, le meilleur moyen pour l’UE d’encourager les investissements dans des technologies à faible émission de carbone serait de créer un environnement plus compétitif pour l’industrie, pour qu’elle ait de l’argent à investir. « Les industries énergivores ne peuvent pas reporter leurs coûts carbone sur les consommateurs sans risquer de perdre des parts de marché au profit de leurs concurrents hors UE », dit-il. Il affirme également que si l’UE continue à agir unilatéralement, les pays hors UE deviendront des zones d’investissement plus attrayantes, des emplois seront perdus et la croissance sera étouffée en Europe. Par ailleurs, de telles actions mèneront à des émissions plus élevées dans des entreprises qui ont un moins bon rendement énergétique que celles de l’UE. L’industrie chimique n’est pas la seule à s’inquiéter de ce qui se profile à l’horizon. Les sidérurgistes européens appellent aussi la Commission à veiller à ce que ses propositions de changement du système d’échange de quotas d’émission après 2020 n’engendrent pas des coûts injustes auxquels leurs concurrents mondiaux ne seront pas soumis. Selon une étude récente, les réformes proposées pourraient coûter près de 34 milliards d’euros à la seule industrie de l’acier. INEOS fait un travail de représentation auprès de toutes les personnes intéressées pour tenter de réunir un soutien contre les réformes proposées, qui, d’après elle, coûteront plus de 1 milliard d’euros aux entreprises européennes. Entreprise énergivore ne rime pas avec gaspillage énergétique. « L’industrie a déjà un très haut rendement énergétique et changer la législation européenne ne changera pas les lois de la physique », dit Greet. « Une réduction supplémentaire de nos émissions et de notre consommation énergétique ne sera possible qu’en délocalisant la production, ce qui ne réduit en aucun cas les émissions à l’échelle mondiale. Malheureusement, la Commission européenne semble être de plus en plus déconnectée de la réalité industrielle. » INEOS souhaite travailler avec les décideurs politiques au cours de la procédure législative ordinaire, afin d’améliorer les propositions de la Commission en matière de fuite de carbone. Le CEFIC est également très actif aux côtés de l’Alliance of Energy Intensive Industries, qui réunit plus de 30 000 entreprises européennes et représente quatre millions d’emplois, pour créer un système EQE plus juste et plus performant permettant aux entreprises avec le meilleur rendement énergétique de se développer en Europe. « La demande mondiale en produits chimiques devrait doubler d’ici 2030, une grande part de cette croissance étant concentrée en Asie », indique Kurt. « Par conséquent, la question à adresser aux décideurs est la suivante : « Quel rôle peuvent jouer les législateurs de l’UE afin que les produits chimiques continuent d’être fabriqués au sein de l’UE ? »     QUE NOUS RÉSERVE L’AVENIR ? L’industrie chimique européenne est l’une des rares industries à être encore un vrai leader mondial. Elle emploie 1,16 million de personnes, exporte pour 140 milliards d’euros de marchandises et, plus largement, sert de fondation au secteur manufacturier. Pourtant, elle est en train de perdre du terrain, car elle pratique des tarifs plus élevés que ceux des marchés internationaux. Les chiffres montrent que la part de marché de l’industrie chimique est passée de 32 % en 1993 à 17 % en 2014 quand elle est devenue pour la première fois un importateur net de produits pétrochimiques, suite à la chute des exportations et à l’augmentation des importations venant l’Asie. « Ce qui est plus inquiétant pour l’avenir, c’est qu’on observe une stagnation des investissements en Europe ces dix dernières années, alors qu’ils ont décuplé en Chine et presque quadruplé aux États-Unis en raison de l’explosion des ventes de gaz de schiste », explique Greet Van Eetvelde, responsable des initiatives de technologie propre pour INEOS. Le CEFIC affirme quant à lui que l’Europe doit rester compétitive si les décideurs politiques souhaitent qu’elle reste innovante. D’après lui, aucun leadership politique sur les changements climatiques en Europe ne devrait exister au point de sacrifier une industrie, face à un pays ayant des réglementations moins strictes. Cela déboucherait en fait sur une hausse des émissions mondiales de carbone et une disparition des financements plus qu’indispensables pour l’innovation. « Une désindustrialisation européenne n’est pas et ne devrait jamais être considérée comme une option viable sur le chemin de la décarbonisation », déclare un porte-parole.

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  • PRENDRE SOIN DE NOS COMMUNAUTÉS

    PLUS INEOS se développe, plus sa responsabilité envers ceux qui vivent et travaillent à proximité de ses sites de production augmente aussi. D’après INEOS, sa licence d’exploitation d’usines pétrochimiques complexes et à risque repose sur la façon dont elle est perçue par la communauté. « Nous ne travaillons pas en vase clos », déclare Kevin McQuade, PDG d’INEOS Styrolution. « Notre responsabilité ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise. Nous voulons avoir de bonnes relations de voisinage, être estimés et maintenir une relation de confiance avec les gens. » Chacun des sites d’INEOS met en oeuvre une approche coordonnée pour créer et renforcer les relations avec ceux qui vivent, travaillent et jouent à proximité. Des forums communautaires organisés régulièrement sur certains des sites, comme ceux de Cologne en Allemagne et de Grangemouth au Royaume-Uni, donnent au public l’occasion de prendre connaissance des futurs projets d’INEOS, de poser des questions et d’exprimer leurs préoccupations. « Nous essayons de nous expliquer dans un langage clair et non technique. Comme nous avons établi une bonne relation durable au fil des années, les gens se sentent rassurés. Ils n’apprécient peut-être pas toujours ce que nous avons à leur dire, mais il est important que nous expliquions le contexte », explique David East, responsable de la communication sur le site d’INEOS à Grangemouth. Le Dr Anne-Gret Iturriaga Abarzua, directrice de la communication chez INEOS Cologne, affirme que les réunions organisées régulièrement à l’usine de Cologne avec les représentants du Forum communautaire Cologne- Worringen sont toujours constructives, ouvertes et franches. « C’est l’occasion de fournir des mises à jour sur nos activités et de présenter de futurs projets », dit-elle. « Mais surtout, ces réunions permettent aux habitants de poser des questions. » En plus des forums réguliers, les sites de Grangemouth et de Cologne organisent des réunions ponctuelles si des questions particulières doivent être abordées, et Cologne invite les habitants à visiter le site en bus tous les mois pour qu’ils observent eux-mêmes le fonctionnement d’INEOS. Il est important, aussi bien pour les communautés locales que pour INEOS, de parler des activités et des plans de l’entreprise. « Nous prenons notre rôle au sein de la société très au sérieux », déclare Christine Schönfelder, vice-présidente de la communication d’entreprise, des relations avec les investisseurs, du lobbying et de la gestion du changement chez INEOS Styrolution. « Nous voulons être considérés comme un membre fiable de la communauté au sein de laquelle nous sommes implantés. » INEOS Upstream, la nouvelle entreprise d’INEOS, discute actuellement avec des communautés en Angleterre à propos de ses plans d’exploration de certaines régions du R-U à la recherche de gaz de schiste. « C’est une question très controversée et sensible », explique Tom Pickering, INEOS Shale, « Mais nous voulons montrer à la communauté que nous comprenons leurs inquiétudes, que cela nous intéresse et que nous resterons à l’écoute. » Être un membre fiable de la communauté a une grande importance pour INEOS. C’est pour cette raison que vous verrez souvent des employés d’INEOS aider des associations caritatives, participer à des manifestations sportives ou aider et éduquer des jeunes. De nombreux sites d’INEOS travaillent aussi en collaboration avec des écoles et des lycées pour susciter un véritable intérêt pour la science, la technologie et l’ingénierie, et, de cette façon, inspirer peut-être la prochaine génération de scientifiques et d’ingénieurs. « En tant qu’entreprise prospère, nous voulons aider la société en retour », dit Christine Schönfelder. « La façon dont nous faisons des affaires est aussi importante que les affaires que nous faisons. Le respect des critères d’intégrité et d’éthique est inhérent à notre politique d’entreprise. » Les sociétés et sites d’INEOS ont adopté les médias sociaux, ce qui a créé de nouveaux moyens de communication avec une communauté plus vaste. Par le biais d’Internet, Facebook, Twitter et LinkedIn, INEOS peut informer les communautés locales et surtout recevoir des commentaires. « En raison de son instantanéité, un média social est une excellente façon de répondre à certains événements, pour lesquels la rapidité est primordiale », explique Anne-Gret. « Dans ces circonstances, ils nous permettent de gagner la confiance de la population et de nous établir comme la seule source d’informations fiables. » Le Groupe de liaison de la communauté de Grangemouth, qui comprend des conseillers et des officiers de police locaux, ainsi que le principal de l’école locale, avait l’habitude de se rencontrer quatre fois par an, mais ils ont décidé d’eux-mêmes de réduire à deux fois par an. « Pour nous, c’est toujours une opportunité merveilleuse de parler en face à face avec des représentants de la communauté locale, de leur faire part de nos projets, d’être ouverts et honnêtes quant à nos performances et d’entendre leurs commentaires et opinions », dit David. « Le fait que certains membres fassent partie du groupe depuis très longtemps et qu’ils soient pour beaucoup d’anciens employés, nous aide également. Tout est basé sur la création et le maintien des relations. » Toutefois, il ne s’agit pas seulement de communication. La campagne d’INEOS, GO Run For Fun, qui connaît un succès mondial et vise à encourager la génération de demain à rester dynamique, et son travail dans les écoles primaires et secondaires de l’Allemagne par le biais du programme TuWas! sont tout aussi importants. « Toutes ses initiatives contribueront certainement à établir notre réputation en tant qu’entreprise fiable, durable et honnête, et ce, pour de nombreuses années », conclut Anne-Gret.

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  • L’EMPLOI IDÉAL

    LE SECTEUR INDUSTRIEL est de plus en plus complexe. Les employés hautement qualifiés sont par conséquent très demandés. Alors que ce problème, qui touche le monde entier, est bien connu, les plans d’action et les solutions le sont moins. En avril dernier, Michael Collins, président de MPC Consulting, confiait au magazine Industry Week qu’il était temps de passer à l’action. « Nous avons fait suffisamment le constat d’une « pénurie de main-d’oeuvre qualifiée », déclare-t-il « Nous savons quelles compétences et formations sont nécessaires. Il est temps que les entreprises arrêtent de vouloir gagner du temps et s’engagent dans la voie de la formation à long terme, qu’il faut voir comme un investissement et non comme une dépense. » En tant qu’entreprise qui, pour assurer sa survie, doit savoir s’entourer d’employés extrêmement qualifiés, rigoureux et motivés, INEOS s’est toujours montrée favorable à la formation et au développement, et sait bien qu’il ne faut pas compter sur des mesures gouvernementales pour résoudre une crise qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Car cette crise prend bel et bien de l’ampleur. En Amérique, la menace liée à un manque d’employés qualifiés pourrait bien couper court à sa renaissance industrielle. « D’ici une dizaine d’années, près de 3,5 millions d’emplois industriels devraient être à pourvoir », affirme un porte-parole du Manufacturing Institute basé aux États-Unis. « Mais deux millions de ces emplois pourraient bien rester vacants à cause d’un manque de qualifications. » D’après un sondage réalisé l’année dernière par la Foundation of Fabricators & Manufacturers Association, 52 % des adolescents américains ne s’intéresseraient pas du tout au secteur industriel, qu’ils considèrent comme « sale et dangereux, et où peu de réflexion ou de qualifications sont nécessaires ». Le Royaume-Uni ne fait guère mieux. En octobre, le Manufacturing Institute britannique annonçait que les professeurs devaient comprendre que le monde de l’industrie offrait de bonnes opportunités de carrière. Selon la Directrice générale, le Dr Julie Madigan, « Nous sommes en plein milieu d’une guerre de talents, et il est inquiétant de constater que cette guerre commence à freiner les activités industrielles. Pour garder la tête hors de l’eau, le secteur industriel du Royaume-Uni aura besoin de centaines de milliers de recrues dans les 10 années à venir. » Au mois de mars, le groupe EEF a lui aussi mis ce problème en avant, en annonçant que les industriels britanniques avaient de grosses difficultés à embaucher des employés qualifiés et à suivre la cadence des technologies mondiales. Mais tout n’est pas si sombre. Certaines entreprises, à l’instar d’INEOS, se défendent plutôt bien. Et finissent par vaincre. Chez INEOS Cologne en Allemagne, O&P aux États-Unis et Grangemouth en Écosse, les programmes d’apprentissage qui ont été mis en place avec succès obtiennent des résultats concrets. Le pays à avoir affiché de véritables progrès est sans doute l’Allemagne. « Ceux qui décrochent un emploi chez nous disent avoir l’impression d’avoir gagné au loto », confie le Dr Anne-Gret Iturriaga Abarzua, directrice de la communication chez INEOS Cologne. « Nous prenons soin de nos employés et nous n’avons pas de problème pour recruter. Nous n’avons pas besoin de faire énormément de publicité et nous faisons confiance à l’avenir. Mais cela ne veut pas dire que nous nous contentons de ce que nous avons. » D’après Andreas Hain, responsable du programme d’apprentissage sur le site allemand, près de 1800 jeunes postulent chaque année pour environ 60 offres d’emploi. On leur demande à tous de répondre à un questionnaire en ligne. Presque 500 d’entre eux sont convoqués à un entretien d’au moins une heure chacun. « C’est beaucoup de temps et d’efforts », confie Anne-Gret. « Mais, comme il s’agit d’un investissement important, nous ne devons pas nous tromper, car s’ils commencent à travailler pour nous, ils restent. Beaucoup de nos employés sont chez nous depuis 45 ans. » Une fois que les 60 apprentis (qui ont tous eu à montrer leur motivation, leur enthousiasme, leur ouverture d’esprit et leur intérêt pour leur communauté) ont été sélectionnés, ils sont tous traités comme des membres à part entière de la famille INEOS. « Nous prenons soin d’eux dès qu’ils passent le seuil de la porte », affirme Anne-Gret. Les apprentis apprennent le métier et suivent en même temps les cours sur notre site. Tous les professeurs sont d’anciens employés. « Cela signifie que nous pouvons les former comme nous le souhaitons et les intégrer à notre entreprise », explique Anne-Gret. « Nous voulons qu’ils comprennent la culture de l’entreprise. » Trouver des gens qui comprennent la culture et la philosophie d’une entreprise, qui les appliquent, est fondamental pour toute organisation qui souhaite se développer et prospérer dans le monde compétitif d’aujourd’hui. En 2008, INEOS, le Forth Valley College et la Heriot Watt University en Écosse ont uni leurs forces pour lancer un nouveau programme d’apprentissage moderne en cinq ans : « les Ingénieurs du Futur ». Ce programme, encouragé par la réussite du site d’INEOS Cologne, proposait d’associer une formation universitaire complète avec une expérience professionnelle adaptée. « Le concept, qui consiste à bénéficier d’une expérience professionnelle en parallèle aux études universitaires, n’avait en soi rien de nouveau. C’est le raisonnement derrière cette démarche qui l’était », affirme Robin Westacott, directeur du programme « les Ingénieurs du Futur ». L’apprentissage a vu naître de jeunes diplômés prêts à affronter le monde du travail, formés aux méthodes de fonctionnement et aux procédures du site, et conscients des règles de sécurité. « Nous voulons qu’ils comprennent la culture d’INEOS. Ainsi, le jour où ils rejoindront le site pour leur formation professionnelle, ils auront déjà bien intégré cette culture », indique Kenny MacInnes, directeur adjoint du pôle Ingénierie au Forth Valley College. Jennifer Prentice, Duncan Paterson et Mark Skilton font partie des premiers diplômés de ce programme sur mesure. Aujourd’hui, ils ont tous les trois un emploi à plein-temps chez INEOS. « La performance de ces diplômés est la preuve que l’objectif de ce programme a été pleinement atteint », affirme Gordon Milne, directeur des opérations chez INEOS Grangemouth. « Ils ont mis la barre très haut. » La campagne de recrutement pour la formation d’INEOS Olefins & Polymer USA porte elle aussi ses fruits. Son succès est tel qu’elle a permis à l’entreprise de créer un véritable « vivier de talents » pour l’avenir. « Nous avons réussi à attirer et à former des employés exceptionnels qui ont contribué et contribueront à la réussite de notre entreprise aujourd’hui et demain », explique le directeur des ressources humaines, Sam Scheiner.

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  • UNE PARTICIPATION INTERNATIONALE

    La modeste campagne d’INEOS, dont le but est de pousser les enfants à garder la forme en participant à des courses à pied pour s’amuser, a déjà franchi une nouvelle étape. Cet été, un nombre de pays jamais atteint a accueilli les événements du « GO Run For Fun », les derniers en date étant l’Italie et la Norvège. « Cet événement a vraiment pris une tournure internationale », affirme Ursula Heath, responsable de communication pour le Groupe INEOS, et membre actif de la campagne. Jusqu’à maintenant, plus de 220 événements ont été organisés en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas, en Amérique, en Belgique, en France et au Royaume-Uni, grâce au don de 1,5 million de livres mis de côté par INEOS au moment du lancement de la campagne, il y a trois ans. À l’époque, le fondateur et président d’INEOS, Jim Ratcliffe, se fixait l’objectif de 100 000 enfants participants. « Cela fait des mois que nous avons atteint cet objectif », assure Ursula. « Mais les objectifs que nous nous fixons sont de plus en plus nombreux, et nous ne comptons pas nous arrêter là. Au contraire, nos ambitions sont de plus en plus grandes. » Bien que le don initial d’INEOS arrive à épuisement, avec un nombre grandissant d’enfants qui sortent courir pour leur santé et leur bien-être, l’équipe du « GO Run For Fun » montre déjà un franc enthousiasme pour les projets futurs. « Nous continuons à organiser ces courses divertissantes, dynamiques et désormais très populaires. Cependant, nous souhaitons travailler en collaboration plus étroite avec les écoles afin de leur donner les moyens et la motivation d’enseigner aux enfants comment vivre en restant actifs et en bonne santé tout au long de l’année », confie Ursula. Notre équipe INEOS est désormais dirigée par John Mayock, un ancien athlète olympique, qui a déjà mis sur pied des programmes sportifs pour des écoles du pays. « La campagne GO Run For Fun s’est renforcée au fil du temps », dit-il. « Nous comptons aujourd’hui plus de pays, plus d’enfants, un nombre incalculable d’événements, sans oublier le soutien de plus de 150 ambassadeurs sportifs de renommée internationale. » Alors que de nombreux sponsors soutiennent déjà la campagne, des négociations visant à aider son financement se poursuivent avec des partenaires potentiels. Par ailleurs, INEOS continuera à apporter son soutien à l’ancienne directrice d’école écossaise Elaine Wyllie pour son programme novateur en plein essor « the Daily Mile », en travaillant plus étroitement avec les écoles participantes. Selon Urusla, « les deux campagnes ne partagent pas uniquement un objectif commun, elles se complètent. » Grâce au « Daily Mile », les enfants prennent l’habitude de courir en participant chaque jour, dans leur école, à une course d’environ 1,5 km. « GO Run For Fun » fait quant à lui figure de grand événement, celui qui pousse les enfants à donner tout ce qu’ils ont. Pour John, « GO Run For Fun, c’est comme un cirque qui arrive en ville. C’est un événement qui laisse aux enfants un souvenir impérissable. » Les deux événements défendent la même vision et la même philosophie. « Nous encourageons les enfants à courir en s’amusant, quelles que soient leur vitesse, leur endurance ou leur expérience », explique Ursula. « C’est pourquoi ces deux campagnes auront une influence positive sur la santé et le niveau d’activité de la génération future. » Grâce à l’ambition de Jim Ratcliffe, renforcée par le succès de la campagne, la prochaine ère du « GO Run For Fun » promet d’être un sacré événement à ne pas rater.   CHAMPION ! ZAK N’EN REVIENT PAS D’AVOIR EU AUTANT DE CHANCE Les jours se suivent et se ressemblent, mais on peut dire que le 14 juillet est à marquer d’une pierre blanche dans la vie de Zak Schuster, un petit garçon de neuf ans. Le petit écolier suisse s’est arrêté au stade olympique de Londres avec ses parents pour découvrir l’endroit où les athlètes Mo Farah et Usain Bolt avaient remporté leur médaille d’or à l’occasion des Jeux olympiques de 2012. Mais à la place, il est tombé sur le « GO Run For Fun » qu’INEOS avait organisé dans ce lieu mythique pour la toute première fois, dans le but d’encourager les enfants britanniques à se mettre à la course, juste pour s’amuser. La maman de Zak, Janet, a alors demandé si son fils pouvait participer. « En temps normal, nous n’acceptons pas les inscriptions de dernière minute, mais nous ne pouvions pas refuser Zac », a déclaré Ursula Heath. On a attribué à Zak un numéro, on lui a donné un T-shirt rose, le symbole de l’association caritative, puis il s’est mis sur la ligne de départ pour la course de 2 km avec les 4000 autres enfants. « Il était tellement enthousiaste », a expliqué Janet. Au coup de feu du départ, le jeune coureur, champion dans son pays du Groupement suisse des écoles internationales, a pris la tête du peloton et a fini par franchir le ruban de la ligne d’arrivée en premier. « C’est un moment qu’il n’oubliera jamais », a confié Janet. Un peu plus tard, le jeune garçon, qui voue une passion à la course à pied depuis l’âge de cinq ans, a rencontré l’ancien coureur olympique Colin Jackson ainsi que les athlètes Richard Kilty et Emilie Diamond. D’après la maman de Zak, Janet, professeure d’EPS au sein d’une école internationale en Suisse, son fils n’en revenait pas d’avoir eu autant de chance. « Il n’arrête pas d’en parler », a-t-elle dit « En réalité, nous en parlons tous. L’événement a été tellement exaltant. Et faire la connaissance de vrais héros sportifs a été la cerise sur le gâteau. Ils ont été si adorables. Ils ont pris le temps de discuter avec lui, de prendre des photos avec lui, et de signer des autographes sur son T-shirt. » Les autographes sur son T-shirt vont finir par disparaître avec le temps, mais les souvenirs eux resteront gravés dans notre mémoire. Selon Janet, « cet événement va avoir une grande influence sur sa façon de courir. » Plus de 160 000 enfants à travers le monde ont aujourd’hui participé à l’un des événements « GO Run For Fun » d’INEOS.

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  • EN QUOI INEOS EST UN BON INVESTISSEMENT

    Ces 17 dernières années, les investisseurs ont fini par aimer INEOS au fil du développement de l’entreprise. C’est, en soi, compréhensible. Alors qu’en 1998, l’entreprise connaissait des débuts modestes avec 400 employés et un rendement de 200 millions de livres sterling, elle emploie désormais 17 000 personnes sur 67 sites dans 17 pays, et affiche des ventes mondiales de quelques 40 milliards de dollars. « Pour nos investisseurs, nous sommes devenus un investissement incontournable », affirme Peter Clarkson, responsable des relations avec les investisseurs chez INEOS. « Si les obligations d’INEOS sont présentes dans le portefeuille de la plupart des fonds gérés, c’est parce que ses investisseurs continuent de récolter un excellent rendement. INEOS a toujours tenu ses promesses, et va au-delà. » Cependant, pour vraiment comprendre l’envie croissante de détenir des parts d’INEOS, il faut regarder au-delà du bilan comptable, aussi impressionnant soit-il. Comment l’entreprise INEOS est-elle devenue experte pour transformer des affaires indésirables et inefficaces en affaires fructueuses, là où d’autres ont simplement échoué ? L’explication réside au coeur même de la gestion de l’entreprise. « Beaucoup d’anciennes entreprises bien établies fonctionnent en comité de direction, ce qui n’est pas le cas d’INEOS », explique Peter. « Nos employés, y compris nos jeunes diplômés, se voient confier des tâches claires et individuelles, et doivent en référer à un conseil bien défini, habilité à prendre des décisions cruciales très rapidement. » INEOS encourage vivement ses employés à se mettre dans la peau de propriétaires et à investir comme si l’argent dépensé était le leur. D’après Peter, « INEOS est différente. Le climat qui y règne est toujours en ébullition puisqu’INEOS est constamment en quête d’opportunités nouvelles, ce qui est une bonne nouvelle pour toute personne qui souhaite investir. » INEOS est une entreprise qui voit les choses en grand. Elle rêve à l’impossible et surtout, elle fait en sorte que ses rêves deviennent réalité. Cette année, à l’occasion des journées annuelles des investisseurs à Londres et à New York, Peter a détaillé quelques-unes des initiatives, de plus ou moins grande envergure, qui ne font que confirmer la réputation bien méritée d’INEOS, une entreprise qui n’a pas peur de prendre des risques tant qu’ils sont calculés. Il a, par exemple, fait référence à la décision sans précédent qu’INEOS a prise en achetant 12 gisements de gaz en mer du Nord pour 490 millions de livres, alors que le climat général semblait davantage être à la vente. Il a également mentionné les bateaux qui transportent de l’éthane peu coûteux de l’Amérique vers la Norvège, et bientôt vers l’Écosse, et donnent ainsi aux installations gazières européennes un avantage sur ses concurrents. « Nous sommes très satisfaits du chemin parcouru jusqu’ici, mais nous pouvons aller encore plus loin », déclare-t-il. Les investisseurs (près de 200 ont répondu présents lors de ces journées annuelles des investisseurs) ont hâte de savoir ce qu’INEOS pense du marché, ses prédictions sur le prix du pétrole, et particulièrement du naphta utilisé pour alimenter certaines de ses installations, l’impact du gaz de schiste à bas coût des États-Unis, sans oublier les principaux projets à venir. « En général, ils veulent savoir absolument tout ce qui peut avoir un impact conséquent sur notre trésorerie », précise Peter. Les investisseurs ont bien compris qu’une année dans la vie d’INEOS n’est jamais ennuyeuse. Pour le Groupe INEOS, INEOS Styrolution et INOVYN, 2015 a été l’année de tous les records, et ce grâce à des marchés favorables et à l’échec de ses concurrents. INEOS a capitalisé là-dessus, en faisant marcher ses usines à plein régime, optimisant par la même sa marge bénéficiaire. « Tout le monde sait bien qu’il est de plus en plus risqué et onéreux de conserver des actifs dans le secteur pétrochimique mondial, puisque ces derniers sont vieillissants », explique Peter. « Toutefois, nous savons préserver la fiabilité et la sécurité de nos actifs, tout en contrôlant nos dépenses d’équipement. Notre facteur fiabilité a vraiment porté ses fruits ces dernières années. » À titre d’exemple, l’usine d’INEOS à Cologne en Allemagne, est sûre à 99 % malgré son âge. « C’est comme une Mercedes dont on a pris grand soin et qui affiche 100 000 km au compteur », dit Peter. Les dépenses sont réalisées de façon raisonnable sur des projets qui rapporteront de l’argent à INEOS, qui pourra ensuite être investi ailleurs. « Les projets sont toujours bien ciblés dans une optique de rentabilité », explique Peter. « Même les plus petits projets apportent une valeur ajoutée. » INEOS a travaillé dur afin que les investisseurs soient considérés comme des membres à part entière de l’équipe. Chaque semaine, les investisseurs et les analystes reçoivent un compte rendu du marché avec un résumé de toutes les activités sur les principaux marchés d’INEOS. « On ne voit pas cela très souvent dans le monde des investissements, mais nous pensons que cette transparence est importante à leur yeux », ajoute Peter. « En plus, cela permet de réduire le temps passé à renégocier et à sécuriser les meilleurs taux d’intérêt au moment d’émettre de nouvelles obligations. Souvent, nos investisseurs ne ressentent pas le besoin d’assister aux journées des investisseurs, car ils ont déjà une très bonne connaissance de notre entreprise. » Grâce à cette transparence, il est désormais possible de conclure un accord de refinancement des obligations en quelques jours, au lieu de quelques semaines. « Nous n’avons aucun mal à vendre nos obligations grâce à notre réputation », avoue Peter.

    4 minutes de lecture Numéro 11
  • La vente de Styrenics

    INEOS a accepté de vendre l’une de ses entités à une entreprise polonaise pour 80 millions d’euros. Sa division INEOS Styrenics, spécialisée dans la production de polystyrène expansé, sera bientôt dirigée, sous réserve d’approbation, par Synthos, l’un des principaux producteurs de matières premières chimiques en Pologne. Le polystyrène expansé est largement utilisé dans l’emballage de marchandises, mais il sert aussi au secteur du bâtiment pour l’isolation des maisons et des bureaux, car il s’agit d’un matériau léger, solide et durable. Tomasz Kalwat, PDG de Synthos, affirme que grâce à cet achat, le polystyrène expansé restera l’isolant de choix de ses clients. INEOS Styrenics fabrique actuellement du PSE (autre nom communément utilisé pour ce matériau) dans trois sites de production, dont deux en France et un aux Pays-Bas. Les activités liées à la recherche, au développement et au test des produits sont menées par le site spécialisé des Pays-Bas, qui accueille par ailleurs l’équipe du service client, le personnel logistique et financier. Synthos, dont le siège se situe à Oświęcim, a été le premier producteur de caoutchoucs synthétiques en Europe, en plus d’être un producteur majeur de polystyrène. INEOS Styrenics fait partie du portefeuille d’activités d’INEOS Enterprises, dont le rôle est de rechercher activement de nouvelles opportunités de marché à saisir, mais aussi de développer et de vendre des produits chimiques.

    2 minutes de lecture Numéro 11
  • Feu vert accordé pour une nouvelle usine aux États-Unis

    INEOS a apporté son soutien définitif en faveur de la construction d’une nouvelle usine de niveau mondial, près de Houston au Texas. En novembre 2018, date à laquelle elle deviendra opérationnelle, l’usine produira 420 000 tonnes d’alpha-oléfines linéaires (LAO) par an, soit 20 % de plus que les projections d’origine d’INEOS Oligomers. Cette décision d’accroître la production du site d’INEOS Chocolate Bayou a été justifiée par la demande des clients et par le boom du gaz de schiste américain, qui a considérablement réduit le coût de l’énergie et des matières premières. Les LAO sont utilisés dans une large gamme de produits, comme les shampooings, les emballages, les tuyaux, les pneus et les produits agrochimiques. Cette nouvelle implantation aidera par ailleurs INEOS dans sa fabrication de polyalphaoléfines, dont l’activité est en hausse, puisqu’elle produira les matières premières dont l’entreprise a besoin pour fabriquer des lubrifiants synthétiques de haute qualité. L’industrie éolienne compte sur ces huiles à viscosité élevée pour améliorer la performance et la fiabilité des éoliennes. Par le passé, le secteur avait été frappé par des multiplicateurs défaillants, ce qui avait entraîné une baisse de la production. Bien qu’INEOS Oligomers soit déjà le plus gros producteur mondial de polyalphaoléfines (PAO), ce dernier investissement est un grand pas en avant pour les ambitieux projets de croissance de l’entreprise liés à la fabrication de LAO. D’ici fin 2018, la capacité de production mondiale de LAO de la société INEOS Oligomers, qui dispose d’usines au Canada et en Belgique, sera d’environ un million de tonnes par an.

    2 minutes de lecture Numéro 11
  • LE CADEAU DE JIM : 25 MILLIONS DE LIVRES STERLING À UNE ÉCOLE DE COMMERCE

    Le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe, a fait un don de 25 millions de livres sterling à la London Business School, où il avait obtenu son MBA (master en administration des entreprises). Grâce à cet argent, l’établissement de Regent’s Park sera à l’abri pour les 125 années à venir. « Je dois beaucoup à la London Business School », déclare Jim. « C’est l’une des meilleures écoles de commerce au monde. » Jim a obtenu son MBA en 1980 alors qu’il travaillait comme ingénieur chimiste chez Exxon Chemicals. Dix-huit ans plus tard, il a fondé INEOS, qui se place aujourd’hui parmi les plus grandes entreprises de pétrochimie du monde, avec 17 000 employés et des ventes s’élevant à plus de 40 milliards de dollars. Le Professeur Sir Andrew Likierman, doyen de la London Business School, qualifie ce don « d’incroyablement généreux ». « Cela signifie que les prochaines générations d’étudiants auront la chance d’étudier dans l’un des plus beaux et des plus anciens établissements de Londres », affirme-t-il. En guise de remerciements, la London Business School a nommé le bâtiment principal, construit en terrasses par l’architecte John Nash, « The Ratcliffe ».

    2 minutes de lecture Numéro 11
  • INEOS rachète WL Plastics

    INEOS O&P USA a racheté une entreprise qui profite du boom américain du gaz de schiste. Elle a racheté 100 % des parts de WLP Holding Corp, un fabricant de tuyaux en polyéthylène à haute densité (PEHD) parmi les plus importants d’Amérique du Nord, et dont l’activité connaît un essor rapide. Les tuyaux, fabriqués en PEHD, ne sont sujets ni aux fuites ni à la rouille. Lorsqu’ils sont conçus et installés correctement, ils ne requièrent aucun entretien particulier pendant 100 ans. C’est pourquoi les producteurs de gaz et de pétrole en sont si demandeurs. Selon Dennis Seith, PDG d’INEOS O&P USA, « les tuyaux en PEHD pour le pétrole et le gaz ont connu une remarquable croissance au moment où l’exploration du pétrole et du gaz de schiste s’est développée. » Cependant, INEOS voit déjà d’autres pistes de croissance, notamment avec l’expansion des villes américaines et la nécessité de remplacer les systèmes vieillissants de distribution d’eau et d’évacuation des eaux usées. « Les propriétés exceptionnelles de résistance, de flexibilité, de poids et de durabilité des tuyaux PEHD, sans oublier leur facilité de manutention, en font le choix idéal », affirme Dennis. L’entreprise texane implantée à Fort Worth produit des tuyaux PEHD dans ses usines du Kentucky, du Dakota du Sud, de l’Utah, du Texas et du Wyoming, alors qu’une usine supplémentaire est actuellement en construction dans l’État de Géorgie. « Nous sommes très heureux d’avoir racheté cette entreprise », déclare Dennis. « Elle est bien située pour approvisionner en tuyaux le marché nord-américain en plein essor, et permettra de compléter notre portefeuille de polymères et d’oléfines. » Mark Wason, PDG de WL Plastics, souligne qu’INEOS et WL ont la même philosophie. « Pour ces deux entreprises, la priorité est accordée à la sécurité, la qualité, l’excellence de la production et le service client », explique-t-il. Selon lui, INEOS permettra à WL Plastics de renforcer sa position sur le marché.

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  • INEOS Styrolution conclut son premier achat

    INEOS Styrolution, déjà considéré comme le leader mondial de la fabrication de produits à base de styrène, a signé un accord qui va asseoir davantage sa position à l’échelle internationale. Elle a racheté l’entreprise mondiale K-Resin® de SBC (styrène-butadiène copolymères), actuellement détenue par une co-entreprise entre Chevron Phillips Chemical et Daelim Industrial Company. L’usine est située à Yeosu, dans le plus gros complexe pétrochimique de la côte sud-coréenne. Le PDG Kevin McQuade a déclaré que ce rachat (celui d’INEOS Styrolution) lui permettrait d’offrir davantage de styréniques spéciaux à ses clients, et d’augmenter ses capacités de production en Asie. « Nos clients bénéficieront de notre capacité à fournir et à satisfaire leur demande à travers le monde, grâce à notre expansion géographique et nos centres de production, et de recherche et développement de SBC dans les principales régions », affirme-t-il. INEOS Styrolution emploie actuellement 3 100 personnes et exploite 15 sites de production dans neuf pays. Les marques Styrolux® et Styroflex® de K-Resin® SBC et INEOS Styrolution se complètent bien. La fusion de leurs activités offrira aux clients du monde entier une large sélection de produits SBC. Cette acquisition met également en avant l’engagement d’INEOS Styrolution à mettre en place un ensemble de mesures visant à s’ouvrir davantage aux industries à forte croissance, aux produits spéciaux à base de styrène et aux marchés émergents.

    2 minutes de lecture Numéro 11
  • POURQUOI LE GAZ DE SCHISTE DES ÉTATS-UNIS A DU SUCCÈS MÊME AVEC DU PÉTROLE À 30 $

    L’EFFONDREMENT du prix du pétrole ne dérange pas INEOS, qui vient tout juste d’investir 2 milliards de dollars dans le transport du gaz de schiste américain vers l’Europe. Tom Crotty, directeur de communication du groupe INEOS, a souligné que les personnes étrangères à la société avaient douté de la viabilité du projet visant à importer du gaz américain alors que le prix du pétrole était actuellement très bas. Mais il a ajouté que cela n’avait pas d’importance, car INEOS possédait des installations de craquage pour gaz et pétrole. « En ce qui nous concerne, le fait que le prix du pétrole soit actuellement bas n’a eu aucune répercussion sur la viabilité de notre projet consistant à transporter ce gaz depuis l’Amérique », a-t-il affirmé. « Au contraire, cela a amélioré la rentabilité de nos installations de craquage pour pétrole. » Tom a souligné que certains commentaires étaient infondés. « Certaines personnes ont soutenu que les sociétés telles qu’INEOS devaient avoir perdu la tête pour transporter de l’éthane depuis les États-Unis alors que le prix du pétrole était extrêmement bas, mais elles se trompent », a-t-il ajouté. « Quand on dispose d’un craqueur de gaz, on ne peut pas utiliser de naphta. On doit utiliser du gaz. Le problème n’est donc pas de choisir entre le gaz et le naphta, mais entre le gaz et le gaz. » La disponibilité de l’éthane bon marché, un gaz naturel dérivé du gaz de schiste, a redynamisé l’industrie chimique américaine et lui a offert un avantage sur de nombreux concurrents du monde entier qui dépendent du naphta, une matière première plus chère à base de pétrole. Mais avec la chute du prix du pétrole, cet avantage s’est restreint. « L’industrie pétrochimique européenne s’en est très très bien sortie à la suite de la chute du prix du pétrole, car le prix du naphta a connu une baisse spectaculaire », a expliqué Tom. « Les craqueurs de naphta ont donc connu un retour spectaculaire des marges bénéficiaires. Si vous possédez les deux types de craqueurs, comme nous, alors vous avez toutes les raisons d’être extrêmement heureux. » INEOS, qui a besoin de gaz éthane pour ses craqueurs en Norvège et à Grangemouth, a déclaré que cela lui revenait toujours moins cher d’importer du gaz depuis les États-Unis que de l’acheter en Europe. « L’autre problème, c’est que l’on ne peut pas obtenir de gaz en Europe », a indiqué Tom. « Notre craqueur de Grangemouth fonctionne à un régime de 40 % depuis les trois dernières années car nous ne disposons pas d’éthane. L’éthane s’épuise rapidement dans la mer du Nord. Donc, le choix est très simple. Vous avez besoin d’exploiter un craqueur ou pas. » UNE UNITÉ PROVISOIREMENT FERMÉE SUR LE POINT DE ROUVRIR UNE UNITÉ DE PRODUCTION sur le site d’INEOS situé à Grangemouth est sur le point de rouvrir huit ans après sa fermeture provisoire. L’usine a passé avec succès des essais rigoureux de remise en service afin de se préparer à l’arrivée de l’éthane issu du gaz de schiste américain. INEOS a annoncé la nouvelle peu de temps après que la première cargaison de gaz de schiste américain fut arrivée à son craqueur de gaz voisin de Rafnes, en Norvège. Les premières livraisons à Grangemouth sont prévues pour l’automne. « Nous sommes désormais fin prêts à exploiter l’usine de Grangemouth à plein régime », a affirmé Gordon Milne directeur des opérations INEOS à Grangemouth. INEOS n’a pas eu d’autre choix que de fermer, en 2008, la deuxième unité de production sur le site du craqueur d’éthylène KG car la société ne pouvait pas l’exploiter à plein régime. L’arrivée d’éthane américain change la donne. « Lorsque le gaz sera enfin arrivé ici, cette usine occupera une place de premier ordre parmi les usines pétrochimiques européennes », a déclaré Gordon. Le gaz américain liquéfié sera stocké dans un réservoir d’éthane spécialement conçu à cet effet (le plus grand d’Europe) et compensera la diminution des réserves de la mer du Nord.

    5 minutes de lecture Numéro 10
  • LA VICTOIRE APPARTIENT AUX AUDACIEUX

    LE monde vient d’être témoin d’un moment clé de l’histoire de l’industrie pétrochimique. Ces cargaisons d’éthane liquéfié, qui ont finalement été déchargées en mars à Rafnes en Norvège, donneront un second souffle aux entreprises européennes d’INEOS. Mais oubliez les années, les plusieurs millions d’heures de travail et les 5 000 ouvriers nécessaires à la construction des deux premiers « Dragon Ships » transportant cette précieuse cargaison. Car ces navires ne forment qu’une partie de cette histoire incroyablement inspirante dont l’envergure est mondiale et la vision innovante. C’est aussi une histoire qui a été qualifiée de pure fantaisie par de nombreuses personnes des deux côtés de l’Atlantique. « Cela n’avait jamais été fait et de nombreuses personnes soutenaient que ce serait impossible à réaliser », a déclaré Chad Stephens, vice-président directeur du développement de l’entreprise Range Resources, qui approvisionne INEOS en gaz. L’arrivée de ces navires de calibre mondial, qui ont été construits en Chine, annonce une nouvelle ère dans le transport du gaz éthane. « Assister à des moments révolutionnant notre industrie n’arrive pas tous les jours, mais ce moment en était un », a affirmé Peter Clarkson, directeur des relations avec les investisseurs chez INEOS. Les effets positifs que cet éthane au prix compétitif offrira aux entreprises pétrochimiques européennes d’INEOS sont remarquables, aussi bien en termes d’énergie que de matières premières. INEOS l’utilisera pour alimenter ses usines en le transformant en éthylène, l’un des produits pétrochimiques les plus importants au monde. « Acheminer du gaz éthane américain vers l’Europe sauvegardera nos ressources pétrochimiques en Europe pendant de nombreuses années », a affirmé John McNally, PDG d’INEOS Olefins & Polymers UK. Mais l’histoire a réellement débuté il y a six ans lorsqu’INEOS a osé penser l’impensable. En 2010, l’Europe était durement touchée par les retombées de la crise financière. Le prix de l’énergie était plus élevé que jamais et les réserves de gaz de la mer du Nord se réduisaient. En Amérique, une révolution était en marche. Le gaz de schiste avait entraîné un faible coût de l’énergie et des matières premières, ce qui avait redynamisé l’industrie manufacturière. Mais l’Amérique avait un problème. Elle disposait de tellement d’éthane qu’elle ne savait plus quoi en faire. Un plan fut élaboré dans les bureaux d’INEOS à Rolle, en Suisse, en vue de créer un pipeline virtuel transatlantique et d’acheminer le gaz dont elle avait désespérément besoin pour assurer l’avenir de ses craqueurs européens. Mais comment INEOS s’y prendrait-elle ? Personne n’avait rien tenté à cette échelle auparavant. Il était impossible d’acheminer le gaz des puits de schiste situés dans le sud-ouest de la Pennsylvanie jusqu’à Philadelphie, située à quelque 500 kilomètres de là, sur la côte Est des États-Unis. Il n’existait aucun service d’exportation aux États-Unis et personne n’avait jamais tenté d’acheminer du gaz éthane par bateau en de si grandes quantités. Aux yeux du président d’INEOS, Jim Ratcliffe, rien de tout cela n’avait d’importance. « Les gens disaient que l’on ne réussirait pas », a indiqué ce dernier. « Mais chez INEOS, nous avons toujours cru que rien n’était impossible. » Tandis qu’INEOS défendait ses projets ambitieux et rassemblait une équipe de partenaires internationaux, couvrant trois continents, d’autres observaient et attendaient. « La technologie n’existait pas, alors nous avons dû la créer », a déclaré Andy Currie, directeur d’INEOS. David Thompson, directeur INEOS de l’exploitation du commerce et du transport maritime, était chargé de la supervision du projet. « C’est tout simplement l’un des projets d’ingénierie les plus importants au monde », a-t-il affirmé. « Nous sommes des pionniers dans ce domaine. Nous avons participé aux pipelines, au fractionnement, aux terminaux, aux infrastructures et aux navires. Nous avons dû tout faire. » Ce projet audacieux et innovant est devenu une réalité. Pour y parvenir, INEOS a conclu des accords sur 15 ans avec des fournisseurs d’éthane, dont Range Resources pour fournir le gaz, MarkWest pour transformer le gaz et Sunoco pour l’acheminer sur des centaines de kilomètres jusqu’au complexe industriel de Marcus Hook où il sera refroidi à moins 140 degrés Fahrenheit avant d’être transporté par bateau en Norvège et, plus tard dans l’année, à Grangemouth en Écosse. Personne participant au projet n’avait de doutes. Ce n’était pas un problème, mais une chance à saisir, une opportunité de sauvegarder l’avenir des entreprises en Europe et de donner un second souffle aux communautés d’Amérique autrefois prospères. En Amérique, on commença à transformer un ancien oléoduc pour acheminer l’éthane sur la plus grande partie de son voyage entre les Schistes de Marcellus et Marcus Hook, (une raffinerie de pétrole et de gaz autrefois débordante d’activité qui avait fermé en 2011). Sunoco, qui possédait toujours la raffinerie en déclin, commença à injecter des milliards de dollars pour la transformer en un centre de production chimique, de stockage et de distribution de gaz afin de permettre aux « Dragon Ships » de la flotte Ineos d’être chargés de cargaisons. Par ailleurs, 80 kilomètres de nouveaux tuyaux étaient posés et une nouvelle station de pompage était installée. En Europe, INEOS conclut un partenariat avec le géant danois du transport maritime Evergas afin de concevoir des navires en mesure de remplir une mission aussi titanesque. « C’était une tâche énorme mais Evergas pouvait comprendre mieux que quiconque les implications d’un transport d’éthane dans les volumes recherchés par INEOS sur de telles distances », a indiqué Chad. Evergas l’avait effectivement compris. « Des navires compatibles avec l’éthane existaient déjà », a déclaré le PDG Steffen Jacobsen. « Mais Evergas, avec l’aide de ses nombreuses parties prenantes, a créé les transporteurs d’éthane les plus grands et sophistiqués existant à ce jour. Cette vision ambitieuse d’INEOS et d’Evergas a permis de concrétiser ce projet de transport maritime. » À Hambourg, en Allemagne, HSVA a travaillé sur une coque optimisée pour répondre aux besoins spécifiques inhérents au transport d’éthane et Wartsila en Finlande a inventé des moteurs en mesure de tourner entièrement à l’éthane, ce qui a non seulement permis de gagner de la place pour les marchandises, mais a aussi réduit les émissions. Une fois les plans achevés, Sinopacific Offshore and Engineering, l’un des plus grands constructeurs de navires au monde, a assemblé la dernière pièce du puzzle, en construisant les navires. Tandis que les travaux débutaient en Chine, TGE Gas Engineering, l’un des leaders mondiaux dans les projets relatifs au stockage du gaz, commença à construire un nouveau réservoir de stockage d’éthane ainsi qu’une nouvelle infrastructure sur le site INEOS de Rafnes lui permettant d’importer de l’éthane en provenance des gisements de gaz de schiste situés en Amérique du Nord. La construction de nouvelles structures de transport maritime et de stockage débuta aussi pour assurer les importations d’éthane vers l’usine INEOS de Grangemouth. Pour le personnel de Grangemouth, après des mois d’incertitude, l’optimisme était de nouveau au rendez-vous. Car peu de mois auparavant, cette usine pétrochimique déficitaire avait été menacée de fermeture lors d’un conflit social fort durant lequel le personnel avait rejeté dans un premier temps le plan de survie de la société. Un accord finit par ouvrir la voie à un investissement de grande envergure et à une garantie de prêt de 230 millions de livres sterling de la part du gouvernement britannique. Résultat : INEOS a pu se procurer l’argent dont elle avait besoin pour construire l’un des plus grands réservoirs de stockage d’éthane en Europe. Une fois construit, le craqueur d’éthylène serait en mesure de doubler sa production. Cela a été une tâche titanesque. Mais, alors qu’il se tenait sur le pont du premier navire « Dragon Ship », judicieusement appelé INEOS Ingenuity, Jim ne pouvait dissimuler sa joie. « Assister à la concrétisation d’un projet est une chose merveilleuse » a-t-il déclaré. « Accomplir quelque chose que personne d’autre n’avait fait auparavant rend très fier. »  

    8 minutes de lecture Numéro 10
  • UNE PREMIÈRE MONDIALE POUR INEOS

    On se tourne vers ce qui se fait de mieux. L’Atlantique nord n’est pas un lieu adapté aux peureux. C’est un environnement potentiellement hostile pour tous les bateaux, sans parler de ceux qui transportent de l’éthane liquéfié. INEOS en était consciente et c’est la raison pour laquelle elle s’est tournée vers Evergas, un leader mondial en transport de gaz. En apparence, la mission d’INEOS était simple. Elle avait besoin d’un bateau en mesure de transporter d’énormes quantités de gaz éthane liquéfié à -90 °C sur plus de 1 600 kilomètres à travers un océan profond et froid, en proie à des icebergs, d’épais brouillards, des vagues de 15 mètres et de violentes tempêtes. Il fallait faire preuve de plus d’efficacité que jamais. La solution était tout sauf simple. Mais le résultat s’est traduit par le transporteur de gaz multiples le plus grand, le plus flexible et le plus respectueux de l’environnement jamais construit. « Il n’existe aucun autre navire de la sorte dans le monde », a affirmé Hans Weverbergh, directeur des opérations au sein de la compagnie maritime danoise Evergas. « Il n’existait aucun navire possédant de réservoirs pressurisés à même de transporter cette quantité d’éthane. C’était quelque chose qui n’avait jamais été réalisé auparavant. » Le gaz naturel liquéfié est transporté par bateau dans le monde entier depuis des décennies. Mais avec l’éthane, c’est une autre paire de manches. Jusque-là, il n’avait parcouru que de courtes distances à bord de petits navires. Traverser l’Atlantique demanderait de bien plus gros bateaux. D’autres sociétés pensaient que cela n’était tout simplement pas viable. Mais INEOS y a vu un débouché et avait un projet en tête pour le réaliser. « Ces navires sont vraiment uniques », a indiqué Steffen Jacobsen, PDG d’Evergas, qui travaille dans l’industrie des transports maritimes depuis 35 ans. « Personne n’a jamais tenté de transporter de l’éthane par bateau dans ces quantités et sur cette distance auparavant. Pour y parvenir, nous avons dû inventer des méthodes de travail totalement innovantes. » INEOS souhaitait que les navires « Dragon Ships » soient en mesure d’être alimentés par la cargaison qu’ils transportaient. Pour cela, elle s’adressa à la société finlandaise Wärtsilä, qui établit une nouvelle norme en matière de flexibilité du carburant. Elle conçut des moteurs bicarburant en mesure de passer sans heurt du gaz naturel liquéfié, à l’éthane, au gasoil ou au fuel lourd sans aucune perte de puissance. « C’était une avancée technologique », a déclaré Timo Koponen, vice-président des solutions en matière d’écoulement et de gaz chez Wärtsilä Marine Solutions. Si les moteurs d’INEOS fonctionnent à l’éthane, il y aura non seulement plus de place pour les cargaisons, mais les navires produiront également 25 % de CO2 et 99 % de dioxyde de soufre en moins, et répondront ainsi à la norme Tier III de l’Organisation maritime internationale. Chaque navire est également équipé de deux moteurs afin de veiller à ce que la cargaison parvienne à destination quoi qu’il arrive. Ces bateaux sont les plus grands de ce genre jamais conçus. En termes simples, chacun d’entre eux est aussi long que deux terrains de football et si l’on enlevait les citernes à cargaison, chaque navire pourrait accueillir 5 750 Mini Cooper. Les réservoirs sont situés dans la coque de chaque navire, et chacun d’entre eux peut contenir 11 piscines d’éthane liquéfié. HSVA, les spécialistes allemands en conception de coques, engagés pour optimiser l’efficacité de ces immenses navires, ont testé des modèles réduits des bateaux au sein d’environnements réalistes. Les deux premiers navires ont été construits dans une cale sèche à Qidong, près de Shanghai, par Sinopacific Offshore and Engineering, l’un des plus grands constructeurs de navires au monde. « SOE était l’une des rares sociétés à disposer des compétences et du matériel de construction nécessaires à la prise en charge de la fabrication de ces navires extrêmement complexes », a déclaré le PDG/Président Simon Liang. « Lorsque j’ai vu ces deux premiers navires nez à nez dans la cale, j’ai pensé : « ces gars savent ce qu’ils font », a affirmé Chad Stephens, vice-président directeur du développement de l’entreprise Range Resources, qui avait été invité à la cérémonie de baptême. Ce moment était également historique pour Evergas. « J’ai ressenti beaucoup de fierté pour toutes les personnes ayant participé depuis l’intérieur et l’extérieur à donner vie à ces navires », a indiqué Steffen. La cérémonie de baptême a marqué un autre tournant important du projet international d’INEOS d’une valeur de 2 milliards de dollars visant à acheminer du gaz de schiste depuis les États-Unis jusqu’à ses usines de fabrication en Norvège et en Écosse. INEOS est la première société au monde à avoir choisi de transporter de l’éthane dérivé de gaz de schiste par bateau depuis l’Amérique, où ce gaz a entraîné une renaissance de l’industrie manufacturière.

    6 minutes de lecture Numéro 10
  • LE CADEAU SANS FIN

    PERSONNE n’aurait pu prévoir que la persévérance d’un seul et unique homme changerait le cours de l’histoire. Mais les répercussions du travail de l’ingénieur Nick Steinsberger dans le gisement de gaz de schiste de Barnett, où, il y a 20 ans de cela, il avait enfin découvert le mélange liquide parfait pour extraire du gaz du schiste situé trois kilomètres sous terre, se font toujours sentir de nos jours non seulement en Amérique, mais aussi aux quatre coins du monde. « Je n’ai pas vraiment l’impression que c’est grâce à moi et au départ, je n’aurais jamais cru cela possible » a-t-il déclaré au magazine INCH depuis son bureau de Fort Worth, Texas. « À l’époque, j’essayais juste de réussir quelque chose. Mais au fil du temps, j’ai commencé à réaliser l’ampleur de ce que nous avions réalisé et ça fait du bien de se dire qu’on a aidé le monde à s’approvisionner en gaz si bon marché. » Cette révolution, qui a été décrite comme le plus remarquable des succès en matière d’énergie de toute l’histoire américaine, a engendré d’énormes avantages pour les États-Unis. Pour l’industrie pétrochimique, l’un des plus grands consommateurs de gaz au monde. Pour l’industrie manufacturière qui a connu une renaissance. Pour les communautés les plus durement touchées par la récession. Et, chose peut-être plus surprenante, pour l’environnement. Il y a vingt ans, 250 puits avaient été creusés pour chercher du gaz de schiste et du pétrole sur le gisement de gaz de Barnett ; aujourd’hui, il y en a plus de 200 000. Pour l’industrie pétrochimique américaine, la découverte de ces vastes réserves inexploitées de gaz de schiste a été phénoménale. « Les investissements américains dans les produits chimiques liés au gaz de schiste ont désormais dépassé les 158 milliards de dollars », a affirmé Cal Dooley, Président et PDG du Conseil américain de l’industrie de la chimie. À partir du mois de janvier de cette année, 262 projets comprenant de nouvelles usines, expansions et changements de procédés pour accroître le rendement, ont été annoncés. L’industrie pétrochimique a besoin de gaz naturel pour chauffer et alimenter ses usines de fabrication Mais ce gaz n’est pas un simple carburant pour l’énergie. C’est aussi une matière première qui sert à fabriquer des milliers de produits essentiels dont nous avons tous besoin au quotidien. Sans lui, pas de plastique, de pièces automobiles, d’emballages, de médicaments, de pneus, de verre, de vêtements, ni d’écrans iPad. « On l’oublie souvent lors des débats enflammés portant sur les avantages liés à la poursuite de l’utilisation du gaz », a indiqué Greet Van Eetvelde, Directrice INEOS de la Politique en matière d’énergie et d’innovation. « De nombreux composants des énergies renouvelables, tels que les pales des éoliennes et les lubrifiants de leur boîte de vitesse, ne peuvent pas non plus être produits sans gaz ni pétrole. » Et le gaz de schiste permet de construire tous ces éléments à un bien moindre coût. « La renaissance de l’industrie chimique américaine ne fait que commencer », Kevin Swift, économiste en chef de l’« American Chemistry Council » Il écrivait lors d’un groupe de travail en fin d’année 2015 « Chemical Industry Situation and Outlook », « Les données économiques fondamentales sont solides. Les principaux marchés nationaux d’utilisation finale se sont développés, la consommation des ménages a augmenté, le marché du travail a commencé à se consolider et les ménages ont bénéficié d’économies supplémentaires grâce au plus faible coût de l’énergie. » Et INEOS, qui possède 17 sites de production aux États-Unis, profite de cette chance. Plus tard cette année, la nouvelle usine d’INEOS et de Sasol située sur le complexe de production Battleground Manufacturing Complex d’INEOS à LaPorte, au Texas, devrait commencer à devenir rentable. L’usine, qui est une société en participation détenue à 50 % par chacune des parties, sera en mesure de produire 470 000 tonnes de polyéthylène à haute densité par an pour le marché américain. Le site étant censé se développer, INEOS est également sur le point de finaliser des projets visant à investir dans un système de chauffage et d’alimentation combiné plus économe en combustible qui contribuera également à réduire les émissions de CO2. En décembre, le « Boston Consulting Group » a publié un rapport intitulé « Made In America, Again » (Fabriqué en Amérique, de nouveau). « Le nombre de sociétés relocalisant activement leur production aux États-Unis ne cesse de croître », a affirmé un porte-parole. « Les États-Unis sont d’ailleurs passés devant la Chine et font désormais office de destination la plus susceptible d’offrir de nouvelles capacités de production. » Cela s’explique en partie par un coût de l’énergie plus faible, généré par le gaz de schiste, ainsi que par une hausse des salaires en Chine. Apple, la plus grande entreprise au monde spécialisée dans la technologie, a cité ces raisons pour justifier sa décision de faire fabriquer son PC Mac Pro (décrit comme étant le Mac le plus puissant qui ait jamais été produit) au Texas. Tout a radicalement changé en une décennie. À l’époque, les États-Unis faisaient partie des pays où la production de plastique revenait le plus cher au monde. « Aujourd’hui, l’Amérique est l’un des pays les plus attractifs au monde dans lesquels investir pour la fabrication de plastique », a soutenu, l’année dernière, Steve Russell, vice-président des plastiques d’ACC. « Même suite aux récentes baisses du prix du pétrole, notre nation détient un avantage décisif. » L’Amérique cherche désormais à tirer profit de tous ces investissements et à vendre à l’échelle mondiale, une initiative décrite l’année dernière par Cal Dooley comme étant « le chemin le plus sûr vers une économie plus forte et de nouveaux emplois ». La société internationale de conseil Nexant prévoit une croissance spectaculaire dans le secteur des exportations de produits chimiques américains sur les 15 prochaines années. Dans son rapport de 2015 sur la Croissance des exportations d’alimentation en carburant, elle laissait augurer des ventes d’une valeur de 123 milliards de dollars d’ici 2030, plus du double des exportations réalisées par les fabricants de produits chimiques en 2014. Mais on note également un appétit croissant parmi les Américains pour les produits « Made in USA ». Harry Moser est à même de comprendre cela.Vétéran de l’industrie manufacturière et ancien président du fabricant d’équipements GF AgieCharmilles, il a fondé en 2010 la « Reshoring Initiative » pour aider les sociétés à reconsidérer un possible retour au pays. « J’avais observé avec consternation que de plus en plus d’emplois américains s’en allaient, d’abord au Japon, puis au Mexique, à Taïwan, en Corée et enfin en Chine », a-t-il indiqué. « Les répercussions sur l’économie américaine étaient affreuses avec la perte de millions d’emplois dans le secteur manufacturier. Les États-Unis étaient auparavant le poumon industriel du monde, et j’avais grandi en éprouvant cette fierté. » Depuis qu’il a fondé la « Reshoring Initiative », environ 1 000 sociétés sont rentrées au pays, en ramenant avec elles près de 100 000 emplois. « Je suis ravi de la réponse de la nation et de nombreuses sociétés », a-t-il avoué. « Mais malheureusement, un grand nombre D’entreprises sont toujours piégées dans un mode « achat au prix le plus bas » au lieu de tenir compte du coût total. Il faudra des décennies pour venir à bout des mentalités d’écoles de commerce. » La décision d’Apple de faire fabriquer son Mac Pro en Amérique était également due en partie au coup de pouce Made-in-USA de 100 millions de dollars donné par le PDG Tim Cook. « Nous ne voulons pas nous contenter d’assembler le Mac Pro ici », a-t-il déclaré. « Nous voulons tout faire ici. C’est important. » En janvier de cette année, le plus ancien chapelier des États-Unis, Bollman, a annoncé qu’il allait relocaliser 41 emplois de la Chine vers son usine située à Adamstown, en Pennsylvanie. Il avait lancé un appel en novembre à l’intention du grand public pour l’aider à collecter 100 000 dollars en vue d’importer 80 machines à tricoter, fabriquées en 1938, qui tissent le tissu de son fameux béret Kangol 504. Le grand public a salué l’attitude de la société et a répondu présent. « La relocalisation est la façon la plus rapide et efficace de consolider l’économie américaine car elle prouve que l’industrie manufacturière offre des carrières d’avenir », a indiqué Harry. « Et sans l’industrie manufacturière, un pays devient progressivement plus pauvre. » Mais l’industrie n’est pas la seule à avoir bénéficié de matières premières et de prix de l’énergie bon marché. Le gaz de schiste a redynamisé des communautés, y compris certaines plus durement touchées par la récession. L’Associated Petroleum Industries of Pennsylvania (association des industries pétrolières de Pennsylvanie) a déclaré que l’exploitation du gaz naturel avait permis de créer des centaines de milliers d’emplois en Pennsylvanie, avait participé à raison de 34,7 milliards de dollars annuels à l’économie de l’État et avait stimulé les bénéfices dans plus de 1 300 entreprises de toutes tailles situées en amont et en aval de la chaîne d’alimentation en énergie. « L’exploitation sûre et responsable du gaz naturel a été bénéfique pour l’économie de l’État, pour les économies locales et pour les habitants de la Pennsylvanie », a déclaré la directrice générale Stephanie Catarino Wissman. « Et nous souhaitons poursuivre sur cette voie. » À Marcus Hook, le site d’une ancienne raffinerie de pétrole brut qui avait fermé en 2011en entraînant la perte de 500 emplois, un vent d’enthousiasme souffle désormais. L’ancienne raffinerie, qui avait produit de l’essence, du diesel et du kérosène pendant 109 ans, est en train d’être métamorphosée en un centre de premier plan pour transformer et acheminer par bateau du gaz naturel liquéfié grâce à ses liens avec l’industrie des schistes de Marcellus. « Le fait que la raffinerie de Marcus Hook tournait au ralenti a été un moment difficile pour l’arrondissement de Marcus Hook, pour la famille de Sunoco et pour la région tout entière », a avoué Hank Alexander, vice-président du développement de l’entreprise Sunoco Logistics Partners LP. « Mais la ville est de nouveau en pleine effervescence, des restaurants du centre-ville aux établissements locaux des entrepreneurs. Et certains des employés qui avaient perdu leur emploi en 2011 travaillent de nouveau à l’usine. » Sunoco Logistics avait racheté l’ancienne raffinerie en 2013, dans l’intention de la relier aux schistes de Marcellus, qui fournissent désormais près de 20 % du gaz naturel d’Amérique, alors que leur production était inexistante il y a 10 ans. La direction estimait que l’infrastructure existante destinée aux bateaux, rails, camions et pipelines faisait d’elle une plaque tournante pour le gaz naturel liquéfié. « Nous souhaitions développer des entreprises de fabrication qui recréeraient des emplois et contribueraient à redynamiser l’industrie manufacturière dans la région », a indiqué Hank. « L’essor du gaz de schiste avait redonné vie à des villes telles que Marcus Hook. » Mario Giambrone est le propriétaire du restaurant « Italiano » à Marcus Hook. « Vous pouvez en parler de la manière dont vous voulez, en nombre de sandwiches et de pizzas, mais c’est une aubaine pour cette ville et mon commerce », a-t-il déclaré à l’Association des fabricants de Pennsylvanie. David Taylor est le président de cette association, qui est la principale porte-parole de l’industrie manufacturière en Pennsylvanie. « Le secteur de l’énergie a presque à lui seul maintenu l’économie de la Pennsylvanie à flot durant la récession et au cours des dernières années » a-t-il affirmé. L’exploitation de l’énergie à partir des schistes de Marcellus a également fait de la ville voisine, Williamsport, la septième région métropolitaine à plus forte croissance des États-Unis. Le Dr Vince Matteo, Président et PDG de la Chambre de commerce et de la Société des propriétés industrielles de Williamsport Lycoming, a indiqué que la grande majorité des gens de la région avaient accueilli l’essor du gaz de schiste à bras ouverts. « Ce projet changeait la donne pour notre région », a-t-il affirmé. « Je n’avais jamais rien vu de la sorte. À un moment donné, plus de 85 commerces se sont installés dans le comté, ce qui a entraîné l’ouverture d’innombrables restaurants et de quatre nouveaux hôtels. » Pendant ce temps, Williston, une ancienne ville endormie du Nord du Dakota, est soudain devenue la petite ville d’Amérique à plus forte croissance en raison de l’essor du pétrole, avec l’arrivée, là encore, de nouveaux restaurants, de nouveaux magasins et de nouvelles têtes. Les communautés ont également bénéficié des sources de revenus inattendues provenant des sociétés de forage pour extraire du gaz de schiste, ce qui leur a permis d’effectuer des améliorations qui n’auraient pas été possibles autrement. « Posséder cette source de financement a constitué un formidable essor pour nous », a affirmé Lisa Cessna, directrice générale de la Commission d’aménagement du territoire régional du comté de Washington, tout près de Pittsburgh, à l’Associated Press. « Cela a contribué à construire des quais de pêche, des terrains de jeu et des sentiers pédestres. » Elle a déclaré à l’Associated Press qu’on s’était plaint de la présence de sites de forage sur l’espace public mais que le résultat final l’avait emporté sur les points négatifs. « Vous pouvez faire en sorte que ça marche », a-t-elle ajouté. « Il va y avoir des obstacles sur la route. Certaines personnes vont s’inquiéter. Nous avons insisté sur la nécessité d’un langage juridique spécifique nous permettant de contrôler de nombreux aspects du procédé de forage. Nous approuvons chaque pipeline, plateforme d’exploitation et voie d’accès. Cela demande beaucoup de travail, mais ça en vaut la peine. Le message le plus important est de maintenir le contrôle total. » Mais la plus grande des surprises a été d’observer les effets du gaz de schiste sur l’air que nous respirons : en 2012, les émissions de CO2 d’Amérique sont tombés à leur niveau le plus bas en 20 ans. La raison ? Le gaz, qui est devenu le combustible de choix pour produire de l’électricité à la place du charbon qui émet deux fois plus de CO2. Mais malgré tous les avantages qu’il présente, tout le monde ne soutient pas le gaz de schiste, y compris parmi les personnes très haut placées. « L’animosité du Président Obama envers les combustibles fossiles l’empêche de reconnaître le plus remarquable des triomphes en matière d’énergie de toute l’histoire des États-Unis, et peut-être même du monde entier », a indiqué le Dr Mark Perry, expert auprès de l’American Enterprise Institute et professeur d’économie à l’Université du Michigan. « Mais nous avons besoin d’un président qui en soit conscient. » Le Dr Perry a affirmé que l’huile de schiste avait : Considérablement réduit la dépendance de l’Amérique envers le pétrole et le pétrole brut étranger provenant souvent de régions instables du monde. Contribué à faire baisser le prix de l’essence et avait empêché la grande récession d’empirer et de se prolonger encore plus. « La production énergétique intérieure crée des emplois aux États-Unis et engrange des redevances pour les propriétaires fonciers et des recettes fiscales pour les gouvernements et l’État, sur le plan local et fédéral», a-t-il souligné. « Et la chute du prix du gaz américain, qui est à son niveau le plus bas depuis sept ans, permettra aux consommateurs américains d’économiser plus de 100 milliards de dollars grâce au plus faible coût de l’énergie cette année. »

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  • THE $64,000 QUESTION

    POUR un athée, le professeur Peter Atkins est très croyant. Cependant, sa foi ne réside pas en Dieu, mais en l’industrie chimique. Et en l’importante contribution qu’elle peut apporter au monde d’aujourd’hui et de demain. « Sans l’industrie chimique, le monde serait fade », a-t-il affirmé. « Nous vivrions dans des conditions dignes de l’âge de pierre, nous serions sous-alimentés, nous porterions des peaux, et nous n’aurions pas les nombreux appareils qui simplifient notre quotidien et nous divertissent. Nos vies seraient courtes et pénibles. » Le professeur de chimie retraité de l’université d’Oxford au Royaume-Uni souligne que la chimie est extrêmement importante pour nous tous. Le problème, c’est qu’elle est souvent mal perçue à tort. « La plupart des gens ne connaissent absolument rien à la façon dont les produits courants qu’ils utilisent sont fabriqués », a déclaré Lawrence D. Sloan, Président et PDG de la « Society of Chemical Manufacturers and Affiliates ». « Et ayant fait partie de l’industrie chimique durant toute ma vie professionnelle, je trouve cela extrêmement frustrant. » L’industrie pétrochimique transforme des matières premières telles que l’eau, le pétrole, le gaz naturel, l’air, les métaux et les minéraux en des produits de plus grande valeur dont les fabricants se servent ensuite pour produire, en substance, tous les produits que nous voulons, dont nous avons besoin et que nous utilisons au quotidien. Pour mettre les choses en contexte, plus de 96 % de tout ce qui est produit dans le monde est issu de produits chimiques. Mais une partie du problème pour l’industrie chimique est le fait que les gens ne la considère pas comme l’une des industries les plus importantes au monde, et c’est une image qui doit changer. « La façon dont cela peut être modifié reste la question cruciale « $64,000 question »», a ajouté Lawrence. « Notre organisation, ainsi que d’autres du même type, est confrontée à un défi majeur en matière de relations publiques visant à informer régulièrement nos élus pour qu’ils soient en mesure de plaider en faveur de l’industrie chimique et qu’ils comprennent l’impact décisif que notre industrie a sur la société. Car aucune autre industrie ne contribue autant que la nôtre au monde moderne. » Il a décrit l’industrie chimique comme un « héros méconnu ». « Bien trop de gens pensent que l’industrie ne contribue pas à la santé et au bien-être de ses employés ou de l’environnement », a-t-il ajouté. « Mais on ne peut pas imaginer que l’industrie souhaite se nuire uniquement pour tenter d’accroître ses marges bénéficiaires d’un ou de deux pour cent supplémentaires. » Lors du dîner annuel de l’Association de l’industrie chimique, le directeur de la communication d’INEOS, Tom Crotty, a déclaré aux délégués : « Si le gouvernement s’engage véritablement à soutenir une reprise de l’industrie manufacturière, il doit comprendre qu’une industrie chimique florissante est essentielle. » Car ce sont les produits et les technologies de l’industrie chimique qui sont utilisés pour tout produire, des peintures au plastique, du textile à la technologie, et des médicaments aux téléphones portables. Mais étant énergivore, cette industrie doit pouvoir accéder à des approvisionnements énergétiques à prix compétitif si elle souhaite survivre. Cela n’est pas un problème en Amérique, qui profite actuellement d’une renaissance de l’industrie manufacturière grâce aux réserves abondantes de gaz de schiste bon marché, lesquelles ont fait chuter le coût des matières premières dont ont besoin les fabricants. Mais ça en pose en Europe, où le coût de l’énergie est en train de s’envoler. Résultat : les fabricants ont du mal à être compétitifs sur les marchés mondiaux. Tom, qui est également président de la CIA, a expliqué que la Grande-Bretagne avait un besoin urgent de prendre des mesures à l’égard de ses ressources énergétiques si elle souhaitait bénéficier d’une industrie chimique britannique florissante. Lors d’un récent sondage sur l’industrie britannique du verre et du vitrage réalisé par Pilkingtons UK, la hausse du coût des matériaux, due au coût de l’énergie, s’est révélée être « le plus grand obstacle » auquel leurs entreprises sont actuellement confrontées. Et d’après les personnes interrogées, il s’agit également du plus grand défi à relever au cours des deux prochaines années. L’importance de l’industrie chimique, qui fournit des matières premières aux fabricants, ne doit donc pas être sous-estimée. Les deux industries sont inextricablement liées. Et c’est bien souvent de là que part l’innovation. « Les gens prennent pour acquis les incroyables découvertes scientifiques que continue de faire l’industrie chimique spécialisée pour contribuer à créer les appareils électroniques, les médicaments salvateurs et les maisons intelligentes que nous apprécions et dont nous dépendons », a indiqué Lawrence. INEOS, qui emploie 17 000 personnes sur 65 sites répartis dans 16 pays, est fière de ce qu’elle entreprend pour simplifier la vie des gens et la rendre plus agréable. Elle fabrique à elle seule : Des solvants qui sont utilisés dans la production d’insuline et d’antibiotiques. Des biocarburants efficients et efficaces pour améliorer la durabilité des transports modernes. Du chlore pour purifier l’eau potable. Du pétrole synthétique contribuant à réduire les émissions de CO2. Du plastique moderne, résistant mais léger pour conditionner, protéger et conserver la nourriture et les boissons. Des matériaux pour isoler les maisons, bureaux, câbles électriques et de télécommunication. Des produits qui ont aidé les constructeurs automobiles à rendre leurs voitures plus solides et légères et plus écoénergétiques, ce qui a à son tour contribué à réduire les émissions de CO2. La liste est longue, tout comme le travail effectué dans les coulisses afin de chercher des solutions innovantes à de nombreux défis auxquels est confrontée la société de nos jours. « Les produits et technologies chimiques sont utilisés dans la quasi-totalité des domaines de l’économie mondiale », a déclaré un porte-parole de l’International Congress and Convention Association (ICCA), représentant mondial de l’industrie chimique. « Et avec la croissance de l’économie mondiale, la demande de produits issus de l’industrie chimique va augmenter. Cette croissance sert de moteur à l’innovation en matière de matériaux, et l’industrie crée de nouveaux produits tous les ans tout en s’efforçant d’améliorer ses procédés de fabrication et d’utiliser les ressources de manière plus efficace. » En 2014, l’American Chemistry a investi 59 milliards de dollars dans la recherche et le développement, l’équivalent de plus de 185 dollars par personne aux États-Unis. « Nous investissons plus dans l’innovation que les industries électronique, automobile et médicale », a déclaré Cal Dooley, PDG et Président du Conseil américain de l’industrie de la chimie. « L’industrie de la chimie excelle dans son apport continu d’idées nouvelles, imaginatives et innovantes sur le marché, et cela n’est pas prêt de s’arrêter demain. » Le Conseil américain de l’industrie de la chimie indique toutefois que pour que son industrie chimique puisse poursuivre son travail révolutionnaire, les États-Unis doivent également adopter une stratégie énergétique tirant profit de leurs ressources énergétiques nationales, y compris de leurs vastes réserves de gaz de schiste. Ce point de vue est partagé par Steve Elliott, Directeur général de la CIA. Il souhaite que l’industrie chimique britannique, qui pèse 50 milliards de dollars, exploite l’énergie qui se trouve sous ses pieds plutôt que d’utiliser du gaz importé. « Les propres réserves de schiste du Royaume-Uni contribueront à obtenir des approvisionnements en gaz plus sûrs et favoriseront l’emploi et la croissance », a-t-il indiqué. « Sans cela, les importations de gaz devraient atteindre 75 % des besoins d’ici 2030. Le gaz de schiste britannique contribuera à assurer le fonctionnement des activités du pays tandis que le Royaume-Uni effectuera sa transition vers une économie verte. » Puisque c’est l’une des industries les plus importantes au monde (en 2014, son chiffre d’affaires dépassait les 5,4 milliards de dollars), l’industrie chimique a de profondes répercussions sur notre quotidien et son rôle se poursuivra dans le futur en même temps que la société s’efforce de créer un monde plus sain, plus sûr et plus durable. « Malheureusement, le mot ‘vert’ revêt différentes significations selon les gens », a affirmé Lawrence. « Certains peuvent penser qu’aucune usine chimique n’est ‘verte’ en raison du fait qu’elle traite des produits chimiques, ce qui est une mauvaise chose à leurs yeux.» L’industrie chimique est consciente de devoir modifier l’image que le grand public a d’elle si elle souhaite faire comprendre aux gens le rôle qu’elle joue dans la vie moderne. « Les industries chimiques robustes et compétitives soutiennent toutes les grandes nations industrielles du monde développé car les produits chimiques et matériaux sont les composants essentiels sur lesquels repose l’industrie manufacturière », a déclaré Steve. « Sans ses procédés et ses produits de base, la plupart des autres productions ne pourrait avoir lieu.» Il a ajouté que bien que l’industrie soit énergivore, ses produits, pendant leur durée de vie, économisaient plus du double de l’énergie nécessaire pour les produire. « Nous fournissons le futur vert », a-t-il conclu.

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  • TEMPS TROUBLÉS

    POUR une nation ayant ouvert la voie à l’industrialisation et à la production de masse aux XVIIIe et XIXe siècles, la vérité est difficile à avaler. Pour la toute première fois, la part de l’industrie manufacturière britannique dans l’économie du Royaume-Uni a chuté à 9,4 %, le taux le plus bas jamais enregistré. Cela attriste profondément le fondateur et président d’INEOS, Jim Ratcliffe, qui a grandi dans le Nord industriel de l’Angleterre. « Nous assistons à la mort lente de l’industrie manufacturière dans ce pays », a-t-il affirmé. « Nous avons perdu la moitié de nos usines de fabrication en une seule génération. » Il y a vingt ans de cela, a-t-il ajouté, nous étions au même niveau que l’Allemagne, où l’industrie manufacturière est toujours puissante. « Cette secousse sismique dans le secteur manufacturier britannique peut sembler être une secousse mineure à Londres qui regorge de services, et dans la plupart des comtés du sud, mais il s’agit d’une bombe à retardement dans de nombreux endroits du Nord de l’Angleterre, du Pays de Galles et de l’Écosse », a-t-il soutenu. En octobre dernier, l’aciérie Redcar de Teesside a fermé définitivement, entraînant la perte de 2 200 emplois après que Sahaviriya Steel Industries UK, les propriétaires thaïlandais de l’usine, ait déposé le bilan. Dans le journal The Northern Echo, la députée travailliste Anna Turley a déclaré « C’est une tragédie humaine et industrielle ». « La métallurgie a tiré sa révérence à Teesside », a déclaré un homme qui avait travaillé dans cette usine pendant 30 ans. Dans les années soixante-dix, plus de 200 000 personnes travaillaient dans l’industrie de l’acier britannique. Aujourd’hui, le secteur en compte près de 30 000 mais leurs emplois ne sont pas sûrs. En janvier, d’autres suppressions de postes ont été annoncées. Tata Steel a confirmé 750 suppressions d’emplois à Port Talbot au Pays de Galles et une épée de Damoclès plane au-dessus de centaines d’autres employés dans ses usines de Scunthorpe, de Trostre, de Corby et d’Hartlepool. Un flot d’importations chinoises bon marché (la production d’acier étant subventionnée en Chine), la fermeté de la livre britannique et un coût de l’énergie élevé au Royaume-Uni ont été montrés du doigt. Quelle qu’en soit la raison, cette tendance est préoccupante. « Si nous souhaitons mettre un terme au déclin de l’industrie manufacturière, ou même connaître de nouveau la croissance, nous devons donner des raisons aux entreprises d’investir en Grande-Bretagne», a affirmé Jim. « Nous avons besoin d’une énergie à prix compétitif, d’une main-d’oeuvre qualifiée, d’un environnement fiscal attractif et d’un gouvernement qui souhaite mettre en oeuvre cela. » Il a ajouté que la Grande-Bretagne avait besoin de ce que les responsables de marketing appelaient les ACV, ou arguments clés de vente. « L’Allemagne possède ces choses-là», a-t-il indiqué. « Elle dispose d’une main-d’oeuvre hautement qualifiée, se trouve au coeur de l’Europe et possède une remarquable infrastructure de fabrication et des fournisseurs compétents. L’Amérique possède de l’énergie bon marché grâce à son gaz de schiste, une main-d’oeuvre qualifiée et le plus grand marché au monde. La Chine a la croissance, une main-d’oeuvre bon marché et un immense marché. » Ce n’est pas la première fois que Jim met en avant l’échec de la Grande-Bretagne à se vendre auprès d’investisseurs. Il y a trois ans, il avait mis en garde contre le fait que la Grande-Bretagne n’était pas un pays attractif pour les fabricants. Lors d’une interview donnée à Alistair Osborne, rédacteur économique du Daily Telegraph, il avait mentionné le prix élevé de l’énergie. Ce qui est compréhensible, étant donné que l’usine d’INEOS à Runcorn, qui fournit du chlore à 95 % de l’eau britannique, consomme autant d’énergie que la ville de Liverpool. Il a ajouté que le Royaume-Uni devait regarder ce qu’il avait à offrir s’il souhaitait comprendre pourquoi il était si lamentablement resté à la traîne derrière ses concurrents. « Ce serait bien si on pouvait y répondre de manière simple et précise, mais ça n’est pas le cas », a-t-il indiqué. « Pour conserver ou développer l’industrie manufacturière, on a besoin d’un flux continu d’investissement étant donné que les usines et les produits vieillissent. Les nouvelles usines et les nouveaux produits nécessitent des investissements. » La Grande-Bretagne, a-t-il soutenu, avait besoin d’énergie bon marché ou du moins, d’énergie à prix compétitif. « Nous ne pouvons pas offrir cela à l’heure actuelle. Et, avec le gaz qui s’épuise dans la mer du Nord, il est probable que la situation empire », a-t-il indiqué. « Mais nous nous trouvons au-dessus d’immenses gisements de gaz de schiste qui pourraient tout changer. » Au XVIIIe siècle, la Grande-Bretagne a bâti sa richesse sur ses réserves de charbon qui étaient abondantes et pouvaient être facilement extraites. Et cela a entraîné la révolution industrielle, dans laquelle la Grande-Bretagne occupait une place au tout premier rang. Cependant, un accès à de l’énergie bon marché n’est pas la seule chose indispensable dans l’industrie manufacturière britannique d’aujourd’hui. Jim a également souligné la nécessité d’une main-d’oeuvre qualifiée. « Nous avions auparavant d’excellents programmes d’apprentissage, établissements d’enseignement supérieur et écoles professionnelles spécialisées », a-t-il soutenu. « Mais le gouvernement a décidé que tous les jeunes devraient devenir des diplômés de l’enseignement supérieur. » Cette inquiétude est partagée par de nombreuses personnes. Un récent sondage des fabricants britanniques, publié dans l’Annual Manufacturing Report (rapport annuel sur l’industrie manufacturière) de 2016, souligne que le manque de compétences reste leur plus grande crainte. « Pour parler franchement, notre système éducatif ne remplit pas sa mission envers nos jeunes et crée, par conséquent, des problèmes pour l’industrie », a indiqué Callum Bentley, rédacteur en chef de The Manufacturer. « Personne ne s’attend à ce qu’un jeune au teint frais ait les compétences et l’expérience d’un vétéran, mais le problème, c’est que les jeunes sont mal préparés pour entrer sur le marché du travail et que cela dure depuis des décennies », a-t-il ajouté. « Plus cela continuera dans la durée, plus cela compromettra notre compétitivité. Le manque de compréhension entre les écoles et les lieux de travail doit être corrigé, dans l’intérêt de notre secteur manufacturier et de nos employés. » Jim a souligné qu’il avait été « ravi » d’entendre parler de la Northern Powerhouse, une initiative gouvernementale visant à corriger le déséquilibre économique entre le Nord et le Sud, et a décrit l’actuel gouvernement conservateur du Royaume-Uni comme le gouvernement le plus en faveur de l’industrie manufacturière depuis de nombreuses années. Mais il a ajouté que pour changer réellement la donne, la Grande-Bretagne devait attirer des investisseurs. « Les investisseurs peuvent se permettre d’être très ‘sélectifs’ dans le monde fortement concurrentiel d’aujourd’hui », a-t-il affirmé. « INEOS a choisi d’investir la plupart de son capital aux États-Unis. De nombreuses autres sociétés ont opté pour l’Extrême-Orient. » Jim a lancé un appel au gouvernement britannique pour qu’il offre des amortissements fiscalement autorisés à hauteur de 100 % pour les dépenses d’investissement manufacturier et un taux d’imposition à un chiffre pour l’industrie manufacturière. « À l’ère de la mondialisation, les décisions en matière d’investissement sont toujours comparées et opposées à d’autres lieux à l’étranger. Le Royaume-Uni n’est actuellement pas ciblé par les investissements dans le secteur manufacturier car il manque d’Arguments Clés de Vente (ACV).» À la fin de l’année dernière, ResPublica, un groupe de réflexion indépendant et apolitique basé à Westminster, a affirmé qu’une explosion des exportations était nécessaire pour redynamiser l’industrie manufacturière britannique et éloigner l’économie d’une « dangereuse dépendance à l’égard du secteur tertiaire ». Le directeur Phillip Bond a déclaré que le fait que des étrangers achetaient des biens immobiliers britanniques avait entraîné une appréciation de la livre sterling, ce qui avait rendu les exportations plus compliquées pour les fabricants. « Le récent effondrement de l’industrie de l’acier britannique a souligné le fait inquiétant que notre économie est bien trop tributaire des services et des financements extérieurs », a-t-il indiqué. « La croissance doit venir du secteur manufacturier, trop longtemps négligé, dont les exportations ont été frappées par une livre forte. La livre sterling a un rôle de premier plan à jouer pour aider les exportations et nous devons nous pencher sur le problème des taux de change défavorables pour les sociétés britanniques. » Jim serait aussi de cet avis. « Toute économie équilibrée doit refléter dans une certaine mesure la façon dont ses habitants dépensent l’argent qu’ils ont dans leurs poches.Si les habitants achètent « certaines choses » avec leur salaire, nous devons fabriquer « ces choses » dans notre économie domestique. Dans le cas contraire, nous devons faire venir tous les produits manufacturés depuis l’étranger et les payer dans des devises étrangères. » LA GRANDE-BRETAGNE DOIT SE RÉINDUSTRIALISER UN ANCIEN journaliste du Financial Times a déclaré que le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, avait raison d’être préoccupé par la situation de l’industrie manufacturière au Royaume-Uni. Peter Marsh a affirmé que l’industrie de l’acier comme l’industrie chimique avaient été confrontées à de graves problèmes. « La désindustrialisation (la part décroissante de l’industrie manufacturière dans la production économique du Royaume-Uni) est allée assez loin », a-t-il souligné. « Si nous souhaitons mettre en place une croissance économique durable et améliorer le niveau de vie, la Grande-Bretagne doit se réindustrialiser. » Mais M. Marsh, ancien rédacteur du FT spécialisé dans le secteur de l’industrie manufacturière, a indiqué que bien que la Grande-Bretagne ait perdu du terrain, elle restait toujours un grand fabricant de produits de niche, tels que les instruments d’analyse spécialisés, et d’articles non importables. « Ça peut aller des produits alimentaires aux matelas et aux matériaux de construction », a-t-il précisé. Selon les tout derniers chiffres des Nations Unies, la Grande-Bretagne est le 10e plus grand fabricant, et réalise près de 2 % des produits manufacturés du monde, alors qu’en 1895, elle produisait 18 % de l’ensemble des marchandises. « La Grande-Bretagne n’est plus aussi importante qu’elle l’était, mais pour un pays représentant 1 pour cent de la population mondiale, elle joue quand même dans la cour des grands », a-t-il indiqué. « La Chine est partie d’une position modeste au cours des 20 dernières années et est désormais responsable de près de 20 % de l’ensemble des produits manufacturés. Mais elle possède aussi 20 % de la population mondiale. » M. Marsh est maintenant un maître de conférences et l’auteur de The New Industrial Revolution: Consumers Globalization and the End of Mass Production (la nouvelle révolution industrielle : mondialisation de la consommation et la fin de la production de masse). Récemment, il a également créé un site web pour l’industrie manufacturière britannique. www.madeherenow.com

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  • UN ECLAIRAGE : INEOS CHERCHE À DÉCONSTRUIRE LES MYTHES SUR LE GAZ DE SCHISTE

    INEOS est désormais l’une des sociétés les plus importantes dans l’industrie britannique du gaz de schiste. Mais elle sait qu’il n’y a rien de compliqué à être la plus importante. C’est autre chose d’être la meilleure et la plus digne de confiance. La confiance dans les grandes entreprises, les banques et les hommes politiques étant actuellement à son niveau le plus bas, il est donc important de regagner la confiance de la population. En avril de l’année dernière, INEOS Shale, qui possède désormais des licences du gouvernement pour explorer 400 000 hectares au Royaume-Uni pour la recherche de gaz de schiste, a démarré sa quête en vue de prouver aux communautés que ses intentions étaient honorables. « Nous visons le long terme », a indiqué le PDG Gary Haywood. « Le but n’est pas simplement de faire du profit. Nous souhaitons contribuer à mener une renaissance de l’industrie manufacturière en Grande-Bretagne et nous sommes convaincus qu’une industrie nationale du gaz de schiste peut y parvenir. » La société a déjà commencé à parler aux communautés en Écosse, où elle dispose de licences pour explorer des milliers d’hectares à proximité de son usine de fabrication de Grangemouth. Mais en attendant que l’Écosse lève son interdiction actuelle sur la fracturation hydraulique, et dans l’attente d’enquêtes supplémentaires, INEOS Shale s’est déplacée vers le sud, en Angleterre, où elle espère convaincre les habitants du Cheshire, Yorkshire, Derbyshire et des East Midlands des avantages qu’une industrie nationale du gaz de schiste pourrait apporter. « Nous comprenons que les gens de ces régions soient préoccupés », a indiqué Gary. « Et c’est en partie dû au fait qu’il existe de nombreux mythes sur l’extraction du gaz de schiste. Mais nous voulons montrer que cela peut être bien fait et en toute sécurité, et nous souhaitons rencontrer les gens des zones où nous détenons des licences. » Des expositions sont organisées pour permettre à la population locale de parler directement à la société INEOS, et de lui poser des questions, au sujet de ce qu’elle entend faire. INEOS Shale a également produit une série de films pour dissiper les craintes que les gens pourraient avoir. Ces derniers seront projetés lors des expositions qui accueilleront des experts chargés d’expliquer ce que cela signifie aux communautés auxquelles INEOS a promis 6 % des recettes issues du gaz de schiste en vue d’améliorer les infrastructures locales. Tandis qu’INCH partait en impression, INEOS planifiait des études approfondies de la roche en 2D et 3D dans chacun des comtés afin de vérifier la présence et l’accessibilité du gaz. Si les résultats de telles études sont prometteurs, la société cherchera à obtenir la permission de forer des puits verticaux de 180 m de haut afin de prélever des échantillons carottés de roche de 8 cm de largeur en vue d’accéder à la qualité et à la quantité du pétrole et du gaz dans le schiste. « En fait, c’est comme quand on enlève le trognon d’une pomme », a indiqué Tom Pickering, directeur des opérations d’INEOS Upstream. « Il s’agit d’une approche prudente, guidée par la science, mais il est essentiel que nous fassions bien les choses. » Une fois qu’INEOS disposera de toutes les données détaillées dont elle a besoin, une décision sera prise quant au caractère judicieux et sans risque sur le plan économique de fracturer le puits en utilisant 98 % d’eau, 1,5 % de sable et 0,5 % d’additifs, ce qui empêchera la formation de dépôts calcaires et stérilisera le puits. « Certaines personnes soutiennent que 600 produits chimiques toxiques sont utilisés dans la fracturation hydraulique, mais c’est tout simplement faux », a déclaré Tom. « La plupart des puits ont besoin de six à 12 produits chimiques. Tous les produits chimiques utilisés devront être décrits de manière transparente dans les demandes de délivrance de permis de construire et d’opérer. » INEOS Shale est consciente du fait que sa décision de poursuivre l’exploration du gaz de schiste l’a menée vers l’affrontement avec les écologistes qui soutiennent que la fracturation hydraulique est dangereuse, qu’elle provoque des tremblements de terre, empoisonne l’eau potable et affecte l’air que nous respirons. Mais l’entreprise n’a jamais fui face à une situation difficile, notamment lorsqu’elle estime qu’il existe des arguments de poids en faveur de l’économie et de l’environnement. « Une industrie nationale et florissante du gaz de schiste ne révolutionnera pas seulement l’industrie manufacturière en Grande-Bretagne, mais offrira aussi au Royaume-Uni une sécurité d’approvisionnement énergétique pour la première fois depuis de nombreuses années et créera des milliers d’emplois dans les régions qui ont été les plus durement touchées », a déclaré Gary. « Si nous pouvons faire cela et rassurer les gens sur le fait que l’industrie peut fonctionner sans causer de dommages à long terme à l’environnement ou à leur mode de vie, ce sera une situation gagnant-gagnant pour tous. » Le professeur Peter Styles, l’un des trois experts chargés en 2011 par le gouvernement britannique d’établir un rapport indépendant après que la fracturation hydraulique par une autre société avait provoqué de légères secousses dans le Lancashire, estime que l’avenir à long terme de la Grande-Bretagne repose sur les vastes réserves de gaz de schiste profondément enterrées dans le sol. « Je ne pense pas que les gens réalisent à quel point nous sommes vulnérables au Royaume-Uni », a-t-il ajouté. « Actuellement, près de 80 % du chauffage et de la cuisine domestiques britanniques sont alimentés par du gaz et nous en importons la moitié. Une partie de ce gaz provient de Norvège, ce qui est parfaitement acceptable, mais une grande partie est importée de Sibérie, qui s’est démontrée ne pas être la forme d’approvisionnement la plus sûre au fil des ans. » En janvier 2009, un conflit entre l’Ukraine et la Russie au sujet du prix du gaz naturel a entraîné une interruption totale de l’approvisionnement vers plusieurs pays européens. « Il ne nous restait plus que deux jours de réserves », a-t-il indiqué. « Et lorsqu’une telle situation se produit, les sociétés telles qu’INEOS ChlorVinyls de Runcorn, qui est le troisième plus grand utilisateur de gaz en Grande-Bretagne, sont mises à l’arrêt pour protéger les réserves nationales. » Mais INEOS n’utilise pas de gaz seulement pour chauffer et alimenter ses usines de fabrication.Le gaz est aussi une matière première indispensable qui sert à fabriquer des milliers de produits essentiels dont nous avons tous besoin au quotidien. Sans lui, pas de plastique, de médicaments, de bâtiments, de voitures, d’ordinateurs, de vêtements, ni d’écrans iPad. « On l’oublie souvent lors des débats enflammés portant sur les avantages liés à la poursuite de l’utilisation des combustibles fossiles», a indiqué Greet Van Eetvelde, Directrice INEOS des initiatives axées sur la technologie propre. « De nombreuses énergies renouvelables, telles que les composants importants des éoliennes et des panneaux solaires, ne peuvent pas non plus être produites sans gaz. Nous aurons toujours besoin de gaz pour produire des choses même lorsque nous serons passés à une énergie à faible émission de CO2. » INEOS Shale, qui détient plus de licences que toute autre société au Royaume-Uni, estime que la plupart des gens font preuve d’ouverture d’esprit à propos de l’exploitation du gaz de schiste. « C’est tout ce que nous demandons », a précisé Tom. « Nous ne faisons pas preuve de suffisance. Nous comprenons les inquiétudes des gens, mais de nombreuses choses qu’ils ont pu lire sur le gaz de schiste sont tout simplement fausses. Nous sommes heureux d’être remis en question si les gens pensent que nous avons tort. C’est compréhensible, ils souhaitent juste avoir plus d’informations. Et c’est ce que nous espérons leur fournir lors de ces réunions. » Le combat sera rude car les groupes contre la fracturation hydraulique se sont emparés des réseaux sociaux. Mais INEOS espère prouver que celui qui crie le plus fort, n’est pas forcément celui qui est le mieux informé. POURQUOI INEOS EST LA SOCIÉTÉ IDÉALE POUR EXTRAIRE DU GAZ DE SCHISTE AU ROYAUME-UNI PEU de sociétés sont dotées d’un aussi grand savoir-faire qu’INEOS. Outre ses compétences à la surface du sol, qui la voit manutentionner des gaz inflammables sur ses 65 sites de fabrication situés aux quatre coins du monde, la société dispose également d’un savoir-faire sous le sol. En novembre, INEOS a fait l’acquisition de plateformes gazières dans la mer du Nord et s’est dotée par la même occasion d’une équipe d’experts en forage qui fournissent déjà assez de gaz pour chauffer un foyer sur 10 au Royaume-Uni. INEOS emploie également l’équipe qui a lancé l’exploitation du gaz de schiste aux États-Unis avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur. Le président Jim Ratcliffe a déclaré qu’il ne comprenait pas pourquoi cela était encore si difficile de convaincre les gens que l’extraction de gaz de schiste était sans risques. « L’expérience du forage et de la fracturation hydraulique à la recherche de gaz de schiste est si abondante en Amérique du Nord qu’elle aurait dû dissiper toutes les inquiétudes et zones d’ombre », a-t-il ajouté. « En Amérique, ils ont désormais foré et fracturé plus d’un million de puits au cours des 10 dernières années et cela a fourni une immense quantité d’hydrocarbures. » DES ERREURS ont été commises aux débuts de l’exploitation du gaz de schiste en Amérique. La construction de puits défectueux avait entraîné une contamination de l’eau et les eaux usées en provenance des puits de pétrole fracturés stagnaient à l’intérieur de fosses ouvertes et non gainées. « Nous avons étudié tous ces cas pour veiller à ne pas reproduire les mêmes erreurs », a déclaré Tom Pickering, directeur de l’exploitation chez INEOS Shale. Certaines sociétés américaines n’avaient utilisé qu’une couche d’acier dans le puits. INEOS utilisera jusqu’à quatre couches d’acier cimentées les unes dans les autres. D’autres sociétés avaient réutilisé d’anciens puits. INEOS n’en utilisera que des nouveaux. Les eaux usées stagnaient dans des bassins ouverts. Les eaux usées d’INEOS seront enfermées dans des réservoirs de stockage à double paroi avant d’être recyclées. « Il est important de reconnaître que certains problèmes sont survenus, mais ces derniers se sont produits aux débuts de l’exploitation du gaz de schiste en Amérique et nous ne sommes pas en Amérique », a précisé Tom. « Nous sommes au Royaume-Uni, un pays où le régime réglementaire est l’un des plus stricts au monde. » Après avoir examiné les éléments d’appréciation disponibles, la Royal Society et la Royal Academy of Engineering ont conclu que le gaz de schiste pouvait être extrait en toute sécurité avec une réglementation adéquate. Extraire du gaz de schiste n’est pas sans risque et cela doit être fait avec soin, mais les risques sont maîtrisables et comparables à d’autres pratiques.

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  • L’EXPERTISE REMONTE A LA SURFACE

    INEOS Upstream pourrait être la société la plus récente d’INEOS. Mais les personnes dirigeant sa nouvelle entreprise d’énergie ne sont pas novices en matière de fracturation hydraulique. Ni sur terre, ni au large. Sur terre, INEOS collabore avec les trois Américains qui ont lancé l’exploitation du gaz de schiste aux États-Unis, laquelle a entraîné une renaissance du secteur manufacturier. Au large, la société s’est dotée d’une équipe qui pratique depuis des années des forages et des fracturations hydrauliques en toute sécurité à la recherche de gaz naturel. Tous sont convaincus qu’INEOS, avec son savoir-faire à la surface du sol, qui la voit manutentionner des gaz inflammables sur ses 65 sites de fabrication, peut devenir la première société du Royaume-Uni à extraire en toute sécurité les vastes réserves de gaz de schiste actuellement coincées dans des roches à des milliers de mètres sous terre, tout en modifiant, dans le même temps, l’image que le public a d’elle. « Nous pensons que nous pouvons offrir quelque chose d’unique à l’industrie naissante du gaz de schiste », a affirmé Tom Pickering, directeur de l’exploitation chez INEOS Shale qui a travaillé sur une plateforme pétrolière de la mer du Nord pendant des années. Doug Scott est le responsable du forage chez INEOS Breagh, une filiale d’INEOS Upstream. « Nous avons été l’un de ceux qui ont eu le plus recours à la fracturation hydraulique sur des gisements de gaz en grès peu perméable au sud de la mer du Nord au cours des quatre dernières années », a-t-il précisé. « Nous avons employé cette technique pour extraire le gaz plus rapidement et pour accéder à du gaz dont l’extraction aurait auparavant coûté trop cher. » Le gaz de schiste est identique au gaz de la mer du Nord. Ce sont tous deux des gaz naturels. La seule différence réside dans le fait que le gaz de la mer du Nord est extrait de grès situé à près de 3 km sous le fond marin, tandis que sur terre, INEOS l’extrairait à partir de schiste se trouvant jusqu’à 5 km de profondeur. Doug et son équipe avaient travaillé, jusqu’en octobre, pour le groupe DEA. Cela a changé lorsqu’INEOS a racheté la compagnie allemande pour plusieurs centaines de millions de dollars, tout en prenant la responsabilité d’assurer l’approvisionnement en gaz d’1 foyer sur 10 dans tout le Royaume-Uni. INEOS Breagh exploite quatre plateformes dans le sud de la mer du Nord et détient des intérêts dans 16 licences d’exploitation. La décision d’INEOS d’acheter, alors que tout le monde semblait vendre autour d’elle, a été perçue comme une initiative révolutionnaire dans le secteur de l’énergie. Là où d’autres voyaient des eaux troubles, causées par une hausse des coûts et une chute des bénéfices, INEOS a surfé sur la vague de l’opportunité. Cette occasion d’acquérir un savoir-faire immense, tout en améliorant la durée de vie et l’efficacité de ces plateformes sans faire de compromis sur la sécurité, était trop grande pour la laisser passer. Afin de contribuer au développement de l’entreprise, INEOS aura recours aux services de sa nouvelle équipe de géologues, de géophysiciens et d’experts en construction de puits qui travaille actuellement pour INEOS Breagh. La nouvelle équipe collabore harmonieusement avec le groupe INEOS car ils partagent tous deux la même philosophie. « La sécurité et l’efficacité sont primordiales à nos yeux », a affirmé Doug. « Les travaux de conception et de planification que nous avons réalisés avant de fracturer notre tout premier puits étaient déterminants pour le succès du projet et ne peuvent être sous-estimés. Le temps que l’on passe à tout faire correctement porte ses fruits lors de la phase opérationnelle. » Il a ajouté que les plans, ainsi que les provisions prévues au cas où quelque chose devait mal se passer, garantissaient le fait que l’équipe puisse gérer les incertitudes inhérentes aux opérations de forage et de fracturation hydraulique des puits. « Comme toujours lors de la phase opérationnelle, dans l’éventualité où l’avancement des travaux devait entrer en conflit avec la sécurité, cette dernière est toujours prioritaire », a-t-il précisé. Doug a ajouté que la sécurité et l’efficacité des opérations dépendaient des compétences de l’équipe et d’une communication efficace entre les ouvriers travaillant sur la tour de forage, le navire de forage et la plateforme. « C’est un point essentiel pour s’assurer que tout le monde fait ce qu’il est censé faire au bon moment », a-t-il expliqué. L’équipe d’INEOS Breagh a également l’habitude de chercher des moyens pour travailler plus efficacement et de nouvelles méthodes de travail. Chez INEOS Breagh, l’équipe a par exemple installé un filtre dans le puits pour empêcher l’agent de soutènement (principalement du sable) d’atteindre la surface lors de la production de gaz. Résultat : le puits fracturé a pu être exploité 12 mois avant qu’une autre solution technique n’ait été trouvée. « Les écrans en fond de trou étaient une première pour des puits fracturés sur le plateau continental britannique au sud de la mer du Nord », a précisé Doug. « Mais cette technologie simple a le potentiel d’offrir toutes sortes de possibilités à nos futures exploitations de gisements de gaz par fracturation hydraulique. » Et chez Clipper South, ils ont vendu du gaz épuré depuis le puits au lieu de le brûler. « Cela a également été une première pour nous », a admis Doug. « Cela a demandé énormément d’efforts et de collaboration au sein de l’organisation pour intégrer les systèmes de sécurité et de production, mais en faisant cela, nous avons non seulement capté près de 300 tonnes de CO2, mais nous avons aussi atteint un chiffre d’affaires de 4,3 millions de livres sterling grâce au gaz destiné à la vente. » Les plateformes, dont INEOS a hérité dans le cadre de l’accord, sont relativement neuves, bien gérées et commandées à distance. « Cela faisait partie du contrat », a déclaré Geir Tuft, PDG d’INEOS Breagh. Tandis qu’INEOS va plus loin dans le commerce de l’énergie, INEOS Shale espère pouvoir tirer de précieuses leçons de l’équipe travaillant chez INEOS Breagh. « Nous chercherons à tirer profit des liens de cette nouvelle famille dans tous les domaines en partageant nos ressources et expériences », a indiqué Geir. Depuis l’acquisition, il travaille sur un solide projet visant à améliorer l’efficacité de l’entreprise, notamment à la lumière de la chute du prix du pétrole et du gaz. Il y a trois ans, le pétrole se vendait à 110 $ le baril ; aujourd’hui, son prix n’atteint même pas les 40 $. « Nous devons pouvoir gérer des marges brutes d’autofinancement réduites afin de nous assurer que l’entreprise est dynamique, quelles que soient les conditions », a-t-il ajouté.  

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  • EVEREST. INEOS SUR LE TOIT DU MONDE

    IL EST difficile de revenir sur terre après avoir été sur le toit du monde. Rhys Jones le sait par expérience : lui qui a conquis le plus haut sommet du monde, le mont Everest, le jour de son 20ème anniversaire. Il avait rêvé de ce moment pendant huit ans après avoir écouté une conversation alors qu’il était un scout de 12 ans. Dans un sens, sa mission était désormais accomplie et il ne souhaitait pas l’escalader de nouveau. « Une fois m’a suffi pour de nombreuses raisons », a-t-il avoué. « Mais à bien des égards, je crois que je ne suis jamais vraiment redescendu. Je peux revivre chaque instant de l’ascension à chaque fois que je ferme les yeux. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. » Il y a quelques années, Rhys, qui dirige désormais sa propre société d’expéditions de luxe avec son épouse Laura, a été approché en vue de mener une expédition dans la « zone de la mort » pour ensuite atteindre le sommet du mont Everest. « J’ai refusé car je ne pouvais pas mettreun prix sur cette expérience », a-t-il déclaré. « Il faut vraiment le vouloir pour endurer les épreuves et le danger, et je ne suis pas sûr qu’une rémunération suffirait à me convaincre. » Cependant, c’est bien une « rémunération » qui l’a conduit là en 2006. « Je ne sais pas ce qui m’a poussé à contacter INEOS à l’époque pour trouver un financement », a-t-il ajouté. « C’était juste le destin. Mais j’avais mis toutes les chances de mon côté en écrivant à des sponsors, dont Stannah Stairlifts qui m’a offert 100 £. » Il était sur le point de baisser les bras lorsque le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, a accepté de rencontrer le jeune homme alors âgé de 19 ans. Après une réunion d’une heure, Rhys est sorti avec l’argent dont il avait besoin pour mener à bien l’expédition, et un drapeau INEOS à planter sur le sommet. « Je n’aurais pas pu le faire sans l’aide d’INEOS », a-t-il avoué. « C’était tout l’argent dont j’avais besoin mais ça représentait aussi bien plus pour moi. Le fait que Jim ait cru en moi a dopé ma confiance et c’est ce qui m’a poussé à continuer à avancer sur la montagne. Je me souviens très bien du moment où j’ai parcouru les derniers pas vers le sommet quelques mois plus tard, et la première pensée que j’ai eue, c’est que j’avais promis à Jim de prendre une photo du drapeau INEOS flottant au sommet. » Rhys est rentré au Royaume-Uni avec une confiance en lui et une farouche détermination. Mais il sentait qu’il lui manquait quelque chose. « J’en avais fait mon objectif depuis si longtemps que ne plus avoir ce but à atteindre me manquait », a-t-il indiqué. Il a commencé à donner régulièrement des discours lors de dîners et d’événements et à travailler avec les écoles. « J’ai trouvé cela important d’expliquer aux enfants que j’étais une personne tout à fait normale quand je me suis fixé ces objectifs », a-t-il précisé. « Je n’étais pas particulièrement ambitieux. Je faisais partie de ces 80 % d’élèves qui se rendent en classe, travaillent un minimum pour éviter d’avoir des problèmes, et rentrent de nouveau chez eux. J’étais très anonyme, et j’avais hâte que les week-ends arrivent pour pouvoir faire de l’escalade. Mais j’ai pu réaliser mes rêves car j’ai adopté la bonne approche. » Il s’est rappelé à quel point ses enseignants avaient été surpris lorsqu’il avait escaladé le Denali, le plus haut sommet d’Amérique du Nord, 12 mois après avoir passé son GCSE (certificat général d’études secondaires du premier cycle). « Dans l’un de mes vieux bulletins scolaires, on m’avait conseillé de travailler ma forme physique pour mieux profiter de mes cours d’EPS », a-t-il ajouté. « Pas étonnant qu’ils aient été surpris.» Il a également mené des expéditions pour des agences de voyages et des associations caritatives. « C’était amusant mais j’ai toujours eu l’impression de me mentir à moi-même en travaillant pour un intermédiaire », a-t-il indiqué. Il a donc laissé tomber et a monté sa première société RJ7 Expeditions dans un bureau de Dubaï au Moyen-Orient. Il est désormais de retour au Royaume-Uni pour diriger sa nouvelle entreprise Monix Adventures, spécialisée dans les parcours ouverts au public vers certains des endroits les plus difficiles d’accès au monde. Et pour ceux qui recherchent le frisson, son expérience n’a pas de prix. « J’ai traversé des moments difficiles lors de mes expéditions », a-t-il avoué. « Je suis tombé dans une crevasse au Groenland et je me suis cassé le bras. Mais nous affrontons tous des défis dans notre vie. Lorsque les choses sont pénibles, je me dis que rien ne dure éternellement, aussi brutal, compliqué, ou difficile que ça puisse sembler. » Quant au drapeau d’INEOS, qu’il a déplié lors des cinq minutes qu’il a passé sur le sommet de 8 850 mètres le 17 mai 2006, il espère qu’il se trouve dans un bureau INEOS quelque part dans le monde. « Qui sait, le voir pourrait pousser quelqu’un d’autre à suivre mes pas », a-t-il conclu.

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  • DEBATE: A-T-ON BESOIN DE GAZ?

    LA STRATÉGIE énergétique en Grande-Bretagne se fixe trois grands objectifs ; maintenir les activités, réduire les factures et passer à un futur à l’énergie propre. Nous devons répondre à la demande d’énergie du Royaume-Uni, en utilisant des sources d’énergie propre et à faibles émissions de CO2 si nous voulons continuer à combattre le changement climatique et à faire croître l’économie. Mais ce n’est pas quelque chose qui va se produire simplement du jour au lendemain. Notre transition vers un plus grand nombre de sources d’énergie renouvelable et à faibles émissions de CO2 va prendre du temps. Passer du charbon au gaz contribuerait grandement à réduire notre empreinte carbone, et constitue le « pont » dont nous avons besoin pour les nombreuses années à venir. Le groupe de pression contre la fracturation hydraulique semble penser qu’il existe un puits sans fond d’argent issu du règlement des factures permettant de financer la production d’énergie renouvelable. Ce n’est pas le cas, et même si ça l’était, nous aurions quand même besoin de gaz, pour nous garantir une source d’électricité lorsque le soleil ne brille pas ou que le vent ne souffle pas. Andrea Leadsom, Ministre de l’énergie et du changement climatique, Gouvernement britannique LA course au gaz de schiste est une mission perdue d’avance quand les énergies renouvelables peuvent fournir ce qui est nécessaire pour mettre en marche une révolution énergétique. Cela est particulièrement vrai pour les 1,3 milliards de personnes dans le monde qui sont privées de tout accès à l’électricité, et pour celles qui vivent « hors-réseau », qui ont besoin de technologies décentralisées et adaptées au niveau local, mais c’est également vrai pour les systèmes énergétiques dans les pays du Nord. Tout comme le nouveau charbon et la nouvelle énergie nucléaire, investir dans du gaz non conventionnel détourne l’attention des investissements dans l’énergie renouvelable dont on a cruellement besoin. Des recherches ont été effectuées aux États-Unis et ont indiqué qu’extraire du gaz de schiste par fracturation hydraulique pourrait avoir une empreinte totale de gaz à effet de serre plus élevée que le charbon. Mis à part les effets climatiques, l’extraction du gaz provoque de graves conflits environnementaux et sociaux dans le monde entier. L’exploitation de gazoducs et d’infrastructures entraîne des accaparements de terres et nous sommes convaincus qu’elle menace les ressources en eau et la biodiversité en de nombreux endroits. De plus, nous estimons que les risques de contamination de l’eau et de pollution de l’air dus à la fracturation hydraulique sont importants. Les Amis de la Terre International IL est indéniable qu’à long terme, nous devons passer à des technologies dont les émissions de CO2 sont aussi faibles que possible mais les outils prévus à cet effet (captage et stockage du CO2 et technologies des énergies renouvelables) ne sont actuellement pas prêts pour répondre à la demande mondiale d’énergie et les besoins en matière de lutte contre la pauvreté et certains de ces outils pourraient ne jamais être bon marché ou applicables. Le gaz de schiste peut, s’il est exploité et réglementé avec diligence et compétence, offrir une partie de la réduction nécessaire de CO2 tout en fournissant de l’énergie à un monde en croissance rapide mais limitant ses émissions de carbone. Professeur Peter Styles, géologue britannique et professeur de Géophysique appliquée et environnementale à l’université de Keele LES SOURCES d’énergies alternatives peuvent devenir un substitut satisfaisant des combustibles fossiles si nous mettons autant d’efforts et de génie dans cette tâche que nous l’avons fait en fabriquant la première bombe atomique. La solution de remplacement la plus satisfaisante serait la fusion de l’hydrogène mais ce quasi-miracle pourrait être au-delà de nos capacités. Nous pourrions découvrir que le vent, l’énergie solaire, la biomasse, etc., tous combinés les uns aux autres, pourraient suffire, mais il pourrait s’avérer que leur succès nécessite des efforts qui avaient débuté il y a une génération de cela. Le fait d’avouer que nous pourrions être capables de tout faire, y compris d’échouer, est essentielle à tout succès. Alfred W. Crosby, Professeur émérite d’Histoire, de géographie et d’études américaines à l’université du Texas AU COURS des quatre derniers mois, le gaz naturel, qui est plus propre que le charbon, a produit la plus grande part de l’électricité américaine. Mais certains, dont l’Agence américaine de la protection de l’environnement, estiment que le moment est maintenant venu de commencer à remplacer le gaz naturel par de l’énergie éolienne et solaire. Ces énergies renouvelables sont en train de se développer, mais à partir d’une base très restreinte, et uniquement grâce aux milliards de dollars subventionnés par les contribuables. L’énergie éolienne et solaire présentent d’autres inconvénients : le vent ne souffle pas toujours, tout comme le soleil ne brille pas sans cesse. Par conséquent, les énergies renouvelables ont besoin d’énergie d’appoint, issue en grande partie du gaz naturel. Au lieu de nous en remettre à des instructions des pouvoirs publics pour transformer notre secteur de l’énergie, laissons le marché s’en charger. Les immenses réserves de gaz naturel bon marché d’Amérique sont le fruit de l’innovation et de l’esprit d’entreprise. Cette façon américaine de résoudre les problèmes a créé une solution compétitive sur le marché pour nous aider à franchir le cap du coût et des émissions d’énergie qui sont actuellement à leur niveau le plus bas depuis 27 ans. Aucun autre pays n’a été en mesure de reproduire ce triomphe américain. Bien entendu, de nombreux défenseurs des énergies renouvelables souhaiteraient nous voir abandonner complètement les principes de l’économie de marché. Mais si nous faisions cela, non seulement nous ferions augmenter le prix de l’énergie, mais nous ralentirions en plus le rythme de l’innovation. Dr J Winston Porter, ancien administrateur adjoint au sein de l’EPA à Washington DC. Il est désormais un conseiller en énergie et en environnement, à Savannah, Géorgie, États-Unis PENDANT plus d’un an, le groupe de travail sur le gaz de schiste a étudié les impacts potentiels, qu’ils soient positifs ou négatifs, liés à la création d’une industrie du gaz de schiste au Royaume-Uni. En décembre, nous avons publié nos recommandations finales. Nous sommes convaincus que le gaz est nécessaire dans le cadre du bouquet énergétique britannique à court et moyen terme. Il n’est tout simplement pas possible de créer une industrie des énergies renouvelables en mesure de répondre à l’ensemble de nos besoins énergétiques à court terme. Le gaz représente une solution plus respectueuse de l’environnement que le charbon. Les effets négatifs du gaz de schiste sur le climat sont similaires à ceux du gaz conventionnel et inférieurs à ceux du GNL. La conclusion que nous avons tirée de l’ensemble des données scientifiques recueillies au cours de l’année précédente est claire. Les risques que présente le gaz de schiste pour l’environnement local ou la santé publique ne sont pas plus élevés que ceux qui sont associés à des industries comparables à condition, comme pour tous les travaux industriels, que les ouvriers suivent des règles de bonnes pratiques. Lord Chris Smith, Président, Groupe de travail sur le gaz de schiste pour le gouvernement britannique L’Agence internationale de l’énergie prévoit que les énergies renouvelables fourniront une part toujours plus grande de l’approvisionnement mondial en énergie, mais que les combustibles fossiles ne sont pas prêts de disparaître. Dans le principal cas de figure de notre rapport phare World Energy Outlook (perspectives énergétiques mondiales), la demande mondiale d’énergie augmentera de près d’un tiers d’ici 2040. Certes, les énergies renouvelables contribueront à cet élan, mais le gaz naturel y participera aussi : en fait, selon tous les cas de figure de l’OME, le gaz détiendra au moins un quart de la part de l’énergie mondiale en 2040. Le gaz de schiste a accéléré l’abandon du charbon pour la production d’électricité, et une exploitation plus poussée du gaz naturel, ainsi que des énergies renouvelables, est essentielle pour assurer un approvisionnement en énergie diversifié, sûr et durable dans les décennies à venir. Laszlo Varro, Économiste en chef, Agence internationale de l’énergie LES ESSAIS américains avec le gaz de schiste ont démontré que, avec des ressources adéquates et des efforts considérables en matière de forage, de grandes quantités de gaz naturel peuvent être produites. Toutefois, ils ont aussi démontré que la production a tendance à s’orienter sur le court terme (les puits s’épuisant rapidement), que les ressources varient grandement en qualité (seuls les « points idéaux » sont rentables), que les opérations de forage peuvent entraîner une pollution de l’eau et de l’air, et que les fuites de méthane suppriment tout effet bénéfique que le gaz de schiste a sur le climat par rapport au charbon. Au contraire, les ressources d’énergies renouvelables représentent l’avenir de l’énergie, avec une baisse des coûts et des impacts sur l’environnement bien moindres. Richard Heinberg, Professeur de classe exceptionnelle, Post Carbon Institute NOUS souhaitons être très clairs : les cellules solaires, les éoliennes et l’énergie de la biomasse plantée ne pourront jamais remplacer ne serait-ce qu’une petite partie des centrales nucléaires, des centrales thermiques classiques et des centrales hydroélectriques hautement fiables 24 heures par jour et 365 jours par an. Les affirmations prétendant le contraire sont très répandues, mais irresponsables. Nous vivons dans un monde limité en hydrocarbures, nous produisons trop de CO2, et des opportunités majeures en matière d’hydroélectricité ont été épuisées dans le monde entier. Tad W. Patzek, Président du Département du génie pétrolier et des géosystèmes à l’université du Texas d’Austin LE « Clean Power Plan » du Président Barack Obama est une disposition réglementaire élaborée par l’Agence de la protection de l’environnement afin de réduire les émissions de CO2 du secteur de l’énergie américain de 32 % par rapport au niveau de 2005. Étant donné que chaque État possède un bouquet énergétique unique, le Clean Power Plan fixe des objectifs de réduction propres à chaque État et offre la possibilité de les atteindre à travers des plans de conformité individuels. Quelle que soit la manière dont les États choisissent d’appliquer le plan, il est entendu que le gaz naturel est la solution la plus rentable pour atteindre nos objectifs d’énergie propre tout en garantissant une croissance économique continue. C’est la raison pour laquelle le gaz naturel continuera d’être un composant clé dans la méthode de production américaine d’énergie pour les années à venir. D’ailleurs, l’Agence d’information sur l’énergie a rapporté qu’en avril, les émissions de CO2 du secteur de l’énergie avaient atteint leur niveau le plus bas depuis 1988. Ce n’est pas un hasard si le mois d’avril a marqué, pour la première fois dans l’histoire, le moment où le gaz naturel a dépassé le charbon en s’imposant comme la source de carburant numéro un pour l’électricité. America’s National Gas Alliance

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  • LE KILOMÈTRE QUOTIDIEN GAGNE DU TERRAIN

    LA VISION d’une ancienne directrice visant à faire parcourir quotidiennement à chaque enfant de chaque école du Royaume-Uni un kilomètre et demi (pour s’amuser) a franchi un cap grâce, en partie, à la Fondation GO Run For Fun. Il y a quatre ans, l’école primaire d’Elaine Wyllie, située à Stirling, en Écosse, était la seule école britannique à participer à la course qu’elle avait baptisé Le Kilomètre Quotidien. Mais aujourd’hui, sa campagne visant à produire une génération en meilleure santé et plus mince a été officiellement adoptée par le gouvernement écossais pour toutes ses écoles primaires, et de plus en plus d’écoles situées aux quatre coins du Royaume-Uni s’inscrivent tous les jours. « Nous travaillons à la construction d’un réseau national et nous savons déjà, grâce aux réseaux sociaux, que des centaines d’écoles sont en train d’y adhérer », a expliqué Ursula Heath, Responsable de Communication du groupe, qui travaille également pour la Fondation GO Run For Fun. « Nous collaborons avec Elaine et notre réseau GO Run For Fun pour transformer cette campagne en programme national », a ajouté Ursula. « C’est très palpitant de voir le projet décoller, et de savoir que nous travaillons à améliorer la santé et le bien-être des enfants britanniques pour les années à venir.» Elaine, qui est désormais à la retraite, cherche à encourager davantage de directeurs d’école à participer à la campagne. « Au final, ce sont les directeurs qui ont permis d’adopter le Kilomètre Quotidien, le CV d’enseignante et la passion exemplaires d’Elaine pour sa cause poussent d’autres personnes à adopter cette initiative », a précisé Ursula. Le 17 mars, la Fondation Daily Mile a été officiellement lancée à l’école primaire Hallfield de Westminster, Londres, avec le soutien de la Fondation GO Run For Fun. « Notre rêve est, qu’un jour, chaque enfant du Royaume-Uni puisse avoir l’occasion de courir quotidiennement à l’école », a indiqué Ursula. L’espoir immédiat est que le gouvernement britannique verra aussi les avantages liés à l’intégration du Kilomètre Quotidien au programme scolaire national comme une solution contribuant à lutter contre la crise grandissante de l’obésité au Royaume-Uni. On estime qu’un enfant sur trois au Royaume-Uni est désormais considéré comme étant en surpoids ou obèse. « Nous pensons que cette campagne peut changer la donne de manière radicale face à ce problème », a déclaré Ursula. Visitez le site web du Kilomètre Quotidien sur :www.thedailymile.co.uk. Suivez également la campagne sur Twitter @thedailymile et Facebook www.facebook.com/thedailymileforschools video

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  • SUCCÈS MONSTRE

    UNE CAMPAGNE mondiale pour faire bouger et courir les enfants s’est implantée de manière permanente en Amérique. La réaction face aux événements d’inauguration de GO Run For Fun au Texas l’année dernière a été si positive que l’organisation basée au Royaume-Uni a constitué une équipe spécialisée pour accueillir les courses aux États-Unis. Cette année, l’équipe américaine espère persuader 10 000 enfants issus de 17 écoles différentes de participer à l’une des 34 courses dans la région de Houston. « C’est notre objectif mais on pourrait facilement atteindre 20 000 participants cette année car la demande est présente », a déclaré Kathryn Shuler, Responsable des relations communautaires et des projets spéciaux chez INEOS Olefins & Polymers USA. « Mais il s’agit de notre première année officielle et nous devons veiller à pouvoir offrir le programme de grande qualité auquel tout le monde s’attend de la part de GO Run For Fun. » L’équipe américaine sera également chargée d’amener la campagne à Chicago, à proximité des sites d’INEOS Styrolution et Technologies. Près d’un lycéen sur cinq au Texas est désormais considéré comme étant en surpoids. Mais GO Run For Fun contribue déjà à régler le problème. Karla Klyng, la directrice adjointe de l’école primaire Alvin à Alvin, Texas, a déclaré à INEOS que 155 enfants, au lieu des 65 attendus, avaient participé à son club de course extrascolaire Mighty Milers après avoir pris part à un événement GO Run For Fun l’année d’avant. « Les enfants ont hâte de participer de nouveau à GO Run For Fun cette année », a-t-elle ajouté. La Fondation GO Run For Fun a été créée au Royaume-Uni par le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, lui-même passionné de course à pied, qui souhaitait encourager les enfants à courir pour le plaisir, tout en retrouvant la forme. La ferveur a déjà réussi à gagner le Royaume-Uni et le continent européen où des milliers d’enfants ont participé à l’une des centaines de courses sur courte distance. Et maintenant, l’Amérique, qui est consciente d’avoir un problème de poids, suit ses traces. « Désormais, les fast-food mentionnent la teneur en calories des éléments de leurs menus, et le gouvernement se soucie du fait que les enfants doivent pratiquer 60 minutes d’exercice physique par jour », a indiqué Kathryn. Mais la nourriture n’est pas le seul problème à peser lourdement dans l’esprit des professeurs d’EPS aux États-Unis. « Selon eux, les jeux vidéo sont aussi une dangereuse distraction pour les enfants », a ajouté Kathryn. Mary Meyer, professeur d’EPS à l’école primaire Longfellow d’Alvin, au Texas, a déclaré à INEOS : « Les enfants sont si habitués à jouer aux jeux vidéo que lorsqu’ils sortent pour la récréation, ils se contentent de rester assis. Ils ne savent même plus courir et jouer.» Mais les équipes à l’origine de ce qui est devenu la plus grande initiative au monde de course pour enfants estiment que quand on veut, on peut. La campagne américaine a déjà conquis une armée de supporteurs charismatiques, dont le champion du 1000 mètres Bernard Lagat, le sprinter olympique Wallace Spearmon et l’astronaute Mario Runco qui a participé à trois missions dans l’espace pendant les années quatre-vingt-dix. L’année dernière, Wallace Spearmon, qui est actuellement le septième coureur le plus rapide au monde, a pris part à plusieurs événements GO Run For Fun au Texas. Il a raconté aux enfants comment il avait échoué deux fois dans sa tentative d’obtenir une place dans l’équipe d’athlétisme de son lycée. « C’est uniquement grâce aux encouragements de mon père que je me suis accroché à la course et que j’ai continué à m’entraîner », a-t-il confié. « Ça a été difficile, mais j’ai travaillé.» Il a fini par gagner sa place dans l’équipe olympique des États-Unis. Pour veiller au succès à long terme de la campagne américaine GO Run For Fun, cette dernière a également créé une fondation de bienfaisance. La principale initiative de la Fondation ICAN d’INEOS, une organisation bénévole pour la forme physique et la sensibilisation de la communauté, sera GO Run For Fun. Mais la Fondation s’appuiera également sur le tournoi de golf annuel organisé par les employés d’INEOS Olefins & Polymers USA pour collecter des fonds et accorder des subventions aux écoles pour qu’elles étendent l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques à leurs salles de classe. La Fondation Houston Marathon est déjà l’un de ses supporteurs officiels, aux côtés de l’équipe de foot féminine professionnelle de Houston, les Dash de Houston, qui a envoyé jusque là des ambassadrices charismatiques aux événements de ce printemps. « Nous pouvons ainsi montrer aux enfants que la course est non seulement une activité gratuite et amusante à elle seule, mais qu’elle fait aussi partie intégrante de nombreux sports formidables », a indiqué Kathryn. Un grand nombre de parents sont aussi enthousiastes à l’idée d’aider la campagne. « Malheureusement, certaines de nos écoles ciblesn’ont pas autant de parents volontaires que d’autres », a ajouté Kathryn. « Et un bon nombre d’entre elles se trouvent dans des zones où les parents ont plus d’un emploi pour joindre les deux bouts. Mais il est extrêmement important de faire comprendre à tous les parents qu’il faut promouvoir de bonnes habitudes sur le plan physique dans ces zones.» Pour aider à faire passer le message sur les bienfaits de la course et de l’exercice physique sur le corps et l’esprit, INEOS imprimera des dépliants d’information en anglais et en espagnol. Les événements prendront place dans 17 écoles primaires publiques dans les districts scolaires d’Alvin, de Clear Lake et de La Porte cette année, 9 jours de course ayant déjà eu lieu dans le district scolaire d’Alvin en avril dernier. Mais INEOS se tourne déjà vers l’avenir, et a à coeur d’attirer 15 000 enfants d’ici 2017 et 20 000 enfants d’ici 2018. Et avec une équipe aussi passionnée que la sienne, cela devrait être facilement réalisable. « Je suis enchanté de pouvoir contribuer à motiver des enfants à être plus actifs sur le plan physique », a déclaré Dennis Seith, PDG d’INEOS Olefins & Polymers USA. « Des enfants actifs et en bonne santé ont tendance à être plus engagés, et à mieux réussir à l’école », a-t-il ajouté. « Pratiquer des activités sportives leur enseigne également les valeurs du travail d’équipe, de la responsabilité, du fair-play et du dépassement de soi.» Bernard Lagat, ambassadeur de GO Run For Fun, est du même avis. « La course m’a offert la chance inouïe de voyager à travers le monde », a-t-il déclaré. « Mais cette campagne est plus qu’une simple course pour le plaisir. Elle enseigne aux enfants l’importance de vivre sainement.»  video

    7 minutes de lecture Numéro 10
  • CULTURE DES JEUNES

    COMME supporteur, INEOS est dans une classe à part. Mais ce n’est pas le propre jugement d’INEOS; c’est ce qui se dit sur le terrain, où INEOS fait tout son possible pour contribuer à développer un vif intérêt pour le sport, notamment parmi les jeunes. Et dans n’importe quel sport. Le hockey sur glace. Le football. Le rugby. La course. Et dans chacun des pays où elle a des activités. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, la Suisse et la Belgique. « INEOS a révolutionné notre club », a déclaré Sacha Weibel, PDG du club de hockey de Lausanne. « Nous sommes désormais en première division et notre équipe est l’une des 10 meilleures du pays.» INEOS a contacté le club en 2010, l’année au cours de laquelle la société a muté 80 familles et transféré son siège social du Royaume-Uni à Rolle, en Suisse. « Ils souhaitaient faire partie de la communauté, ce qui était merveilleux », a commenté Sacha. « Si seulement plus de gens partageaient cette façon de penser. » Mais la société n’a pas simplement proposé une aide financière. « INEOS souhaitait être totalement impliquée », a ajouté Sacha. Cela nécessitait d’assister régulièrement aux matches ayant lieu dans le stade de 8 000 places et d’organiser ses propres matches amicaux avant la saison officielle du club. Sont-ils doués ? « Non, ils sont nuls », a-t-il avoué en souriant. « Mais il fallait s’y attendre. Ici, les enfants patinent dès qu’ils savent marcher. » Le hockey sur glace est le sport qui attire le plus de spectateurs en Suisse et l’un des sports les plus difficiles à maîtriser. On ne doit pas seulement savoir bien patiner, les concurrents doivent également être capables de courir, tirer, passer et bloquer des tirs à grande vitesse. INEOS a beau ne pas être à la hauteur sur la glace, hors de la patinoire, le soutien de l’entreprise s’est révélé inestimable. « Ça nous a vraiment aidés à transformer la société tout entière », a indiqué Sacha. Au cours des quatre dernières années, le club a connu un retour spectaculaire et joue désormais dans le hockey suisse de haut niveau. Et à chaque nouvelle saison, il s’améliore. « C’est vraiment stimulant de travailler avec INEOS », a confié Sacha. « Leur façon de fonctionner déteint sur nous tous.» Bien entendu, ça ne s’arrête pas là. En tant que société, INEOS fabrique également les produits chimiques de base que l’on peut trouver dans les casques et crosses de hockey et qui permettent aux patinoires de rester gelées. INEOS est aussi une grande supportrice des clubs de sport dans lesquels ses propres employés, ou les enfants de ces derniers, passent leur temps libre à s’entraîner, à enseigner ou à jouer. « Nous sommes toujours fiers de nos employés qui s’investissent activement au sein des clubs pour aider d’autres personnes », a indiqué le Dr Anne-Gret Iturriaga Abarzua, responsable du service de communication chez INEOS Cologne. En janvier, le site s’est associé à l’un des plus grands clubs sportifs d’Allemagne. Son travail consistera en partie, avec l’aide de l’ASV Cologne, d’organiser les événements GO Run For Fun de juin. La course GO Run For Fun inspirée par INEOS est désormais devenue une campagne mondiale en faveur de la course. Plus de 1 000 écoles du Royaume-Uni, du continent européen et des États-Unis ont organisé une course sur 2 km grâce à l’investissement initial d’INEOS s’élevant à 1,5 million de livres sterling (soit 1,9 million d’euros ou 2,5 millions de dollars). Et ce travail visant à inculquer une approche saine face à l’exercice physique et à la nutrition se poursuit. Anne-Gret a indiqué qu’INEOS apportait son aide financière à d’innombrables clubs de sport pour enfants se trouvant à proximité du site de Cologne. « INEOS aime soutenir ceux qui souhaitent donner un coup de main à la communauté », a-t-elle affirmé. Bill Faulds, qui dirige l’équipe de rugby des moins de 16 ans de Falkirk en Écosse, Royaume-Uni, est présent par tous les temps. Le Responsable technique des infrastructures du site de Grangemouth d’INEOS est lié au club depuis 1985, alors qu’il était étudiant. Aujourd’hui, il passe jusqu’à trois soirs par semaine à entraîner les jeunes. « C’est si gratifiant de voir les enfants développer leurs compétences et leur confiance », a-t-il confié. « Et INEOS nous a été d’un grand soutien en nous offrant une subvention annuelle, en lien avec le temps que je consacrais à l’équipe. Leur soutien nous a permis d’acheter du matériel d’entraînement. » INEOS trouvera toujours des moyens de soutenir ceux qui défendent le sport et comprennent combien il joue un rôle important dans le développement des jeunes. Comme l’ancien Président des États-Unis John F Kennedy l’a dit: « L’activité physique est non seulement l’un des piliers les plus importants pour avoir un corps en bonne santé, mais c’est aussi la base d’une activité intellectuelle dynamique et créative. »

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  • POUR PLAYMOBIL, la solution d’INEOS est la meilleure

    LE PLUS grand fabricant de jouets d’Allemagne, PLAYMOBIL, a pensé qu’INEOS pourrait l’aider et il avait raison. La société avait besoin d’un matériau résistant et flexible pour trois nouveaux personnages spéciaux; un dragon de glace, un robot rose transparent et un pirate. PLAYMOBIL savait ce dont INEOS était capable car ils travaillent ensemble depuis des années. Mais cette fois-ci, ils avaient besoin d’un matériau solide, facilement modelable et transparent. INEOS Styrolution, le leader mondial du secteur du styrène, a proposé du Zylar, l’un de ses produits chimiques spéciaux, et la compatibilité était parfaite. « Les exigences étaient élevées mais nous avons toujours eu pour objectif de trouver la bonne solution, quel que soit le client », a indiqué Julia Herzog, Responsable de la communication commerciale. Les personnages PLAYMOBIL ont fait leur première apparition en 1974. À l’époque, il n’y en avait que trois : un ouvrier du bâtiment en dossard rayé, un chevalier portant un heaume argenté et un Indien d’Amérique avec une plume dans les cheveux. Depuis, près de 4 000 modèles différents sont sortis des lignes de production à Malte et presque 3 milliards de personnages en plastique ont été créés. « Le Zylar devient de plus en plus un matériau de prédilection pour les jouets », a indiqué Peter Rath, Directeur de l’Élaboration de la politique commerciale, de la Distribution, de la Composition & Autres, INEOS Styrolution. « Sans le plastique, de nombreux jouets et toutes sortes d’équipements sportifs n’existeraient pas. » Il a indiqué qu’INEOS était honorée de travailler avec un fabricant de jouets aussi emblématique. Le Zylar est actuellement utilisé dans les dispositifs médicaux mais on peut le trouver également dans une multitude d’applications domestiques, dont les filtres à eau ou les réservoirs d’eau des machines à café.

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  • INEOS achète une usine sur la côte espagnole

    INEOS a acheté une usine d’acide sulfurique dans l’un des centres logistiques les plus importants d’Europe. L’acquisition de l’usine de Bilbao, en Espagne, complète dans la chimie du soufre, l’entreprise qu’INEOS possède déjà à Runcorn au Royaume-Uni doublant sa capacité de production. L’acide sulfurique est l’un des composés de base les plus importants qui soient produits par l’industrie chimique. Il est utilisé pour fabriquer, littéralement, des centaines de composés dont presque tous les secteurs industriels ont besoin, y compris pour les engrais, les détergents, le traitement des eaux et les piles. « Autrefois, la consommation d’acide sulfurique était un indice permettant de mesurer le PIB d’un pays », a indiqué Ashley Reed, PDG d’INEOS Enterprises. « La demande était étroitement liée à la santé économique d’un pays. » C’est peut-être encore le cas aujourd’hui. L’année dernière, l’Espagne était la deuxième économie à plus forte croissance d’Europe, son PIB présentant une croissance de 3,2 %, et le Fonds monétaire international est convaincu que la reprise de l’Espagne va se poursuivre. « C’est une bonne nouvelle pour nous et cela devrait fournir un solide tremplin pour la croissance des ventes dans les marchés locaux », a précisé Ashley. L’usine espagnole, qui produit près de 340 000 tonnes d’acide sulfurique chaque année, est l’une des plus modernes en Europe et se trouve à proximité de la raffinerie de Bilbao qui fournit à l’usine la plupart de sa principale matière première, à savoir le soufre. « Le soufre est bien souvent un sous-produit indésirable dans la fabrication de produits de raffinage. C’est donc un moyen pour eux de s’en débarrasser », a indiqué Ashley. Près de 25 % du chiffre d’affaires de l’usine provient de la cogénération d’électricité qui est produite en brûlant du soufre dans l’air. Le prix de l’électricité en Espagne est l’un des plus élevés au monde et en vertu de la nouvelle législation espagnole visant à encourager la production d’énergie renouvelable, le gouvernement espagnol financera le coût de l’électricité pour l’usine sur les 25 prochaines années. « C’était l’une des raisons pour lesquelles INEOS s’intéressait à cette usine », a précisé Ashley. L’usine est stratégiquement située dans le port de Bilbao, ce qui en fait un lieu idéal pour exporter dans le monde entier. « Il n’y a aucun autre producteur d’acide sulfurique à moins de 400 km du port », a indiqué Ashley. « Et puisque les coûts de transport représentent une grande partie du prix de l’acide sulfurique, disposer du bon endroit est essentiel pour garantir le succès d’une entreprise de chimie du soufre. »

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  • INEOS décide de faire cavalier seul

    UNE SOCIÉTÉ en collaboration entre INEOS et Solvay va prendre fin plus tard dans l’année, deux ans avant ce qui était prévu. Les deux sociétés ont accompli tant de choses depuis qu’elles avaient formé INOVYN en juillet 2015 que Solvay a accepté de laisser les commandes de l’entreprise d’une valeur de 3,5 milliards d’euros à INEOS. « Grâce à l’intégration rapide et efficace de ses équipes et avoirs, INOVYN est désormais un acteur fiable et durable dans le secteur des chlorures de vinyle », a déclaré Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Solvay. La société belge Solvay avait depuis toujours eu l’intention de laisser la propriété exclusive de l’entreprise à INEOS mais cela avait été initialement prévu pour juillet 2018. Le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, a affirmé qu’INEOS | n’était pas inquiète au sujet de ce départ prématuré. « Les entreprises de chlorures de vinyle sont le coeur des grandes entreprises pétrochimiques telles que la nôtre », a-t-il ajouté. « Et à travers ce projet d’acquisition, INOVYN aura un propriétaire dont la vision à long terme offrira de la stabilité à son activité et à ses employés.” La décision des deux sociétés de fusionner leurs entreprises de chlorures de vinyle en 2015 a créé une combinaison gagnante. Cela a permis à la société nouvellement nommée INOVYN de devenir l’un des trois plus grands producteurs de PVC au monde. Résultat : l’entreprise était bien placée pour s’adapter rapidement à l’évolution des marchés européens. INOVYN, dont le siège social se trouve à Londres, emploie 4 300 personnes sur 18 sites de fabrication répartis dans huit pays. La société fabrique chaque année 40 millions de tonnes de produits chimiques qui sont utilisés dans la quasi-totalité des domaines de la vie moderne, en assurant le logement, la bonne santé et la connexion des gens.

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  • Des eaux inexplorées

    INEOS vit une époque palpitante, à terre comme en mer, et INCH a pu s’en rendre compte au cours d’une conversation avec Geir Tuft, CEO du nouveau business pétrole et gaz, INEOS Breagh DE NOMBREUSES personnes se demandent pourquoi INEOS a décidé de s’impliquer dans la prospection pétrolière et gazière. Ces questions sont soulevées alors que la société étend ses activités en mer du Nord, au moment où tout le monde quitte la région. Mais INEOS est convaincue qu’elle peut incarner le changement dont l’industrie du pétrole et du gaz a besoin pour redresser des actifs vieillissants, jugés peu rentables et inadaptés ; tout autant convaincue que Geir Tuft, l’homme sollicité pour prendre la tête de la nouvelle exploitation de gaz en mer, INEOS Breagh, qui dispose de quatre plateformes en mer du Nord, et détient des intérêts dans 16 licences de prospection. INCH a réussi à obtenir une interview avec M. Tuft qui venait juste d’emménager dans son nouveau bureau de CEO de la nouvelle filiale de gaz d’INEOS, à Londres. « Je ne sais pas encore où cette aventure va nous mener, mais nous sommes sûrs de pouvoir faire la différence en mer du Nord. Nous ne nous sommes pas engagés dans ce projet pour rester dans le court terme », a-t-il déclaré. En octobre, INEOS a racheté les 12 champs de gaz britanniques situés en mer du Nord et précédemment détenus par la compagnie allemande DEA, membre du groupe LetterOne. Tous ces champs sont situés à proximité des actifs d’INEOS dans le nord-est des îles britanniques et en Écosse, et fournissent environ 8 % du gaz britannique, suffisamment pour chauffer un ménage sur 10. « Ces chiffres sont loin d’être insignifiants, et je me les remémore chaque fois que je rentre chez moi, en me disant que je détiens le contrôle sur ces enjeux », a-t-il ajouté. Le gouvernement britannique a exigé du milliardaire russe Mikhail Fridman qu’il cède ces champs de gaz, alors que régnait un climat de crainte de sanctions sur Moscou en raison de l’implication de la Russie en Ukraine. Quelques jours après qu’INEOS a accepté d’acquérir DEA (Royaume-Uni), qui comprenait la plateforme de Clipper South, Fairfield Energy Holdings Ltd vendait 25 % de ses intérêts dans Clipper South, permettant à INEOS de détenir 75 % de la société. Fairfield Energy Holdings Ltd a déclaré vouloir se concentrer sur le démantèlement. Mais il est peu probable que le souhait d’INEOS d’acquérir plus d’activités en mer du Nord s’arrête là. Comme le dit Geir: « Pratiquement tout ce qui se trouve en mer du Nord est à vendre. Et nous sommes les seuls acheteurs parmi un raz-de-marée de vendeurs ». À bien des égards, la mer du Nord est un domaine inexploré pour INEOS, mais la région lui est familière. « Bien qu’INEOS soit un nouvel arrivant en mer du Nord, la société a une longue expérience d’exploitation de sites chimiques de complexité similaire ou supérieure à ces plateformes au large des côtes. Nos priorités concernant la sécurité, la santé, les performances environnementales, ainsi que la fiabilité, un taux d’utilisation élevé et des coûts fixes compétitifs constituent des éléments décisifs dont la mer du Nord a besoin pour rallonger la durée de vie de ses actifs et permettre d’extraire autant d’hydrocarbures que possible. Nous pensons pouvoir gérer ces actifs pour améliorer leur fiabilité et investir dans les domaines qui l’exigent » . Les problèmes rencontrés par l’industrie du pétrole et du gaz au Royaume-Uni, qui a mis en place des forages pétroliers et gaziers dans la mer du Nord depuis 1964, ont été bien documentés. En 2014, le cabinet d’audit Pricewaterhouse Coopers (PwC) prévenait que la région avait un besoin urgent d’une nouvelle approche et de nouvelles méthodes de travail afin de consolider sa position en tant que centre mondial d’exploitation pétrolière et gazière. « Il est crucial que nous adoptions une vision plus stratégique et intégrée pour aider à prolonger la durée de vie de la mer du Nord pour tous les acteurs de la région et pour les générations futures. Si nous n’optons pas pour le changement, nous risquons de manquer le coche », déclare Kevin Reynard, principal associé de PwC à Aberdeen. Cette analyse a reçu des échos en juin 2015, lorsque le cabinet d’audit a, une nouvelle fois, exhorté les compagnies pétrolières et gazières à tirer des enseignements des autres industries britanniques qui ont été forcées de faire un choix entre changer et disparaître. « On ne peut ignorer le fait que la prospection et la production ont ralenti ces dernières années . La dure réalité veut que, même si tous les forages prévus sont réalisés, l’activité de forage est trop lente pour récupérer ne serait-ce qu’une partie des ressources potentielles », ajoute Kevin. PwC a appelé à un changement progressif de stratégie : « Les compagnies doivent innover et coopérer, renforcer le contrôle des coûts et augmenter les performances ». Depuis le début de l’année 2014, le gouvernement britannique exhorte également l’industrie à réduire les coûts d’exploitation, améliorer l’efficacité, exploiter les ressources inutilisées et investir davantage dans la prospection. « Notre expérience sera d’une valeur inestimable dans cet environnement. En fait, nous avons une longue expérience en matière d’acquisition, d’amélioration et de gestion d’actifs jugés peu rentables. Si une société sur terre peut inverser la tendance, c’est bien INEOS », annonce Geir. On estime que la production pourra être maintenue pendant encore 30 ou 40 ans, fournissant 24 milliards de barils de pétrole, mais le Bureau en charge du Budget du Royaume-Uni prévoit une baisse de 38 % des revenus pétroliers d’ici à 2017–2018. Afin de stimuler la production en déclin dans la mer du Nord et apporter une augmentation de 15 % avant la fin de la décennie, le Chancelier britannique George Osborne a récemment présenté plusieurs mesures d’un montant d’1,7 milliard d’euros sur cinq ans et prévoit également de financer partiellement de nouveaux travaux de prospection pour augmenter les réserves de la région. L’industrie du pétrole et du gaz sait qu’elle doit réduire ses coûts d’exploitation de plusieurs milliards d’euros et renforcer l’efficacité de sa production si elle veut rester compétitive. Le coût élevé de l’exploitation de ces actifs a été brutalement révélé lorsque le prix du pétrole a brutalement chuté de 110 à 60 dollars le baril, puis est passé sous la barre des 40 dollars à la fin de l’année 2015. Geir, qui a passé les trois dernières années sur le site de Grangemouth d’INEOS, est enthousiaste quant aux développements qu’apportera l’année 2016. « Tout d’abord, nous devons bien comprendre le business. Pour le moment, j’ai l’impression d’avoir un pied posé sur la terre ferme grâce à ce qu’INEOS a déjà accompli, et l’autre posé sur un terrain moins sûr, où nous devrons avancer avec précaution car certains éléments liés à l’exploration, l ’environnement sub-surface, la géologie et la sismologie sont complètement nouveaux pour nous. » Cependant, d’ici à la fin du mois de janvier 2016, Geir aura un plan solide de développement à présenter à INEOS Capital. Le personnel, venant de l’acquisition de DEA, semble également très optimiste quant à l’avenir de la société. « Après tant d’incertitudes, nous ressentons un véritable soulagement. Les prévisions sont très optimistes, car tout le monde sait que nous voulons exploiter et développer cet actif. Nous serons présents en mer du Nord pour le long terme », continue Geir. D’ailleurs, Adrian Coker, directeur du département Prospection et nouvelles activités d’INEOS Breagh, est d’accord avec cette vision. « Nous avons enduré avec succès un processus de vente qui a duré deux ans. D’abord à LetterOne, puis avec la vente forcée à INEOS, aussi nous sommes plutôt satisfaits de pouvoir finalement avancer et reprendre une activité normale », a-t-il déclaré. Le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, a déjà pu rencontrer l’équipe. « Jim Ratcliffe navigue à contre-courant, puisque de nombreuses sociétés ont décidé de quitter la mer du Nord, mais quelqu’un avec le sens des affaires saura sûrement tirer profit de la situation », ajoute Adrian. La très expérimentée équipe de direction existante de l’activité de DEA au Royaume-Uni sera maintenue et dirigera l’activité de manière similaire à toutes les autres Businesses d’INEOS. « Il y aura peu d’interférences avec le siège. L’équipe de direction sera dotée d’une certaine autonomie et devra diriger l’activité à elle seule », annonce Jim. Pour INEOS, cette percée en mer du Nord représente une démarche audacieuse pour intégrer un tout nouvel univers, mais selon les développements de cette initiative, elle dispose du potentiel pour transformer l’activité de la même manière qu’elle l’a fait avec l’acquisition d’INNOVENE en 2005. video 0 0 1 1309 7465 Home 62 17 8757 14.0 Normal 0 false false false EN-US JA X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Table Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Cambria","serif"; mso-ascii-font-family:Cambria; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Cambria; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-ansi-language:EN-US;}

    7 minutes de lecture Numéro 9
  • Une transaction à huit milliards d’euros

    L’acquisition de champs de gaz dans la mer du Nord signe une étape importante de l’histoire d’INEOS. Mais ce n’était pas la première fois qu’INEOS parvenait à réaliser l’impossible. Dix ans auparavant, elle avait levé huit milliards d’euros pour acheter l’imposante filiale pétrochimique de BP, INNOVENE. Ce marché a engendré une transformation qui a complètement modifié l’activité d’INEOS du jour au lendemain. Cela se passait en 2005. Le monde redoutait de connaître une pandémie de grippe aviaire alors que les cas se multipliaient d’Asie en Europe, des millions de personnes pleuraient la mort du pape Jean-Paul II, et Saddam Hussein était trainé devant les tribunaux. Mais à cette époque INEOS tirait son épingle du jeu. La société réalisait un chiffre d’affaires annuel de 7,3 milliards d’euros et employait 7 500 personnes réparties sur 20 sites dans le monde. Cependant, INEOS Capital nourrissait de plus grandes ambitions et cherchait à investir dans de nouvelles activités. BP se préparait à faire entrer son énorme filiale pétrochimique, INNOVENE, sur la bourse de New York, mais à la place, INEOS a convaincu l’équipe de direction de lui vendre sa filiale spécialisée en oléfines et dérivés, ainsi qu’en raffinage, pour 8,2 milliards d’euros. La mise était colossale, et l’accord fut conclu sans même qu’INEOS ne visite la totalité des sites. Mais à cette époque INEOS tirait son épingle du jeu. La société réalisait un chiffre d’affaires annuel de 7,3 milliards d’euros et employait 7 500 personnes réparties sur 20 sites dans le monde. INNOVENE disposait d’un effectif de 8 000 employés et de 26 sites de production répartis en Amérique, France, Belgique, Allemagne, Italie, au Canada et au Royaume-Uni. « Ce marché a propulsé INEOS dans la cour des grands de l’industrie mondiale des produits chimiques », a déclaré Patricia Short, journaliste à Chemical & Engineering News. L’activité combinée issue de l’acquisition a enregistré un chiffre d’affaires de 27,6 milliards d’euros, faisant d’INEOS la quatrième société pétrochimique de la planète. Jim Ratcliffe a qualifié ce marché, qui représente le plus important désinvestissement de BP, de « transformation par acquisition ». Du jour au lendemain, sa société avait atteint une taille plus de deux fois supérieure. L’acquisition, qui comprenait également les raffineries de Lavéra et Grangemouth, a permis à INEOS de compléter son portefeuille dans les dérivés de l’éthylène et du propylène. David Anderson, président de la société Chemical Market Resources Inc, cabinet de consultants basé à Houston, se rappelle parfaitement cette transaction : « C’était une petite entreprise qui s’attaquait aux géants de l’industrie. La sardine avalant la baleine ! Personne ne croyait à son succès. Mais l’enjeu reposait sur la faculté d’INEOS à intégrer toutes les composantes en une entité opérationnelle cohérente. » Cela aurait pu vite mal tourner. Mais INEOS a gagné son pari et elle a fini par maîtriser l’art de l’acquisition d’actifs délaissés, tels que ceux d’ICI, BASF ou BP, alors que ces colosses de l’industrie chimique restructuraient leur activité. Une seule société était capable de réaliser cet exploit, INEOS. La seule question qu’INEOS s’est posée était : « Est-il possible de doubler le cash-flow opérationnel (EBITDA) de l’activité acquise en cinq ans ? » Ceux qui travaillaient pour INNOVENE à l’époque étaient loin de se poser la même question. Bob Sokol, actuel directeur financier de C2 Derivatives, avait déjà entendu parler d’INEOS, mais la concevait comme une petite entreprise de produits chimiques focalisée sur l’Europe. « Je ne l’aurais jamais vue comme une société capable de conclure l’acquisition d’INNOVENE pour 8,2 milliards d’euros », concède-t-il. Selon lui, le personnel d’INNOVENE s’attendait à voir arriver des changements : « Les employés travaillaient dans un climat d’incertitude, mais le voile a été vite levé lorsque la nouvelle fut rendue publique que leur société allait être rachetée par une compagnie de produits chimiques inconnue à l’aide d’un investissement reposant entièrement sur un emprunt. » Dennis Seith, actuel CEO d’INEOS O&P USA, faisait partie de l’équipe de direction sélectionnée par BP au moment de la fondation d’INNOVENE. « Je n’avais jamais entendu parler d’INEOS, pas plus que la majorité des ménages américains ou qu’INNOVENE », reconnaît Dennis. D’après lui, l’incroyable vitesse de changement qui a suivi l’acquisition n’a laissé que peu de temps aux employés de se soucier qu’une petite entreprise ait racheté un géant de l’industrie pétrochimique. « La peur de l’inconnu est toujours quelque peu troublante, mais nous avions un travail à accomplir, et le rythme était si intense que nous n’avions pas le temps de nous inquiéter de la tournure des choses. Je m’en souviens comme d’une période à la fois exaltante et déconcertante. Nous avions l’occasion de passer outre à la bureaucratie, d’expérimenter des idées, de laisser cours à notre esprit d’entreprise et d’assumer l’entière responsabilité de la réussite ou de l’échec de la société », poursuit-il. Grâce à cette transaction, INEOS héritait également d’une équipe de direction composée de 12 personnes. Au bout d’un an, seulement l’une d’entre elles avait quitté la société. « C’était moi, avoue Dennis. Les strates de la société ont été réduites, et les responsabilités étaient confiées à ceux prêts à les assumer. Nombreux furent ceux qui se sont sentis mal à l’aise face à la réduction des effectifs et des frais généraux, d’où au concept de responsabilité entrepreneuriale dans une entreprise privée. » BP était devenue une organisation particulièrement lente et bureaucratique ; obsédée par la nécessité de plusieurs revues entre pairs, elle a fini les mains liées par l’indécision. Avec INEOS, les délégations d’autorité furent réduites et des décisions prises à tous les niveaux. Les dépenses « corporate » ont été réduites. Et les dépenses en capital soumises à un contrôle plus strict. Le personnel a dû réduire les coûts d’au moins 25 %. La direction commença à instaurer une nouvelle culture d’entreprise, où l’on demande aux employés d’« agir en propriétaires » pour comprendre que les coûts et décisions ont un impact sur leur avenir. « Nous nous sommes véritablement attachés à mettre en place et à développer la vision d’entreprise que nous avons conservée depuis », déclare Dennis. Il était convaincu, et l’est toujours, que le rachat d’INNOVENE représentait la meilleure chose qui pouvait arriver. « L’activité d’INNOVENE marchait bien, mais la société s’était complètement perdue dans un système de fonctionnement beaucoup trop complexe. INEOS nous a donné l’occasion de diriger une activité à proprement parler, et de travailler avec des personnes très talentueuses en vue d’atteindre des objectifs communs. Les efforts de chaque employé avaient leur importance et pouvaient faire la différence. Nous n’étions limités que par notre propre créativité et par nos choix de priorité de nos ressources », conclut-il. Joe Walton, actuel directeur commercial d’INEOS Oligomers, a également travaillé à BP INNOVENE. « Un certain nombre de mes collègues de BP étaient inquiets à l’idée d’abandonner la stabilité ressentie lorsque l’on travaille pour une société comme BP, pour rejoindre une entreprise endettée comme INEOS. Cependant, si l’on compare la situation des deux entreprises depuis 10 ans, on comprend que cette analyse était mal avisée. » Lorsqu’il travaillait pour BP, Joe était responsable de l’optimisation de l’activité globale dans les domaines des alpha-oléfines linéaires (LAO) et des polyalphaoléfines (PAO) uniquement. Après l’acquisition, il reçut de nouvelles attributions, dont la responsabilité globale pour le Business Oligomers du management, des ventes et de la technologie. « Nombre de mes clients me demandaient ce que cela faisait de travailler pour INEOS au lieu de BP. Je leur répondais qu’en tant que directeur chez BP, je passais 60 % de mon temps à gérer mon activité et 40 % à répondre aux questions de la direction, ce qui ne permettait pas de créer de la valeur ajoutée. Chez INEOS, je peux consacrer plus de 90 % de mon temps à la gestion active de l’activité », précise-t-il. Quelques semaines seulement après le rachat, INEOS créait sept nouvelles branches d’activité couvrant les domaines du raffinage, des oléfines, polyoléfines, oléfines et polymères aux États-Unis, nitriles, technologies et oligomères. INNOVENE avait cessé d’exister et laissait la place à INEOS Nitriles, INEOS Olefins et INEOS Polyolefins en Europe, INEOS Olefins & Polymers USA, INEOS Oligomers, INEOS Refining et INEOS Technologies, chaque filiale étant dotée d’une équipe consacrée. La même année, Jim recevait le titre de meilleur entrepreneur du Royaume-Uni, décerné par le magazine Management Today, devant Charles Dunstone et Simon Nixon, respectivement PDG de Carphone Warehouse et fondateur de Moneysupermarket.com. Selon la revue commerciale, M. Ratcliffe serait à l’industrie des produits chimiques « ce que le magnat Lakshmi Mittal est au secteur sidérurgique ». Au cours des 10 premières années de son existence, INEOS a conclu plus de 20 acquisitions. Mais la transaction d’INNOVENE restera toujours le marché qui a transformé à jamais le visage d’INEOS. Et en considérant l’avenir, on ne peut s’empêcher de penser que l’acquisition de champs gaziers dans la mer du Nord pourrait avoir un effet semblable.

    7 minutes de lecture Numéro 9
  • Un départ sur les chapeaux de roues

    INEOS admire les esprits fougueux, particulièrement ceux prêts à conquérir le monde La société a eu l’occasion d’aider les étudiants de l’équipe cycliste de l’Université de Liverpool à construire le vélo le plus rapide du monde, et INEOS n’avait pas l’intention de passer à côté de cette opportunité. Alors que les étudiants en ingénierie de l’université britannique travaillaient tranquillement sur leur vélo de course ARION 1, INEOS s’apprêtait à les transporter, avec leur incroyable véhicule, aux États-Unis pour le World Human Powered Speed Challenge (Concours de vitesse de véhicules à propulsion humaine). « Je savais qu’INEOS aimerait apporter son soutien à cette aventure, car elle alliait sport, ingénierie, esprit d’entreprise et une petite équipe dotée d’une expérience limitée, mais prête à conquérir le monde », déclare Iain Hogan, CEO d’INEOS O&P South. « Les étudiants disposaient de suffisamment de sponsors pour concevoir et construire leur véhicule, mais ils avaient d’abord refusé notre aide, car ils ne pensaient pas avoir entre les mains un véhicule capable de décrocher le record du monde de vitesse. » Mais au fil des tests réalisés sur le terrain d’essai de Bruntinghorpe, les 16 étudiants, y compris leur chef d’équipe, Ben Hogan, le fils de Iain Hogan, réalisèrent qu’il était possible de battre le record du monde, établi à 133,78 km/h, aussi se tournèrent-ils vers INEOS. Ce dont les étudiants avaient désespérément besoin, c’était d’une entreprise ayant le savoir-faire nécessaire pour transporter le vélo, ainsi que l’ensemble de l’équipe, au beau milieu du désert du Nevada et assurer le trajet retour. « Sans le soutien d’INEOS, l’équipe n’aurait jamais pu se rendre à la compétition, » reconnaît Ben Hogan. « INEOS s’est occupée de la logistique pour transporter notre valise colossale, qui ressemblait plus à une petite caravane, de notre foyer à Liverpool jusque dans le désert du Nevada, puis la ramener chez nous en toute sécurité. Il était indispensable que la valise, contenant notre vélo, ainsi que tous nos outils, arrivent sur les lieux à l’heure et intacts. Nous avions réellement besoin d’une société avec ce savoir-faire. » David Thompson, directeur des opérations d’INEOS Trading and Shipping, a été appelé pour aider les étudiants. Son équipe importe et exporte des matériaux depuis et vers les États-Unis quotidiennement. « Cela aurait pu être un cauchemar logistique. Mais nous savions comment gérer les douanes américaines et européennes pour garantir que le vélo, ainsi que toutes les pièces détachées et le matériel de maintenance arrivent aux États-Unis dans les temps, puis refassent le trajet inverse vers l’Europe ». Au cours des tests, le véhicule de course terrestre ARION 1, dont l’armature est composée de fibre de carbone pour lui permettre de fendre l’air, a enregistré des records de vitesse supérieurs à 80 km/h. « Les matériaux composites à base de fibre de carbone représentaient le choix idéal pour la fabrication du véhicule, car ils peuvent être façonnés pour prendre presque toutes les formes souhaitées. Voilà pourquoi nous avons choisi ce matériau », explique Ben Hogan. Le pilote voit la trajectoire du véhicule à l’aide une petite caméra montée sur le sommet de la capsule, ce qui rend la conduite particulièrement difficile. « Imaginez-vous conduire une moto en regardant à travers l’écran de votre téléphone portable, poursuit Ben Hogan. Ne pouvant voir le monde extérieur qu’à travers cette caméra, et ne disposant d’aucun système d’aération, on peut vite se sentir à l’étroit dans ce véhicule. Heureusement, le pilote ne doit endurer cette situation que sept minutes environ, c’est donc supportable. » Ainsi, malgré le coût de ce vélo, 200 000 euros, le confort n’est pas vraiment au rendez-vous. « L’habitacle est très bruyant, on croirait que le véhicule est équipé d’un réacteur. Tous les bruits engendrés par la chaîne et les roues se propagent à l’intérieur. La plupart du temps, nous avions du mal à entendre notre pilote à travers la radio. » Le vélo a six vitesses, comme un vélo normal, mais est beaucoup plus volumineux. « La chaîne avant compte 104 dents », précise Ben n. Cependant, le pilote n’avait à changer de vitesse que lorsque le vélo lui indiquait de le faire. L’équipe a passé près de deux ans à perfectionner son véhicule. « C’était devenu une obsession. L’équipe s’est même passée de vacances d’été cette année-là. Nous sommes restés à l’université, et avons travaillé sept jours sur sept pour finir notre projet ». Le Concours mondial de vitesse de véhicules à propulsion humaine a lieu chaque année sur la route 305, un tronçon de huit kilomètres de route située en plein coeur du désert du Nevada. Des équipes issues des quatre coins du monde viennent présenter les véhicules qu’elles ont conçus et construits elles-mêmes. Prendre la vitesse nécessaire pour être le plus rapide est une chose, mais ralentir après avoir atteint la vitesse maximale en est une autre. « Ce n’est pas facile de ralentir après avoir atteint une vitesse de 120 km/h. La section en bout de piste destinée à l’arrêt du véhicule fait un peu plus d’un kilomètre. Et comme le pilote n’est pas en mesure de rester droit une fois que le vélo est arrêté, l’équipe doit le réceptionner alors que le véhicule est toujours en mouvement. Cette manoeuvre en soi requiert beaucoup de compétence ». Bien que l’équipe britannique n’ait pas battu le record du monde, leurs deux pilotes sont parvenus à améliorer le record de vitesse sur route du Royaume-Uni, établi 13 ans auparavant, par trois fois. Ken Buckley fut le premier à réussir cet exploit en enregistrant une vitesse de 112,1 km/h. Puis, Davic Collins, étudiant en doctorat, a atteint la vitesse de 113,6 km/h, avant que Ken Buckley ne réussisse une nouvelle performance à 121,1 km/h, générant, dans la foulée, assez d’énergie pour porter une bouilloire à ébullition. « Battre le record britannique de presque 13 km/h, ce n’était pas une mince affaire ». Fait particulièrement impressionnant de la prouesse de Ken Buckley : il a réalisé son dernier record seulement 15 heures après un accident survenu à 88 km/h, lorsqu’une rafale de vent se levant soudainement et un obstacle imprévu sur la route lui firent perdre le contrôle du véhicule. « Le vent et la météo sont deux risques importants », poursuit Ben. « Au cours d’une si longue course, le vent peut souffler dans des directions complètement différentes et ainsi surprendre le pilote. Si Ken avait demandé à arrêter la course, nous aurions tout à fait compris, mais il était déterminé à faire une autre tentative. » Et la détermination est l’une des qualités qui ont motivé le choix de Ken Buckley parmi les candidats. Il fallait également que les pilotes possèdent un excellent sens de l’équilibre en position allongée. « Il faut tout réapprendre sur la conduite, car piloter un de ces vélos de course est très différent », annonce Robert McKenzie, qui a repris les rênes du projet depuis que Ben a obtenu son diplôme. Et les pilotes doivent également faire preuve de courage. « L’habitacle est sombre et étroit, et l’on s’attend à ce que vous pédaliez le plus vite possible pendant qu’on enregistre vos performances », indique M. McKenzie. Heureusement, Ken Buckley est sorti indemne de son accident. Cependant, la coque et la direction du véhicule furent endommagées, signifiant une nuit blanche pour l’équipe britannique afin de permettre à ses pilotes de reprendre la course au record. Même si elle ne fut pas à la hauteur de l’équipe canadienne, dont le co-concepteur et pilote Todd Reichert parvint à établir un nouveau record du monde avec une vitesse de 137,93 km/h, l’équipe britannique pense déjà aux performances qu’elle pourra accomplir à la prochaine édition du concours. ARION 2 sera plus compact, plus léger et plus stable. « Nous avons réussi à battre le record britannique dès notre première participation, et si nous arrivions à rapporter le record du monde en Grande-Bretagne, ce serait extraordinaire », conclut Ken. Et bien sûr, INEOS sera à nouveau de la partie pour soutenir l’équipe dans sa deuxième tentative. Video

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  • Éléments dangereux

    Qu’est-ce qui peut bien pousser quelqu’un à vouloir être le meilleur dans le monde ? INCH a pu s’entretenir avec Steve Nash, ingénieur électricien sur le site INEOS de Runcorn, au Royaume-Uni. Depuis des années, Steve vise les plus hauts sommets Et il a vécu une expérience incomparable. Alors qu’il survolait le col du Nufenen, en Suisse, culminant à 2 478 mètres en parapente, il fut happé par un courant d’air glacial et turbulent. « Je perdais de l’altitude si rapidement, que je pensais m’être décroché du parapente. J’avais l’impression de voler au milieu d’une chute d’eau endiablée ». Alors qu’il se précipitait vers le sol à une vitesse de huit mètres par seconde, il se démena pour reprendre le contrôle de son parapente et garder son sang-froid. « Heureusement, j’étais entraîné pour me tirer d’une situation pareille. Je fus quand même infiniment soulagé de me tenir sur la terre ferme après cette sacrée chute ». Mais même après être passé si près de la catastrophe, Steve se leva à cinq heures du matin le lendemain pour poursuivre son voyage épique à travers les Alpes. Et tout l’enjeu est là. C’est cette détermination qui différencie les meilleurs de ce monde du reste de la population ou, pour reprendre les mots de celui qui conquit le mont Everest, Sir Edmund Hillary : « Ce n’est pas la montagne que l’on surmonte, mais bien soi-même. » Steve participait à l’une des plus dures courses du monde, la Red Bull X-Alps.  Les concurrents - et ils ne sont qu’une trentaine à être assez courageux et sportifs pour se réunir tous les deux ans avec leur parapente dans cette compétition extrême - doivent affronter des pluies torrentielles, des turbulences, des orages, des vents de face puissants, du blizzard et des températures glaciales pour marcher, courir et voler de Salzbourg en Autriche à Monaco, en passant par l’Allemagne, l’Italie, la Suisse et la France. Et ils peuvent emprunter le chemin qui leur plaira. Les athlètes doivent rallier dix « points de contrôle », prenant souvent la forme de montagnes emblématiques, mais ils peuvent choisir leur itinéraire pour s’y rendre. Cette année, la légende suisse du parapente, Christian Maurer, a remporté la victoire en atterrissant à Monaco huit jours, quatre heures et 37 minutes après son départ de la place Mozart à Salzbourg. C’était la quatrième fois qu’il décrochait le titre. 48 heures plus tard, la course prenait officiellement fin avec l’arrivée de Steve Nash, l’unique concurrent britannique et, à 52 ans, le doyen de la compétition.  « Pour moi ce fut une occasion unique de me mesurer aux meilleurs pilotes du monde », indique-t-il. Après avoir été sélectionné en octobre 2014, Steve Nash a demandé les conseils d’experts en conditionnement physique, de nutritionnistes et d’anciens participants. « Tous les compétiteurs, peu importe leur niveau, veulent donner le meilleur d’eux-mêmes », déclare-t-il. Mais la compétition ne requiert pas seulement du sang-froid face à l’altitude. « Les véritables dangers sont liés à la météo. Les turbulences causées par les changements thermiques peuvent endommager le tissu des ailes et les énormes cumulonimbus sont si dangereux qu’on évite même de s’en approcher », nous explique Steve Nash. Ce qui différencie les compétiteurs de la Red Bull X-Alps réside dans la capacité des pilotes à voler dans des conditions que la plupart des autres parapentistes jugeraient trop dangereuses. « Les meilleurs pilotes du monde sont devenus experts dans la maîtrise des conditions météorologiques défavorables, et savent comment en tirer parti. Et cette maîtrise est primordiale, car c’est dans les airs que cette course se gagne », nous révèle Steve Nash. Sa dernière participation remonte à quatre ans, lorsqu’il fut éliminé pour avoir volé pendant huit mètres dans un espace aérien interdit situé près de l’aéroport de Locarno. « C’était la première fois que je me retrouvais dans une telle situation, mais lorsque l’on cherche à repousser ses limites physiques et psychiques, il devient difficile d’avoir les idées claires », indique-t-il. Mais cette année, il était bien décidé à ne pas commettre la même erreur. Et il a réussi. En une journée, il a littéralement survolé la compétition en parcourant plus de 130 km dans les airs et 70 km à pied. Au cours d’un jour moins favorable, il fut forcé de courir ou marcher avec un sac à dos de 9 kg. « La pire journée de vol est survenue après mon départ de Zermatt, où des conditions difficiles, engendrées par de fortes rafales, m’ont fait avancer dans le mauvais sens sur le chemin de Monaco », ajoute-t-il. La Red Bull X-Alps met le corps humain à rude épreuve en laissant peu de temps aux compétiteurs pour se reposer. « Je me souviens qu’une fois on m’a demandé ce que je voulais manger et je n’ai pas été capable de répondre », poursuit Steve Nash. Il a également perdu environ 5 % de sa masse corporelle, malgré une absorption de 4 500 calories par jour. Les concurrents ont le droit de se déplacer à pied entre 5 heures du matin et 22 h 30, et dans les airs entre 6 heures du matin et 21 heures. « Plusieurs fois, je me suis élancé de très hautes montagnes à 6 heures pile », se rappelle-t-il. L’une des spécificités de cette course réside dans la possibilité pour les spectateurs de suivre les déplacements des athlètes en ligne. Ils auraient donc pu apercevoir Steve Nash atterrir sur une pelouse privée près de la frontière entre la Suisse et la France. « Le propriétaire est sorti du chalet pour vérifier que j’allais bien et me proposer à boire », signale-t-il. Steve a découvert le parapente dans le nord du Pays de Galles, en 1990, où le point culminant de la région se trouve seulement à 1 085 m. « Pour moi, le parapente représente la liberté. On peut parcourir plus de 100 km sans avoir aucune idée de l’endroit où l’on va atterrir ou de la façon dont on va revenir à son point de départ », nous avoue-t-il. Il se maintient en forme grâce à la course et au cyclisme, qu’il pratique quotidiennement pour se rendre à son travail, sur le site INEOS de Runcorn. En tant qu’employeur, INEOS comprend les motivations de Steve Nash, et lui a accordé un congé sans solde pour lui permettre de s’entraîner au Brésil en hiver, et de passer deux mois dans les Alpes pour préparer la course. « Peu de patrons accorderaient cette liberté. Mais INEOS pense que les employés en forme profitent à tout le monde, car ils sont moins susceptibles de tomber malades », déclare-t-il. Alors sera-t-il à nouveau en lice pour l’édition 2017 de la Red Bull X-Alps ? « Absolument. Cette compétition cristallise l’imagination de tout pilote qui a un jour rêvé de survoler une chaîne de montagnes aussi impressionnante que les Alpes. Elle ne ressemble tout simplement à aucune autre épreuve d’endurance. Après avoir tenté deux fois l’aventure et l’avoir presque remportée cette fois-ci, je ne peux m’empêcher de penser que la troisième sera la bonne ».Qu’est-ce qui peut bien pousser quelqu’un à vouloir être le meilleur dans le monde ? INCH a pu s’entretenir avec Steve Nash, ingénieur électricien sur le site INEOS de Runcorn, au Royaume-Uni. Depuis des années, Steve vise les plus hauts sommets Et il a vécu une expérience incomparable. Alors qu’il survolait le col du Nufenen, en Suisse, culminant à 2 478 mètres en parapente, il fut happé par un courant d’air glacial et turbulent. « Je perdais de l’altitude si rapidement, que je pensais m’être décroché du parapente. J’avais l’impression de voler au milieu d’une chute d’eau endiablée ». Alors qu’il se précipitait vers le sol à une vitesse de huit mètres par seconde, il se démena pour reprendre le contrôle de son parapente et garder son sang-froid. « Heureusement, j’étais entraîné pour me tirer d’une situation pareille. Je fus quand même infiniment soulagé de me tenir sur la terre ferme après cette sacrée chute ». Mais même après être passé si près de la catastrophe, Steve se leva à cinq heures du matin le lendemain pour poursuivre son voyage épique à travers les Alpes. Et tout l’enjeu est là. C’est cette détermination qui différencie les meilleurs de ce monde du reste de la population ou, pour reprendre les mots de celui qui conquit le mont Everest, Sir Edmund Hillary : « Ce n’est pas la montagne que l’on surmonte, mais bien soi-même. » Steve participait à l’une des plus dures courses du monde, la Red Bull X-Alps.  Les concurrents - et ils ne sont qu’une trentaine à être assez courageux et sportifs pour se réunir tous les deux ans avec leur parapente dans cette compétition extrême - doivent affronter des pluies torrentielles, des turbulences, des orages, des vents de face puissants, du blizzard et des températures glaciales pour marcher, courir et voler de Salzbourg en Autriche à Monaco, en passant par l’Allemagne, l’Italie, la Suisse et la France. Et ils peuvent emprunter le chemin qui leur plaira. Les athlètes doivent rallier dix « points de contrôle », prenant souvent la forme de montagnes emblématiques, mais ils peuvent choisir leur itinéraire pour s’y rendre. Cette année, la légende suisse du parapente, Christian Maurer, a remporté la victoire en atterrissant à Monaco huit jours, quatre heures et 37 minutes après son départ de la place Mozart à Salzbourg. C’était la quatrième fois qu’il décrochait le titre. 48 heures plus tard, la course prenait officiellement fin avec l’arrivée de Steve Nash, l’unique concurrent britannique et, à 52 ans, le doyen de la compétition.  « Pour moi ce fut une occasion unique de me mesurer aux meilleurs pilotes du monde », indique-t-il. Après avoir été sélectionné en octobre 2014, Steve Nash a demandé les conseils d’experts en conditionnement physique, de nutritionnistes et d’anciens participants. « Tous les compétiteurs, peu importe leur niveau, veulent donner le meilleur d’eux-mêmes », déclare-t-il. Mais la compétition ne requiert pas seulement du sang-froid face à l’altitude. « Les véritables dangers sont liés à la météo. Les turbulences causées par les changements thermiques peuvent endommager le tissu des ailes et les énormes cumulonimbus sont si dangereux qu’on évite même de s’en approcher », nous explique Steve Nash. Ce qui différencie les compétiteurs de la Red Bull X-Alps réside dans la capacité des pilotes à voler dans des conditions que la plupart des autres parapentistes jugeraient trop dangereuses. « Les meilleurs pilotes du monde sont devenus experts dans la maîtrise des conditions météorologiques défavorables, et savent comment en tirer parti. Et cette maîtrise est primordiale, car c’est dans les airs que cette course se gagne », nous révèle Steve Nash. Sa dernière participation remonte à quatre ans, lorsqu’il fut éliminé pour avoir volé pendant huit mètres dans un espace aérien interdit situé près de l’aéroport de Locarno. « C’était la première fois que je me retrouvais dans une telle situation, mais lorsque l’on cherche à repousser ses limites physiques et psychiques, il devient difficile d’avoir les idées claires », indique-t-il. Mais cette année, il était bien décidé à ne pas commettre la même erreur. Et il a réussi. En une journée, il a littéralement survolé la compétition en parcourant plus de 130 km dans les airs et 70 km à pied. Au cours d’un jour moins favorable, il fut forcé de courir ou marcher avec un sac à dos de 9 kg. « La pire journée de vol est survenue après mon départ de Zermatt, où des conditions difficiles, engendrées par de fortes rafales, m’ont fait avancer dans le mauvais sens sur le chemin de Monaco », ajoute-t-il. La Red Bull X-Alps met le corps humain à rude épreuve en laissant peu de temps aux compétiteurs pour se reposer. « Je me souviens qu’une fois on m’a demandé ce que je voulais manger et je n’ai pas été capable de répondre », poursuit Steve Nash. Il a également perdu environ 5 % de sa masse corporelle, malgré une absorption de 4 500 calories par jour. Les concurrents ont le droit de se déplacer à pied entre 5 heures du matin et 22 h 30, et dans les airs entre 6 heures du matin et 21 heures. « Plusieurs fois, je me suis élancé de très hautes montagnes à 6 heures pile », se rappelle-t-il. L’une des spécificités de cette course réside dans la possibilité pour les spectateurs de suivre les déplacements des athlètes en ligne. Ils auraient donc pu apercevoir Steve Nash atterrir sur une pelouse privée près de la frontière entre la Suisse et la France. « Le propriétaire est sorti du chalet pour vérifier que j’allais bien et me proposer à boire », signale-t-il. Steve a découvert le parapente dans le nord du Pays de Galles, en 1990, où le point culminant de la région se trouve seulement à 1 085 m. « Pour moi, le parapente représente la liberté. On peut parcourir plus de 100 km sans avoir aucune idée de l’endroit où l’on va atterrir ou de la façon dont on va revenir à son point de départ », nous avoue-t-il. Il se maintient en forme grâce à la course et au cyclisme, qu’il pratique quotidiennement pour se rendre à son travail, sur le site INEOS de Runcorn. En tant qu’employeur, INEOS comprend les motivations de Steve Nash, et lui a accordé un congé sans solde pour lui permettre de s’entraîner au Brésil en hiver, et de passer deux mois dans les Alpes pour préparer la course. « Peu de patrons accorderaient cette liberté. Mais INEOS pense que les employés en forme profitent à tout le monde, car ils sont moins susceptibles de tomber malades », déclare-t-il. Alors sera-t-il à nouveau en lice pour l’édition 2017 de la Red Bull X-Alps ? « Absolument. Cette compétition cristallise l’imagination de tout pilote qui a un jour rêvé de survoler une chaîne de montagnes aussi impressionnante que les Alpes. Elle ne ressemble tout simplement à aucune autre épreuve d’endurance. Après avoir tenté deux fois l’aventure et l’avoir presque remportée cette fois-ci, je ne peux m’empêcher de penser que la troisième sera la bonne ». video www.redbullxalps.com www.redbullxalps.com/athletes/profile/steve-nash

    6 minutes de lecture Numéro 9
  • INEOS obtient une licence pour explorer le royaume-uni à la recherche de gaz de schiste

    INEOS est maintenant l’acteur le plus important de l’industrie du gaz de schiste au Royaume- Uni. Progression fulgurante pour une société qui n’a commencé à explorer de nouvelles activités qu’en 2014 INEOS a aujourd’hui reçu l’autorisation du gouvernement britannique pour explorer de larges territoires d’Angleterre à la recherche de gaz de schiste. Depuis l’annonce du ministère de l’Énergie et du Changement climatique, INEOS détient maintenant les licences nécessaires pour explorer un million d’acres de terrain représentant des sources potentielles de gaz de schiste. « Nous sommes maintenant l’acteur principal de l’industrie du gaz de schiste au Royaume-Uni, et sommes clairement considérés comme une société sûre », déclare Gary Haywood, CEO d’INEOS Shale. La Grande-Bretagne est actuellement l’un des pays les plus chers du monde en ce qui concerne la fabrication de produits pétrochimiques. Mais INEOS est convaincue qu’une industrie du gaz de schiste locale aura le pouvoir de révolutionner la production au Royaume-Uni, d’offrir la sécurité énergétique au pays pour la première fois depuis de nombreuses années et de créer des milliers d’emplois. « Nous avons vu les effets d’une telle industrie sur l’économie des États-Unis. Le gaz de schiste représente une opportunité unique en son genre que le Royaume-Uni ne peut se permettre de laisser passer. Le pétrole trouvé en mer du Nord a créé d’énormes richesses pour le pays et le gaz de schiste a le même potentiel ». Pour la plupart, les 21 licences attribuées à INEOS en décembre 2015 sont situées dans des régions avec un patrimoine minier ou industriel. Les régions couvertes par les licences comprennent les terrains à proximité des usines d’INEOS à Runcorn, Hull et Newton Aycliffe. « Nous sommes heureux que le gouvernement britannique soit déterminé à avancer aux côtés de cette nouvelle industrie », annonce Jim Ratcliffe, président d’INEOS. INEOS Shale gère l’activité du groupe en matière de prospection et de production de pétrole et de gaz terrestres. La filiale a atteint une première étape dans la course à la découverte de gaz de schiste en août 2014, lorsqu’elle a acquis une part de la licence pour la prospection et le développement pétroliers auprès de Dart Energy. Depuis, elle se développe rapidement. En mars 2015, INEOS Shale a conclu un marché avec Igas, qui lui a donné accès à presque 250 000 acres de réserves potentielles de gaz de schiste en Écosse. Cette transaction fut rapidement suivie par l’approbation du gouvernement pour la prospection de gaz de schiste sur des terrains des East Midlands. Mais c’est la toute dernière annonce, concernant l’octroi de 21 licences supplémentaires, qui a réjoui l’équipe d’INEOS. « Le fait d’avoir remporté autant de licences confirme notre vision qu’INEOS est la société idéale pour extraire le gaz de schiste du Royaume-Uni. Nous ne concevons pas le gaz de schiste comme une spéculation sur le court terme. Pour nous, il s’agit de renforcer notre activité manufacturière, qui fournit des milliers d’emplois au sein d’économies régionales, principalement dans le nord de l’Angleterre et en Écosse », signale Gary. Toutefois, la décision d’INEOS de se lancer dans la prospection de gaz de schiste au Royaume-Uni s’est heurtée, comme l’on pouvait s’y attendre, à l’opposition de groupes d’environnementalistes et de contestataires. Si l’on en croit ses opposants, la fracturation hydraulique est dangereuse et perturbante, elle déclenche des séismes et contamine les eaux potables, ainsi que l’air que nous respirons. Ses partisans affirment au contraire que, si elle est conduite de manière appropriée, c’est une activité sûre, qui fournit des ressources nationales de grande valeur, crée des emplois, renforce la production et participe à la réduction des émissions de carbone, en se substituant à l’industrie du charbon, qui émet deux fois plus de CO2. Plus tôt dans l’année 2015, INEOS a rencontré des habitants, dans le cadre d’efforts concertés pour détailler les faits relatifs au développement du gaz de schiste et répondre à toutes les questions des habitants des communautés écossaises qui vivent ou travaillent dans l’une des régions couvertes par les licences. « Il y aura toujours des groupes philosophiquement opposés au développement de combustibles fossiles, même si l’empreinte carbone du gaz de schiste est la moitié de celle du charbon. Toutefois, bon nombre d’habitants redoutent le développement de cette industrie pour des raisons plus locales. Et c’est à ces personnes qu’INEOS voudrait s’adresser, afin de les rassurer sur l’impact du développement de l’industrie du gaz de schiste sur leur région. Nous pensons que, dans leur grande majorité, les gens font preuve d’ouverture d’esprit face au développement de cette industrie, mais veulent plus d’informations », ajoute Gary. « Faire comprendre à la population que l’industrie peut exploiter de façon responsable, sans endommager l’environnement ou leur mode de vie à long terme, est une démarche des plus importantes. Il est également primordial d’apporter les preuves que le développement de l’industrie du gaz de schiste sera bénéfique pour toutes les communautés et pour l’ensemble du pays », poursuit-il. INEOS s’est engagée à consulter pleinement l’ensemble des communautés locales, et redistribuera 6 % de ses recettes aux propriétaires immobiliers et fonciers, ainsi qu’aux communautés installées à proximité de ses puits de gaz de schiste*. « Nous sommes conscients que les communautés doivent récolter une part des bénéfices pour que cette industrie puisse se développer avec succès », déclare Jim. Barnett Shale, les pionniers et leaders mondiaux de l’industrie du gaz de schiste qui ont ouvert la voie à l’industrie aux États-Unis, ont décidé d’établir un partenariat exclusif avec INEOS en Europe. L’ingénieur pétrolier Nick Steinsberger, ainsi que les géologues Kent Bowker et Dan Steward disposent de plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie. « Ils ont foré des milliers de puits de gaz de schiste sans jamais rencontrer de problèmes majeurs, et ils apportent leurs conseils à INEOS sur la meilleure façon d’accéder aux immenses réserves de Grande-Bretagne en toute sécurité », reprend Gary. Et à la différence de nombreuses sociétés de prospection, INEOS peut utiliser le gaz de schiste aussi bien en tant que matière première qu’en tant que source d’énergie. Ce qui signifie que le gaz de schiste pourrait également permettre d’étayer la compétitivité des sites de production d’INEOS au Royaume-Uni pour les années à venir. *4 % pour les propriétaires immobiliers et fonciers situés directement au-dessus des puits, et 2 % pour les communautés. 

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  • Une volonté de fer

    Abraham Lincoln a dit un jour : « Si vous voulez tester la capacité de quelqu’un, donnez-lui le pouvoir. » Le sport est tout aussi important quand il s’agit de tester les capacités d’un homme, et INCH a découvert que LA route qui mène au sommet est toujours pavée de sacrifices. Mais c’est bien souvent le point de vue des personnes qui portent un regard extérieur sur la question. L’Américain Bart Connor, l’un des plus grands gymnastes ayant participé aux Jeux olympiques, n’a jamais considéré son parcours comme un sacrifice. « J’ai fait des choix. Je n’ai jamais eu l’impression de passer à côté de quelque chose, j’ai juste fait le choix d’un chemin différent », reconnaît Bart. L’athlète olympique Josh Davis, qui est entré dans l’histoire en 1996 en devenant l’unique sportif au monde à avoir remporté trois médailles d’or aux JO d’Atlanta, avoue que la seule chose à laquelle il ait jamais renoncé, c’est la médiocrité. Eleanor Haresign, la fille de Cliff Haresign d’INEOS, comprend tout à fait cette façon de penser. Elle a remporté son premier triathlon Irondistance, en parcourant 1,9 km à la nage, 90 km à vélo et 21 km de course à pied, dès sa deuxième tentative, à l’âge de 35 ans. « Ce que certains voient comme un sacrifice ne l’est pas pour d’autres. Bien sûr, je ne compte plus les réveils au petit jour, les couchers à l’heure des poules, les sorties entre amis manquées, les inquiétudes de tomber malade et le nombre de fois où je me suis sentie épuisée et asociale. Mais la sensation de remporter une victoire ou d’enregistrer de bonnes performances rend tout le reste superficiel et vous motive à continuer », nous avoue-t-elle. En résumé, il faut viser les sommets. « Il faut se demander jusqu’où on est capable d’aller pour obtenir ce que l’on veut, car même les sportifs professionnels connaissent la souffrance. Il faut se souvenir que de nombreuses personnes ne peuvent se permettre de choisir et doivent endurer la souffrance dans leur vie. J’ai de la chance de pouvoir me donner à fond dans les courses, de supporter la douleur et de repousser les limites du possible », poursuit-elle. Mais vouloir n’est pas toujours pouvoir, nous a-t-elle déclaré. « Certaines caractéristiques sont nécessaires pour devenir le meilleur, et tout le monde doit se préparer à les accepter. Pour gagner, il faut exceller physiquement, mais le physique seul ne suffit pas pour devenir un champion. Il faut faire appel à tout son mental pour surmonter les symptômes physiologiques, comme la fatigue ou la douleur ». Pour surpasser les meilleurs, il faut être plus concentré, en meilleure forme, plus organisé et mieux préparé qu’eux. Il faut de la volonté, de la détermination, de la discipline, de l’implication et de la motivation. Pour celles qui, comme Eleanor , doivent travailler à mi-temps pour joindre les deux bouts, il faudra également savoir gérer son temps efficacement. « On me demande parfois comment je fais pour jongler entre mon travail, ma vie personnelle et l’entraînement. Les gens se plaignent de ne pas avoir le temps de pratiquer un sport, mais je ne crois pas que ce soit une question de temps », poursuit Eleanor , qui est conseillère en environnement. « Il faut réussir à trouver les moyens d’intégrer le sport dans sa vie quotidienne. Outre le talent, ce qui différencie un sportif professionnel d’un amateur, c’est la volonté d’intégrer chaque aspect de sa discipline dans son quotidien. Cela ne se résume pas à l’entraînement. Cela concerne également les choix nutritionnels, la préservation du système immunitaire, le sommeil et les étirements. Tout ce que vous faites entre vos entraînements est également pris en compte pour son impact ou sa contribution à vos performances sportives », conclut-elle. Le prochain objectif d’Eleanor est la qualification pour l’Ironman World Championships d’Hawaï en 2016. Pour y parvenir, elle devra d’abord réussir trois épreuves et deux courses de l’Ironman sur les dix prochains mois, afin d’accumuler assez de points pour se classer dans les 35 premiers mondiaux. Compétition destinée aux meilleurs des meilleurs, l’Ironman est devenue l’épreuve d’endurance la plus emblématique du triathlon. Pas moins de 3 000 athlètes venus du monde entier prendront place sur la ligne de départ pour s’élancer sur un parcours de 3,86 km à la nage, 180 km à vélo et 42 km de course à pied, sans interruption. Cliff, le père d’Eleanor, nous a dit qu’avec son épouse, Carolyn, ils feront tout leur possible pour soutenir leur fille depuis les gradins. « Nous avons compris que cette compétition avait pris une dimension très importante pour Eleanor lorsqu’elle a commencé à monter sur les podiums. Personne ne se lance dans ce genre d’événement à la légère. Le simple fait de terminer ces épreuves nécessite un mental d’acier, alors j’ai du mal à imaginer ce qu’il faut pour en remporter ne serait-ce qu’une », explique Cliff Haresign. Eleanor, qui a accompli son premier triathlon sur un VTT équipé d’un porte-bagages près de St Andrews, en Écosse, sait bien de quoi son père parle. Elle participe maintenant à de nombreuses courses en tant que professionnelle. « Le triathlon demande autant de force mentale que d’endurance physique, mais c’est cela qui me pousse à continuer. Cependant, même si les épreuves de l’Ironman exigent une condition physique robuste, elles font également prendre conscience de ce qu’on peut faire pour conserver un mode de vie sain. On ne peut tout simplement pas demander à son corps d’accomplir des performances, si l’on ne fait pas attention à son régime alimentaire, à son sommeil et à son système immunitaire », reprend Eleanor. Bien que les compétitions requièrent un féroce esprit de compétition, c’est surtout la camaraderie que l’on retrouve chez les athlètes, en même temps qu’une véritable entente et un respect mutuel. « On découvre un côté vraiment particulier de l’esprit humain sur une course », ajoute-t-elle. Charlie webster tient la distance S’il y a UNE personne qui connaît la difficulté de l’Ironman, c’est bien l’ambassadrice de la Fondation Go Run For Fun d’INEOS, Charlie Webster. Cette présentatrice sportive de la télévision britannique a terminé son tout premier triathlon Ironman UK en six heures, 20 minutes et 21 secondes. « Sachant qu’il y deux ans je ne savais pas encore nager, et que j’ai acheté mon premier vélo l’année dernière, j’étais tout simplement aux anges », nous concède-t-elle après son parcours de 3,8 km à la nage, 180 km à vélo et 42,1 km de course à pied. « La météo était atroce. Nous avons enduré des vents violents, la pluie et le froid. Mais les encouragements étaient incroyables. J’étais désolée pour les spectateurs qui ont fini trempés », continue-t-elle. 

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  • La campagne mondiale surpasse son objectif

    La Fondation Go Run For Fun a atteint son objectif, six moins avant le délai prévu. Les organisateurs de la campagne mondiale en faveur de la course à pied espéraient que le 100 000e participant franchisse la ligne d’arrivée d’une épreuve Go Run For Fun au Royaume-Uni, d’ici le mois de juillet 2016. Mais Jack Ryan est entré dans l’histoire lorsqu’il a rejoint près de 1 000 coureurs issus de 23 écoles primaires pour la course Go Run For Fun d’INEOS, sur la piste d’athlétisme de Wavertree à Liverpool. Et pour l’encourager, ainsi que les autres compétiteurs, le champion du monde du sprint Richard Kilty était présent. « J’ai assisté à six de ces événements à travers le pays, et ce fut chaque fois un immense plaisir de voir la campagne prendre de l’envergure et offrir toujours plus de sensations. C’est un grand jour pour Go Run For Fun », nous a-t-il déclaré. Go Run For Fun en quelques chiffres 189 événements organisés au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis 106,288 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée 1,061écoles ont participé à la campagne 74 ambassadeurs sportifs ont apporté leur soutien, dont Colin Jackson et Tanni Grey-Thompson 2,443 volontaires se sont impliqués pour encourager les enfants

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  • Une approche visionnaire

    Mais que faire une fois qu’on arrive au bout du chemin ? Ou, dans le cas d’INEOS, lorsque l’on a accompli ses objectifs six mois en avance ? Eh bien, on en fixe de nouveaux ! Galvanisée par le succès de sa campagne mondiale Go Run For Fun, INEOS élargit maintenant ses horizons pour participer à l’éducation d’une génération d’enfants en bonne santé. Elle a apporté son concours à la vision de la directrice d’établissement Elaine Wyllie pour encourager chaque enfant de chaque école à courir quotidiennement pour lutter contre l’obésité infantile. Elle prévoit également de lancer un programme éducatif autour de son dessin animé primé, Dart, pour apprendre aux plus jeunes l’importance d’un régime alimentaire sain et de la pratique d’une activité quotidienne. Elaine Wyllie a ouvert la voie à une initiative intitulée aujourd’hui « kilomètre quotidien », qu’elle a mise en place dans son école primaire de Stirling, en Écosse. Au cours des trois dernières années, chaque élève a couru ou marché un kilomètre tous les jours, juste pour s’amuser. « La course à pied en elle-même est déjà une récompense », annonce-t-elle. Initialement, INEOS et Elaine Wyllie se concentrent sur le Royaume-Uni, où un enfant sur trois est considéré en surpoids ou obèse. Mais in fine, l ‘objectif est d’atteindre ensemble une portée mondiale. « La passion, la motivation et l’enthousiasme d’Elaine pour cet objectif sont très communicatifs », nous révèle Ian Fyfe, directeur des ressources humaines pour le groupe INEOS, qui a rencontré la directrice lors de l’événement phare GO Run For Fun, organisé au Parc olympique de Londres cet été. Les événements GO Run For Fun, dont 200 épreuves déjà organisées au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis, sont de grands rassemblements, menés dans une ambiance festive, en compagnie de célébrités importantes aux yeux des enfants. « Le kilomètre quotidien est effectivement une activité GO Run For Fun organisée tous les jours », signale Ian Fyfe. L’objectif des deux événements, ainsi que les avantages sur la santé et l’estime de soi des plus jeunes, sont identiques. « Les deux organisations ont semé chez les enfants une graine qui, en se développant, leur apprendra à quel point il est amusant de pratiquer une activité en plein air, de faire de l’exercice et d’améliorer sa condition physique pour devenir plus athlétique », nous confie-t-il. Elaine Wyllie a pris sa retraite et quitté l’établissement de St Ninians où elle avait lancé son projet astucieusement simple, après avoir entendu des élèves se plaindre d’être éreintés après s’être seulement échauffés pour leur cours d’EPS hebdomadaire. Mais son travail est loin d’être terminé. L’équipe GO Run For Fun a récemment organisé un débat, au Parc olympique Queen Elizabeth de Londres, à propos des efforts à déployer au Royaume-Uni pour lutter contre le problème croissant de l’obésité infantile. Elaine Wyllie faisait partie des quatre experts présentés à un public de journalistes et d’invités par Charlie Webster, ambassadrice de la campagne GO Run For Fun et également présentatrice sportive à la télévision britannique. « L’enfance est la période idéale pour inculquer les bonnes valeurs aux jeunes en matière de condition physique et de régime alimentaire », soutient le Dr Paul Sacher, un autre expert qui a aidé INEOS à réaliser une vidéo éducative destinée aux enfants. « Si nous manquons cette occasion, nous manquons à notre tâche en tant que parents, professeurs et en tant que société », continue-t-il. Les quatre experts, parmi lesquels se trouvaient également Leen Heemskerk, directeur de la Fondation GO Run For Fun , et le légendaire marathonien Rob Young, sont décidés à transformer le programme des écoles du Royaume-Uni pour que l’exercice physique soit considéré au même niveau que d’autres matières comme les maths ou l’anglais, et ce, dès l’école primaire. « C’est un problème très sérieux. De nos jours, il est plus “normal” d’être en surpoids qu’en bonne santé », déclare le Dr Sacher. Toutefois, ce n’est pas le cas dans l’enceinte de l’ancienne école d’Elaine Wyllie, où aucun des 420 élèves n’est en surpoids. « Ils sont en forme et pleins d’énergie, mais également plus attentifs en classe », concède Elaine Wyllie. Cependant, elle a déclaré aux spécialistes que l’école n’avait pas toujours été un exemple de bonne santé. En 2012, après avoir appris que les élèves manquaient d’exercice, elle décida d’emmener une classe sur le terrain de sport pour les faire courir. La plupart n’a pas réussi à faire plus d’un tour de terrain. Quatre semaines plus tard, après la mise en place du kilomètre quotidien, tous les enfants parvenaient à courir un kilomètre sans s’arrêter. Mais que faire une fois qu’on arrive au bout du chemin ? Ou, dans le cas d’INEOS, lorsque l’on a accompli ses objectifs six mois en avance ? Eh bien, on en fixe de nouveaux ! « Je savais qu’ils seraient plus en forme. Mais j’ai découvert bien plus. Les enfants avaient meilleure mine, étaient moins agressifs, avaient un meilleur comportement et semblaient plus heureux. Le kilomètre journalier leur a permis d’améliorer leur bien-être physique et mental à tel point que la course fait maintenant partie de leur quotidien », nous raconte-t-elle. À St Ninians, on ne perd pas de temps à se changer. Les élèves habillés normalement courent pendant 15 minutes, puis retournent en classe reprendre leur travail. « Cela ne coûte rien et les enfants apprécient. Il faut être passionné, peu importe le manque d’installations », poursuit-elle. La Fondation GO Run For Fun partage la même philosophie. La campagne a été lancée par INEOS en septembre 2013, grâce à un don de 2 millions d’euros, étalé sur trois ans pour encourager les plus jeunes à courir en s’amusant. Jim Ratcliffe, président d’INEOS mais aussi passionné par la course à pied, espérait que 100 000 enfants participent à l’un des 100 événements prévus au Royaume-Uni d’ici le mois de juillet 2016. À ce jour, plus de 188 événements ont déjà été organisés, non seulement au Royaume-Uni, mais aussi en Europe et au Texas (États-Unis), et le 100 000 ème participant a franchi la ligne d’arrivée de la piste d’athlétisme de Wavertree, à Liverpool en novembre 2015, soit six mois plus tôt que prévu. « Nous avons été stupéfaits du retentissement mondial de cette aventure », nous déclare John Mayock, orgnisateur des événements qui a aussi participé à trois finales olympiques et est médaillé des Jeux du Commonwealth. « C’est fantastique de voir un tel progrès », poursuit-il. Et ce progrès n’est pas près de s’arrêter alors qu’INEOS et ses nouveaux cherchent un antidote aux maux de notre société moderne. 

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  • Un nouvel horizon

    Les opportunités peuvent surgir à tout moment. L’important est d’être prêt, alors qu’INEOS est bien consciente qu’elle pourrait être assise sur une mine d’or Tout d’abord, elle devra toutefois convaincre l’Union d’investir une partie des 80 milliards d’euros que l’UE a récemment débloqués pour la recherche et l’innovation. « C’est une incroyable opportunité pour nous et cela s’inscrit dans la lignée des activités que nous menons », déclare Greet Van Eetvelde, qui dirige le réseau Carbone & Energie d’INEOS et motive son équipe en charge de la recherche et de l’innovation. « Nous avons juste besoin de plus de visibilité et d’implication, car nous jouissons déjà d’un énorme soutien du public. Aujourd’hui, ces organisations peuvent entièrement financer les projets de l’industrie, ce qui donne à tout le monde l’envie de coopérer », ajoute-t-il. Greet s’est adressée à INCH après l’annonce de l’Union Européenne du récent financement de son projet Horizon 2020, le plus important programme destiné à encourager la recherche et l’innovation. « Cet investissement vise à aider la relance de l’industrie chimique », a-telle déclaré. L’industrie joue un rôle de première importance au sein de l’économie européenne. Elle enregistre un chiffre d’affaires de 7 000 milliards d’euros par an et génère 30 millions d’emplois directs. Cependant, ces dernières années, la compétitivité de l’Europe à l’échelle mondiale a lentement chuté en raison de la montée en flèche des coûts énergétiques et des contraintes législatives. Et comme les entreprises étaient en difficulté, les budgets de la recherche et l’innovation ont diminué. Selon Carlos Moedas, Commissaire européen à la recherche, à l’innovation et à la science, l’UE devait réagir pour amener l’Europe à renouer avec la compétitivité. « La recherche et l’innovation représentent le moteur du progrès européen, et sont nécessaires pour faire face aux nouveaux défis actuels comme l’immigration, le changement climatique, l’énergie propre et la santé », signale-t-il. Le projet Horizon 2020 a été lancé au 1er janvier 2014. Durant plus de sept ans, 77 milliards d’euros ont été investis dans le cadre du projet afin de soutenir la compétitivité de l’économie européenne et de repousser les frontières de la connaissance humaine. Le budget européen de la recherche se concentre essentiellement sur l’amélioration de la vie quotidienne dans des domaines tels que la santé, l’environnement, les transports, l’alimentation et l’énergie. Ce projet a également pour objectif de faciliter la collaboration entre les secteurs privé et public pour trouver des solutions innovantes. INEOS travaille activement en arrière-plan sur toute une gamme d’initiatives. Ces travaux sont liés au projet Horizon 2020 à travers l’adhésion à un ensemble d’organisations, dont SPIRE (Sustainable Process Industry through Resource and Energy Efficiency), SusChem et PlastEU, qui ont toutes ajouté de la valeur à INEOS et l’aident à renforcer son action. « Toutes ces plateformes partagent la même philosophie, avec pour but de trouver de nouveaux modes de pensée et méthodes de travail pour optimiser l’utilisation des ressources et de l’énergie de l’industrie européenne », révèle Greet. Elle pilote le réseau Carbone & Energie d’INEOS. Ce réseau comprend tous les businesses avec compte une centaine représentants partageant tous un intérêt réel pour améliorer l’efficacité de la manière la plus durable. À la différence d’autres entreprises, INEOS ne dispose pas, ni ne désire se doter d’un département développement durable indépendant. INEOS considère que c’est un aspect fondamental de son activité et souhaite que tous ses collaborateurs s’engagent à travailler de manière à préserver la société pour les générations futures. Et cela vaut aussi pour le réseau de Greet, dont tous les membres travaillent sur différents sites dans la société. Selon elle, l’objectif ne se résume toutefois pas à économiser l’énergie. « Il s’agit avant tout de saisir les opportunités qui gravitent autour de nous. Il faut toujours apprendre à faire ses premiers pas. Mais qui ne tente rien n’a rien. Si nous arrivons à de bons résultats, nous pourrons espérer attirer de nouveaux investissements chez INEOS », poursuit-elle. Et c’est dans cette optique qu’a été créée une équipe chargée de la recherche et de l’innovation au sein du réseau Carbone & Energie, avec pour objectif premier de saisir les nouvelles opportunités. En décembre, Greet a pris la parole lors du 7e Sommet européen de l’innovation, qui s’est tenu au parlement européen, à Bruxelles. « Il est important de challenger les scénarios des Businesses et les solutions. Pourquoi ne pas faire des routes en plastique ? Même si ce n’est pas un projet réel, il faut faire preuve d’un peu d’imagination », déclare-t-elle. Selon elle, il est crucial que toutes les industries clés, chimiques,acier, minéraux, ciment, sciences de la vie et ingénierie, trouvent les moyens de tirer le maximum de leurs procédés en partageant les flux et ressources gaspillées. Actuellement, le manque de connaissance mutuelle des procédés freine ce développement, que Greet juge primordial si l’industrie veut faire face aux défis à venir. « Nous devons passer d’une chaîne de valeur linéaire à une symbiose industrielle. Ces industries ont plus de choses en commun qu’elles ne le pensent, et elles peuvent travailler plus efficacement ensemble. Il faut qu’elles coopèrent », continue-t-elle. Selon Greet, INEOS Technologies, établie en France, est en train de lancer un projet européen sur quatre ans destiné à trouver les moyens d’améliorer la coopération entre s six industries de transformation pour économiser l’énergie, les coûts et les ressources. L’idée du projet EPOS de 5,1 millions d’euros, dont 3,7 millions ont été apportés par l’Union Européenne et 1,4 million par le gouvernement suisse, a été lancée par SPIRE. « Lorsque les industries se sont rencontrées récemment, elles pensaient n’avoir rien en commun, aussi le médiateur leur a demandé de profiter de cette réunion pour se découvrir mutuellement. En quelques minutes, elles ont réalisé qu’elles étaient capables de travailler ensemble », C’était un peu : « Ah, vous proposez cela ? Nous en avons justement besoin », reprend-elle. Toutes ces plateformes, ces programmes et ces projets, tels que SPIRE, Horizon 2020 et SusChem, se focalisent sur la création d’un monde plus durable. « Nous disposons de ressources limitées. Nous devons donc stimuler notre mode de pensée de manière inédite », signale Greet. Et cette démarche pourrait bien se révéler possible grâce au récent soutien apporté par le programme européen Horizon 2020. INEOS profite de l’aubaine INEOS n’est pas étrangère à la réussite de l’industrie énergétique au sein de l’Union européenne. Grâce à plusieurs partenariats, elle a réussi à rassembler des millions d’investissements pour des projets qui ont participé à l’amélioration de l’efficacité énergétique, ainsi qu’à la réduction du gaspillage des ressources et des émissions polluantes. INEOS O&P (Köln), INEOS Oxide en Belgique, INEOS Paraform (division d’INEOS Entreprises) en Allemagne, INEOS Chlor au Royaume-Uni et récemment INEOS Technologies en France ont toutes activement collaboré. « Tous ces projets ont soit été menés avec succès, soit sont encore en cours », ajoute Greet Van Eetvelde, directrice de Cleantech Initiatives. INEOS Paraform a reçu un financement de l’UE pour mettre en oeuvre une nouvelle technique de purification pour le traitement de l’air dans le processus de fabrication du paraformaldéhyde. L’usine, qui fabrique des produits chimiques sur son site de Mainz (Allemagne) depuis 1856, avait cruellement besoin de réduire ses émissions polluantes. « À l’époque, aucune technologie réalisable permettant d’améliorer la situation n’existait, aussi l’usine fonctionnait par le biais d’une dérogation », nous révèle Horst Schmolt, chef de projets. INEOS a mené des essais en laboratoire, et une usine pilote a démontré qu’il était possible de réduire significativement les émissions à l’aide d’un module plasma-catalytique de traitement de l’air mis en place à grande échelle. « C’était une initiative qu’aucune entreprise de l’industrie n’avait tentée auparavant. Mais elle a fonctionné », déclare M. Schmolt. Entre-temps, INEOS Chlor contribuait à lever des investissements au Royaume-Uni pour développer un nouveau système informatique destiné à aider les sociétés à mener leur activité plus efficacement, et INEOS Oxide travaillait, en Belgique, en collaboration avec les représentants de 17 entreprises installées en France, Allemagne, Espagne, Norvège, Russie, Italie, au Danemark et au Royaume-Uni pour trouver des financements afin de développer de nouveaux moyens de production de combustibles liquides issus de gaz naturels. Le Dr Stefan Krämer, responsable énergétique des sites de production à INEOS O&P (Köln), participe actuellement à deux projets, qui ont reçu un financement total de 5,5 millions d’euros de l’UE. L’un a pour objectif de créer un système permettant aux exploitants d’importantes usines intégrées de pétrochimie et de chimie de gérer leurs ressources et leur énergie plus efficacement, sans affecter la production. Ce système est maintenant développé de manière à être intégré au sein d’autres industries disposant d’installations de production similaires. L’autre projet vise à améliorer la fiabilité et l’efficacité de vastes systèmes interconnectés, tels que les systèmes électriques, les tours de contrôle du trafic aérien, les gares ferroviaires et les grandes usines de production industrielle. La dernière à en avoir profité est INEOS Technologies, en France, qui vient de lancer un projet européen sur quatre ans destiné à trouver des moyens de collaboration pour s six principales industries de transformation afin d’économiser l’énergie, les coûts et les ressources. Selon Greet, il est crucial que toutes les industries clés, chimiques, acier, minéraux, ciment, sciences du vivant et ingénierie, trouvent les moyens de partager leurs flux et ressources gaspillées. « Toutes ces industries ont plus de choses en commun qu’elles ne le pensent, et elles peuvent travailler plus efficacement ensemble », annonce-t-elle.

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  • Sain et sauf

    On se perd très vite en statistiques et procédures lorsque les sociétés parlent de sécurité. Et c’est la dernière chose que désire INEOS. Comme l’explique Simon Laker THOMAS Edison a un jour déclaré : « Aucune règle ne compte lorsque l’on tente d’accomplir quelque chose. » INEOS est d’accord avec cette vision. La société s’épanouit dans sa différence et félicite son personnel de prendre des risques calculés. Mais lorsqu’il s’agit de sécurité, les règles doivent être respectées. Elles sont là pour la protection de tout le monde, à l’intérieur comme à l’extérieur de la société. « Chez INEOS, personne ne devrait être victime d’un accident pouvant changer définitivement le cours d’une vie, ou pire », déclare Simon Laker, directeur des opérations du groupe INEOS, basé à Lyndhurst, au Royaume-Uni. Les règles de sécurité du groupe doivent non seulement être comprises par tout le monde, mais aussi soutenues par chacun. « Parfois, il est facile de perdre de vue l’essence de nos objectifs. Nous ne sommes pas des machines. Les décisions sont prises par des individus, et la prise de décisions pertinentes au quotidien constitue notre façon d’empêcher les principaux accidents liés à nos processus », reprend Simon. Bien que chaque Business d’INEOS soit responsable de ses propres programmes de sécurité, INEOS adopte également une approche globale de la sécurité au sein du groupe, car des accidents similaires peuvent survenir sur différents sites et la mise en commun de meilleures pratiques est un élément crucial de la sécurité. « Nous ne comptons pas sur la chance. La sécurité c’est la gestion responsable des risques. La protection des employés repose sur l’évaluation des risques et sur les décisions prises pour éliminer ou contenir ces risques. Si une erreur est commise, quelqu’un sera blessé », nous révèle Simon. L’analyse des accidents les plus courants et les plus graves survenus à INEOS a permis l’élaboration de nombreuses mesures de sécurité au sein du groupe, qui emploie plus de 17 000 personnes sur ses 65 sites répartis sur 16 pays. En 2012, la société a présenté ses 20 principes de sécurité à la suite de l’analyse des accidents qui se sont produits au cours des huit années précédentes chez INEOS mais aussi dans d’autres entreprises, y compris l’explosion du dépôt de pétrole de Buncefield au Royaume-Uni, survenue en décembre 2005, qui a fait 43 blessés lorsque des milliers litres d’essence se sont échappés d’un réservoir et ont pris feu. Les principaux moyens dont INEOS dispose pour éviter de tels incidents sont exposés dans ses 20 principes de sécurité et, tous les trois ans, chaque site du groupe est inspecté afin de garantir que les mesures nécessaires sont mises en place. « Nous avons analysé tous les accidents graves survenus depuis l’établissement des 20 principes, et nous avons remarqué que ces incidents avaient pu se produire parce qu’un ou plusieurs des principes n’avaient pas été respectés. À partir de ce constat, nous pensons que si tous les sites mettent en oeuvre et respectent les 20 principes, nous éliminerons tous les accidents survenant à INEOS », poursuit Simon. Les meilleures pratiques sont partagées dans un guide pour le groupe INEOS. 16 recommandations couvrant tous les aspects liés à la sécurité, de la gestion de la corrosion à l’identification des alertes de sécurité ont été publiées, et trois recommandations supplémentaires sont en cours « Ces trois nouvelles recommandations ont été élaborées à la suite d’accidents répétés impliquant ces activités critiques », signale-t-il. Ensemble, les guides et les principes de sécurité constituent un outil efficace pour aider les employés à se concentrer sur les mesures à respecter pour garantir la sécurité de chacun. Et c’est là un processus continu de formation, d’information et d’évaluation. Cependant, les accidents persistent. « Nous ne sommes pas encore parfaits, mais nous faisons tout notre possible pour y arriver », indique Simon. Les lacunes spécifiques – les domaines où INEOS a remarqué que les accidents persistaient – ont désormais été comblées par sept règles primordiales, établies en raison du risque d’accidents graves dans ces domaines. Toute personne venant à bafouer l’une de ces règles, qui couvrent tous les domaines de la société, du travail en hauteur à la consommation de boissons alcoolisées sur les sites, court le risque d’être licenciée. Au cours des six dernières années, les résultats sécurité d’INEOS ont été divisé par trois. Cependant, malgré la réduction de la fréquence des accidents OSHA de 1,13 à 0,4 , Simon pense que la société peut encore progresser. Les alertes HSE du groupe – des descriptions simples et concises de tous les accidents et mesures entreprises pour prévenir leur réapparition – sont largement diffusées. Même chose pour les alertes HIPO (concernant les risques d’accidents potentiellement majeurs), qui sont tout aussi importantes et sont partagées au sein du groupe. De par sa nature-même, l’industrie chimique est potentiellement dangereuse, mais si ces règles de sécurité sont respectées, on peut éviter les accidents. Et Simon voit l’avenir du groupe avec optimisme. Alors, INEOS peut-elle empêcher tout accident ? « Absolument. Si l’on effectue une évaluation exhaustive des risques d’une activité, menée par des personnes compétentes ; si ces risques sont maîtrisés et qu’une décision est prise en conscience lorsque le niveau de risque est acceptable, alors rien ne devrait arriver. » Selon lui, le personnel ne dispose malheureusement pas d’un temps illimité pour évaluer les risques ; une décision doit donc pouvoir être prise en conscience pour accepter le niveau de risque résiduel. « Lorsque ce type de décision n’est pas pris consciemment, on ne peut compter que sur la chance pour savoir s’il existe encore un risque important ou non. Si nous sommes passés à côté d’un risque, nous pouvons compter sur un système fiable de rapports de presque accidents afin d’identifier le problème avant qu’il n’entraîne un accident. C’est pourquoi ces rapports de presque accidents sont tellement importants pour garantir la sécurité des employés. Nous ne comptons pas sur la chance ». Et INEOS peut-elle prévenir tous les accidents de process ? « Bien sûr, mais nous avons besoin de personnes bien formées à la tête d’usines correctement conçues, inspectées et entretenues, et fonctionnat dans les enveloppes opératoires connues. Si des erreurs sont commises, en raison d’un manque de connaissances ou d’une mauvaise décision, un accident surviendra à une étape du processus et entraînera probablement un effet, dont l’ampleur reposera entièrement sur la chance. Si nous estimons être en dehors de notre sphère de compétences, nous devons tout arrêter, sécuriser la situation et faire appel à des experts. Nous ne comptons pas sur la chance ». 0 0 1 1019 5810 Home 48 13 6816 14.0 Normal 0 false false false EN-US JA X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Table Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Cambria","serif"; mso-ascii-font-family:Cambria; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Cambria; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-ansi-language:EN-US;}         On se perd très vite en statistiques et procédures lorsque les sociétés parlent de sécurité. Et c’est la dernière chose que désire INEOS. Comme l’explique Simon Laker THOMAS Edison a un jour déclaré : « Aucune règle ne compte lorsque l’on tente d’accomplir quelque chose. » INEOS est d’accord avec cette vision. La société s’épanouit dans sa différence et félicite son personnel de prendre des risques calculés. Mais lorsqu’il s’agit de sécurité, les règles doivent être respectées. Elles sont là pour la protection de tout le monde, à l’intérieur comme à l’extérieur de la société. « Chez INEOS, personne ne devrait être victime d’un accident pouvant changer définitivement le cours d’une vie, ou pire », déclare Simon Laker, directeur des opérations du groupe INEOS, basé à Lyndhurst, au Royaume-Uni. Les règles de sécurité du groupe doivent non seulement être comprises par tout le monde, mais aussi soutenues par chacun. « Parfois, il est facile de perdre de vue l’essence de nos objectifs. Nous ne sommes pas des machines. Les décisions sont prises par des individus, et la prise de décisions pertinentes au quotidien constitue notre façon d’empêcher les principaux accidents liés à nos processus », reprend Simon. Bien que chaque Business d’INEOS soit responsable de ses propres programmes de sécurité, INEOS adopte également une approche globale de la sécurité au sein du groupe, car des accidents similaires peuvent survenir sur différents sites et la mise en commun de meilleures pratiques est un élément crucial de la sécurité. « Nous ne comptons pas sur la chance. La sécurité c’est la gestion responsable des risques. La protection des employés repose sur l’évaluation des risques et sur les décisions prises pour éliminer ou contenir ces risques. Si une erreur est commise, quelqu’un sera blessé », nous révèle Simon. L’analyse des accidents les plus courants et les plus graves survenus à INEOS a permis l’élaboration de nombreuses mesures de sécurité au sein du groupe, qui emploie plus de 17 000 personnes sur ses 65 sites répartis sur 16 pays. En 2012, la société a présenté ses 20 principes de sécurité à la suite de l’analyse des accidents qui se sont produits au cours des huit années précédentes chez INEOS mais aussi dans d’autres entreprises, y compris l’explosion du dépôt de pétrole de Buncefield au Royaume-Uni, survenue en décembre 2005, qui a fait 43 blessés lorsque des milliers litres d’essence se sont échappés d’un réservoir et ont pris feu. Les principaux moyens dont INEOS dispose pour éviter de tels incidents sont exposés dans ses 20 principes de sécurité et, tous les trois ans, chaque site du groupe est inspecté afin de garantir que les mesures nécessaires sont mises en place. « Nous avons analysé tous les accidents graves survenus depuis l’établissement des 20 principes, et nous avons remarqué que ces incidents avaient pu se produire parce qu’un ou plusieurs des principes n’avaient pas été respectés. À partir de ce constat, nous pensons que si tous les sites mettent en oeuvre et respectent les 20 principes, nous éliminerons tous les accidents survenant à INEOS », poursuit Simon. Les meilleures pratiques sont partagées dans un guide pour le groupe INEOS. 16 recommandations couvrant tous les aspects liés à la sécurité, de la gestion de la corrosion à l’identification des alertes de sécurité ont été publiées, et trois recommandations supplémentaires sont en cours « Ces trois nouvelles recommandations ont été élaborées à la suite d’accidents répétés impliquant ces activités critiques », signale-t-il. Ensemble, les guides et les principes de sécurité constituent un outil efficace pour aider les employés à se concentrer sur les mesures à respecter pour garantir la sécurité de chacun. Et c’est là un processus continu de formation, d’information et d’évaluation. Cependant, les accidents persistent. « Nous ne sommes pas encore parfaits, mais nous faisons tout notre possible pour y arriver », indique Simon. Les lacunes spécifiques – les domaines où INEOS a remarqué que les accidents persistaient – ont désormais été comblées par sept règles primordiales, établies en raison du risque d’accidents graves dans ces domaines. Toute personne venant à bafouer l’une de ces règles, qui couvrent tous les domaines de la société, du travail en hauteur à la consommation de boissons alcoolisées sur les sites, court le risque d’être licenciée. Au cours des six dernières années, les résultats sécurité d’INEOS ont été divisé par trois. Cependant, malgré la réduction de la fréquence des accidents OSHA de 1,13 à 0,4 , Simon pense que la société peut encore progresser. Les alertes HSE du groupe – des descriptions simples et concises de tous les accidents et mesures entreprises pour prévenir leur réapparition – sont largement diffusées. Même chose pour les alertes HIPO (concernant les risques d’accidents potentiellement majeurs), qui sont tout aussi importantes et sont partagées au sein du groupe. De par sa nature-même, l’industrie chimique est potentiellement dangereuse, mais si ces règles de sécurité sont respectées, on peut éviter les accidents. Et Simon voit l’avenir du groupe avec optimisme. Alors, INEOS peut-elle empêcher tout accident ? « Absolument. Si l’on effectue une évaluation exhaustive des risques d’une activité, menée par des personnes compétentes ; si ces risques sont maîtrisés et qu’une décision est prise en conscience lorsque le niveau de risque est acceptable, alors rien ne devrait arriver. » Selon lui, le personnel ne dispose malheureusement pas d’un temps illimité pour évaluer les risques ; une décision doit donc pouvoir être prise en conscience pour accepter le niveau de risque résiduel. « Lorsque ce type de décision n’est pas pris consciemment, on ne peut compter que sur la chance pour savoir s’il existe encore un risque important ou non. Si nous sommes passés à côté d’un risque, nous pouvons compter sur un système fiable de rapports de presque accidents afin d’identifier le problème avant qu’il n’entraîne un accident. C’est pourquoi ces rapports de presque accidents sont tellement importants pour garantir la sécurité des employés. Nous ne comptons pas sur la chance ». Et INEOS peut-elle prévenir tous les accidents de process ? « Bien sûr, mais nous avons besoin de personnes bien formées à la tête d’usines correctement conçues, inspectées et entretenues, et fonctionnat dans les enveloppes opératoires connues. Si des erreurs sont commises, en raison d’un manque de connaissances ou d’une mauvaise décision, un accident surviendra à une étape du processus et entraînera probablement un effet, dont l’ampleur reposera entièrement sur la chance. Si nous estimons être en dehors de notre sphère de compétences, nous devons tout arrêter, sécuriser la situation et faire appel à des experts. Nous ne comptons pas sur la chance ».

    6 minutes de lecture Numéro 9
  • Pouvons-nous réellement décarboniser l’économie ?

    Alors que les dirigeants du monde entier se réunissaient à Paris pour parler de mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, INCH s’est demandé s’il était possible de décarboniser notre production énergétique Laissons de côté la question concernant la nécessité de réduire les émissions de carbone et imaginons qu’il faille prendre des mesures : il existe des politiques abordables et d’autres plus chères. Le gouvernement du Royaume-Uni a opté pour l’approche coûteuse. En sélectionnant des champions de la technologie et en subventionnant d’énormes programmes, tels que le projet de centrale nucléaire proposé, le gouvernement entreprend une action qui fera augmenter les factures et ralentir la baisse des émissions. Au lieu de cela, nous devrions disposer de mesures simples et directes, destinées à déterminer le prix des émissions de carbone, puis permettre aux entreprises, aux ménages et aux compagnies énergétiques de décider des meilleurs moyens de réduire leurs émissions. Le Professeur Philip Booth, directeur éditorial et des programmes à l’Institut des Affaires économiques de Londres, au Royaume-Uni. Si nous voulons mettre en place une décarbonisation, nous devons réformer notre gouvernance économique mondiale. À ces fins, nous devons réunir trois conditions. Tout d’abord, un prix mondial du carbone. La fixation de prix plus élevés pour les produits et services ayant une empreinte carbone importante incite à la réduction des émissions. Les règles concernant le commerce et l’investissement internationaux devraient également prendre en compte le changement climatique. Malgré le peu de progrès réalisés ces dernières années, l’Organisation mondiale du commerce reste un forum au sein duquel des réglementations internationales sont élaborées et mises en oeuvre. La conclusion du cycle de Doha pourrait permettre d’ajouter plus de questions liées à l’énergie verte dans l’agenda. Enfin, si l’on veut encourager les investissements faibles en carbone sur le long terme, il est nécessaire de réformer le système financier international de manière à ce que les banques commerciales investissent plus dans les projets à faible empreinte carbone. Les réglementations actuelles ont une portée limitée, voire inexistante, concernant ce dernier objectif. Le fait de viser haut pour l’accord de Paris ne constitue que la première étape. Mais elle ne suffira pas à elle seule, car il faudra que beaucoup plus d’acteurs s’investissent si nous voulons réformer notre administration économique mondiale. Nous devrons viser encore plus haut après Paris. Institut pour le développement allemand Des changements DYNAMIQUES surviennent dans le domaine de l’approvisionnement énergétique, mais ces changements doivent être plus rapides. Aucune barrière économique ou technique importante ne nous empêche d’atteindre un approvisionnement total en énergie renouvelable d’ici à 2050. Le secteur de l’énergie renouvelable connaît aussi des transformations, mais une action politique est nécessaire pour garantir que ces transformations surviennent en temps opportun. C’est aux dirigeants politiques et d’entreprises que revient la tâche de promouvoir l’industrie, d’influencer les consommateurs et de stimuler les marchés vers la transition énergétique.les énérgies renouvelables et l’efficacité énergétique.Greenpeace Le changement CLIMATIQUE est un problème de taille qui nécessite des technologies à la hauteur. Les nouvelles technologies du nucléaire, du gaz et, si les coûts diminuent, des parcs éoliens en mer pourront nous aider à relever le défi de la décarbonisation. Mais il est important de se pauser et de répondre à cette question : « Pourquoi la décarbonisation ? » Les actions pour le climat concernent l’avenir de notre sécurité économique. Or, le changement climatique est un problème mondial, et non local. Une action unilatérale ne résoudra pas le problème. C’est ce que nous accomplissons tous ensemble qui compte. Mais ce problème ne sera pas résolu par un groupe de politiciens surmenés et de négociateurs réunis dans un centre de conférence. Nous aurons besoin d’une action des entreprises, de la société civile, des villes, des régions et des pays. Toutefois, pour être honnêtes, nous n’avons pas aujourd’hui entre les mains toutes les réponses à la décarbonisation. Nous devons développer des technologies qui soient à la fois abordables et vertes. Nous devons travailler à construire un marché où la réussite dépend de la capacité à être compétitif et non pas de la capacité à faire pression sur le gouvernement. Amber Rudd, secrétaire d’État pour l’Énergie et le Changement climatique au gouvernement britannique Le besoin de réduire les émissions de gaz à effet de serre n’est pas récent, mais il est de plus en plus urgent d’appliquer une mesure que nous savons nécessaire depuis des décennies : la transition vers une économie mondiale verte efficace en matière d’utilisation des ressources et entraînant peu d’émissions de carbone, afin de réduire le risque d’un changement climatique dangereux. Toutefois, il est évident qu’un acteur clé de cette transition est fortement négligé : le secteur financier. Il joue un rôle central dans la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre au bon endroit et à la bonne échelle , car c’est manifestement là que l’argent se trouve. Des capitaux importants sont nécessaires pour investir dans le développement rapide d’une infrastructure énergétique sobre en carbone, particulièrement au sein des économies en voie de développement ou émergentes. Le rôle que les investisseurs institutionnels peuvent jouer pour traiter la problématique du changement climatique, dépasse toutefois largement le financement de l’infrastructure. Ces investisseurs sont plus que des financiers de l’infrastructure, ce sont des propriétaires et des créanciers de larges segments de l’économie mondiale. Et, tout simplement, si les investisseurs institutionnels ne réaffectent pas systématiquement le capital des investissements hauts en carbone vers des investissements sobres en carbone, particulièrement en ce qui concerne les capitaux et les dettes des entreprises, cette transition vers une économie sobre en carbone sera virtuellement impossible. Achim Steiner, directeur général d’UNEP et Secrétaire adjoint de l’ONU

    5 minutes de lecture Numéro 9
  • Une fusion crée la combinaison gagnante

    INEOS et Solvay ont fusionné leur business chlorvinyl pour proposer aux clients un meilleur marché et les garder au coeur de l’industrie chimique européenne. INOVYN fait maintenant partie des trois grands producteurs de PVC du monde. « L’entreprise a atteint une envergure mondiale, et elle est bien positionnée pour s’adapter rapidement aux marchés changeants d’Europe », indique Chris Tane, CEO d’INOVYN. L’annonce que l’entreprise commune avait reçu l’approbation de la Commission Européenne a été rapidement suivie d’autres nouvelles en septembre, telles que l’arrêt de la dernière salle d’électrolyse au mercure à Runcorn (Royaume-Uni) afin de répondre aux exigences de l’Union Européenne, le projet de fermeture définitive de son site de production de PVC à Schkopau (Allemagne) et la proposition d’un important investissement dans son gigantesque site de production d’Anvers/Lillo, en Belgique. La production de Schkopau était arrêtée depuis décembre 2014 en raison de l’expiration de son contrat de fourniture VCM avec DOW et, malheureusement, toutes les tentatives pour aboutir à un nouveau contrat compétitif sur le long terme ont échoué. En Belgique, cependant, des travaux utilisant des technologies de pointe ont été engagés à grande échelle pour renforcer la position d’INOVYN en tant que leader européen de la fourniture d’hydroxyde de potassium. INOVYN, dont le siège social se trouve à Londres, emploie 4 300 personnes sur 18 sites de production répartis dans huit pays. La société a enregistré un chiffre d’affaires annuel de plus de 3,5 milliards d’euros. Chaque année, INOVYN produit 40 millions de tonnes de produits chimiques utilisés dans presque tous les domaines de la société moderne, que ce soit l’habitat, la santé ou la communication. Conformément à l’accord, Solvay, qui a une longue tradition dans l’industrie du chlorure de vinyle , quittera l’entreprise commune en 2018, laissant INEOS seule propriétaire de l’activité. 

    2 minutes de lecture Numéro 9
  • INEOS ouvre un nouveau siège au Royaume-Uni

    INEOS vient d’ouvrir un nouveau siège en Grande-Bretagne pour accueillir ses nouveaux businesses britanniques. Des businesses d’INEOS UK y seront transférés , comme les filiales pétrolières et gazières, ainsi que son activité de transport et de trading. L’établissement accueillera également le siège de l’entreprise commune INOVYN, qui contrôle 14 sites de production à travers l’Europe, y compris l’impressionnante usine de Runcorn, dans le Cheshire. « Cette initiative est tout à fait judicieuse » Bien qu’INEOS détienne des intérêts commerciaux sur toute la planète, les activités pétrolières et gazières au Royaume-Uni font partie de nos priorités actuelles », indique Jim Ratcliffe, président et fondateur d’INEOS. Rolle, en Suisse, restera le siège social du groupe d’INEOS, ainsi que de plusieurs businesses bien installées d’INEOS. INEOS se considérera désormais officiellement comme une entreprise anglo-suisse. 

    1 minute lecture Numéro 9
  • INEOS s’apprête à relancer un réacteur américain

    INEOS s’apprête à relancer un réacteur qui avait été fermé à titre provisoire trois ans plus tôt, en raison de conditions de marché difficiles. Même si les conditions ne sont toujours pas faciles, INEOS Nitrile est motivée par la demande mondiale croissante d’acrylonitrile, ingrédient principal des fibres acryliques et fibres de carbone, et par l’accès à des matières premières américaines à moindre coût. INEOS Nitriles est le plus grand producteur d’acrylonitrile et acétonitrile au monde. Son usine de Green Lake, au Texas, est l’une des plus importantes et des plus efficaces de la planète et sera bientôt capable de produire à nouveau 545 000 tonnes d’acrylonitrile par an. Les fabricants utilisent l’acrylonitrile pour produire des fibres synthétiques, des plastiques d’ingénierie, des fibres de carbone, du caoutchouc synthétique et des polymères solubles dans l’eau. À partir de ces produits, on fabrique des pièces de voiture, des vêtements, des matériaux de construction, de l’électroménager, ainsi que des équipements sportifs, pour n’en citer que quelques-uns « Chacun d’entre nous entre probablement en contact au quotidien avec de l’acrylonitrile, d’une manière ou d’une autre », signale Gordon Adams, directeur commercial. De bonnes nouvelles sont également venues des actifs d’INEOS Nitriles à Seal Sands, avec une promesse d’investissement prévue dans le cadre du grand arrêt de l’année prochaine. INEOS Nitriles gère quatre usines à travers le monde, dont deux en Amérique du Nord, une en Allemagne et une au Royaume-Uni. La société avait réduit sa production d’acrylonitrile de moitié dans ses installations de Green Lake en janvier 2014, en raison de « marges non satisfaisantes ». 

    2 minutes de lecture Numéro 9
  • Les vainqueurs de la course

    La Fondation GO Run For Fun d’INEOS s’est vue nominée pour deux récompenses lors du festival de Cannes d’octobre, et a remporté les deux. La société a été mise à l’honneur du Cannes Corporate Media & TV Awards, l’un des plus importants festivals du milieu de l’audiovisuel d’entreprise, pour sa série animée éducative, Dart TV. La Fondation GO Run For Fun avait commandé la série, qui est diffusée gratuitement dans les écoles, pour encourager les enfants à suivre un mode de vie plus sain et plus actif. Jim Ratcliffe, président d’INEOS et coureur passionné qui a créé la Fondation, a rejointl’équipe de production Mediazoo de Dart TV, au Palm Beach de Cannes, pour recevoir les prix du meilleur programme RSE et du meilleur Webisode. La Fondation GO Run For Fun a été constituée il y a deux ans. Depuis, plus de 100 000 enfants du monde entier ont participé à des activités de la Fondation. « Elle a dépassé toutes mes espérances », indique Jim. Toutes les vidéos de la série Dart se trouvent sur le site Web de la Fondation GO Run For Fun www.gorunforfun.com 

    2 minutes de lecture Numéro 9
  • INEOS communique de bonnes nouvelles

    INEOS a accepté d’approvisionner en éthane un troisième vapocraqueur en Europe, à partir de gaz qu’elle prévoit d’importer d’Amérique. La transaction avec ExxonMobil Chemical Ltd et Shell Chemicals Europe BV a été finalisée en novembre dernier. Dès la mi-2017, l’éthane dérivé du gaz de schiste américain d’INEOS entrera dans les pipelines du nouveau terminal d’importation de Grangemouth pour rejoindre l’usine d’éthylène de Fife, à Mossmorran. « C’est un marché très important pour toutes les personnes impliquées. Nous savons que l’éthane issu du gaz de schiste américain a transformé la production des États-Unis, et nous voyons maintenant ces avantages se propager à travers l’Écosse », déclare Geir Tuft, directeur d’INEOS O&P UK. INEOS fournira dorénavant l’éthane issu du gaz de schiste américain à ses sites de Rafnes (Norvège), de Grangemouth (Écosse) et à son usine d’éthylène de Fife (Écosse).

    1 minute lecture Numéro 9
  • Un léger parfum de succès

    INEOS a acquis une entreprise de produits aromatiques pour près de 58 millions d’euros. La transaction permettra à INEOS Phenol de reprendre l’usine de cumène d’Axiall Corporation, située à Pasadena (Texas), et de transférer ses activités de phénol, acétone et alpha-méthylstyrène (AMS) vers son usine de Mobile, en Alabama. Environ 43 personnes travaillent actuellement à l’usine de Pasadena, ouverte en 1979 et produisant aujourd’hui 900 000 tonnes de cumène par an. Le cumène est utilisé dans la fabrication de phénol et d’acétone, qui sont à la base d’une gamme de produits du quotidien, comme le contreplaqué, le plastique, les produits pharmaceutiques, la peinture, l’acrylique et les vernis. Le PDG M. Casier est convaincu que l’acquisition d’actifs de bonne qualité et correctement positionnés, présente à INEOS Phenol une excellente occasion d’augmenter encore sa compétitivité. « Nous sommes déjà à la tête du marché de la production de phénol et d’acétone. Grâce à des investissements sélectifs dans de nouveaux actifs et de nouvelles technologies, nous visons à développer encore notre activité afin d’évoluer avec nos clients », déclare M. Casier. 

    1 minute lecture Numéro 9
  • La question à neuf milliards d’habitants

    La Terre est de plus en plus peuplée. La durabilité doit être la priorité de tous si nous voulons survivre en tant qu’espèce sur une planète dont les ressources naturelles sont limitées. Mais comment faire avec une population mondiale qui devrait dépasser les neuf milliards en 2050 ? Voilà la question à neuf milliards d’habitants. Les avis sont partagés. Le célèbre réalisateur britannique de films d’histoire naturelle Sir David Attenborough n’est pas homme à mâcher ses mots. Il n’a pas non plus le sens de l’exagération. Ces quarante dernières années, il a vu l’Homme détruire des régions du monde naturel, à tel point que certains animaux n’existent plus. Il a été le témoin direct des changements qui ont affecté la nature. Il en accuse la croissance de la population. « Il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de la source fondamentale de tous nos problèmes, en particulier de nos problèmes environnementaux », a-t-il affirmé dans un entretien accordé récemment à The Wellcome Trust. « Je ne peux penser à un seul problème qui ne serait pas plus facile à résoudre s’il y avait moins d’habitants sur Terre. » Sir David Attenborough a affirmé qu’au cours de sa carrière, la population mondiale avait triplé. « Si nous pouvions endiguer la croissance de la population, nous aurions peutêtre une meilleure chance de nous attaquer aux problèmes, mais c’est impossible », a-t-il déploré. « Le mieux que nous puissions faire, c’est de ralentir le taux de croissance. Dieu merci, les administrateurs du Trust sont des scientifiques et non des politiciens. » L’année dernière dans un entretien accordé au magazine INCH, Jonathon Porritt, l’un des plus grands environnementalistes du monde, a déclaré qu’il misait lui aussi sur l’industrie chimique pour jouer un rôle capital dans les moyens mis en oeuvre pour relever les défis en matière de durabilité. Et c’est le cas. Depuis le premier sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, l’industrie chimique mondiale a permis aux agriculteurs d’adopter des méthodes agricoles durables et contribué à ce qu’un plus grand nombre de gens aient accès à une eau potable plus sûre et plus propre. D’autres actions ont donné lieu à des percées médicales, changé la manière dont l’énergie est utilisée et permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le Comité international des associations chimiques, le porte-parole de l’industrie chimique dans le monde, a déclaré que ces progrès résultaient d’idées, de technologies et de processus innovants rendus possibles grâce à la chimie. INEOS fait partie de ces entreprises qui s’efforcent de trouver des solutions durables et innovantes à des problèmes complexes et difficiles, car elle reconnaît qu’elle peut avoir une influence considérable sur le monde d’aujourd’hui et de demain. L’acétonitrile compte parmi les produits qui font une énorme différence dans le domaine de la santé et de l’alimentation à l’échelle mondiale. Ce composé chimique sert à fabriquer des médicaments indispensables tels que l’insuline et les antibiotiques, et il joue un rôle important dans les traitements contre le cancer. Ce solvant liquide et clair est également utilisé pour fabriquer des produits agrochimiques qui garantissent de meilleurs rendements des cultures. INEOS répond actuellement à environ la moitié de la demande mondiale d’acétonitrile. Et la majeure partie de l’acétonitrile qu’elle ne produit pas est fabriquée par d’autres entreprises au moyen de sa technologie cédée sous licence. Il ne fait aucun doute que l’humanité se trouve confrontée à des questions épineuses quant à la manière dont la planète pourra nourrir neuf milliards d’habitants après 2050. La demande alimentaire augmente, les ressources naturelles sont mises à rude épreuve et le changement climatique a créé un besoin en nouvelles sources d’énergie économes en carbone. Selon Tim Benton, professeur d’écologie des populations à l’université de Leeds au Royaume-Uni et expert en sécurité alimentaire, les gens devaient comprendre et accepter que la Terre a ses limites. « C’est la seule façon d’atteindre un jour le développement durable », a-t-il précisé. « La demande tue. Si nous ne réduisons pas la demande, nous surexploiterons la terre et l’eau et nous accélérerons le changement climatique. » D’ici 2050, la planète devra nourrir un tiers d’habitants en plus, mais les terres cultivables sont limitées. « Les avancées technologiques nous permettront certainement d’exploiter les terres de manière plus efficace, mais nous ne pouvons pas extraire toujours plus de toujours moins », a expliqué Tim Benton. « La seule façon d’atteindre un jour le développement durable est de modérer notre demande. » Tim Benton a précisé que le monde produisait actuellement assez de calories pour 12 milliards de personnes, mais que les habitants des pays développés mangeaient trop, qu’une bonne partie de cette nourriture servait à nourrir le bétail et que le reste était gaspillé. « Il ne s’agit pas de la formulation et des différents nutriments ou des imprimantes 3D », a-t-il ajouté. « Il s’agit de renforcer la résilience, de réduire les déchets et de modifier notre alimentation. À l’avenir, l’agro-industrie ne pourra pas poursuivre dans l’optique « la demande augmente, il faut y répondre à tout prix ». Nous devons changer nos habitudes. » L’organisation les Amis de la Terre, qui milite depuis plus de 40 ans pour améliorer le bien-être de la planète, a récemment lancé son projet sur trois ans « Big Ideas Change the World » (de grandes idées pour changer le monde). Un porte-parole de l’organisation a déclaré que les habitants, en particulier ceux des pays développés, exerçaient une pression extrême sur la planète et qu’il fallait réduire cette pression rapidement et de manière significative. « C’est un défi herculéen et si la population mondiale n’atteint pas son pic au cours de ce siècle, il pourrait bien être impossible de le relever », a-t-il annoncé. Les avis sont néanmoins partagés sur la question de savoir si le monde est condamné ou pas. « C’est la course entre l’épuisement des ressources et l’innovation, et jusqu’à présent, c’est l’innovation qui gagne », a récemment confié Willem Buiter, économiste en chef de Citi au magazine INCH. « Plusieurs milliers d’années d’histoire humaine nous soutiennent sur ce point, donc je suis assez optimiste. » Robert Aliber, professeur d’économie et de finances internationales à l’université de Chicago, se montre lui aussi serein. « Thomas Malthus a prédit en 1798 qu’une croissance démographique incontrôlée condamnerait les habitants de la Terre à mourir de faim », a-t-il dit. « Il a eu tort pour ces 200 dernières années, pourquoi aurait-il donc raison pour les 100 prochaines ? » La surpopulation est un problème dans certaines régions du monde. C’est un fait indéniable. Le photographe danois primé Mads Nissen explique qu’il a pu observer ce problème de surpopulation lorsqu’il se trouvait à Manille aux Philippines il y a neuf ans. En 1980, 50 millions de personnes vivaient aux Philippines. Ce chiffre devrait grimper à 180 millions d’ici 2050. « Manille figure déjà parmi les endroits les plus surpeuplés de la Terre », affirme-til. « Des familles vivent dans des cabanes bricolées dans des cimetières, entre des voies ferrées ou sous des ponts. Elles vivent là où elles trouvent de la place. Même les décharges publiques toxiques de la ville abritent des gens qui mangent, dorment et vivent entourés d’ordures en décomposition. » L’organisation World Population Balance estime néanmoins que l’avenir peut être changé de manière humaine. « Nous pouvons créer une nouvelle vision, un nouveau rêve pour notre planète », affirme le fondateur et président de l’organisation, David Paxson. Selon lui, la solution consiste à mener une campagne mondiale visant à encourager les habitants du monde entier à avoir moins d’enfants. « Nous dépensons actuellement des millions pour créer un monde plus durable, mais tout ce que nous avons est un monde plus pollué », explique-t-il. « Le développement durable sur une planète surpeuplée est impossible et le monde est très surpeuplé à l’heure actuelle. » David Paxson précise que deux milliards d’habitants vivent actuellement dans la pauvreté. « C’est plus que la population de la Terre entière il y a moins d’un siècle », a-t-il ajouté. D’après lui, la lutte sera rude pour parvenir à réduire la population, mais ce ne sera rien à côté des conséquences dévastatrices de la surpopulation. Le débat continuera de diviser l’opinion : comment diable parviendrons-nous à nourrir neuf milliards d’habitants ? Mais alors que ce débat se poursuit, l’industrie chimique, qui se trouve désormais à la base de presque toutes les autres industries, se doit de poursuivre ses efforts pour produire les éléments essentiels qui contribueront à résoudre bon nombre des problèmes soulevés par ce monde en constante évolution. Elle doit s’efforcer de résoudre ces problèmes de manière plus efficace tout en réduisant son propre impact sur l’environnement, mais aussi l’impact des industries qu’elle dessert. Il ne s’agit pas uniquement d’économiser de l’argent. INEOS est consciente d’être investie d’une grande responsabilité : fournir les matières nécessaires aux technologies de demain et utiliser moins de matières premières pour aider la société à consommer moins d’énergie dans un monde où les ressources sont limitées. Voilà pourquoi INEOS se retrouve au coeur de la chimie qui se cache derrière nos besoins humains fondamentaux. Nos besoins en alimentation, en transports, en communications, en eau et en énergie. INEOS satisfait ces besoins en chimie depuis des années. Et elle a l’intention de continuer pour les générations à venir.

    10 minutes de lecture Numéro 8
  • L’endroit le plus peuple de la terre

    Si vous aimez observer les gens, Mong Kok est l’endroit idéal, si vous n’avez pas peur de la foule. Ce district de Hong Kong est considéré comme l’endroit le plus densément peuplé de la planète. Avec plus de 130 000 habitants par kilomètre carré, il reste sans égal. Charles Reynolds, qui vit et travaille à Hong Kong depuis neuf ans, estime cependant que l’on ne s’y sent pas trop à l’étroit. « J’ai visité d’autres endroits où c’est le chaos et où personne n’arrive à bouger », explique-t-il. « À Mong Kok, les piétons peuvent circuler assez facilement. » Vous pouvez acheter, vendre ou marchander tout ce que vous pouvez imaginer ou presque à Mong Kok. Des rues entières sont réservées à la vente de poissons rouges qui portent chance, de fleurs, d’ustensiles de cuisine et de baignoires.

    1 minute lecture Numéro 8
  • Énergie propre

    La demande mondiale en énergie augmente depuis le XVIIIe siècle, lorsque les Hommes se sont mis à utiliser les ressources naturelles de la Terre pour alimenter la révolution industrielle. Cette révolution a entraîné des changements importants à travers le monde. Mais avec la récente industrialisation rapide de pays comme l’Inde et la Chine, la demande enregistre une nouvelle hausse considérable. Que nous réserve l’avenir ? La demande énergétique mondiale ne devrait pas perturber Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Néanmoins, les gouvernements, les scientifiques, les universitaires, les environnementalistes et les entreprises à forte consommation énergétique telles qu’INEOS cherchent continuellement à améliorer leur efficacité énergétique. Il s’agit d’une préoccupation majeure. Les combustibles fossiles alimentent actuellement les usines du monde entier, où des tonnes de produits chimiques sont fabriquées chaque jour pour que d’autres usines puissent fabriquer toutes sortes de produits : peintures, plastiques, médicaments, téléphones portables, voitures et textiles, entre autres. « Bon nombre des problèmes qui menacent la survie de l’humanité sur Terre proviennent de la consommation accrue d’énergie, d’eau et de matières premières », explique un porte-parole des Amis de la Terre Europe. Existe-t-il des alternatives ? Les parcs éoliens et l’énergie solaire sont-ils la solution ? Cela ne fait aucun doute pour les Amis de la Terre Europe. INEOS se montre quant à elle plus partagée sur la question. Ils font partie du bouquet énergétique, mais l’éolien et le solaire ne pourront pas toujours répondre aux besoins de l’humanité. Une vingtaine d’années seront nécessaires pour transformer complètement la manière dont l’Europe produit de l’électricité et de la chaleur. Entre-temps, INEOS doit faire appel aux combustibles fossiles pour répondre à ses besoins énergétiques. Le gaz génère environ moitié moins d’émissions que le charbon. INEOS estime donc qu’il est de son devoir, sur le plan environnemental, de favoriser le gaz plutôt que le charbon. Les technologies renouvelables constituent un débouché important pour INEOS. INEOS fabrique les matières premières qui servent à créer les éoliennes et les cellules photovoltaïques. Ces matières premières sont produites à partir de molécules obtenues à partir du gaz. « Le gaz est nécessaire sur le long terme en tant que matière première pour approvisionner la production », déclare Leen Heemskerk, directeur financier d’INEOS Olefins & Polymers Europe (Nord). Le gaz n’est pas qu’un combustible qu’INEOS brûle pour son énergie. Le gaz est également une matière première utilisée dans la fabrication de produits chimiques qui sont utilisés dans un large éventail de produits, tels que les médicaments, les textiles, les matériaux de construction , les équipements pour les véhicules, les ordinateurs et les technologies vertes, comme les éoliennes et les matériaux écoénergétiques. INEOS aura encore besoin du gaz pour fabriquer ces produits essentiels, après être passée à une énergie sobre en carbone. Il est dès lors primordial que l’Europe possède une réserve de gaz fiable et compétitive à long terme pour assurer l’avenir du secteur manufacturier. « INEOS soutient les innovations visant à trouver d’autres sources énergétiques, mais nous devons être réalistes en ce qui concerne la vitesse à laquelle nous pourrons décarboniser notre économie », explique Leen Heemskerk. À l’heure actuelle, le monde consomme quelque 529 quadrillions de British Thermal Units (150 billion kWh) par an. Les combustibles fossiles produisent près de 80 % de l’énergie mondiale. Et l’industrie, qui fabrique les produits de consommation, en est le plus gros client. Les États-Unis, qui hébergent seulement 5 % de la population mondiale, consomment actuellement environ 20 % de l’énergie mondiale. La demande énergétique mondiale devrait toutefois doubler d’ici 2040, dans la mesure où l’Inde et la Chine qui représentent plus d’un tiers de la population mondiale, s’enrichissent et veulent davantage de produits énergivores, comme les ordinateurs. Les environnementalistes affirment que la société doit changer ses habitudes pour éviter une crise énergétique et espérer prévenir les changements climatiques. D’après eux, le renforcement de la réglementation et les restrictions sur les gaz à effet de serre ont déjà permis d’éviter des catastrophes. Les Amis de la Terre Europe estiment néanmoins que les pays riches doivent également diminuer leur consommation d’énergie. La Commission européenne partage cette vision des choses. Gas who needs it vid Elle établit des objectifs ambitieux pour l’Europe, qui pourraient, à terme, obliger l’industrie à réduire la quantité d’énergie qu’elle consomme. INEOS estime que cette situation pourrait avoir des conséquences imprévues, y compris une réorientation des investissements et une croissance de l’industrie en dehors de l’Europe. « L’industrie chimique est très mal comprise », explique Greet Van Eetvelde, directrice des projets innovants dans le domaine des technologies propres chez INEOS. « Nous consommons beaucoup d’énergie, mais nous ne sommes pas inefficaces sur le plan énergétique. Nous cherchons continuellement des solutions pour réduire la quantité d’énergie que nous utilisons pour fabriquer nos produits. Ces efforts se justifient tant sur le plan économique que du point de vue environnemental. Nous consommons beaucoup de carbone. Nous utilisons ces molécules de gaz comme matières premières. Nous avons encore un long chemin à parcourir avant que les fonctionnaires comprennent notre contribution. À leurs yeux, l’industrie n’est que l’industrie. L’industrie de la transformation est toutefois différente, et sans l’industrie chimique en particulier, la vie moderne ne serait pas possible. » Selon Dan Byles, président du Groupe parlementaire Unconventional Oil and Gas du gouvernement britannique, la question n’est pas de savoir si le monde veut ou non une énergie économe en carbone. « C’est la manière dont nous pourrons y parvenir », explique-t-il. « Le gaz doit être considéré comme un combustible de transition entre un système énergétique encore dominé par le pétrole et le charbon et le futur bouquet énergétique économe en carbone auquel nous souhaitons tous aboutir. » Dan Byles a ajouté qu’on ne devrait pas imposer un choix entre gaz et énergies renouvelables. « Nous avons besoin de ces deux types d’énergie », affirme-t-il. « Et la situation n’est pas encore près de changer. » Le charbon, combustible le plus polluant, a favorisé l’ascension fulgurante de la Chine, qui, d’un petit marché émergent, est devenue la deuxième plus grande économie mondiale. Cette ascension a pesé lourdement sur l’environnement : la Chine émet désormais plus de CO2 que n’importe quel autre pays du monde. L’année dernière, la dépendance de la Chine au charbon a chuté pour la première fois au cours de ce siècle et a été associée à une augmentation rapide de l’utilisation des énergies renouvelables. Selon Greenpeace East Asia, ce changement a donné au monde une « occasion d’agir ». « Si la croissance de la consommation de charbon observée en Chine ces dix dernières années s’était poursuivie, nous aurions perdu tout espoir de maîtriser le changement climatique », affirme Lauri Myllyvirta, militante de Greenpeace East Asia pour l’énergie. « La consommation chinoise de charbon n’a peut-être pas encore atteint son pic, mais c’est le signe que la Chine commence à tourner le dos au charbon. » Il faut trouver d’autres sources d’énergie, car à mesure que la population mondiale augmente, la demande énergétique augmente elle aussi. Dans les pays développés, l’accès à une énergie abordable, fiable et sûre a transformé la vie des habitants, et il pourrait en être de même pour les habitants des pays les plus pauvres. Bill Gates, le fondateur de Microsoft et l’un des hommes les plus riches de la planète, souhaiterait que les pays en développement puissent eux aussi avoir ce luxe. « Dans les pays riches, nous avons raison de nous préoccuper des économies d’énergie, mais dans les pays pauvres, les habitants ont besoin de plus d’énergie », a-t-il écrit récemment sur un blog. « Pour sortir de la pauvreté, ces pays ont besoin d’éclairage dans les écoles, afin que les élèves puissent étudier lorsqu’il fait noir, de réfrigérateurs dans les cliniques pour garder les vaccins au frais et de pompes pour irriguer les terres arables et fournir de l’eau potable. » D’après Bill Gates, il revient désormais aux pays riches, tels que les États-Unis, d’investir davantage dans la recherche sur les énergies propres. « Il s’agit de développer des sources d’énergie qui ne génèrent aucune émission carbone », a-t-il expliqué. Même si elle consomme une grande partie l’énergie mondiale, l’industrie chimique est au coeur de bon nombre de ces développements et contribue à la « décarbonisation » de l’économie internationale. Les émissions mondiales ont été réduites grâce à l’amélioration, stimulée par l’industrie chimique, des matières isolantes pour l’habitat, des engrais chimiques et de la protection des cultures, des emballages en plastique, des éclairages, des revêtements anti-salissures marines, des textiles synthétiques, des plastiques automobiles, des détergents à basse température, de l’efficacité des moteurs et des plastiques pour les tuyaux et les canalisations. « Ces économies soulignent le rôle vital que joue l’industrie chimique dans la décarbonisation de l’économie », affirme un porte-parole du Comité international des associations chimiques. « En réalité, il ne serait pas possible de réaliser les économies de CO2 équivalentes sans les avantages qu’offrent les technologies et produits chimiques. » L’utilisation de la chimie dans les produits qui permettent de réaliser des économies d’énergie, tels que l’isolation des bâtiments, les lampes fluorescentes compactes et les équipements pour l’automobile en plastique léger, a permis aux États-Unis d’économiser jusqu’à 10,9 quadrillions de Btu d’énergie (3 billion kWh) et jusqu’à 85 milliards de dollars de coûts énergétiques par an. En bref, cela signifie que les États-Unis ont réduit leur consommation d’énergie de 11 % et ont économisé l’énergie nécessaire pour faire fonctionner 135 millions de véhicules pendant un an. « Ce chiffre représente 55 % de toutes les voitures en circulation aujourd’hui », explique Ryan Baldwin, porte-parole de l’American Chemistry Council. Le Comité international des associations chimiques a annoncé récemment que les produits chimiques destinés aux véhicules permettaient désormais d’économiser 230 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre chaque année. INEOS est au coeur de nombreux progrès réalisés par les constructeurs pour rendre les voitures plus légères, plus solides et plus écoénergétiques. Le plastique en est un. Les fibres carbones en sont un autre. Il existe aussi toute une série d’autres matières premières créées par INEOS qui sont utilisées pour fabriquer des pneus écoénergétiques, et des huiles synthétiques qui améliorent l’efficacité des moteurs. INEOS fabrique également des composantes d’éolienne et des produits pour l’industrie solaire. En bref, INEOS permet à d’autres industries (le secteur des énergies renouvelables) d’économiser de l’énergie et de réduire leurs émissions de CO2. Il est toutefois peu probable que la transition vers les énergies renouvelables s’effectue du jour au lendemain, car, même si le secteur des énergies renouvelables est en pleine expansion, il ne croît pas assez vite et les technologies vertes disponibles ne génèrent pas suffisamment d’énergie pour répondre à la demande en permanence. Les National Academies, institutions qui conseillent les États-Unis dans le domaine des sciences, de l’ingénierie et de la médecine, expliquent qu’il importe tout autant pour notre avenir énergétique de réduire la quantité d’énergie perdue que de trouver de nouvelles sources d’énergie. « Des quantités énormes d’énergie sont perdues chaque minute de chaque jour lors de leur conversion en énergie utilisable », a précisé le porte-parole. Il s’agit là aussi d’un domaine dans lequel le Groupe INEOS se montre créatif. Il le doit, s’il souhaite poursuivre ses activités en Europe où le coût de l’énergie est actuellement deux fois plus élevé qu’aux États-Unis. « Nous devons continuellement optimiser notre efficacité énergétique », explique Jean-Noël Large, qui est chargé d’améliorer l’efficacité énergétique du site Petroineos à Lavera en France. « C’est une priorité, tout comme la sécurité du site. »

    13 minutes de lecture Numéro 8
  • Le gaz de schiste : la voie de l’avenir

    La décision d’INEOS de se lancer dans l’exploration du gaz de schiste au Royaume-Uni s’est heurtée aux protestations des environnementalistes et groupes de contestation. Mais le Groupe INEOS n’est pas du genre à fuir une situation difficile, surtout lorsqu’il estime qu’il s’agit de la bonne décision à prendre. INEOS est aujourd’hui la troisième plus grande entreprise de gaz de schiste au Royaume-Uni. Son accord avec IGas, annoncé en mars et conclu en mai, lui donne désormais accès à plus de 200 000 hectares de réserves potentielles de gaz de schiste en Écosse et dans le nord-ouest de l’Angleterre. « Il s’agit d’actifs de première qualité qui ont le potentiel de produire des quantités importantes de gaz dans l’avenir », affirme Gary Haywood, PDG d’INEOS Shale. En août, INEOS a obtenu trois nouvelles licences de gaz de schiste de la part du gouvernement britannique. Cette superficie supplémentaire conforte la position d’INEOS comme l’une des principales entreprises de gaz de schiste au Royaume-Uni. L’entreprise pense que l’industrie nationale du gaz de schiste révolutionnera l’industrie en Grande-Bretagne (actuellement l’un des pays les plus chers au monde pour fabriquer des produits pétrochimiques), assurera la sécurité énergétique du pays pour la première fois depuis de nombreuses années et permettra de créer des milliers d’emplois. Le soutien du public demeure néanmoins un défi pour cette industrie naissante au Royaume-Uni. En mars, INEOS s’est réjouie des résultats d’une enquête parrainée par Greenpeace, qui a révélé que les Britanniques soutenaient davantage la fracturation qu’ils ne s’y opposaient. « Cette enquête a montré que de plus en plus de gens voyaient les avantages potentiels considérables d’un gaz de schiste produit au Royaume-Uni », avait alors déclaré Tom Crotty, directeur des relations extérieures chez INEOS. « Le gaz de schiste britannique est une occasion unique que nous ne pouvons pas nous permettre de rater. Le pétrole de la mer du Nord a créé d’immenses richesses pour le Royaume-Uni et le gaz de schiste peut en faire de même. » Les opposants à la fracturation prétendent que cette pratique est dangereuse et perturbante, qu’elle déclenche des tremblements de terre et qu’elle contamine l’eau potable ainsi que l’air que nous respirons. Les partisans estiment quant à eux que cette pratique, correctement mise en oeuvre, est sûre, qu’elle permet de fournir aux pays de précieuses ressources nationales, de créer des emplois, de consolider la production et de réduire les émissions de CO2. Les États-Unis en sont déjà la preuve. Là-bas, la fracturation a permis à la production de renaître et de créer des milliers d’emplois grâce à des investissements dépassant 150 milliards de dollars ; elle a également permis de réduire considérablement les émissions de CO2 des États-Unis en remplaçant le charbon, qui émet deux fois plus de CO2 que le gaz. D’après l’Agence américaine d’information sur l’énergie, en 2012, les émissions de CO2 liées à l’énergie ont chuté à leur plus bas niveau depuis 1994 grâce au gaz de schiste. En avril et en mai de cette année, INEOS a rencontré des riverains locaux pour la première fois, dans le cadre d’une rencontre concertée pour expliquer les faits relatifs au développement du gaz de schiste, et pour répondre aux questions posées par les membre de la communauté Écossaise directement concernés. « Il y aura toujours un noyau dur d’opposants qui seront foncièrement opposés au développement de l’énergie fossile, bien que le gaz de schiste ne génère que la moitié de l’empreinte carbone du charbon », explique Gary. « Les habitants sont nombreux à craindre l’exploitation du gaz de schiste pour des raisons plus locales. INEOS souhaite s’adresser à ces personnes et les rassurer quant aux impacts de l’exploitation du schiste. Nous pensons que la plupart des gens sont ouverts à l’exploitation du gaz de schiste, mais qu’ils souhaitent davantage d’informations. Il est de notre devoir de fournir aux habitants des données factuelles, afin qu’ils puissent prendre des décisions éclairées concernant l’exploitation fructueuse et sans danger du gaz de schiste au sein de leur communauté. Nous y croyons sincèrement. » Ces réunions ont atteint leur objectif et les communautés ont apprécié la possibilité d’entendre les arguments de première main d’INEOS et d’obtenir des réponses à leurs questions. L’équipe assurera le suivi de la première série de réunions publiques avec d’autres types d’événements en Écosse en septembre. « Il est primordial de rassurer la population sur le fait que l’industrie peut fonctionner sans détériorer l’environnement et leur mode de vie sur le long terme », a expliqué Gary. « Il est également très important d’expliquer pourquoi l’exploitation du gaz de schiste est bénéfique pour les communautés et pour le pays. » Le gaz de schiste est largement considéré comme la passerelle la plus importante vers de futures sources d’énergie renouvelables et abordables, en raison de sa faible empreinte carbone (deux fois moins importante que celle du charbon). Actuellement, la hausse des coûts de l’énergie en Europe menace de mettre en péril la capacité des producteurs de l’UE à rivaliser sur la scène mondiale. Le Royaume-Uni perd actuellement des emplois au profit des États-Unis où le gaz est disponible à bas prix, grâce au schiste. Afin de protéger son activité pétrochimique au Royaume-Uni avant qu’il ne soit trop tard, INEOS a déjà investi un milliard de dollars pour importer du gaz de schiste des États-Unis, afin que son site de Grangemouth soit rentable et pour assurer la croissance à long terme de son site de Rafnes (en Norvège). En première mondiale, ces cargaisons d’éthane liquéfié arriveront à Rafnes dès la fin de cette année et en Écosse par la suite. « Notre réussite au Royaume-Uni dépend de l’accès à une énergie concurrentielle et à un approvisionnement en matières premières », explique Tom. « L’accès à une énergie et à des matières premières à un prix plus compétitif permettrait de redresser le secteur de l’industrie pétrochimique britannique et l’aiderait à rivaliser sur le marché mondial. » Il est difficile de croire que la Grande-Bretagne, à l’origine de la révolution industrielle, a un jour été le moteur économique du commerce international. De nos jours, au Royaume-Uni, la production est perçue comme une industrie du passé. Elle poursuit son déclin de façon constante, avec la perte de plus de trois millions d’emplois sur ces vingt dernières années. Aujourd’hui, l’industrie chimique est pourtant plus pertinente et importante que jamais pour nous permettre d’aboutir à une économie plus verte. Même si l’industrie chimique dépend toujours des combustibles fossiles pour faire fonctionner ses usines, on estime que pour chaque tonne de CO2 qu’elle utilise, plus de deux tonnes sont économisées grâce à ses produits (catalyseurs, isolants, composantes d’éolienne et cellules photovoltaïques, entre autres). Le forage pour extraire du gaz de schiste est peut-être une nouvelle aventure pour INEOS au Royaume-Uni, mais l’équipe d’INEOS est conseillée par trois grands pionniers de niveau mondial à l’origine de l’exploitation du premier gisement de schiste commercial aux États-Unis, le puits Barnett. Depuis le développement du puits Barnett, ils ont exploité d’autres gisements de schiste aux États-Unis et à travers le monde. L’ingénieur pétrolier Nick Steinsberger et les géologues Kent Bowker et Dan Steward, qui travaillent désormais exclusivement pour INEOS en Europe, ont plus de vingt ans d’expérience dans l’industrie. Ils ont foré des milliers de puits de gaz de schiste sans avoir rencontré de problèmes majeurs et ils conseilleront INEOS pour trouver le meilleur moyen d’accéder sans danger aux immenses réserves de la Grande-Bretagne. « Nous estimons que nos connaissances et notre expérience dans la gestion d’installations pétrochimiques complexes, ainsi que l’excellente expertise souterraine que nous avons récemment acquise, permettront à INEOS d’agir en toute sérénité », affirme Gary. Selon lui, « Pour nous, le gaz de schiste n’est pas un objectif court terme de spéculation. Il s’agit de sécuriser notre socle de production qui fournit des milliers d’emplois dans les économies régionales. » Pour plus d’informations sur le gaz de schiste, visitez le site www.ineosupstream.com Gas who needs it vid Hydraulic Fracking vid

    16 minutes de lecture Numéro 8
  • Visite à Cologne: efficacité énergétique

    La Commission européenne souhaite réduire de manière considérable la consommation d’énergie en Europe. Elle affirme qu’il s’agit d’une sage décision pour l’environnement, l’emploi, la sécurité énergétique et l’économie. INEOS, qui consomme 1,3 milliard d’euros d’énergie chaque année, n’est pas de cet avis. La Commission européenne doit comprendre que l’industrie chimique s’efforce quotidiennement d’améliorer son efficacité énergétique et s’abstenir d’imposer de nouveaux objectifs. INEOS demande à la Commission, qui souhaite une réduction de la consommation d’énergie de 27 % d’ici 2030, de reconnaître que les économies d’énergie constituent déjà un élément fondamental du mode de fonctionnement d’INEOS. « Nous n’avons pas besoin de plus de réglementations ou d’objectifs », explique Tom Crotty, directeur de la communication du Groupe INEOS. « L’efficacité énergétique constitue déjà une valeur essentielle de l’entreprise, car elle relève du bon sens commercial. Presque toutes les technologies disponibles et abordables pour réduire la consommation d’énergie ont déjà été installées sur nos sites. Pour nous, une nouvelle réduction de la consommation d’énergie équivaudrait à une diminution de la production. » La Commission est convaincue que la définition d’un objectif ambitieux en matière d’efficacité énergétique sera bénéfique pour l’environnement, l’emploi, la sécurité énergétique et l’économie européenne. INEOS, qui consomme 1,3 milliard d’euros d’énergie chaque année, est d’avis que cet objectif est irréaliste, impossible à mettre en pratique pour l’industrie chimique et qu’il menace de tuer l’industrie en Europe, ainsi que six millions d’emplois. Selon INEOS, le problème découle en partie du fait que la Commission ne comprend pas l’importance et la réalité de l’industrie chimique sur le terrain. « Nous sommes déjà confrontés à un problème de concurrence en Europe », a expliqué Tom. Dans un effort concerté visant à se démarquer des milliards de personnes qui ont répondu à une consultation de la Commission européenne sur ses politiques climatiques et énergétiques pour 2030, INEOS et le CEFIC ont invité des représentants de la direction générale de l’énergie de la Commission à visiter le site de Cologne. « INEOS s’efforce avec succès de réduire sa consommation d’énergie depuis des années », affirme Gerd Franken, PDG d’INEOS O&P North. « Et nous sommes convaincus que nos sites comptent parmi les plus efficaces au monde sur le plan énergétique. » Le site de Cologne en Allemagne emploie 2 000 personnes originaires de 28 pays et couvre une superficie équivalente à celle de Monaco. Il dépense 90 % de ses fonds en énergie et en matières premières, et il consomme suffisamment d’énergie pour chauffer, éclairer et alimenter en électricité quelque 200 000 foyers. Le site consomme sans doute beaucoup d’énergie, mais cela ne signifie pas qu’il est inefficace. Stefan Krämer, responsable de l’énergie sur le site, a montré à la délégation de la DG Énergie comment tous les employés du site travaillaient déjà main dans la main pour économiser l’énergie. « C’est un véritable défi, car les réseaux d’énergie internes du site INEOS de Cologne doivent être équilibrés », a-t-il expliqué. « Le traitement de l’acide nitrique et de l’acrylonitrile, par exemple, génère de la vapeur, et les craqueurs et la production de butadiène nécessitent de la chaleur et donc de la vapeur. » Le sous-produit de l’hydrogène, au lieu d’être brûlé, est utilisé pour générer de la chaleur dans la centrale électrique à la place du gaz naturel, ce qui a permis d’économiser 80 000 MWh de gaz naturel par an. Les améliorations apportées à la tour aéroréfrigérante ont permis d’économiser 13 000 MWh d’électricité supplémentaires. « INEOS est déterminée à utiliser et à réutiliser tout ce qu’elle produit », affirme Gerde. « C’est une décision judicieuse tant sur le plan économique qu’environnemental. » Au cours de la visite, Brigitta Huckestein, chargée de communication et des relations gouvernementales pour BASF, la plus grande entreprise chimique au monde, a également tenté de faire entendre raison à la Commission. Pour la toute première fois de son histoire, BASF a annoncé une diminution stratégique de ses investissements en Europe, en raison des marchés stagnants, ainsi que d’une énergie et d’une main d’oeuvre coûteuses. Brigitta a affirmé que BASF peinait à trouver des mesures supplémentaires pour réduire sa consommation d’énergie et ses émissions de CO2. Le site de BASF situé à Ludwigshafen est le site intégré le plus grand et le plus efficace d’Allemagne. Elle a toutefois affirmé que la production intégrée perdrait en efficacité si une surtaxe en faveur des énergies renouvelables était appliquée à l’énergie auto produite par une centrale de cogénération après 2017. Koln video « La compétitivité de ses installations les plus efficaces sur le plan énergétique s’en verra également affectée », a-t-elle affirmé. « En bref, nous nous sentons déjà pourchassés. Si les réglementations ciblent la production de produits chimiques de base en Europe afin de réduire la demande européenne en énergie, nous pensons que les économies allemande et européenne en pâtiront, car les chaînes de valeur seront détruites. Et si les conditions ne sont pas favorables, nous investirons ailleurs. » Alistair Steel, un représentant du CEFIC, l’organisation qui représente l’industrie chimique en Europe, a affirmé qu’une énergie abordable était essentielle pour la croissance. « La compétitivité dépend de la possibilité pour l’industrie d’avoir accès à un approvisionnement énergétique compétitif et fi able », a-t-il déclaré. Les coûts de production de l’éthylène en Europe sont désormais deux fois plus élevés qu’aux États-Unis, où le gaz de schiste bon marché a entraîné une renaissance du secteur de la fabrication. Les bénéfices d’INEOS en Europe ont été divisés par deux au cours des trois dernières années, tandis que ses bénéfices aux États-Unis ont triplé. « Nous ne pouvons pas réduire davantage notre consommation d’énergie », a expliqué Greet Van Eetvelde, directrice des projets innovants dans le domaine des technologies propres, basée au siège d’INEOS à Rolle en Suisse. « La Commission européenne doit décider si elle veut ou non une industrie chimique en Europe. Il est impossible d’atteindre ces objectifs sans des investissements significatifs et l’environnement économique en Europe rend ces investissements très difficiles. » Même si INEOS souhaitait financer une technologie propre, elle se verrait confrontée à une série d’obstacles. « Les banques n’aiment pas prendre de risques », a expliqué Tom. « Elles n’aiment pas les nouvelles technologies. Bien souvent, le financement de nouvelles technologies dépend également du soutien du gouvernement, ce qui implique un risque politique. » Selon Stefan, l’industrie chimique s’efforce depuis des années de trouver le moyen de rendre ses usines de production plus efficaces. « L’industrie a commencé à prendre des engagements en faveur de l’efficacité énergétique bien avant l’adoption des directives européennes en 1996 », a-t-il affirmé. L’année dernière, le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, a annoncé que l’industrie chimique européenne risquait de disparaître en l’espace d’une décennie. « Je constate l’introduction de taxes écologiques. Je constate que l’Europe contribue à faire fuir l’industrie manufacturière », a-t-il écrit dans une lettre ouverte à Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne à l’époque. Il a demandé à la Commission d’ouvrir les yeux. « Le secteur chimique affiche un chiffre d’affaires mondial de 4 300 milliards de dollars », a-t-il précisé. « C’est plus que le PIB de l’Allemagne. En Europe, les produits chimiques et l’industrie automobile se partagent la part du lion avec 1 000 milliards de dollars de recettes chacun. Sur le plan économique, l’industrie chimique est l’un des joyaux de la couronne européenne. » INEOS espère que la visite du site de Cologne aura permis à Bruxelles d’ouvrir les yeux. Paul Hodson, membre de la délégation de la Commission, a affirmé dans un courriel adressé à INEOS que cette visite leur avait fourni des informations précieuses sur l’industrie chimique et qu’elle leur avait permis de mieux comprendre le secteur. Il a déclaré qu’une industrie européenne prospère était au coeur des préoccupations de la Commission et que ses politiques viseraient à renforcer la compétitivité de l’industrie. Ce que souhaite la Commission Européenne d’ici 2030 Une réduction de 27 % de la consommation d’énergie (objectif non contraignant pour l’industrie) Une augmentation d’au moins 27 % de l’utilisation des énergies renouvelables Une réduction de 40 % des émissions de carbone

    11 minutes de lecture Numéro 8
  • Une question de point de vue

    Modifier la configuration d’un lieu de travail est facile, modifier le point de vue des gens est une autre paire de manches. Mais avec la bonne approche, ce n’est pas impossible. Personne n’aime le changement. Du moins en théorie. Mais en réalité, certains apprécient le changement. Et d’autres non. Les entreprises, qui souhaitent rallier leur personnel à leur cause, devraient peut-être tout simplement changer leur approche. Le maître du management, le regretté Peter Drucker, était très clair quant à la meilleure manière pour une organisation de mettre en oeuvre des changements. « Il faut faire en sorte que l’ensemble de votre organisation voie le changement comme une opportunité et non une menace », affirmait-il. « Les gens se sentent rassurés s’ils réalisent que cette période de changement soudain, imprévu et radical est synonyme d’opportunités. » Le docteur Fred Wadsworth, directeur médical de Corperformance, une organisation basée au Royaume-Uni qui a travaillé en étroite collaboration avec INEOS par le passé, comprend parfaitement que le changement peut causer un bouleversement émotionnel, et donc donner lieu à une baisse de performances. « Les processus de changement mal gérés peuvent être considérés comme une menace et entraîner des effets de stress classiques », a-t-il expliqué. Il a toutefois ajouté que la peur du changement ne devait jamais dissuader une entreprise d’aller de l’avant. « L’appétit pour le changement doit être présent et cultivé, mais il doit reposer sur la définition d’objectifs concrets pour les membres du personnel ; ils doivent croire en ces objectifs », a-t-il affirmé. « Ceux qui se sentent menacés par le changement sont généralement les plus difficiles à convaincre. » Mais même ceux-là peuvent être ralliés à la cause. Selon John Reh, éminent directeur d’entreprise et auteur américain, en comprenant ce qu’il faut faire et comment, la moitié du chemin est déjà parcourue. « Il faut aider votre personnel à comprendre quels seront les changements, quand ils surviendront et pourquoi ils doivent avoir lieu », a-t-il expliqué. Roberta Katz, vice-présidente associée chargée de la planification stratégique à l’université de Stanford aux États-Unis, décrit le changement comme un procédé itératif. « Les individus au sein d’une organisation prendront le train du changement à des moments différents », a-t-elle ajouté. « Le dirigeant doit continuer à répéter sa vision et sa stratégie, afin que tous les effectifs montent à bord du même train ; ils doivent entendre le même message, afin de comprendre l’objectif auquel ils travaillent tous. Si vous êtes le dirigeant à l’initiative du changement, vous vous ennuyez, vous êtes prêt à aller de l’avant, mais n’oubliez pas qu’il faut continuer à répéter, car même lorsqu’une personne l’a entendu dix fois, il faut parfois attendre la onzième avant qu’un événement survienne dans sa vie et qu’il comprenne que ce changement sensé. » La résistance au changement découle souvent de la peur de l’inconnu. « Nous résistons au changement, mais la peur de l’inconnu peut entraîner l’immobilisme, aussi négatif qu’il puisse être », explique le docteur Stan Goldberg, ancien professeur clinicien à l’université d’État de San Francisco. Cette peur se fonde souvent sur la perception du personnel. Et cette perception a de l’importance, car il s’agit de leur réalité. Selon le Dr Wadsworth, la bonne nouvelle, c’est que les perceptions, tout comme les personnalités, peuvent changer. « La personnalité évolue », a-t-il affirmé. « Des valeurs peuvent nous être inculquées pendant notre adolescence et s’apparenter à des ancres dans le fond marin, mais la manière dont nous nous comportons est moins rigide, comme des bouées qui flottent sur la mer. Elles restent liées à nos ancres, mais elles sont ouvertes au changement. C’est la raison pour laquelle les objectifs qui sont reliés à nos valeurs ont plus de chances d’être atteints que ceux qui ne le sont pas. » Le regretté M. Drucker affirmait que pour qu’un changement apparaisse comme une opportunité, une entreprise devait mettre une ou deux personnes compétentes sur le dossier. « Vous avez besoin d’un chef de projet qui aime l’imprévu », expliquait-il. « C’est essentiel, car il y aura tant de surprises que, si chaque surprise est une menace, le projet n’ira pas bien loin. » Selon M. Drucker, un changement rapide peut être mis en oeuvre sans contrarier les employés s’ils font confiance à l’entreprise. « Nouer des relations de confiance n’est pas sorcier », explique James Hec, membre de la faculté de la Harvard Business School. « Cela devrait être assez simple en réalité. Il suffit de ne pas susciter des attentes qui ne pourront pas être satisfaites. Il faut partager les connaissances. Engager, reconnaître et se séparer de ceux qui n’ont pas le bon profil. Être cohérent et prévisible, tout en évitant autant que possible les licenciements de masse. » Le Dr John Kotter, professeur à la Harvard Business School, a écrit près de vingt ouvrages sur le leadership et le changement. L’année dernière, il a créé le Kotter International Center for Leaders, une organisation qui réunit des spécialistes d’envergure mondiale dont l’objectif est d’aider les organisations à opérer des changements. « Le rythme des changements augmente plus rapidement que notre capacité à les maîtriser », a-t-il expliqué. « Nous attendons pourtant des dirigeants de tous les niveaux qu’ils obtiennent toujours de meilleurs résultats plus rapidement. » David Carder est conseiller en chef chez Kotter International aux États-Unis. « Nous avons vu tant d’entreprises incapables de capitaliser véritablement sur la technologie et mettre en oeuvre le changement , car elles étaient freinées par leur hiérarchie et leurs structures », a-t-il expliqué. Selon M. Drucker, ce qu’il faut retenir, c’est que le changement est difficile, risqué et qu’il nécessite de travailler dur. « Malheureusement, vous ne pouvez pas gérer le changement », expliquait-il. « Vous pouvez seulement le devancer. Vous pouvez seulement le réaliser. » Cinq astuces pour une entreprise souhaitant mettre en oeuvre un changement. Tenir le personnel informé : les effectifs aiment savoir ce qui se passe, surtout sileur emploi est directement concerné Motiver son personnel : faire appel aux aspirations et aux souhaits du personnel. Des objectifs liés à leurs propres valeurs seront plus faciles à atteindre Anticiper : les changements doivent être effectués dans l’intérêt à long terme de l’entreprise, pas seulement pour économiser de l’argent à court terme Se montrer compréhensif : le personnel est plus susceptible d’accepter le changement s’il en comprend les raisons Être réaliste : les objectifs irréalistes renforcent les craintes, ce qui augmente les risques d’échec.

    6 minutes de lecture Numéro 8
  • Le nouveau visage de Grangemouth

    Grangemouth change de visage. Et avec ce changement, la promesse d’un avenir qui s’annonce passionnant. L’un des plus grands réservoirs d’éthane d’Europe est en train de prendre forme. Une fois terminé, ce réservoir de 60 000 mètres cubes accueillera 30 000 tonnes d’éthane liquéfié et annoncera une nouvelle ère dans la production de produits pétrochimiques. « L’horizon a quelque peu changé à Grangemouth depuis que la paroi du réservoir de 40 mètres a été dressée », explique Alan MacMillan, responsable du projet Ethane pour O&P UK. « Il s’agit d’une période passionnante pour O&P UK et le réservoir constitue une preuve visible des investissements réalisés. » INEOS raises the roof vid La construction du réservoir ne représente qu’une partie des différents projets et activités synchronisés qui concrétisent la vision d’O&P UK pour un avenir durable et viable. INEOS investit environ 450 millions de livres sterling dans le site de production écossais déficitaire qui emploie plus de 1 300 personnes directement, pour en faire l’un des sites les plus performants au monde. « Il s’agit de l’investissement le plus important de ces dernières années dans la fabrication britannique et écossaise de produits pétrochimiques », affirme John McNally, PDG d’INEOS Olefins & Polymers UK. « Ce qui démontre clairement notre engagement envers Grangemouth. » INEOS a besoin de l’éthane qui commencera à arriver des États-Unis l’année prochaine pour remplacer les stocks qui s’épuisent dans la mer du Nord. Ce n’est qu’en garantissant un approvisionnement suffisant de matières premières pour exploiter les usines de fabrication de façon optimale et à pleine capacité (ce que Grangemouth n’est plus parvenu à faire depuis des années) que le site écossais pourra renverser la vapeur. En plus du bac de stockage, le projet d’approvisionnement en éthane prévoit d’importants travaux d’infrastructures. Le business apporte des modifications aux quais et aux infrastructures de déchargement, où des navires de pointe s’amarreront. Il installe également des kilomètres de tuyaux pour transférer l’éthane vers le stockage puis vers le site. INEOS constructs ethane tank vid Les travaux seront réalisés par une série d’entreprises qui ont été engagées pour garantir la fin du projet dans les délais, en toute sécurité et dans le respect du budget. « Travailler aux côtés de nombreuses entreprises différentes et sur plusieurs interfaces est une tâche complexe et difficile », explique Alan. Le plan mis en oeuvre à Grangemouth est très proche de celui récemment réalisé dans l’usine INEOS de Rafnes en Norvège, où l’entreprise est parvenue à construire les infrastructures nécessaires à l’importation d’éthane depuis les gisements de gaz de schiste d’Amérique du Nord cette année. Des contrats à long terme ont été conclus avec des fournisseurs américains, afin d’acheminer l’éthane bitumineux à travers le pays vers les côtes Est des États- Unis, où il sera transporté à travers l’Atlantique jusqu’en Norvège (et en 2016 vers l’Écosse) à bord d’une flotte de huit navires spécialement conçus à cette fin et construits par INEOS. Dans le même temps, alors que Grangemouth attend ces livraisons, le business O&P UK continue de travailler à son plan de survie stratégique qui permettra de préserver la valeur à long terme du site en créant un pôle mondial incontournable pour la pétrochimie qui sera potentiellement de devenir un centre d’excellence et d’innovation en Écosse.

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  • La chute des titans

    Dans l’environnement dynamique d’aujourd’hui, les entreprises apparaissent et disparaissent plus rapidement qu’auparavant. La principale menace réside sans doute dans la complaisance. Comme le regretté Steve Jobs, l’inventeur de l’iPhone, le préconisait : « Tuez la complaisance avant qu’elle ne vous tue. » Voici six entreprises qui ont un jour été considérées comme des leaders dans leur domaine avant de malheureusement partir à la dérive. Blockbuster Rares sont ceux qui auraient pu prédire comment se terminerait leur parcours pourtant prometteur. Blockbuster était le leader incontesté de la location de vidéos avec une valeur de marché de 5 milliards de dollars. Cette entreprise employait 60 000 personnes et possédait 9 000 magasins dans le monde. Netflix a ensuite commencé à envoyer des films par la poste et les opérateurs du câble et du téléphone se sont mis à diffuser des films directement dans les foyers. Blockbuster n’est pas parvenue à s’adapter aux nouvelles habitudes des consommateurs. Kodak Personne n’a pu rivaliser avec Kodak pendant près d’un siècle. L’entreprise avait été bâtie sur une culture de l’innovation et du changement. Elle a été détruite par sa complaisance. La plupart des gens possédaient un appareil photo Kodak et utilisaient des films de la marque Kodak. Mais l’entreprise n’a pas vu venir sa chute avec l’avènement de la photographie numérique, une technologie qu’elle avait pourtant inventée. Elle n’est pas parvenue à réagir assez rapidement et d’autres ont pris sa place. Polaroid L’inventeur emblématique d’Apple, Steve Jobs, aurait idolâtré l’homme qui a lancé le célèbre Polaroid SX-70. Edwin Land a en effet été le premier à allier technologie de pointe et design. À son apogée en 1991, les ventes de ses appareils photo pour la plupart instantanés et de ses films ont atteint près de 3 milliards de dollars. Mais la révolution de la photographie numérique a sonné le glas de l’entreprise qui a fait faillite dix ans plus tard. Motorola Il est difficile de croire que Motorola a fabriqué et vendu le premier téléphone portable au monde et qu’en 2003, cette entreprise a créé le téléphone portable le plus vendu à l’époque, le Razr. Motorola n’a toutefois pas saisi le coche avec l’apparition des Smartphones en mesure de gérer des courriels et des photos et elle a rapidement perdu des parts de marché. Commodore Commodore International était l’une des premières entreprises informatiques compétitives sur le marché national. Ses machines relativement petites étaient bien conçues et bon marché. Au début des années 1980, deux millions de Commodore 64 étaient vendus chaque année et l’entreprise s’était accaparé près de 50 % de ce marché. Elle a ensuite lancé le Commodore Plus/4 plus intelligent. Cette initiative aurait pu se révéler judicieuse, mais l’entreprise s’est mis à dos ses principaux clients. Le nouveau modèle était incompatible avec l’ancien que chérissaient tant ses clients. L’entreprise a fait faillite en 1994. ICI Par le passé, ICI était le symbole de la puissance industrielle de la Grande-Bretagne. À son apogée, cette entreprise, qui a inventé le polyéthylène, employait 130 000 personnes et était l’une des plus grandes entreprises chimiques au monde. Dans les années 1990, elle a toutefois fait preuve d’une trop grande complaisance. Paul Hodges, cadre supérieur chez ICI jusqu’en 1995, explique que l’entreprise est devenue de plus en plus réfractaire aux risques et à la prise de décisions. « Elle a perdu son attitude avant-gardiste, sa motivation à innover », affirme-t-il. « La nouvelle devise était « pas de surprise ». » Elle s’est concentrée sur les produits chimiques spéciaux et a vendu ses activités de base à INEOS, sous la direction de laquelle elles n’ont fait que se renforcer. Dans le même temps, les bénéfices d’ICI ont continué de chuter. L’entreprise a finalement été vendue au néerlandais AkzoNobel en janvier 2008 et ses activités de matériaux adhésifs et électroniques ont été achetées par l’entreprise allemande Henkel trois mois plus tard.

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  • Changement de decor

    Les zones de confort ne sont pas pour tout le monde. Surtout pour les hommes comme Tony Moorcroft. Pour lui, il vaut toujours mieux faire des changements que de se reposer sur ses lauriers, comme INCH l’a découvert. Le 19 mars 2003, le président américain George Bush s’est adressé au monde. Dans une émission télévisée en direct, il a annoncé que la campagne des Alliés visant à désarmer l’Iraq, à libérer son peuple et à protéger le monde de graves dangers avait commencé. À des milliers de kilomètres de là, le réserviste Tony Moorcroft regardait la situation se dégrader de chez lui au Royaume-Uni, peut-être plus attentivement que les autres. En effet, son régiment maritime spécialisé était le premier à avoir été mobilisé depuis la Seconde Guerre mondiale. Tony Moorcroft avait reçu une enveloppe brune dans sa boîte aux lettres deux mois auparavant. « Je l’ai ouverte et j’ai lu brièvement cette lettre avant de partir travailler, mais je n’ai pleinement assimilé son contenu que quelques heures plus tard, lorsque j’ai soudainement réalisé que c’était la réalité », explique-t-il. Tout naturellement, sa famille était plus inquiète que lui. « Tu sais que c’est pour cela que tu as signé et que tu as été formé. Afin que tu te concentres totalement sur les tâches heure après heure, jour après jour. C’est ce qui te permet de surmonter ta peur ou ton inquiétude », ajoute-t-il. « Il faut aller de l’avant le plus normalement possible. » Une semaine après avoir reçu ses ordres en janvier 2003, Tony Moorcroft a quitté la maison familiale au nord de l’Angleterre et rejoint le 165e régiment maritime et portuaire, une unité logistique spécialisée, dans le cadre de l’opération Telic 1. La mission de ce régiment pour les cinq prochains mois serait de maintenir les forces alliées en vie lors des débarquements dans des endroits dangereux en Iraq et au Koweït. En tant que sous-officier, Tony Moorcroft était également chargé d’une équipe d’hommes. « Cette responsabilité permet de concentrer toute son attention sur l’objectif que tout le monde souhaite atteindre : rentrer sain et sauf auprès de sa famille et de ses amis », confie-t-il. Des milliers de soldats ont trouvé la mort dans le conflit, mais Tony a survécu et a réintégré son poste en tant que directeur des ressources humaines chez INEOS ChlorVinyls et INEOS Enterprises. « Après une courte période d’absence, je voulais retrouver une vie civile normale le plus vite possible », explique-t-il. « Je me suis facilement adapté parce que, dès que j’ai retrouvé mon poste, j’ai eu un emploi du temps chargé. Ma famille, mes amis et mes collègues m’ont beaucoup soutenu et ne m’ont pas ennuyé avec des questions sans fi n. INEOS m’a apporté un soutien fantastique. Les réservistes étaient nombreux à s’inquiéter pour leur emploi une fois de retour au pays. Ce n’était pas mon cas. Je pouvais donc me concentrer uniquement sur mon objectif : veiller à ce que tout le monde rentre sain et sauf. » Cette expérience a toutefois changé sa vie. « J’ai beaucoup appris sur moi-même et sur les autres, mais je ne renouvellerais pas cette expérience sans une certaine appréhension », précise-t-il. « La vie a pour moi plus de valeur et je pense que je gère mieux les situations difficiles. » « Au début, j’ai rejoint l’Armée territoriale pour améliorer mes compétences en ingénierie et poursuivre ma carrière », a-t-il expliqué. « Mais être un réserviste a complètement changé ma vie et INEOS n’aurait pas pu mieux faire en tant qu’employeur. Dans l’armée de réserve, on apprend à se préparer à des conditions très difficiles où tu n’as pas d’autre choix que de prendre tes responsabilités et de rendre compte de tes actes. Nous rencontrons des défi s et des problèmes similaires dans l’industrie chimique. Au fi l des ans, j’ai constaté que ces deux rôles se complétaient, dans la mesure où ils font tous deux appel au leadership, au travail d’équipe, à la discipline, à l’intégrité et au respect. » Tony Moorcroft a certainement bien fait les choses. En effet, l’année dernière, il a été sélectionné par son officier commandant, le lieutenant-colonel CK Thomas RLC, pour recevoir une récompense à l’occasion de l’anniversaire de la reine, la Médaille des réservistes volontaires de la reine, pour ses services exemplaires dans l’exercice de ses fonctions. Seulement 13 récompenses de ce type sont accordées chaque année. « Tout d’abord, j’ai été étonné », a déclaré Tony, âgé de 55 ans. « Puis j’ai éprouvé une grande fierté, car seules quelques-unes de ces médailles sont décernées chaque année, ce qui les rend vraiment spéciales. » La médaille lui a été remise au palais de Buckingham par le prince Charles qui s’est rappelé avoir rencontré Tony en 1993 lors de la cérémonie pour les commémorations de la bataille de l’Atlantique à Liverpool. « Il s’est particulièrement intéressé à mon passage de la marine à l’armée, car nous avons servi sur la même classe de navires au cours de nos carrières », précise-t-il. DECORATION La Médaille des réservistes volontaires de la reine est la distinction la plus élevée qu’a reçue Tony Moorcroft. Mais là encore, les louanges qu’il a reçues sont tout aussi importantes. Son officier commandant, le lieutenant-colonel Colin Thomas, qui l’a nommé pour la récompense, a déclaré que Tony s’était constamment démarqué comme un individu généreux et exemplaire, alors même qu’il approchait de la retraite. « Il a toujours été connu pour son esprit d’équipe et sa disposition à sacrifier son propre confort pour aider ses collègues », explique-t-il. « Tous ceux qui ont travaillé avec lui, et peut-être avant tout, ceux qu’il a commandés, le respectent profondément. Il est totalement dévoué, tout à fait fi able et déborde d’enthousiasme, même après trente ans de service militaire et naval. » Le lieutenant-colonel Thomas a ajouté que Tony se souciait profondément du bien-être de ses soldats lorsqu’ils étaient déployés en Iraq en 2003. « En plus de sa fonction principale, Tony dépensait beaucoup d’énergie à réparer ou improviser des équipements de base pour veiller à ce que le moral reste au beau fixe. »

    5 minutes de lecture Numéro 8
  • Débat: Le changement est-il toujours une bonne chose ?

    Certains s’épanouissent dans le changement ; d’autres font tout pour y résister. Mais ceux qui proclament que le changement est une bonne chose ont-ils toujours raison ? INCH a demandé l’opinion de différentes personnes sur ce sujet. Le changement n’est pas toujours une bonne chose. Il peut nous forcer à changer nos vieilles habitudes et nous en imposer de nouvelles, mais il peut aussi être stressant, coûteux, voire destructeur. Ce qui importe dans le changement, c’est la manière de l’anticiper et d’y réagir. Le changement peut nous apprendre à nous adapter, il peut nous aider à faire preuve de résilience, mais seulement si nous comprenons notre propre capacité à évoluer et à apprendre. Quand le changement nous rend meilleurs, c’est parce que nous avons compris comment retourner une situation difficile à notre avantage, et pas simplement en raison du changement lui-même.Rick Newman, auteur de « Rebounders: How Winners Pivot from Setback to Success » et chroniqueur pour Yahoo Finance Le changement est l’une des constantes de la vie. Que vous soyez prêt ou non, il arrive. Nous grandissons. Nous vieillissons. La technologie réinvente chaque nouvelle journée. Certains savourent le changement ; d’autres y résistent. Nous le préférons à nos conditions, mais nous n’avons pas toujours le choix. Parfois, nous ne pouvons qu’y faire face. Lorsque nous avons la possibilité d’exprimer notre volonté, mieux vaut se montrer prudents. Le changement pour le changement est risqué : l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. La poursuite incessante du « mieux » peut parfois nous rendre amères. Nous regrettons d’avoir apporté des changements dont nous n’avions pas besoin.Bob Tamasy, auteur et vice-président de la communication chez Leaders Legacy, Inc. Le changement n’est pas foncièrement bon ou mauvais. Il est inévitable. Des problèmes surgissent en raison de la vitesse à laquelle il survient et de la menace qu’il constitue pour ceux à qui l’on demande de changer. Selon une maxime utile, un changement se déroule bien quand ce que vous demandez de faire à une personne, une organisation ou un pays est presque aussi facile que de ne pas changer. Malheureusement, ceux qui préconisent le changement sont choqués lorsque les choses se passent mal. Même la compréhension la plus élémentaire des principes du changement faciliterait les transitions, que le changement soit proposé par un gouvernement qui promeut une assurance universelle, par le PDG d’une entreprise qui souhaite que ses employés assument davantage leurs responsabilités ou par une épouse qui en a assez du désordre de son mari.Stan Goldberg, auteur de « I Have Cancer », « 48 Things To do When You Hear the Words » et de huit autres livres sur les thèmes difficiles de la vie Le changement est inévitable, mais sommes-nous toujours contraints de changer sous prétexte que nous vivons dans un environnement mondial dynamique et hautement connecté ? J’estime que le changement pour le changement n’a rien à voir avec une véritable innovation ou le fait d’encourager la créativité ou d’acquérir de nouvelles connaissances et d’apprendre les nouvelles compétences nécessaires pour rester compétitif. Pour les grandes ou les petites entreprises, tout changement apporté à l’identité de la marque via une modification de l’image, du logo ou du slogan, a un impact sur l’image de la marque et sur la manière dont les consommateurs perçoivent les produits ou les services. Dans la plupart des cas, les amoureux fidèles de la marque détestent le changement. Il est donc préférable, avant de mettre des changements en oeuvre, de se demander : quelle est la valeur ajoutée pour mes clients, mes employés et les autres parties prenantes ?Anne Egros, coach pour chefs d’entreprise Nombreux sont ceux qui détestent le changement. D’autres l’attendent avec impatience. Résister au changement est une attitude normale, mais très destructrice. Certains directeurs ne reconnaissent pas les symptômes du changement comme étant directement liés aux changements actuels ou envisagés. Il peut s’agir notamment d’une rotation élevée du personnel, d’un conflit, d’un retard, d’erreurs, de blessures, d’un moral à plat ou d’une baisse de la productivité.Eve Ash, psychologue australienne et directrice générale de Seven Dimensions D’excellentes entreprises ne croient pas en l’excellence. Elles ne croient qu’en l’amélioration constante et au changement perpétuel. Les meilleurs doivent apprendre à se délecter du changement en faisant preuve du même enthousiasme et de la même énergie avec lesquels ils y ont résisté par le passé.Tom Peters, écrivain américain sur les pratiques de la gestion d’entreprise Le changement est positif. Il est aussi souvent difficile. Le statu quo peut être beaucoup plus confortable, mais pour réussir en affaires, vous devez courir vers le changement. Nous vivons dans un paysage de technologie et de communications qui n’a jamais été aussi dynamique. Il y a vingt ans, vous n’aviez sans doute pas d’adresse électronique. Aujourd’hui, il est devenu difficile d’imaginer sa vie (ou son entreprise) sans courriel. Il y a dix ans, Facebook n’existait pas, et maintenant 1,25 milliard d’individus et des millions d’entreprises s’en servent pour communiquer. Même si vous n’êtes pas directement concerné par les industries de la technologie et des communications, il ne fait aucun doute que la technologie a joué un rôle majeur dans les changements qui ont affecté votre secteur. Ces changements impliquent que vous devez changer.Dave Kerpen, auteur à succès du New York Times qui a écrit « Likeable Social Media and Likeable Business » Le progrès est impossible sans changement et ceux qui ne peuvent pas changer leur perception, ne peuvent rien changer.Le regretté George Bernard Shaw, dramaturge irlandais et cofondateur de la London School of Economics.

    4 minutes de lecture Numéro 8
  • Entre de bonnes mains

    La sécurité est l’obsession d’INEOS. Elle se doit de l’être. Des vies peuvent être en jeu si les choses tournent mal. Lorsqu’il y a des incidents, INEOS tient à s’assurer que des leçons en sont tirées à chaque fois. La COMPLAISANCE tue les entreprises. Dans une activité potentiellement dangereuse telle que celle d’INEOS, la complaisance peut coûter des vies. Un homme a pour mission de lutter contre la complaisance : Steve Yee, directeur de la santé, de la sécurité et de l’environnement du Groupe INEOS, basé à Runcorn au Royaume-Uni. « Il est très important que personne ne perde de vue la sécurité », explique-t-il. « Nous savons tous que la pérennité de nos entreprises dépend de nos résultats en matière de sécurité, de santé et d’environnement. » La démarche d’INEOS, quelle qu’elle soit, semble porter ses fruits. L’année dernière, le bilan de sécurité global d’INEOS a enregistré une amélioration de 23 % par rapport à 2013 et ses écarts sur le plan environnemental ont atteint leur plus bas niveau. « Il s’agit de nos meilleures performances en matière d’environnement et de sécurité », précise Steve, qui compile les rapports de sécurité du Groupe. Selon lui, INEOS a souvent constaté des améliorations d’une année à l’autre, mais celle-ci est la plus impressionnante. « Il est particulièrement réjouissant d’observer des progrès sur des sites qui n’étaient pas des champions de la sécurité », confie-t-il. « Lorsque cela arrive, ces progrès montrent très clairement ce qui peut être réalisé lorsque nous sommes déterminés à atteindre des objectifs. » Le Groupe INEOS est récemment passé au système OSHA (Occupational Health and Safety Administration), un système américain plus strict d’enregistrement des accidents, des blessures et des maladies sur le lieu de travail, qui permet de comparer ses performances avec celles des meilleurs. « Nous pouvons désormais constater qu’INEOS rivalise avec des entreprises telles que Shell et Dow Chemical », explique Steve. « Mais même si nous rattrapons notre retard, nous sommes encore à la traîne » Selon INEOS, une performance OSHA de 0,23 est le résultat vers lequel il faut tendre. « Dow Chemical fait partie des meilleurs », explique-t-il. « Nous sommes à 0,40 ». En décembre, Steve Yee et Simon Laker, directeur des opérations du Groupe INEOS, ont visité le siège social de Dow aux États-Unis, afin de comprendre comment l’entreprise parvenait à réaliser de telles performances. « Plusieurs facteurs nous ont frappés, dont un particulièrement important : les performances OSHA s’améliorent, mais le nombre de blessures graves ne diminue pas », fait-il remarquer. « Il en va de même pour nous. Visiblement, nous devons nous concentrer davantage sur ce qu’il faut faire pour éviter les blessures graves et les décès. » Steve s’est également rendu compte que les incidents survenus dans tous les pays devaient être relayés à un niveau hiérarchique élevé si INEOS voulait parvenir à de véritables améliorations. « En tant qu’équipe de direction, nous tenons à être informés des incidents », explique-t-il. « Ce n’est pas bon du tout si les premiers incidents dont nous sommes informés sont un décès ou la perte d’un membre. » Pour changer les choses, INEOS a lancé une initiative à l’échelle du Groupe à la fi n de l’année dernière, après qu’un membre du personnel sur l’un de ses sites de production a neutralisé un système de sécurité pour accélérer le travail. « Nous lançons toujours de nouvelles initiatives après avoir examiné les incidents qui se sont produits, dans la mesure où nous constatons alors des mesures à prendre pour empêcher que les mêmes scénarios ne se reproduisent », précise-t-il. « Par miracle personne n’a été blessé dans cet incident, mais heureusement qu’il nous a été signalé. » Des règles de sécurité vitales ont permis à tous de mieux comprendre les attentes d’INEOS et de veiller à ce que les notions de sécurité de base soient respectées partout. D’après Steve, ces règles sont affichées partout. « L’organisation d’INEOS permet de vérifier facilement si les messages ont été clairement communiqués et compris », explique-t-il. « Nous n’avons pas un immense siège social. Chaque site est autonome pour agir. » LES REGLES INEOS a introduit sept règles de sécurité vitales après qu’un employé a décidé de neutraliser un système de sécurité pour accélérer son travail. Ces règles sont les suivantes : Interdiction de consommer ou d’être sous l’emprise de l’alcool ou de drogues dans nos sites Interdiction de fumer en dehors des endroits prévus à cet effet Interdiction de commencer un travail sur des équipements/machines en service sans autorisation Les dispositifs/verrouillages de sécurité essentiels ne doivent pas être désactivés ou neutralisés sans autorisation Les personnes travaillant en hauteur doivent utiliser les équipements antichute appropriés Interdiction de pénétrer dans un espace confiné sans autorisation et un test d’atmosphère Manutention/levage : interdiction à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone à risque balisée où il y a danger de chute d’objets

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  • Sortir des sentiers battus

    Le regretté Steve Jobs avait une stratégie et une vision pour Apple. Cela partait du client, pas des ingénieurs ou de l’incroyable technologie de l’entreprise. Il s’agissait toujours de trouver quels avantages incroyables Apple pouvait offrir à ses clients. Styrolution partage cette vision. STYROLUTION a parcouru un long chemin depuis 2011. Ce fut un sacré changement pour le personnel. Pour les clients, ce fut la preuve que la consolidation de l’industrie pouvait s’effectuer dans l’intérêt général. Aujourd’hui, INEOS Styrolution est une division commerciale à part entière qui a racheté l’année dernière les 50 % de parts de BASF dans l’entreprise commune de plastiques styrèniques pour la somme de 1,1 milliard d’euros. Et l’avenir pour les clients s’annonce encore plus prometteur, si c’est possible. L’industrie automobile fera partie de celles qui bénéficieront le plus de la récente décision d’INEOS de fusionner deux de ses business et de créer un seul point central pour les styrèniques, qui permettra de fabriquer le plastique pour les composants automobiles, les appareils électroniques, les appareils ménagers, le matériel médical, les emballages et les jouets. « Aucune autre entreprise n’est en mesure de le proposer à cette échelle », affirme Andy Currie, directeur d’INEOS Capital et président de Styrolution. « C’est un argument de poids pour nous et nos clients. » La décision de fusionner INEOS Styrolution et INEOS ABS a été prise en mars de cette année, quelques mois seulement après l’acquisition par INEOS des parts de BASF dans Styrolution, le leader du marché mondial des styrèniques. D’après Andy Currie, cette fusion était devenue évidente et offrait de « nouvelles perspectives de croissance extraordinaires ». INEOS ABS est le plus grand producteur de polymères styrène-acrylonitrile en Amérique du Nord et est bien connu dans cette région pour les revêtements intérieurs des voitures. INEOS Styrolution, qui gère 15 sites de production dans neuf pays, était historiquement bien positionné pour l’équipement extérieur des automobiles. « Les deux activités se complètent à merveille », indique Kevin McQuade, PDG d’INEOS Styrolution. « De bonnes performances et un aspect esthétique de première qualité constituent des critères essentiels pour nos clients de l’industrie automobile. C’est ce qui distingue nos produits des autres. Nous sommes déterminés à offrir à nos clients la meilleure solution. C’est dans l’ADN de notre entreprise. » Il ajoute : « Dans le passé, les deux entreprises se disputaient le même marché, mais nous pouvons désormais profiter de nos compétences mutuelles pour proposer à nos clients une offre plus complète. » Lors du dernier salon international du plastique NPE à Orlando en Floride, INEOS Styrolution et INEOS ABS ont partagé un stand et ont donné à leurs clients un aperçu de l’avenir. « Nous avons pu leur montrer que les possibilités des styrèniques étaient illimitées et ils ont été emballés par ce qu’ils ont vu », affirme Kevin. « Nous avons toujours simplement cherché à aider les autres à construire pour le futur que ce soit dans le secteur automobile, médical, électronique, électroménager, bâtiment ou emballage grâce aux styrèniques. » INEOS et BASF ont créé cette entreprise commune en octobre 2011 dans des conditions de marché difficiles. Ils ont fondé du jour au lendemain une véritable entreprise internationale et renforcé leur place de numéro un sur le marché mondial du styrène, avec une plateforme de fabrication internationale qui offre à ses clients une sécurité d’approvisionnement, un accès à la meilleure technologie qui soit et un large éventail de produits et de services. Ensemble, elles étaient également plus fortes et plus efficaces. En l’espace de deux ans (au lieu des cinq années prévues), elles ont réalisé des économies d’une valeur de 200 millions d’euros. « Nous avons créé une entreprise unique et totalement différente », explique Kevin. « Ça a changé la donne. » Dans le cadre de l’accord d’entreprise commune, INEOS avait le droit de racheter la part de BASF, une décision qu’elle a prise en novembre de l’année dernière. Le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, a qualifié cette acquisition de nouvelle étape importante dans la croissance de l’entreprise Styrolution. « Nous sommes ravis d’accueillir totalement Styrolution dans la famille INEOS », a-t-il confié au moment de l’acquisition. INEOS Styrolution est désormais une entreprise détenue intégralement par INEOS et qui cherche à étendre ses activités. « Styrolution est déjà bien implantée à l’échelle mondiale, mais de nouveaux marchés émergent », explique Kevin. « Nous voulons étendre nos activités au Brésil et en Asie, surtout en Chine. Il s’agit du prolongement de notre stratégie Triple Shift (trois changements), qui prévoit de développer notre position au sein des industries clientes, de l’ABS standard et des spécialités en styrèniques, ainsi que sur les marchés émergents. Si nous installons des usines partout dans le monde, nous n’aurons plus à expédier de marchandises de l’Europe vers l’Amérique et vice-versa. Les marchandises seront sur le pas de la porte de nos clients. Nous sommes une véritable entreprise mondiale au sein d’INEOS. » INEOS Styrolution vend ses produits à l’industrie automobile sous forme de granulés. Ces granulés sont ensuite transformés par les fabricants pour créer et former des pièces pour les voitures, par exemple. « Ils peuvent créer tout ce qui leur passe par la tête », explique Kevin. Par ailleurs, INEOS Styrolution travaille en étroite collaboration avec le secteur du bâtiment, et ça se voit. « Nos clients sur le marché du bâtiment sont à la pointe de l’innovation et doivent continuellement offrir au marché des produits plus résistants, plus esthétiques, plus rentables et plus durables », précise Thomas Hazenstab, directeur commercial des spécialités. Ensemble, INEOS Styrolution et le secteur du bâtiment ont créé des produits tels que des terrasses en bois, des grillages et des grilles qui résistent mieux aux intempéries et peuvent supporter des températures élevées. « Nous sommes fiers de travailler étroitement avec nos clients pour créer de nouveaux produits qui répondent à leurs besoins spécifiques », souligne Thomas. « Nous définissons les tendances de l’industrie. Nous voulons offrir la meilleure solution possible pour leur donner un avantage concurrentiel sur leur propre marché. » D’après Kevin, l’innovation est la clé de la réussite de l’entreprise et elle le sera encore davantage à l’avenir. « Pour prospérer sur les marchés spécialisés, nous devons générer une valeur ajoutée pour nos clients grâce à l’innovation », explique-t-il. « Voilà pourquoi nous innovons avec nos clients afin de trouver de nouvelles solutions styrèniques pour les produits de demain. Des solutions et des applications révolutionnaires, ainsi que des innovations au niveau de nos produits et procédés nous permettent de nous démarquer de nos concurrents et de renforcer notre position de partenaire privilégié. » Styrolution est aussi le principal fournisseur mondial de styrèniques pour l’industrie électronique, afin de veiller notamment à ce que les boîtiers et écrans d’ordinateur soient solides et résistent à la chaleur. Une grande partie des imprimantes fabriquées aujourd’hui dans le monde contiennent du polystyrène ou des produits ABS de Styrolution. Styrolution et INEOS ABS devraient également profiter de cette fusion grâce à des synergies qui renforceront l’efficacité de l’entreprise. Des fonctions de base telles que le marketing et les ventes, le service à la clientèle, la recherche et le développement, la chaîne d’approvisionnement, la fabrication, les finances et les ressources humaines sont fusionnées et les bonnes pratiques sont partagées. Toute l’organisation pourra en bénéficier, et les clients pourront profiter de nombreux avantages, dans la mesure où ils disposeront d’un contact centralisé pour répondre à tous leurs besoins en styrèniques. « Il y a eu beaucoup de changements pour le personnel de ce business », précise Kevin. « Mais pour nos clients, le principal message était la continuité. S’il y a des changements, c’est pour améliorer. Cette entreprise est là pour le long terme. » www.styrolution.com Styrolution vid 2

    14 minutes de lecture Numéro 8
  • INEOS suscite l’interet des banques

    INEOS n’est pas du genre à manquer une occasion, surtout lorsqu’il s’agit de gérer ses finances plus efficacement. Cette année n’a pas fait exception. Les bonnes performances et la réputation d’INEOS en tant qu’entreprise rentable lui ont permis de conclure trois accords au cours du premier semestre de cette année et de réduire ses intérêts annuels de 80 millions d’euros. « Bien que cela signifie que les investisseurs ne gagneront pas autant d’argent grâce aux intérêts, INEOS peut désormais se concentrer sur la consolidation de ses activités et est considérée comme moins « à risque », ce qui est toujours un bon point pour les organismes de prêt », explique Peter Clarkson, responsable des relations avec les investisseurs chez INEOS. L’argent économisé sur les intérêts de la dette de 4 milliards d’euros qui a été refinancée sera réinvesti dans l’entreprise. « Il est difficile de savoir exactement à quoi servira ce flux de trésorerie supplémentaire », précise Peter. « Mais nous bénéficions à n’en pas douter d’une plus grande flexibilité quant aux améliorations à apporter dans les business, voire pour certaines acquisitions ciblées, un domaine dans lequel nous sommes réactifs et opportunistes. » Au cours des quatre dernières années, INEOS a refinancé, grâce à une succession d’initiatives judicieuses sur le plan tactique, la dette de 9 milliards de dollars dont elle a eu besoin en 2005 pour acheter Innovene, la filiale d’oléfines, de dérivés et de raffinage de BP. Elle est ainsi parvenue à économiser 405 millions d’euros d’intérêts. « Depuis 2011, nous nous efforçons d’améliorer la structure de la dette du groupe après des restrictions mises en place suite à la crise financière de 2008 », précise le directeur financier, Graeme Leask. « C’est ce qui nous a permis de réduire nos intérêts de 763 millions d’euros en 2010 à 358 millions d’euros aujourd’hui. » En avril 2012, le Groupe INEOS est entré dans l’histoire de la finance en obtenant le plus gros prêt à contrat allégé jamais accordé à une entreprise européenne et le plus gros prêt au monde depuis la crise du crédit en 2008. Selon Michael Moravec, responsable du groupement bancaire européen à haut rendement, il s’agit d’un véritable exploit pour une entreprise. « La direction peut désormais se concentrer sur ce qu’elle fait de mieux, à savoir gérer une entreprise de produits chimiques », avait-il alors déclaré. INEOS est parvenue à refinancer la plupart de ses crédits proches de l’échéance. « Nous devrons payer une prime importante pour la prochaine tranche de la dette, mais cette prime diminuera et pourrait constituer une proposition plus attractive l’année prochaine », explique Peter.

    2 minutes de lecture Numéro 8
  • INEOS mise sur une nouvelle émission télévisée

    INEOS a lancé un nouveau programme télévisé pour informer son personnel. Le Groupe espère que le programme IN:TV, qui sera diffusé à partir d’un site différent chaque mois, permettra de renforcer les liens entre l’entreprise et l’ensemble de son personnel. Le directeur des affaires extérieures d’INEOS, Tom Crotty, qui présentera ce programme de 15 minutes, sera rejoint à chaque numéro par un invité spécial du site. « En seulement 17 ans, INEOS est devenue un géant mondial de l’industrie chimique, avec plus de 53 sites de production dans le monde et près de 20 000 employés », explique-t-il. « Il est parfois très difficile de communiquer avec tant de personnes différentes. » Le premier épisode a été filmé sur le site de Grangemouth en Écosse, où Tom a été rejoint par Jennifer Prentice, une diplômée primée en génie chimique qui travaille pour O&P UK. « Je suis convaincu qu’avec IN:TV, nous ouvrons la voie à un nouveau type de communication avec le personnel dans le secteur pétrochimique », affirme Tom. « Et vu l’importance des vidéos et des médias sociaux pour les jeunes qui seront nos futurs employés et clients, nous souhaitons fournir autant d’informations que possible via ces canaux. » Chaque épisode permettra de présenter les dernières nouvelles du groupe, mais les employés pourront également poser des questions à Jim Ratcliffe, le président du Groupe. Le programme est public et en ligne : www.ineos.com

    3 minutes de lecture Numéro 8
  • Insight et Ingenuity rejoignent la flotte d’INEOS

    Deux navires de pointe, commandés par INEOS pour transporter des tonnes d’éthane liquéfié des États-Unis vers l’Europe, ont été officiellement baptisés. JS INEOS Insight et JS INEOS Ingenuity sont utilisés depuis le mois de juillet. « Shale gas for manufacturing » (du gaz de schiste pour produire) est armorié sur la coque de l’un des deux navires ; l’autre porte le slogan « Shale gas for chemicals » (du gaz de schiste pour les produits chimiques). Les navires ont été baptisés à Qidong, près de Shanghai, ils sont les premiers d’une flotte et ont été construits pour INEOS par SINOPACIFIC. L’une des plus grandes compagnie de construction navale au monde. Chaque navire fait la taille de deux terrains de football et peut transporter 40 000 barils d’éthane. Steffen Jacobsen, PDG d’Evergas, l’entreprise danoise de transport de gaz qui a conçu, loué et exploite les navires, travaille dans le secteur du transport maritime depuis 35 ans. « Ces navires sont une première mondiale à bien des égards », explique-t-il. « Personne n’a jamais essayé de transporter de l’éthane dans de telles quantités et sur une telle distance. Pour ce faire, nous avons dû repenser complètement notre façon de faire. Ces navires sont véritablement uniques. » La cérémonie au cours de laquelle les navires ont été baptisés est la dernière étape de ce projet international d’INEOS d’une valeur d’un milliard de dollars, pour acheminer du gaz de schiste des États-Unis vers ses sites de production en Norvège et en Écosse. INEOS sera la première entreprise au monde à opter pour l’acheminement en mer d’éthane provenant du gaz de schiste issu des États-Unis, où le gaz a insuflé une renaissance de l’industrie. Selon Jim Ratcliffe, fondateur et président d’INEOS, l’envergure de ce projet, qui contribuera à révolutionner l’industrie chimique européenne en amenant l’économie américaine en Europe, est extraordinaire. « Nous nous apprêtons à transporter des États- Unis vers l’Europe plus de 40 000 barils de gaz par jour, chaque jour de l’année, pendant 15 ans », précise-t-il. « Dans tous les cas, il s’agit d’une réussite extraordinaire. » INEOS names its Dragon Ships vid

    4 minutes de lecture Numéro 8
  • GO Run For Fun bat des records

    L’équipe Go Run For Fun d’INEOS a récemment organisé son plus gros événement à ce jour au Queen Elizabeth Olympic Park de Londres, où 6 000 enfants ont participé à une course de 2 km aux côtés de champions olympiques et de personnalités de la télévision. « Nous savons que de nombreux parents s’inquiètent que leurs enfants mangent trop et ne font pas assez d’exercice », explique Leen Heemskerk, directeur de projet pour la Fondation Go Run For Fun. « La fondation Go Run For Fun a pour objectif de traiter ce problème de façon amusante et le grand nombre de participants montre que de nombreux citoyens partagent nos préoccupations. » Daley Thompson, médaillé d’or olympique britannique, a ouvert la course et remis des diplômes. « Ce fut une journée fantastique pour tous les enfants », explique-t-il. « Tout le monde s’est bien amusé et a pu découvrir l’importance d’une alimentation saine et de l’exercice physique. » Go Run For Fun est désormais la plus grande fondation de courses pour enfants du monde. En plus de la course en elle-même, Go Run For Fun a également lancé une nouvelle série de dessins animés avec Dart, la mascotte de la fondation. Dart TV s’adresse aux enfants de 5 à 10 ans et explique l’importance d’une alimentation saine et d’un exercice physique régulier. Au cours de la journée, Charlie Webster, ancien présentateur de la chaîne Sky Sports, a présidé une table ronde sur la nécessité de faire faire de l’exercice aux enfants pour lutter contre l’obésité infantile. « L’inactivité physique constitue un facteur important dans l’épidémie actuelle d’obésité infantile au Royaume-Uni », affirme le Dr Paul Sacher, un expert international respecté dans le domaine de la santé et de l’obésité chez l’enfant. « Dans la mesure où un enfant sur trois est en surpoids ou obèse et où environ 80 % des enfants ne respectent pas les lignes directrices du gouvernement relatives à l’activité physique, il est essentiel que nous soutenions des initiatives telles que Go Run For Fun. » Daley a été rejoint par le coureur olympique de 110 mètres haies Colin Jackson et Louise Hazel, médaillée d’or d’heptatlon aux Jeux du Commonwealth Le champion britannique du marathon, Rob Young, qui a établi son propre record mondial en courant 370 marathons en 365 jours, soutient également l’événement. « Ce fut une journée très importante pour Go Run For Fun », affirme Jim Ratcliffe, président d’INEOS et fondateur de Go Run For Fun. « D’une part, des milliers d’enfants se sont amusés et ont découvert l’importance d’une bonne alimentation et de l’exercice physique. D’autre part, l’objectif est de faire réaliser au gouvernement qu’il doit en faire davantage pour aider les moins de 12 ans à rester en forme et actifs. »

    4 minutes de lecture Numéro 8
  • L’esprit d’entreprendre

    Quand de grands esprits se rencontrent, des choses incroyables peuvent se produire. C’est ce qu’a découvert INCH en cherchant des preuves de l’entreprenariat chez INEOS. L’avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves, disait Eleanor Roosevelt.  Il appartient également à ceux qui sont prêts à défier le présent.  Chez INEOS, cette approche est activement encouragée, félicitée et récompensée. INEOS souhaite renforcer l’autonomie de ses collaborateurs afin qu’ils comprennent de quelle manière l’entreprise pourrait mieux fonctionner (peu importe le poste qu’ils occupent) et qu’ils aient la motivation pour changer les choses.   En 2009, alors que le monde vivait la pire récession depuis des décennies, c’est exactement ce qu’a fait INEOS. Elle a vu une opportunité, elle a réagi rapidement avec une vision stratégique claire et a écrit un nouveau chapitre dans l’histoire des produits pétrochimiques en Europe.  « Elle a changé la donne », affirme Bill Reid, Directeur commercial d’Olefins & Polymers Europe (Nord).  En Europe, la demande a chuté rapidement, les bénéfices se sont effondrés, les craqueurs européens ont commencé à fermer et le principal concurrent d’INEOS a fait faillite. Pour couronner le tout, l’écart entre les prix de l’énergie et les matières premières en Europe et en Amérique a commencé à se creuser, car les États-Unis ont trouvé un moyen de puiser dans d’immenses réserves de gaz jusque là inexploitées, celles du schiste.  « Ce fut sans doute la période la plus noire pour notre entreprise, comme pour l’industrie manufacturière dans son ensemble », explique Bill.  Mais les situations désespérées appellent des décisions radicales.  Comme elle ne pouvait rien faire pour diminuer les coûts rédhibitoires de l’énergie en Europe, INEOS a décidé d’acheminer vers l’Europe de l’éthane américain bon marché issu du schiste pour faire baisser ses coûts d’exploitation et ainsi conserver une activité compétitive à l’échelle mondiale dans le domaine des oléfines et des polymères.   Ce plan a fonctionné. En 2012, INEOS est parvenue au prix d’immenses efforts à conclure une série d’accords garantissant des contrats de 15 ans avec les trois entreprises qui seraient responsables du forage, de la distribution, de la liquéfaction et de la livraison de centaines de milliers de tonnes d’éthane envoyées chaque année des États-Unis vers la Norvège et l’Écosse. Elle a également entamé la construction d’un réservoir de stockage du gaz et d’un terminal dans son usine d’oléfines et de polymères à Rafnes.  Lorsque l’éthane commencera à arriver à Rafnes l’an prochain, INEOS sera la première entreprise pétrochimique d’Europe à importer du gaz bon marché des États-Unis et à bénéficier de l’avantage concurrentiel du gaz de schiste.  « Personne n’avait pensé à le faire », affirme Gerd Franken, PDG d’Olefins & Polymers Europe (Nord).  Le site INEOS de Grangemouth en Écosse au Royaume-Uni bénéficiera également de cette approche lorsque la Grande-Bretagne commencera en 2016 à se faire livrer du gaz de schiste américain pour compléter ses réserves sur le déclin de la mer du Nord. L’investissement de 300 millions de livres sterling dans un nouveau terminal d’importation, comprenant un réservoir d’éthane de 40 mètres de haut pouvant contenir 33 000 tonnes d’éthane, permettra de faire de ce site déficitaire un site rentable.  Cet esprit entrepreneurial est ancré dans la culture d’INEOS. Les employés ne veulent pas seulement gagner leur vie, ils veulent faire la différence. Et, plus important encore, ils sont persuadés de pouvoir y parvenir.  Chaque jour chez INEOS, nous surmontons des obstacles, nous trouvons de nouvelles méthodes de travail, nous innovons et nous défions régulièrement l’immobilisme.  L’esprit d’entreprendre du Groupe se reflète également dans son approche des acquisitions, dans sa vision stratégique et sa capacité à prendre des décisions importantes rapidement.  Comme a pu s’en rendre compte INCH, à tous les échelons de la hiérarchie, INEOS n’encourage pas seulement chacun de ses employés à voir les problèmes, les solutions et les opportunités, mais aussi à proposer des idées pour en faire quelque chose.

    5 minutes de lecture Numéro 6
  • La particularité d’INEOS 

    INEOS est différente. Vous pouvez le voir sur le visage de ceux qui travaillent pour l’entreprise, ça se sent. On commence à en parler. Au fil des années, INEOS a grandi pour devenir la troisième entreprise chimique du monde, mais elle n’a pas pour autant perdu son âme   INEOS encourage la libre réflexion. Mais il est bon de savoir qu’une équipe est présente pour vous épauler si nécessaire. Pour moi, l’esprit d’entreprise consiste à saisir des initiatives, à inspirer les autres et à obtenir des résultats. Stijn Dekeukeleire,ingénieur RTDINEOS Oxide, Belgique Après avoir travaillé pour une entreprise chimique plus traditionnelle où la vie était rassurante et confortable, l’environnement d’INEOS est bien plus exigeant et stimulant. C’est pour cela que je me sens plus impliqué et en mesure de faire la différence. J’apprécie donc bien plus mon travail aujourd’hui. INEOS cherche toujours à optimiser les opportunités commerciales grâce à des solutions innovantes, qu’elles soient de nature technique, commerciale ou financière. Dave HartINEOS Nitriles, Seal Sands, Royaume-Uni INEOS n’accepte pas que les choses soient faites d’une certaine manière parce que c’est ainsi que l’on a toujours fait. Le Groupe aime remettre en question les conventions et essaye constamment d’atteindre les mêmes résultats tout en baissant les coûts. J’aime travailler pour une entreprise qui vous pousse à trouver vos propres solutions, mais ça peut être difficile, parfois frustrant et inconfortable. Paul McNultyINEOS Nitriles, Seal Sands, Royaume-Uni En encourageant les employés à trouver des solutions à leurs problèmes, nous agissons sur notre propre destinée. Cet esprit fait également naître un environnement qui nous permet de créer facilement des réseaux solides avec les personnes qui travaillent chez INEOS et les personnes en dehors de l’entreprise. Johan LootsIngénieur principal de la production, services publics, énergie et carboneINEOS Oxide, Belgique Nul doute qu’INEOS est un groupe dynamique dans sa manière de développer ses activités, ses produits et ses employés. C’est à la fois motivant et gratifiant d’avoir la liberté de penser différemment et de voir de nouvelles possibilités s’offrir à nous. Et ça se ressent dans notre travail, que ce soit dans la manière dont nous gérons l’entreprise en toute sécurité ou dont nous essayons de réduire constamment notre impact sur l’environnement.Kjell AnderssonConstructeurINEOS ChlorVinyls, Stenungsund, Suède  INEOS offre un environnement stimulant qui vous permet d’aller aussi loin que votre esprit vous le permet. Les gens pensent souvent qu’il faut travailler de longues heures pour réussir, mais il est sans doute plus important de travailler sur les bonnes choses, plutôt que de rester assis à son bureau pendant des heures. Le secret, c’est de se concentrer et de rester concentré, de faire confiance à son instinct. Dans la mesure où notre activité est en constante évolution, nous devons nous adapter aux circonstances, définir de nouveaux objectifs et mettre en œuvre des solutions plus intelligentes. Croire en soi permet d’atteindre les mêmes objectifs bien plus rapidement que les autres. Vous pouvez vous asseoir et réanalyser sans cesse la situation, mais pendant ce temps-là, la concurrence avance. Peggy GeritsDirectrice de la planification et de la logistiqueINEOS Oxide, Belgique Chez INEOS, on nous encourage à sortir des sentiers battus pour trouver des solutions aux problèmes et développer l’entreprise. Vous pouvez entrevoir de nouvelles possibilités tous les jours au travail. Bien que nous soyons tous différents et que nous ayons tous nos propres qualités et caractéristiques, nous sommes tous innovants. Carita JohanssonSpécialiste RH et Chargée de communicationINEOS ChlorVinyls, Stenungsund, Suède  INEOS fait penser à une nouvelle entreprise, pleine d’entrain et de motivation. Elle attribue des responsabilités claires. Elle lutte contre l’absurdité et encourage ses employés à trouver des solutions, afin que le travail soit fait. J’ai travaillé pour d’autres entreprises où j’ai été submergée par la bureaucratie et où je me suis retrouvée confrontée à tellement de murs que j’en ai perdu ma motivation. Ce n’est pas le cas chez INEOS. Debbie ClarkAP/chef de bureauGroupe INEOS, Hampshire, Royaume-Uni  INEOS fonctionne très différemment des autres entreprises, surtout celles de l’industrie chimique. Ceux qui aiment les hiérarchies se sentiraient perdus chez nous. INEOS vous oblige à penser différemment, à être flexible, direct et à sortir du cadre classique. Si vous vous sentez à l’aise avec cette approche, si vous aimez jouir d’une immense liberté et si vous souhaitez faire la différence, c’est une entreprise pour vous. C’est génial de n’avoir aucune limite à part celles que vous vous imposez. Ici, on nous encourage à explorer de nouvelles pistes, de nouvelles idées et à avoir une vision d’ensemble. Chez INEOS, il faut être passionné et avoir la volonté de faire avancer les choses. Dr. Anne-Gret Iturriaga AbarzuaResponsable de la communication d’entrepriseINEOS Olefins & Polymers Europe Nord Je considère INEOS comme une entreprise chimique entrepreneuriale en raison de sa volonté de remettre en question les pratiques de travail et les comportements dans la société. Travailler pour cette entreprise est incroyablement gratifiant, car elle vous encourage à chercher, trouver et mettre en œuvre des solutions à vos propres problèmes. David SopherINEOS Nitriles, Seal Sands, Royaume-Uni La direction d’INEOS est brillante et très audacieuse. J’apprécie tellement mon travail que je n’ai pas l’impression de travailler. Pour moi, l’ entreprenariat consiste à assumer ses responsabilités pour l’entreprise, et au fil des années, j’ai pu véritablement constater la présence de cet esprit d’entreprendre au sein du Groupe, surtout lors de la crise de 2008/2009 et plus récemment lors du conflit de Grangemouth. Manfred HartungGestionnaire d’actif du département de l’énergieINEOS Olefins & Polymers Europe North  En tant que jeune diplômé, INEOS a fait de moi un ingénieur proactif. Je suis formé pour me débrouiller et comprendre les choses par moi-même, tout en bénéficiant du soutien de personnes formées et très expérimentées qui sont là pour m’aider si nécessaire. Chez INEOS, vous avez de vraies responsabilités et vous êtes réellement exposé au monde de l’entreprise. Si vous adoptez la bonne attitude et le bon état d’esprit, vous pouvez aller loin, car les opportunités existent. Chaque jour, nous sommes confrontés à des enjeux réels, nous réglons de vrais problèmes et nous travaillons ensemble pour qu’à la fin de la journée, la plupart des problèmes soient résolus. Amadou TounkaraIngénieur fiabilité I&E INEOS O&P États-Unis Chez INEOS, nous avons la liberté d’utiliser nos connaissances et nos ressources pour développer sans crainte des idées innovantes à grande valeur ajoutée de manière proactive. Grâce à cette approche, nous ne nous contentons pas d’« éteindre les incendies », de travailler de manière traditionnelle ou de miser sur le statu quoMark GessnerConseiller en ingénierieINEOS O&P États-Unis  C’est intéressant et passionnant de travailler pour une organisation qui vous pousse à trouver des solutions à vos propres problèmes. Chez INEOS, on vous encourage à être ingénieux, à trouver de nouvelles méthodes de travail et à évoluer. Annika PetrussonAssistante du Directeur généralINEOS ChlorVinyls, Stenungsund, Suède  Rien n’est gagné d’avance chez INEOS, ce qui vous permet d’évoluer et d’apprendre bien plus rapidement qu’ailleurs. L’absence de hiérarchie imposée permet réellement aux employés de s’épanouir et il est bénéfique pour l’entreprise que chacun de ses membres s’investisse personnellement pour son succès. J’observe cet esprit d’entreprendre tous les jours au travail, car je suis entourée de personnes qui ne se limitent pas à leur description de poste et cherchent constamment de nouvelles opportunités pour développer l’entreprise, l’améliorer et la rendre plus efficace. Ils le font de leur plein gré, sans qu’il y ait besoin de les y pousser. On observe une véritable autodiscipline chez les employés, assortie d’une réelle motivation et d’une détermination qui se ressentent dans toute l’organisation. Gabriella IsidroResponsable des produits polymèresINEOS Olefins & Polymers Europe Nord

    8 minutes de lecture Numéro 6
  • Une main-d’œuvre dynamique 

    Nouvelle approche: Une nouvelle approche adoptée par INEOS Oxide lui a permis non seulement de gagner de l’argent grâce à ses déchets, mais aussi de créer une activité fructueuse pour deux autres entreprises et de retirer des routes l’équivalent de 60 000 voitures. Tout a commencé alors qu’INEOS cherchait des entreprises potentiellement intéressées par le CO2 généré par son usine d’oxyde d’éthylène en Belgique. « Nous produisons une assez grande quantité de CO2 et nous savions qu’il pouvait sans doute être utilisé à bon escient, mais ce n’était pas notre marché », explique Hans Casier, CEO d’INEOS Oxide, qui dirigeait déjà l’usine d’oxyde d’éthylène la plus efficace d’Europe sur le plan énergétique. Au lieu de rejeter directement ce CO2 dans l’atmosphère, INEOS Oxide a décidé de trouver deux entreprises qui, ensemble, pourraient exercer une activité lucrative en utilisant ce CO2 pour fabriquer notamment des boissons gazeuses non alcoolisées et de la neige carbonique pour conserver les aliments et les boissons au frais lorsqu’ils sont transportés des entrepôts vers les magasins. INEOS a présenté Messer à Strombeek IJsfabriek qui ont formé une entreprise commune, BECO2, qu’ils exploitent sur le site Zwijndrecht d’INEOS à Anvers. « Nous les avons convaincus de créer leur propre entreprise au lieu d’acheter leur CO2 à quelqu’un d’autre », précise Hans. « Ils reprennent à présent environ 150 000 tonnes de CO2 et nous partageons nos coûts et nos infrastructures. » Lors de la présentation de l’unité de liquéfaction du CO2 devant la presse, le CO2 a été directement tiré de l’unité d’oxyde d’éthylène et transformé en eau pétillante. « Tous les travailleurs de l’usine présents se sont avancés et ont pris un verre », raconte Hans. « Nous en avons proposé à la presse et ils ont tous reculé. Il s’agit d’un exemple typique de la méconnaissance des produits chimiques par la communauté au sens large. » Repérer les marchés de niche: On ne pense pas nécessairement au secteur turc du bâtiment pour la mise au point d’un nouveau matériau isolant haute performance et c’est pourtant ce qu’a fait INEOS Styrenics. « L’économie turque s’est fortement développée ces dernières années et les réglementations gouvernementales de la construction sont devenues plus strictes à la suite des séismes désastreux de 1999 et de 2011, pendant lesquels de nombreux bâtiments se sont effondrés », explique Rob Ingram, Directeur de l’exploitation chez INEOS Styrenics. « De nombreux travaux de construction ont été lancés et l’isolation a gagné en importance à mesure que les normes devenaient plus strictes. » Le polystyrène expansible (EPS) sous forme de blocs de mousse blanche est un matériau important, utilisé pour l’isolation des bâtiments en Europe, et il était déjà largement utilisé en Turquie. La nouveauté pour le marché turc était une version grise de ce matériau dont les propriétés d’isolation thermique ont été améliorées de 20 %. INEOS avait trois options : se battre pour obtenir une plus grande part du marché de l’EPS gris en Allemagne, où ce matériau est déjà reconnu pour ses avantages et où il existe déjà un producteur local bien établi ; attendre que le reste de l’Europe adopte ce matériau et suive l’exemple de l’Allemagne ; ou rechercher d’autres marchés et tenter de tirer parti de l’avantage du précurseur. INEOS Styrenics a choisi la troisième solution. Elle a travaillé avec l’un de ses principaux clients en Turquie et lui a vendu les avantages de son produit EPS Silver. Ensemble, ils ont compris qu’ils pourraient être les premiers à introduire ce nouveau matériau en Turquie. Ils ont lancé une campagne de promotion conjointe lors d’une grande exposition nationale du secteur du bâtiment, ils ont parlé à des architectes et à des entreprises de construction des avantages du produit, ils ont organisé des séminaires et écrit une série d’articles pour la presse spécialisée du pays. « Le succès n’a pas été immédiat, mais en cinq ans, nos ventes ont augmenté et en partant de rien, nous sommes devenus les leaders du marché », explique Rob. « Et tout cela parce que nous avons saisi cette opportunité en investissant très tôt sur le marché pour établir notre produit en tant que norme de haute qualité. » Il faut y croire. Avoir foi en un projet est aussi important que le projet lui-même. Chez INEOS Europe AG, c’est ce qui a sauvé l’usine PP de Sarralbe, un petit site de production de polypropylène en France qui perdait environ quatre millions d’euros chaque année. En 2012, Xavier Cros, le responsable commercial des polymères d’INEOS O&P Sud, a repris la gestion du site et a mis en œuvre un plan détaillé qui avait lamentablement échoué par le passé. « Aucune des actions entreprises n’était véritablement nouvelle ou révolutionnaire », explique-t-il. « La différence, c’est que cette fois-ci, les gens sur le site ont cru aux changements. » Il s’est adressé à l’ensemble des travailleurs et chacun s’est vu attribuer un objectif. « Chaque personne sur le site a fait partie du plan, donc chacune jouait un rôle dans le succès ou l’échec de celui-ci », précise Xavier. Ce plan a fonctionné. En un an, le site est redevenu rentable. « Ce succès a redonné vie au site », affirme-t-il. « Tout le monde pense désormais qu’on peut faire encore mieux cette année. » Des décisions audacieuses: Le leadership demande du courage. Il y a deux ans, INEOS achetait des catalyseurs et les revendait à ses clients. Aujourd’hui, elle fabrique ses propres catalyseurs et en vend environ 500 tonnes par an, car elle a pris la décision audacieuse de créer une usine de fabrication de catalyseurs en Inde. « Si nous avions construit cette usine en Europe ou en Amérique, cela nous aurait coûté quatre fois plus cher », affirme Peter Williams, PDG chez INEOS Technologies. En partenariat avec une entreprise locale, INEOS fabrique désormais des catalyseurs dans sa propre usine pour ensuite les envoyer à ses clients partout dans le monde. « Nous avons pris un risque calculé, mais c’est un secteur très compétitif qui compte pour nous et nous n’aurions pas eu les moyens de construire une usine sur l’un des sites existants d’INEOS », ajoute-t-il. L’usine de fabrication de catalyseurs est si prospère qu’une deuxième est en cours de construction. Informations produit: Le méthoxy polyéthylène glycol (MPEG) était utilisé depuis près d’un demi-siècle lorsqu’INEOS a été fondée en 1998. Il s’agissait d’une molécule testée et éprouvée, mais son utilisation était très limitée. Peu après, INEOS a racheté l’ancien site pétrochimique de BP à Anvers, et a commencé à changer la façon de présenter de nombreux produits chimiques pour qu’ils rapportent plus à l’entreprise, qu’ils apportent une valeur ajoutée et qu’ils offrent aux clients de meilleurs produits. Le MPEG faisait partie de ces produits chimiques. Mais avant.de le modifier, une équipe d’INEOS a étudié le marché pour savoir ce que les entreprises du bâtiment voulait et ce dont elles avaient besoin. « En modifiant les spécifications et en travaillant avec les entreprises clés, nous avons introduit une toute nouvelle technologie dans ce secteur », explique Hans Casier, CEO d’INEOS Oxide. « Le béton à prise rapide en est un bon exemple. Nous avons trouvé cette solution en modifiant la manière dont nous produisions la molécule, afin de répondre aux besoins de cette application et nous avons observé une très forte hausse des ventes et du résultat opérationnel. » La volonté de prendre des risques: La volonté de prendre des risques calculés dénote également un véritable esprit d’entreprise au travail. Peter Williams, le PDG, a expliqué que son équipe chez INEOS Technologies avait démontré cet esprit d’entreprise en essayant de gagner un client au Mexique. INEOS était sur le point de concéder à une entreprise mexicaine une licence sur sa technologie pour une usine de polymère, mais le client n’était pas tout à fait convaincu, dans la mesure où c’était la première fois qu’INEOS fabriquait l’un des produits qu’il prévoyait de produire à l’échelle commerciale. « Nous savions que c’était possible d’après nos travaux en laboratoire et nous avions confiance en nos capacités », explique Peter. Afin de convaincre le client, INEOS a utilisé une usine pilote pour fabriquer ce produit, puis elle l’a envoyé au Japon où il a été transformé en emballage, ce que souhaitait le client. INEOS a ensuite envoyé une équipe au Mexique pour tester l’emballage sur le marché. « Nous n’avons fabriqué que deux lots du produit et ça a fait mouche », raconte Peter. « Nous avons remporté le marché et notre relation avec ce client ne fait que se renforcer. » Sortir des sentiers battus: Sortir des sentiers battus peut permettre d’économiser des millions. C’est ce qu’a découvert INEOS Phenol lorsqu’elle a décidé de mettre à disposition d’une entreprise voisine d’Anvers en Belgique des terrains qu’elle n’utilisait pas et de lui permettre d’utiliser sa jetée. Cet accord est un excellent exemple de situation avantageuse pour les deux parties, qui bénéficient du projet global. ADPO pourra utiliser la jetée d’INEOS (une installation essentielle pour une entreprise de logistique et de stockage de produits chimiques basée dans un grand port) et INEOS pourra désormais utiliser les voies de garage ferroviaires, les gazoducs et les infrastructures de chargement qu’ADPO prévoit de construire juste à côté du site d’INEOS. « La principale ligne de chemin de fer passe juste à côté de notre site et ils vont construire des voies de garage à cet endroit, ce qui signifie que notre phénol et notre acétone pourront être chargés dans des trains au lieu d’être transportés par la route », précise Nick Williamson, Responsable du développement de l’entreprise pour INEOS Phenol. « La mise en place d’un kilomètre de voie de garage coûte des millions d’euros. Nous n’aurions jamais pu justifier cet investissement pour notre seule entreprise, mais en étudiant la question avec ADPO, nous avons tous pu profiter de ce projet. En examinant nos différences, nous avons pu générer une valeur pour nos deux entreprises. » Par ailleurs, ADPO prévoit d’agrandir considérablement la jetée, ce qui permettra à INEOS d’accueillir des cargaisons plus importantes de matières premières et d’en exporter davantage. « Il s’agit d’une évolution importante pour l’entreprise, qui offrira de nouvelles opportunités à l’avenir », affirme Nick.

    12 minutes de lecture Numéro 6
  • L’industrie chimique européenne risque de s’éteindre dans dix ans

    L’année dernière, INEOS a commencé à mettre en garde l’Europe quant au fait que l’industrie pétrochimique européenne était confrontée à d’immenses défis internes et externes. Depuis, peu d’initiatives ont été prises pour aider l’Europe à rivaliser avec l’Amérique, le Moyen-Orient et la Chine. À l’heure actuelle, l’Europe est l’un des endroits les plus chers au monde pour la fabrication des produits pétrochimiques. Cela doit changer, les décideurs politiques européens doivent prendre conscience de cette offensive concurrentielle avant qu’il ne soit trop tard, affirme le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe. L’Europe est indécise. Pourtant, elle ne peut pas se le permettre si elle veut conserver une industrie chimique compétitive, explique le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe. « C’est mal parti pour l’Europe, mais elle semble indécise quant au destin des produits chimiques européens », affirme-t-il. « Je constate l’introduction de taxes écologiques, mais pas de gaz de schiste, je constate l’abandon du nucléaire et que l’Europe contribue à faire fuir l’industrie manufacturière. Je vois les autorités chargées de la concurrence à Bruxelles parfaitement inconscientes du tsunami des produits importés qui déferle sur leur territoire et leur refus aveugle de procéder à une restructuration réfléchie. »  Dans une lettre ouverte adressée au Président de la Commission européenne, José Manual Barroso, Jim lui demande de prendre des mesures de toute urgence pour protéger l’industrie chimique en Europe.  « Sur le plan stratégique et économique, aucune grande économie ne devrait abandonner son industrie chimique », affirme-t-il.  Les bénéfices d’INEOS en Europe ont été divisés par deux au cours des trois dernières années, tandis que ses bénéfices aux États-Unis ont triplé. BASF, la plus grande entreprise chimique au monde, a annoncé, pour la toute première fois de son histoire, une diminution stratégique de ses investissements en Europe, citant des marchés stagnants, une énergie chère et une main-d’œuvre coûteuse.  « À l’heure actuelle, l’énergie sous forme de gaz est trois plus fois plus chère en Europe qu’aux États-Unis ; l’électricité est quant à elle 50 % plus chère », explique Jim. « Il n’existe aucune matière première bon marché en Europe. Les coûts des matières premières aux États-Unis et au Moyen-Orient sont vraiment moins élevés. »  Selon lui, le gaz de schiste a grandement favorisé la compétitivité et la confiance des États-Unis.  « Des agrandissements de l’ordre de 71 milliards de dollars ont été annoncés dans les usines de produits pétrochimiques depuis l’arrivée du gaz de schiste dans l’industrie chimique », précise-t-il. « Et ce montant devrait dépasser les 100 milliards de dollars. Par opposition, l’Europe ne fait qu’annoncer des fermetures, les unes après les autres. »  Rien qu’au Royaume-Uni, 22 usines chimiques ont fermé depuis 2009.  Les produits chimiques dépendent des coûts compétitifs de l’énergie et des matières premières. D’après Jim, bien qu’il s’agisse d’une industrie très technique, l’une des raisons pour lesquelles l’Europe a toujours si bien réussi dans ce secteur, la technologie seule ne pourra pas sauver la mise et l’industrie chimique pourrait disparaître en une décennie.  « L’industrie textile européenne a été anéantie, car elle ne pouvait pas rivaliser avec la main-d’œuvre bon marché de l’Asie », explique-t-il.« Les produits chimiques pourraient suivre le même chemin. Cette industrie pourrait bien devenir un autre dinosaure européen. »  En Europe, l’industrie chimique emploie actuellement un million de personnes directement et cinq millions indirectement.  « En Europe, les industries chimique et automobile se partagent la part du lion avec 1 billion de dollars de recettes chacune », affirme-t-il. « Sur le plan économique, l’industrie chimique est l’un des joyaux de la couronne européenne. »  Dans cette lettre, Jim a également souligné la menace plus que réelle que représente la Chine, qui deviendra la plus grande économie mondiale d’ici 2020. « La Chine se développe sans relâche », a-t-il mis en garde. « Si ces dernières années, ils ont absorbé tous les excédents de produits chimiques du reste du monde, ils seront bientôt autonomes. Et par la suite, ils commenceront à inverser la tendance. » 

    8 minutes de lecture Numéro 6
  • Des petits pieds, mais des pas de géants

    La nouvelle initiative audacieuse lancée par INEOS l’année dernière dans le but de faire bouger les enfants rencontre un franc succès.  Au lieu de s’enfuir en courant, de nombreux enfants font la queue pour participer aux événements Go Run For Fun organisés par INEOS dans tout le Royaume-Uni. Le calendrier 2014/2015 est plein et plus de 30 000 enfants devraient participer cette année.  « Ces événements ont été une véritable réussite au Royaume-Uni », affirme Leen Heemskerk, qui dirige la campagne Go Run For Fun. « Nous avons été contactés par des conseils municipaux, des clubs d’athlétisme et des écoles qui voulaient tous que nous organisions ce type d’événements. C’est merveilleux, mais si nous voulons étendre la portée du programme, nous avons besoin de plus de ressources. Nous avons développé la campagne autant que possible et nous voulons aller encore plus loin, permettre à davantage d’enfants d’y participer, mais nous ne pourrons y parvenir qu’avec le soutien d’autres organisations commerciales et du gouvernement. » Depuis le mois d’août l’année dernière, plus de 15 000 enfants ont déjà participé aux courses d’un mile (1,6 km) inspirées par INEOS.  Video L’école primaire de Melton dans le Suffolk a accueilli l’un de ces événements.  « L’événement était bien organisé et très participatif, mais il a aussi eu un impact très positif sur nos élèves en leur montrant que courir et être actif peut être amusant et stimulant », a affirmé le professeur de sport de l’école, Andrew Northcote.  Jim Ratcliffe est passionné par la course à pied et cette campagne.  « L’idée de Go Run For Fun est née du souhait de faire courir autant d’enfants que possible, le plus tôt possible », explique-t-il. « Mais cette campagne est un réel effort d’équipe et nous n’y serions pas arrivés sans le travail acharné et le dévouement de l’équipe. Ce sont les efforts remarquables de tous qui ont permis de franchir si rapidement le cap du 15 000eme coureur »  D’ici la fin de cette année, INEOS espère avoir organisé 100 événements au Royaume-Uni. Certains seront organisés en parallèle à de grands événements sportifs, tels que le semi-marathon de Sheffield et la course 10k de Bristol, d’autres dans des écoles et des clubs d’athlétisme. Colin Jackson, médaillé d’argent olympique, est l’un des ambassadeurs de Go Run For Fun.  « C’était magique pour les enfants de s’essayer à la course à pied », raconte-t-il. « Ces enfants n’avaient sans doute jamais essayé de courir de leur vie, mais il se peut que ce soit le début d’une carrière sportive, car la course à pied est à la base de tous les sports. »  Afin d’assurer l’avenir à long terme de Go Run For Fun, INEOS travaille avec Nova International, qui organise les emblématiques « Great Runs » au Royaume-Uni.  L’objectif ultime de Go Run For Fun est de devenir la plus grande initiative mondiale destinée aux enfants dans le domaine de la course à pied. « L’objectif est d’attirer 100 000 enfants d’ici 2016 et nous sommes sur la bonne voie pour y parvenir. Si nous pouvons obtenir un soutien supplémentaire pour cette campagne déjà couronnée de succès, il n’y a aucune raison que nous ne parvenions pas à en élargir la portée », explique Leen.  Brendan Foster, un ancien coureur de fond olympique britannique qui a créé la BUPA Great North Run, est quant à lui convaincu qu’INEOS atteindra son objectif. En juin, des événements Go Run For Fun seront pour la première fois organisés de l’autre côté de la Manche à proximité des sites d’INEOS en Belgique, en Allemagne et en Suisse.  « Le cirque arrive en ville ! », s’enthousiasme Leen, le directeur financier d’Olefins & Polymers Europe (Nord).  INEOS invite également les autres sites du monde entier (notamment en Norvège, en France, en Italie et aux États-Unis) à prendre contact avec Ursula Heath, Go Run For Fun Chef De Projet, à l’adresse suivante : ursula.heath@ineos.com  Pour consulter les dernières informations sur Go Run For Fun, visitez le site Internet : www.gorunforfun.com

    10 minutes de lecture Numéro 6
  • Debat: L’esprit d’entreprendre est-il communicatif ?

    Cest un vieux débat. Les entrepreneurs sont-ils différents du reste d’ entre nous ? Ou pouvons-nous tous apprendre à penser différemment ? En d’autres termes, l’esprit d’entreprendre est-il communicatif ? Le caractère inné ou acquis de l’esprit d’entreprendre fait l’objet d’un débat passionné L’entreprenariat est, à n’en pas douter, à la mode : nombreux sont ceux qui souhaitent créer une entreprise, participer à des initiatives entrepreneuriales ou s’associer à un entrepreneur. Le terme « entrepreneur » n’a jamais eu autant de succès. Que l’entreprenariat soit inné ou acquis (l’esprit d’entreprendre est souvent une qualité naturelle et innée qui est difficile à transmettre) une fois que vous y avez goûté, même avec des résultats mitigés, il est impossible de revenir en arrière. J’ai incontestablement attrapé le « virus » de l’esprit d’entreprendre et je suis persuadée que ces start-ups créatives qui tentent de changer le monde et de trouver des solutions sont bénéfiques aux communautés et à l’économie.Michelle Wright, Directrice générale de Cause 4 La propension des êtres humains à imiter le comportement d’autrui a été constatée et étudiée à de nombreuses reprises, qu’il s’agisse du développement de l’enfant, de l’apprentissage des langues, de l’achat de produits et de services ou encore de la décision prise par une personne dans un groupe de vérifier ses e-mails, incitant les autres à l’imiter. Dans tous ces cas, les êtres humains sont fortement influencés par ce que font les autres individus qui les entourent (littéralement ou virtuellement). Nous avons récemment réalisé une étude visant à déterminer si l’ entreprenariat était communicatif et nous avons découvert qu’un individu entouré par des entrepreneurs, et en particulier par des entrepreneurs à forte croissance, avait plus de chances de devenir un entrepreneur. Conclusion ? L’entreprenariat peut être viral, mais il doit être introduit très tôt et souvent dans des environnements où il est rarement présent. En particulier, l’entrepreneuriat à forte croissance est un phénomène assez rare, bien plus difficile à transmettre aux populations réceptives et à utiliser pour stimuler la croissance économique.Paul Kedrosky, Ewing Marion Kauffman Foundation, une organisation à but non lucratif basée à Kansas City dans le Missouri  L’ entreprenariat est tout à fait communicatif. Lorsque vous êtes entouré d’entrepreneurs motivants et novateurs et lorsque vous prenez goût à travailler en dehors des grandes entreprises américaines où vos efforts peuvent avoir un impact direct sur la réussite de l’entreprise et où vous pouvez observer en temps réel les bienfaits de votre travail, il n’y a pas de retour en arrière. C’est la raison pour laquelle de nombreuses universités lancent à la hâte des programmes de master en entrepreneuriat, alors que les MBA deviennent de moins en moins attractifs pour la nouvelle génération de travailleurs.George Deeb, directeur associé chez Red Rocket Ventures à Chicago L’entreprenariat est-il communicatif ? Pensez-y et réfléchissez à ce qui suit : l’obésité est contagieuse, tout comme le fait d’arrêter de fumer et de divorcer. Pourquoi serait-ce différent pour l’esprit d’entreprise ? Pensez à la manière dont les gens s’influencent (du moins semble-t-il) mutuellement en termes d’idées, de mode, d’habitudes alimentaires et de coutumes. Faire quelque chose, même quelque chose de difficile, est plus facile lorsque beaucoup d’autres personnes le font. L’entreprenariat n’est-il pas une combinaison d’idées, de modes, de coutumes, etc. ? Alors, si je crée une entreprise et que je réussis, mes amis n’auront-ils pas davantage tendance à faire de même ? Leur perception du risque aura changé.Tim Berry, Fondateur et Président américain de Palo Alto Software à Eugene dans l’Oregon L’entreprenariat n’a rien à voir avec les gènes. Il dépend de l’environnement politique, économique, éducatif et social dans lequel les personnes sont plongées. Et c’est pour cette raison qu’il est communicatif. Toutes les données économiques actuelles tendent à prouver une vérité simple : l’esprit d’entreprendre est le meilleur outil jamais inventé pour générer de la croissance et de la prospérité pour les citoyens, les entreprises et des pays tout entiers. Les entreprises qui nous présentaient des employés en costume-cravate prônent aujourd’hui la culture de l’entrepreneuriat comme le meilleur moyen de survivre et d’être concurrentiel dans l’économie mondiale. Les dirigeants gouvernementaux de toutes les couleurs politiques ont également découvert que le développement d’une économie plus entrepreneuriale était le meilleur moyen de créer de l’emploi et de favoriser un développement économique durable. L’entreprenariat est devenu un phénomène mondial, car il fonctionne mieux pour plus de personnes, d’entreprises et de pays que tout autre modèle économique ou d’entreprise. Bien entendu, rien de tout ceci ne serait possible si l’ancien mythe selon lequel « l’ entreprenariat est inné » était vrai. En réalité, cet adage n’a jamais été vrai. À l’heure actuelle, des millions d’entreprises nouvelles sont créées chaque année par toutes sortes de personnes issues de tous les milieux de la société. L’entreprenariat prend naissance en raison d’une opportunité (une nouvelle idée lumineuse de produit ou de service) ou d’une nécessité (la pauvreté, la frustration ou un licenciement). Quatre-vingt-dix-neuf pour-cent des 3 000 entrepreneurs que j’ai rencontrés et étudiés sont en réalité des gens ordinaires qui se sont simplement retrouvés dans des situations extraordinaires. Larry C. Farrell, fondateur et président de The Farrell Company, une entreprise d’envergure mondiale qui étudie et enseigne l’entrepreneuriat aux étudiants universitaires, aux entreprises et aux gouvernements. www.TheSpiritOfEnterprise.com  Lorsque l’esprit d’entreprendre imprègne chaque recoin d’une organisation, l’entrepreneur qui sommeille en chacun de nous s’éveille. Réfléchissez aux caractéristiques des entrepreneurs à succès. Ils ont une confiance inébranlable en leurs capacités et dans la vision qu’ils ont choisie pour leur entreprise. À présent, imaginons que tous au sein de cette organisation partagent la même conviction. Quel serait le pouvoir de cette organisation ? Toute personne ayant déjà travaillé pour une organisation caractérisée par son esprit d’entreprise sait à quel point c’est exaltant. Vous pouvez ressentir cette effervescence dans l’air. L’activité dans les ateliers et dans les couloirs est si intense que sortir de votre bureau revient à circuler sur la route en pleine heure de pointe. Les décisions sont prises rapidement sans que des réunions ou des autorisations formelles soient nécessaires. L’esprit de corps est palpable. L’ensemble de l’équipe participe à l’effort nécessaire à la réussite de l’entreprise.Martin O’Neill, auteur de The Power of an Internal Franchise: How Your Business Will Prosper When Your Employees Act Like Owners

    7 minutes de lecture Numéro 6
  • Plus froid et plus audacieux

    Ce n’est pas l’idée qu’on se fait habituellement du paradis, mais certaines personnes, comme Doug Stoup, seront toujours attirées par les endroits où personne n’a jamais osé mettre les pieds. Aucun homme n’a jamais posé le pied sur la plus haute zone du plateau de l’Antarctique de l’est.  Selon les scientifiques, cette crête de montagne glacée culminant à 998 mètres de hauteur, où les températures peuvent chuter sous les -92°C, est un endroit hostile où rien ne peut véritablement pousser ou survivre.  Il y fait si froid que les yeux, le nez et les poumons d’un être humain pourraient geler en quelques minutes.  « C’est un peu mystique là-haut et j’imagine que c’est ce qu’on doit ressentir quand on est sur une autre planète », explique Ted Scambos, le scientifique en chef du US National Snow and Ice Data Center à Boulder dans le Colorado. « Il est extrêmement difficile de respirer. En fait, la respiration peut être douloureuse. On ressent une sensation de brûlure dans les voies nasales et respirer trop rapidement peut endommager certaines parties de la gorge et des poumons. »  L’explorateur polaire Doug Stoup s’y connaît mieux que personne en endroits hostiles, dans la mesure où il a exploré l’Antarctique plus souvent que n’importe quel autre être humain en vie aujourd’hui.  « L’Antarctique est mon bureau », a-t-il expliqué au magazine INCH alors qu’il skiait dans l’arrière-pays du lac Tahoe en Californie. « C’est un endroit peu accueillant, mais je n’ai pas envie de mourir. Je veux revenir sain et sauf. »  À 49 ans, il est considéré comme un vétéran, car il a voyagé, grimpé, skié et snowbordé dans certains des endroits les plus reculés de la planète. Décidera-t-il de grimper sur ce plateau polaire reculé qui, en décembre, a été désigné par les scientifiques comme l’endroit le plus froid de la Terre ?  « Absolument », a-t-il affirmé. « J’ai déjà visité tellement d’endroits où personne d’autre n’avait mis les pieds auparavant, donc la réponse est oui. Bien sûr. J’adore repousser mes limites et j’ai tant d’objectifs et de rêves. »  La température abrutissante de -93,2°C est presque deux fois plus froide que celle de l’endroit le plus froid jamais visité par Doug. Et il sait de quoi il parle.  « Vous ne pouvez pas vous arrêter », précise-t-il. « Il fait extrêmement froid. Vous devez continuer à avancer. Lorsque vous restez sans bouger, vous brûlez des calories rien qu’en générant la chaleur nécessaire pour rester en vie. Si vous laissez une partie de peau à découvert, les engelures s’installent instantanément. »  Des scientifiques ont découvert l’endroit le plus froid de la Terre alors qu’ils analysaient des données de satellites en orbite de la terre depuis 32 ans. Le dernier satellite, Landsat 8, a été lancé en février de l’année dernière et a pris environ 550 photos de la Terre à une distance de 705 km chaque jour.  « Nous disposons désormais d’un capteur très précis et constant en orbite autour de la Terre. Il peut nous donner toutes sortes d’informations sur la manière dont la surface de la Terre change, la manière dont le changement climatique influence la surface de la Terre, ses océans et ses zones glaciaires », explique Ted. « Trouver l’endroit le plus froid de la planète n’est que le commencement. »  Doug aquiesce.  « Si vous êtes mentalement et physiquement préparé et que vous avez le bon équipement, je pense que tout est possible », affirme-t-il. Depuis plus de dix ans, Doug guide des équipes à travers l’océan Arctique gelé vers le pôle Nord et le pôle Sud en Antarctique.  « Le voyage vers le pôle Nord est le voyage le plus difficile au monde », assure-t-il. « La glace se déplace et s’ouvre, quand vous dormez dans votre tente, vous pouvez sentir et entendre la glace craquer et se déplacer en dessous de vous. Parfois, cela ressemble à un sifflement. D’autres fois, à un train. Et, bien entendu, il y a toujours le risque de rencontrer des ours polaires. »  Il est essentiel d’être mentalement et physiquement préparé à ce qui vous attend, mais cela ne suffit pas. Sans les bons vêtements, de nombreuses expéditions seraient un échec.  « L’industrie chimique a joué un rôle considérable en nous aidant à créer des équipements qui permettent à des gens comme moi de rester en vie », explique-t-il. « Elle conçoit des tissus et des vêtements performants pour m’aider à rester au chaud et au sec dans des endroits plutôt inhospitaliers, quand je suis au repos, tout en m’aidant à contrôler ma transpiration quand je suis en mouvement. »  Doug, qui a contribué à la conception de certains des vêtements haute performance pour les explorateurs polaires, utilisera bientôt son expérience pour aider la NASA dans leur tentative d’ envoyer leur premier homme sur Mars.  Il doit bientôt se rendre sur l’île de Devon au Canada, qui est la plus grande île déserte inhabitée de la Terre. C’est un endroit froid, aride et désolé où l’on trouve un cratère d’impact de 24 km de large âgé de 23 millions d’années. Il s’agit donc d’un très bon environnement pour les scientifiques dont l’objectif est de préparer l’envoi d’une mission habitée sur Mars.  Les experts estiment que la NASA sera en mesure d’envoyer une équipe d’astronautes sur Mars d’ici les années 2030. Tout comme la Terre, Mars a des calottes glaciaires, des saisons, des volcans, des canyons et des déserts. Mais avec des températures chutant à -128°C la nuit, il y fait bien plus froid « Mars n’est pas un endroit pour les âmes sensibles », précise un porte-parole de l’agence spatiale.  C’est un qualificatif que personne n’utiliserait pour décrire Doug qui, en 2008, a presque perdu la vie en tentant de traverser une crevasse lors d’un trek de 47 jours sur 1188 km vers le pôle Sud via un itinéraire emprunté pour la première fois par l’explorateur polaire Ernest Shackleton.  Etait-il inquiet ? « Non », répond-il. A-t-il déjà eu peur? « Oui », répond-il. « J’ai pris un taxi à l’aéroport d’Heathrow à Londres une fois. C’était un truc de fou. » 

    8 minutes de lecture Numéro 6
  • Changer le visage de la société

    Si vous deviez nommer le plus grand entrepreneur de l’histoire de l’humanité, qui choisiriez-vous ? L’homme qui a créé l’iPhone, l’élève « difficile » qui a inventé l’ampoule électrique ou la femme qui pensait que chaque femme pouvait être belle ? Il s’agit d’une question simple à laquelle il est difficile de répondre, comme a pu le constater INCH   APPLE Steve Jobs (1955 – 2011) était le cofondateur d’Apple. Lui et son camarade de classe, Steve Wozniak, ont vendu leur premier ordinateur Apple en 1976. Il a ensuite quitté Apple en raison de divers conflits en 1985 pour y revenir en 1996 et devenir son PDG en 1997. Il s’est attaqué à la faible rentabilité d’Apple et a supervisé la conception de l’iPod, de l’iPhone et de l’iPad. Son plus grand bonheur, selon certains, a été d’être en mesure d’anticiper le marché et de concevoir un produit innovant que tout le monde allait s’arracher.  FACEBOOK Mark Zuckerberg (1984 –) a commencé à créer des programmes informatiques à l’école. Plusieurs entreprises, telles qu’AOL et Microsoft, – ont souhaité l’engager avant qu’il ne soit diplômé de l’université de Harvard. Il a refusé leur offre et a créé Facebook. Aujourd’hui, son site de réseau social compte plus d’un milliard d’utilisateurs et sa valeur boursière dépasse les 150 milliards de dollars.  AMAZON Jeff Bezos (1964 -) a quitté un emploi bien rémunéré pour un fonds spéculatif de New York pour créer un site d’e-commerce, Amazon, dans son garage en 1994. À l’origine, le site ne vendait que des livres, mais il n’était pas satisfait de son activité de libraire. Il voyait plus loin pour Amazon. Il a rendu les achats en ligne si faciles qu’aujourd’hui, les consommateurs peuvent trouver et acheter presque tout ce qu’ils veulent en cliquant sur un bouton. Amazon est aujourd’hui le plus grand magasin de détail sur Internet.  INDUSTRIE DE L’ACIER Andrew Carnegie (1835 – 1919) est surtout connu pour avoir donné des bâtiments en vue d’en faire des bibliothèques publiques, mais il était également un industriel à l’origine de l’énorme expansion de l’industrie américaine de l’acier à la fin du XIXe siècle. Lorsqu’il a vendu son entreprise à JP Morgan en 1901, elle valait plus de 400 millions de dollars. Il était motivé par le désir d’aider les autres. Lorsqu’il mourut en 1919, il avait cédé environ 350 millions de dollars de sa fortune. Il a écrit un jour « Tout homme qui meurt riche meurt déshonoré. »   AVION Le premier avion a été inventé par Wilbur Wright (1867 – 1912) and his brother Orville (1871 – 1948). Après avoir passé beaucoup de temps à observer les oiseaux en vol, ils ont finalement montré au reste du monde que l’homme pouvait voler. Ils sont en effet parvenus à faire voler leur avion pendant 12 secondes sur une distance de 37 mètres le 17 décembre 1903, ce qui a étonné tout le monde.  IKEA Le Suédois Ingvar Kamprad (1926 -) a commencé par vendre à ses voisins des allumettes, qu’il achetait en vrac à Stockholm, lorsqu’il avait 14 ans. Le fait de pouvoir acheter un produit et le revendre en faisant des bénéfices lui a donné de l’ambition. Il s’est ensuite mis à vendre du poisson, des décorations de Noël, des stylos, des crayons et des graines. À 17 ans, il a nommé sa nouvelle entreprise IKEA et y a ajouté d’autres produits. À 21 ans, il vendait aussi des meubles et en 1953, à l’âge de 27 ans, il a ouvert son premier magasin IKEA. Aujourd’hui, IKEA a des magasins dans 25 pays et son chiffre d’affaires dépasse les 21 milliards d’euros.  THE CAR  Henry Ford (1863-1947) a permis à Monsieur Tout-le-Monde de conduire une voiture. Son Modèle T était pour lui tout ce qu’une voiture devait être : fiable et pas trop chère ; mais seules quelques voitures pouvaient être produites par jour, ce qui ne suffisait pas pour satisfaire la demande. Il a fini par ouvrir une grande usine avec une chaîne d’assemblage et il est devenu le plus grand constructeur automobile du monde avec une voiture qui était facile à conduire et pas chère à réparer. LES COSMÉTIQUES Estée Lauder (1906 – 2004) était la fille d’un immigré hongrois. Elle a fondé son entreprise de cosmétiques en 1946 avec seulement quatre produits et une conviction inébranlable : chaque femme peut être belle. Elle a commencé par vendre des produits de soin de la peau à des salons de beauté et des hôtels. Elle était persuadée que pour vendre ses produits, elle devait toucher ses clientes. « Je n’y suis pas arrivée avec des rêves et de l’espoir, mais avec du travail », rappelait-elle souvent à son équipe commerciale. Aujourd’hui ses cosmétiques sont une des marques phare dans le monde.   LA BOUSSOLE Les Chinois ont inventé la première boussole au temps de la dynastie des Han. Elle était composée de magnétite, un minerai de fer naturellement magnétisé. La boussole a permis aux marins de naviguer en toute sécurité loin des terres, ce qui a renforcé le commerce maritime et contribué à l’époque des grandes découvertes.  L’EXPLORATEUR Le Portugais Ferdinand Magellan (1480 – 1521) a organisé l’expédition lors de laquelle le premier tour du monde a été réalisé. Il a rassemblé une flotte de cinq navires et malgré d’importants problèmes, dont le capitaine de l’un des navires qui est rentré chez lui et la mort de Magellan lui-même (il a été tué lors de la Bataille de Mactan), il a prouvé que la Terre était ronde.  JEANS Levi Strauss (1829–1902) est né en Allemagne, mais il a déménagé en Amérique en 1847 afin de travailler pour ses frères. Six ans plus tard, il a lancé sa propre entreprise en important des vêtements, des sous-vêtements, des parapluies et du tissu qu’il revendait à de petits magasins sur la côte ouest des États-Unis. Mais c’est un client, un tailleur, qui a donné à Levi l’idée de fabriquer les « bleus de travail » résistants que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de jeans. À l’origine, il semblerait que les jeans étaient fabriqués par des couturières, mais dans les années 1880, alors que les jeans devenaient de plus en plus populaires, il a ouvert sa propre usine. La suite, nous la connaissons.  LA PRESSE À IMPRIMER Johannes Gutenberg (1395 – 1468), un orfèvre et homme d’affaires allemand, a inventé une presse à imprimer avec des lettres remplaçables/déplaçables en bois ou en métal en 1436. Son invention, pour laquelle il a dû emprunter de l’argent, est connue pour avoir révolutionné la production de livres.  L’AMPOULE Thomas Edison (1847 – 1931) était le plus jeune d’une famille de sept enfants. Sa mère avait décidé de lui faire l’école à la maison après que son professeur l’a qualifié d’enfant difficile. Il n’a pas parlé avant l’âge de quatre ans, mais à partir de ce moment-là, il n’a eu de cesse de demander « pourquoi ? ». À 12 ans, il a commencé à vendre des journaux et il a ensuite publié son propre petit journal. Au cours de sa vie, il a déposé plus de 1 000 brevets, dont celui de l’ampoule électrique, du premier dictaphone, du phonographe et de la batterie d’accumulateurs. Il a obtenu son dernier brevet à l’âge de 83 ans. Pour beaucoup, il sera toujours le plus grand inventeur de tous les temps.   LES DESSINS ANIMÉS Walt Disney, le créateur de personnages mythiques tels que Mickey Mouse et Blanche Neige, est un pionnier des films d’animation. Au cours de ses 43 ans de carrière à Hollywood, il est devenu célèbre pour s’être approprié les rêves de l’Amérique et leur avoir donné vie. Son désir de parfaire l’art de l’animation était sans fin. Lorsque Technicolor a été introduit dans l’industrie de l’animation, il a conservé le brevet pendant deux ans. Il était donc le seul à pouvoir produire des dessins animés en couleurs. GOOGLE Larry Page (1973 -) et Sergey Brin (1973 -) se sont rencontrés à l’université de Stanford en 1995. Larry envisageait d’entrer dans cette école et Sergey devait lui montrer les lieux. Deux ans plus tard, les deux étudiants ont fondé Google, qui est devenu l’une des entreprises à la croissance la plus rapide de tous les temps. Aujourd’hui, Google est le moteur de recherche le plus populaire. Leur philosophie est simple : il ne suffit pas d’être génial.  INTERNET L’informaticien Sir Timothy Berners-Lee (1955 -) a inventé le World Wide Web, une initiative hypermédia basée sur Internet pour le partage mondial d’informations, alors qu’il travaillait pour le CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, en 1989. Le projet d’études consistait à améliorer un système de communication au CERN mais il a réalisé que le concept pouvait être étendu à travers le monde entier. Le 1° site web a été conçu au CERN et finalement mis en ligne le 6 août 1991.   TATA GROUP J R D Tata (1904 – 1993) est devenu le premier pilote breveté d’Inde en 1929 et il a fondé la première compagnie aérienne commerciale indienne, Tata Airlines, en 1932. Sa compagnie a ensuite pris le nom d’Air India. Il a rejoint l’entreprise de son oncle, Tata & Sons, en tant qu’apprenti non rémunéré en 1925. En 1938, à l’âge de 34 ans, il a été élu président. Sous sa présidence, les actifs du groupe sont passés de 100 millions à 5 milliards de dollars américains. Il a commencé avec 14 entreprises et lorsqu’il a pris sa retraite, le Tata Group en comptait 95. COCA COLA En 1886, un pharmacien d’Atlanta, John Pemberton (1831 – 1888), a concocté un liquide parfumé couleur caramel. Souhaitant savoir ce qu’il se passerait s’il le mélangeait à de l’eau gazeuse, il l’a emmené à la pharmacie Jacob où de l’eau pétillante y a été ajoutée et les clients ont pu goûter. Ils ont tous affirmé qu’ils aimaient cette nouvelle boisson et la pharmacie Jacob a donc commencé à en vendre pour cinq cents le verre. Le comptable de Pemberton, Frank Robinson, a nommé la boisson Coca Cola. Malade, c’est Asa Candler, un vendeur doué qui a sécurisé les droits de Coca-Cola et a transformé cette invention en entreprise. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de la société Coca Cola dépasse les 35 milliards de dollars.  CHINA YOUTHOLOGY Zafka Zhang a cofondé l’entreprise d’étude de marché China Youthology en 2008. Il pense que la génération actuelle en Chine peut changer la société. Des entreprises telles qu’Audi, Nokia, L’Oréal et Daimler ont toutes utilisé son entreprise en ligne pour aborder la culture des jeunes Chinois et comprendre comment mieux commercialiser leurs marques.  MICROSOFT Bill Gates (1955 -) a commencé à programmer des ordinateurs à l’âge de 13 ans. Il a laissé tomber Harvard pour consacrer toute son énergie à Microsoft, persuadé que l’ordinateur serait un jour un outil présent sur chaque bureau et dans chaque foyer. Il a commencé par développer un logiciel pour ordinateurs personnels et il a ainsi lancé la révolution de l’ordinateur personnel. Ayant déjà versé 28 milliards de dollars à sa fondation, Bill Gates prévoit à présent d’éradiquer la polio avec la même motivation qui lui a permis de créer Microsoft. LE TÉLÉPHONE PORTABLE Martin Cooper (1928 -) a inventé le concept du téléphone portable lorsqu’il travaillait chez Motorola en 1973. Son prototype, qui pesait deux kilos, aurait coûté à Motorola environ 1 million de dollars selon la valeur actuelle de l’argent. La batterie tenait 20 minutes, mais cela n’avait aucune importance, car il était impossible de tenir le téléphone aussi longtemps.  LE TÉLÉPHONE Alexander Graham Bell (1847 – 1922) a été le premier à obtenir un brevet pour le téléphone électrique en 1876. Il a amélioré son modèle et en 1886, plus de 150 000 personnes possédaient un téléphone aux États-Unis. Il a déclaré un jour : « Le jour viendra où l’homme au téléphone pourra voir à distance la personne à laquelle il parle. » FEDEX Fred Smith (1944 -) a utilisé l’argent de l’héritage laissé par son père pour fonder Federal Express, un service mondial de livraison en 24h qui, selon un de ses professeurs, ne fonctionnerait pas. Son entreprise, connue aujourd’hui sous le nom de FedEx, est désormais considérée comme la plus grande entreprise de transport au monde, traitant plus de huit milliards de colis par jour et présente dans au moins 220 pays.  PAPAYAMOBILE Si Shen était inspirée après la lecture de « The Road Ahead » du fondateur de Microsoft Bill Gates. Il voulait changer le monde. Elle aussi. Elle a quitté Google après quelques années de travail, puis est rentrée à Beijing où elle a créé avec un ami, Papaya en 2008. Aujourd’hui, elle transforme des téléphones portables en réseaux sociaux. Le logiciel permet aux gens de partager des photos, d’envoyer des messages, de jouer avec d’autres et il est censé rassembler plus de 35 millions d’utilisateurs. VIRGIN GROUP Sir Richard Branson (1950 -) a quitté l’école à 16 ans et a commencé par vendre des disques à ses amis en 1970 au prix le plus bas possible. Il a ensuite ouvert un magasin de disques à Oxford Street à Londres et a construit un studio d’enregistrement où il a produit des artistes tels que les Rolling Stones. Aujourd’hui, le Virgin Group qu’il a créé compte plus de 400 entreprises. STARBUCKS Tout a commencé avec une tasse de café. Howard Schultz (1953 -) s’est senti tellement inspiré après avoir parlé au personnel de Starbucks à Seattle en 1981 qu’il a rejoint l’entreprise en tant que directeur du marketing l’année suivante. À l’époque, Starbucks ne comptait que quatre établissements. En 1983, lors d’un voyage en Italie, il a eu l’idée d’importer la tradition des cafés italiens en Amérique. Il a quitté Starbucks pendant un certain temps, espérant percer par lui-même, mais il est revenu en 1987 et a acheté l’entreprise. Aujourd’hui, Starbucks compte plus de 17 000 salons de café dans 60 pays.

    12 minutes de lecture Numéro 6
  • Comment les journalistes ont aidé à faire connaître INEOS

    En 2011, lorsque la première édition du magazine INCH a été publiée, une étude a révélé que la marque INEOS n’était pas aussi connue qu’elle devait l’être au vu de l’envergure du groupe. Il lui fallait pourtant se faire connaître pour attirer les meilleurs étudiants et investisseurs potentiels, et influencer les décideurs politiques et les médias. Le magazine a, nous l’espérons, contribué à pallier ce problème, mais récemment, INEOS a vu sa visibilité renforcée d’une manière que même Jim Ratcliffe n’aurait pu prédire INEOS ne peut plus se présenter comme la plus grande entreprise dont vous n’avez jamais entendu parler.  Depuis les événements de Grangemouth en Écosse à la fin de l’année dernière, l’avis de l’entreprise et de son fondateur et président, Jim Ratcliffe, ont été sollicités.  Des journaux du monde entier ont souhaité rédiger des articles sur l’entreprise et ses dirigeants.  Sylvia Pfeifer, journaliste du Financial Times, a expliqué que, il y a quelques mois, INEOS était peu connue en dehors des cercles industriels.  « Si le conflit de Grangemouth a donné lieu à des titres peu flatteurs, il a également sorti INEOS de l’ombre », affirme-t-elle.  Mais les journalistes ne s’intéressent pas uniquement à la réussite d’INEOS. Ils ont également demandé l’avis de l’entreprise sur divers thèmes, tels que la situation de l’industrie manufacturière en Grande-Bretagne, l’impact de l’essor du gaz de schiste aux États-Unis, la flambée des coûts de l’énergie en Europe et les énormes opportunités de croissance en Chine.  La journaliste d’affaires Alistair Osborne a écrit dans le Daily Telegraph : « Jim Ratcliffe n’est peut-être pas très connu, mais il est difficile de trouver un autre industriel britannique qui, en 15 ans, est parvenu à créer à partir de rien une entreprise mondiale, qui génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de 43 milliards de dollars. M. Ratcliffe jouit d’une grande expérience. Donc, quand il dit que la Grande-Bretagne « n’est franchement pas un endroit très attractif pour l’industrie manufacturière » ou que le Royaume-Uni devrait arrêter de « traîner les pieds » avec le gaz de schiste et l’énergie nucléaire, son avis doit être pris en compte. »  Au cours d’une interview, Brian Carney, l’un des journalistes du Wall Street Journal, a demandé à Jim ce que les États-Unis pourraient faire pour faciliter encore davantage la tâche à l’industrie américaine.  « Réduire l’impôt sur les sociétés », a-t-il répondu. « C’est ma seule plainte. S’il était ramené à environ 30 %, les États-Unis seraient imbattables. » Lors d’une interview accordée à Stanley Reed du New York Times, Jim a expliqué pourquoi il ne voulait pas que les sites rentables situés aux États-Unis subventionnent ceux qui perdent de l’argent en Europe.  Bernd Freytag s’est adressé à INEOS dans le cadre d’un article qu’il rédigeait pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Dans cet article, il a décrit l’entreprise comme une pionnière pour sa décision d’importer de l’éthane bon marché dérivé du gaz de schiste afin de faire baisser les coûts d’exploitation du gaz de craqueurs européens.  En parlant de Jim, Bernd a déclaré : « Sa vision de l’industrie pétrochimique en Europe est plutôt morose et il prévoit des temps difficiles. Il ne partage pas l’avis de certains experts qui affirment que l’essor du gaz de schiste aux États-Unis fera bientôt partie du passé. Il est le seul à le penser, mais il estime que cela n’a pas de sens. » Un article similaire a été publié dans Le Monde. « L’Europe n’est pas un bon endroit pour les affaires en ce moment, et ça empire », a écrit Eric Albert, le correspondant du journal Le Monde à Londres, dans sa toute première interview avec l’entreprise. « Je ne crois pas que les gens aient compris les défis qui leur font face. »  Des interviews ont également été publiées dans des journaux norvégiens et chinois, dont une par Cecily Liu, une journaliste du China Daily, qui a écrit un article sur l’immense marché de la pétrochimie et la demande constante qui stimule la croissance de la Chine.  « Je ne connaissais INEOS qu’en raison de son partenariat avec PetroChina, mais j’en savais très peu sur Jim », explique-t-elle à INCH. « Après Grangemouth, il est devenu plus visible dans les médias. Il sait clairement comment tirer le meilleur parti de ses talents et il est plus disposé à prendre des risques que la plupart des gens. »  Mais l’un des défis auxquels INEOS était confrontée a aujourd’hui disparu.  « INEOS s’est développée si rapidement que la perception que les gens avaient de nous n’a pas suivi », affirme Tom Crotty, Directeur du groupe pour les affaires institutionnelles. « Certains clients pensaient même que nous étions un peu réticents, au vu de notre taille, à donner notre avis sur le marché. Certains investisseurs et les médias nous ont également fait savoir que nous devions nous ouvrir un peu plus. »  Aujourd’hui, plus personne ne peut formuler cette critique à l’égard d’INEOS.

    3 minutes de lecture Numéro 6
  • INEOS entame des poursuites pour usage abusif présumé de brevets

    INEOS poursuit Sinopec, une entreprise pétrolière et pétrochimique nationale en Chine, et certaines de ses filiales pour violation présumée de brevets.  Selon INEOS, Sinopec Ningbo Engineering Company a enfreint un accord technologique de longue date qui, en plus de l’usage abusif présumé de secrets commerciaux par d’autres entreprises de Sinopec, lui a permis de construire une série d’usines de production d’acrylonitrile en Chine sans l’accord d’INEOS.  « Nous voulons faire bénéficier la Chine de notre meilleure technologie, mais nous devons nous assurer que cette technologie sera protégée », affirme le Président d’INEOS, Jim Ratcliffe. « La construction prolifique d’usines d’acrylonitrile en Chine détruira notre entreprise. »  INEOS, qui entretient par ailleurs d’excellentes relations avec Sinopec et la Chine, a annoncé dans une déclaration publiée le 21 mars qu’elle n’avait d’autre choix que de protéger sa propriété intellectuelle.  « Si nous ne protégeons pas notre propriété intellectuelle durement acquise, à savoir nos secrets commerciaux et nos brevets relatifs à la technologie, la conception et aux opérations, INEOS court à sa perte », explique Jim.  INEOS craint que les actions de la Chine ne portent gravement atteinte à son entreprise d’acrylonitrile qui génère 500 millions de dollars de bénéfices chaque année et soutient environ 5 000 emplois aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne.  INEOS est actuellement le leader du marché mondial de la production d’acrylonitrile, le principal élément constituant de la fibre de carbone. Cette importante molécule est également l’ingrédient clé du polymère ABS, qui est utilisé dans de nombreuses applications de la vie quotidienne, des jouets pour enfants aux moniteurs d’ordinateurs, en passant par les appareils électroménagers.  La technologie d’INEOS est à la base de plus de 90 % de la production d’acrylonitrile dans le monde. SNEC, une entreprise de Sinopec, a obtenu une licence d’exploitation de cette technologie en 1984.  INEOS, qui a entamé des actions parallèles auprès de la Haute Cour de Pékin et une procédure d’arbitrage en Suède, a expliqué qu’elle faisait « totalement confiance » au système chinois de propriété intellectuelle, dans la mesure où il s’agit du pays qui dépose le plus de brevets au monde.  Sinopec rejette les accusations d’INEOS. 

    2 minutes de lecture Numéro 6
  • INEOS répond à la demande de ses clients

    INEOS Oxide a agrandi son usine d’éthylidène norbornène (ENB) à Anvers en Belgique, afin de satisfaire la demande de ses clients.  L’usine sera désormais en mesure de produire 28 000 tonnes par an, une augmentation de 20 %, et elle deviendra ainsi la plus grande usine au monde uniquement dédiée à l’ENB.  L’ENB est principalement utilisé pour fabriquer du caoutchouc éthylène-propylène-diène (EPDM), un caoutchouc synthétique très imperméable et durable, de plus en plus privilégié par les constructeurs automobiles et le secteur du bâtiment.  « Dégoulotter l’usine d’Anvers est une démarche unique pour INEOS qui permettra de produire suffisamment d’ENB pour les deux à trois années à venir », affirme le CEO, Hans Casier.  L’ENB est également utilisé dans l’industrie du parfum comme vecteur de senteur. 

    1 minute lecture Numéro 6
  • INEOS réduit le montant de ses intérêts de 30 millions d’euros

    Une approche entrepreneuriale a permis à INEOS d’économiser 30 millions d’euros par an d’intérêts lorsque l’entreprise a refinancé certains de ses emprunts en février.  Video La décision prise récemment de tirer parti des marchés financiers favorables a fait suite au refinancement de l’année dernière, quand INEOS était parvenue à réduire de manière significative ses taux d’intérêt, ce qui a fait baisser ses remboursements de 140 millions de dollars par an « Si nous combinons cette récente amélioration à celles des 18 derniers mois, nous avons réduit nos charges d’intérêt de 550 millions à 385 millions d’euros », explique Graeme Leask, Directeur financier d’INEOS Group Holdings.  INEOS a été en mesure de réduire le taux d’intérêt de son emprunt grâce à la forte demande des investisseurs souhaitant participer au succès d’INEOS.  « La réaction des investisseurs en février a été extrêmement positive », affirme Graeme. « La demande pour la nouvelle obligation a été sursouscrite  sept fois. » INEOS a payé un peu moins de 8 % d’intérêts sur ses obligations. Elle espérait payer un peu plus de 6 % sur les nouvelles. Elle est parvenue à obtenir un taux juste en dessous de 6 %.  Elle a aussi obtenu une réduction supplémentaire du taux d’intérêt sur son emprunt bancaire.  « Nous aurions pu décider d’utiliser ces économies pour rembourser l’emprunt, mais nos investisseurs savent que nous avons de nombreuses occasions de gagner de l’argent avec nos business grâce à cet investissement. Donc il est préférable pour INEOS et ses investisseurs d’utiliser cet argent plutôt que de rembourser le prêt », explique Pepter Clarkson, à la tête du service des relations avec les investisseurs chez INEOS. Les conseillers financiers ont qualifié ce dernier accord de « grande victoire », affirme Graeme.  INEOS a attribué sa réussite à sa bonne communication avec les investisseurs, qui lui a permis de mettre en exergue les performances de l’entreprise. « Nous sommes très ouverts avec nos investisseurs et ils apprécient cette transparence », précise Peter. « Chaque semaine, ce qui est inhabituel dans le monde dans lequel ils investissent, nous rédigeons une mise à jour sur le marché destinée à tous les investisseurs et analystes, dans laquelle nous résumons ce qui s’est passé sur l’ensemble de nos principaux marchés. »  Cette ouverture et cette honnêteté ont également permis à INEOS de réduire le temps de négociation et d’obtention de meilleurs taux d’intérêt. La conclusion d’un accord de refinancement obligataire pouvait prendre jusqu’à trois semaines. Il est désormais possible de le faire en quelques jours, car les investisseurs nous connaissent bien. INEOS n’avait pas besoin de refinancer ces obligations à haut rendement avant 2016, mais elle a compris qu’il serait intéressant de profiter de la bonne santé des marchés financiers et elle s’est rapidement décidée.  « Nous n’attendons généralement pas le dernier moment pour agir dans ce domaine, car nous souhaitons disposer d’une grande marge de manœuvre », explique Peter.  Ce récent accord a également permis d’améliorer la notation de crédit attribuée par Moody’s, qui correspond désormais à celle de Standard & Poor’s, à savoir B1/B+.  « Les agences de notation de crédit sont conservatrices par nature et leur scénario unique est « la fin du monde est pour demain » ; donc l’obtention d’une meilleure note à ce moment précis est une bonne nouvelle », affirme Peter.  Cette amélioration comporte d’autres avantages, dont la possibilité de négocier davantage de crédits avec les fournisseurs, ce qui améliore les flux de trésorerie.  Selon l’analyste de Moody’s, Douglas Crawford, cette révision à la hausse de la note reflète la performance « résistante » d’INEOS en 2013 et les bonnes prévisions quant aux résultats de l’entreprise cette année. Le directeur d’INEOS AG Finance, John Reece, a expliqué que le groupe avait obtenu de bons résultats en 2013 et que 2014 avait bien commencé. La majeure partie des recettes d’INEOS proviennent toutefois des États-Unis, avec une part de 60 % en 2012 qui est passée pratiquement à 70 % l’année dernière. « Le schiste n’est pas la seule raison de notre succès aux États-Unis, mais il a joué un rôle majeur », a-t-il affirmé.  INEOS prévoit d’investir massivement aux États-Unis au cours de l’année prochaine. « Cet investissement est clairement notre priorité numéro un », précise John.  Les projets prévus comprennent une usine de polyéthylène, une usine d’oligomères et éventuellement une nouvelle usine d’oxyde d’éthylène. Selon John, « L’Europe, en particulier le sud de l’Europe et le Royaume-Uni, reste un défi, mais notre décision d’y importer de l’éthane bon marché dérivé du schiste américain permettra de réduire les coûts d’exploitation de nos craqueurs de gaz européens, ce qui nous aidera à rester compétitifs. » Par la suite, cette aventure, débutée en avril 2012 lorsqu’INEOS a obtenu le plus grand prêt à contrat allégé jamais obtenu par une entreprise européenne et le plus important au monde depuis la crise du crédit, se poursuivra. « Cela fait partie de notre stratégie », explique Graeme. « Nous sommes des opportunistes, donc si une opportunité de réduire nos taux d’intérêt ou de prolonger notre financement se présente sur le marché, nous sommes toujours prêts à la saisir. »

    11 minutes de lecture Numéro 6
  • INEOS signe un deuxième accord pour acheminer davantage d’éthane en Europe – et commande d’autres navires 

    INEOS a conclu un nouvel accord visant à importer davantage d’éthane bon marché dérivé du gaz schiste américain, afin de réduire les coûts d’exploitation de ses craqueurs de gaz en Europe.  INEOS Europe AG commencera à recevoir des cargaisons en provenance de CONSOL Energy (Pittsburgh) à partir de l’année prochaine.  « Nous pourrons ainsi continuer à consolider la compétitivité de la production d’éthylène d’INEOS en Europe », affirme David Thompson, Directeur des achats et de la chaîne d’approvisionnement. Il y a deux ans, INEOS est devenue la première entreprise pétrochimique d’Europe à saisir l’opportunité d’importer de l’énergie et des matières premières moins chères de l’entreprise américaine Range Resources.  En décembre 2012, elle a finalisé des contrats de 15 ans avec trois entreprises américaines qui seront responsables du forage, de la distribution, de la liquéfaction et de l’acheminement de l’éthane entre les États-Unis et le site d’INEOS situé à Rafnes en Norvège.  Le 7 mai de cette année, INEOS a annoncé qu’elle avait conclu un accord avec Evergas pour porter le nombre de ses navires à six.  Ces navires sont actuellement fabriqués en Chine et transporteront de l’éthane vers le site de Rafnes et l’usine d’INEOS Grangemouth en Écosse. Ces navires seront les navires-gaziers multi-usages les plus grands, les plus flexibles et les plus innovants jamais construits. Ils apporteront à INEOS une solution flexible pour son approvisionnement en éthane, en lui permettant de transporter du GNL et du GPL, ainsi que des gaz pétrochimiques tels que l’éthylène.  « La conception avancée de ces navires offre une grande efficacité et une flexibilité inégalée à INEOS, ce qui lui permettra d’assurer la longévité du business et d’asseoir sa position sur le marché », explique Martin Ackerman, PDG d’EVERGAS.  Les navires hybrides utiliseront du GNL propre pour leurs moteurs de pointe, ce qui permettra de garantir une grande efficacité, de faibles émissions et des coûts de carburant réduits. 

    2 minutes de lecture Numéro 6
  • INEOS Technologies réagit rapidement pour remporter de nouveaux contrats au Vietnam

    Une Enterprise basée au Vietnam a acheté une licence à INEOS Technologies pour fabriquer du polypropylène, un polymère plastique aux usages multiples, utilisé dans les réfrigérateurs, les tapis ou encore les pièces détachées automobiles.  Selon Vung Ro Petroleum Limited, le procédé PP Innovene d’INEOS lui donnera l’avantage sur ses concurrents et l’aidera à satisfaire une demande croissante sur le marché asiatique. « Les économies asiatiques sont en pleine croissance et cette croissance s’accompagne d’une demande pour des produits en matière plastique destinés aux infrastructures, à l’emballage, aux articles ménagers, aux appareils et aux produits de la vie quotidienne », explique Randy Wu, Vice-président, marketing et ventes PE/PP chez INEOS Technologies. « Par le passé, la plupart de ces produits étaient destinés à l’exportation. »  Au milieu de l’année 2012, Vung Ro Petroleum Limited a eu un premier contact avec INEOS Technologies. Un an plus tard, l’entreprise a signé un accord avec INEOS. « C’est plutôt rapide pour un projet de vente de licence polyoléfines ; ces projets prennent généralement des années avant de se concrétiser », affirme Randy. « Mais cela montre que nous avons tellement bien développé nos relations avec nos clients, nos consultants et nos sous-traitants que notre réputation d’éminent fournisseur de solutions technologiques est largement reconnue dans le secteur. »  La raffinerie sera basée dans le district de Dong Hoa dans la province de Phu Yen.  « Le procédé PP Innovene d’INEOS fera partie intégrante de notre projet de raffinerie et il nous permettra de disposer d’un procédé de production de polypropylène de pointe avantageux sur le plan économique et à usage multiple et varié », affirme Kirill Korolev, PDG de Vung Ro Petroleum Limited.

    2 minutes de lecture Numéro 6
  • Une Entreprise qui prend goût aux nouvelles aventures

    Baleycourt est l’une des douze business sous l’égide d’INEOS Enterprises. Il s’agit d’un petit site, environ la taille de 20 terrains de football, mais sa contribution au succès d’INEOS ne devrait pas être sous-estimée.  video INEOS Enterprises fabriquera un autre nouveau produit cette année, l’huile de colza alimentaire.  Ce sera la première fois qu’INEOS se lance sur le marché des ingrédients alimentaires, mais d’ici la fin de l’année 2014, elle produira 15 000 tonnes d’huile de colza sur son site de Baleycourt en France.  Seul le temps permettra de savoir s’il s’agit d’un investissement judicieux, mais Ashley Reed, le Président Directeur Général d’INEOS Enterprises, et Steve Dosett, le Directeur des Opérations qui gère l’entreprise, sont confiants.  « C’est un nouveau départ pour nous, mais l’huile de colza est de plus en plus populaire, principalement en raison de ses propriétés bénéfiques pour la santé et de son prix avantageux par rapport à l’huile d’olive », explique Ashley.  La production d’huile de colza, une huile riche en vitamine E qui contient deux fois moins de graisses saturées que l’huile d’olive, permettra également à ce site, situé au cœur de la deuxième plus grande région de production d’huile végétale en France, de rester concurrentiel.  Baleycourt produit des tonnes de biodiesel depuis des années pour des supermarchés français et des entreprises pétrolières telles que Total.  En 2008, INEOS Enterprises a renforcé encore la position de Baleycourt en créant une filiale de 80 millions d’euros, connue sous le nom d’INEOS Champlor, avec la coopérative agricole française SICLAE et le groupe C.Thywissen spécialisé dans le broyage des graines oléagineuses. Cette entreprise commune a donné lieu à l’ouverture d’une seconde unité de production de biodiesel, d’un broyeur de colza et d’une usine de raffinage d’huile.    « Cet investissement a surtout été encouragé par le gouvernement français qui favorisait des niveaux importants d’incorporation de biocarburants en avance sur l’application de la législation européenne », explique Ashley. « Chacun des marchés de carburant (diesel et essence) avait des objectifs individuels d’incorporation assortis d’amendes élevées pour les opérateurs s’ils ne respectaient pas leurs obligations. Nous étions ainsi sûrs d’avoir un marché. »  Cela signifiait également qu’INEOS pouvait broyer du colza cultivé localement au lieu de l’acheter sous forme d’huile de colza en Allemagne où le colza avait été précédemment envoyé pour être broyé. L’investissement avait du sens sur le plan financier et le partenariat a merveilleusement bien fonctionné. INEOS a acheté le colza à un prix compétitif et l’a broyé pour obtenir des milliers de tonnes de carburant renouvelable pour un marché en demande.  En prime, le tourteau de colza, un produit dérivé, a pu être utilisé comme nourriture protéinée sans OGM pour les cochons.  Au maximum de sa capacité, le site de Baleycourt produisait 140 000 tonnes de biocarburant et 180 000 tonnes de tourteau de colza.  Ensuite, le vent a commencé à tourner.  En 2010, l’UE a introduit la législation des « doubles comptabilisations » qui a encouragé les producteurs à incorporer des charges de déchets, telles que les huiles de cuisson et le suif. En 2011, en l’absence de plafonnement pour ce produit, la plateforme de négociation internationale des huiles, ARA, a commencé à saturer le marché français avec ce type de carburant, ce qui a eu un impact important sur la demande en produit dérivé de l’huile pure de colza. Les volumes de production de Baleycourt ont chuté. Au final, les importations vers la France ont été limitées.  Les producteurs nationaux ont repris des parts de marché, mais la dynamique du marché avait été fortement perturbée et les mesures incitatives du gouvernement français étaient également vouées à disparaître. L’année suivante, la Commission Européenne a changé de cap concernant les biocarburants en proposant de limiter la quantité de biocarburants d’origine agricole à 5 %. Ensuite, l’année dernière, une nouvelle législation européenne a été imposée. En bref, l’UE ne se passionne plus pour les biocarburants d’origine agricole.  « Le débat continue de faire rage au sein des institutions européennes, y compris sur ce qui doit être considéré comme « agricole » ; il est donc difficile de savoir comment la situation évoluera au cours des prochaines années », explique Ashley. « Il est toutefois très improbable que les niveaux moyens actuels d’incorporation de biocarburants agricoles augmentent beaucoup dans l’UE, pour peu qu’il y ait une augmentation. » INEOS a décidé qu’il était temps de reprendre le contrôle. Pour devenir maître de son propre destin.  À la fin de l’année dernière, elle a négocié à la baisse la dette non rentable de la filiale avec les banques, elle a racheté les parts de ses partenaires dans la filiale, convenu d’un meilleur accord sur cinq ans avec les agriculteurs pour leur colza et restructuré l’entreprise de Baleycourt. « Depuis quelques temps, nous avions pensé utiliser l’excédent de capacité pour produire de l’huile de colza au lieu des biocarburants, mais nous avions besoin de l’accord de toutes les parties », raconte Steve. « La filiale ne pouvait pas rembourser ses dettes à ses créanciers et se dirigeait vers la faillite depuis la fin de l’année 2010. Nous aurions pu échouer, mais aujourd’hui, INEOS a de l’avenir dans le monde des graines oléagineuses et du biocarburant ; et elle a conservé son approvisionnement stratégique en graines locales auprès des coopératives françaises. Ce nouveau projet est un ballon d’essai. Nous sommes conscients qu’il existe déjà un très grand marché pour l’huile, mais nous sommes confiants. »  Les graines de cette nouvelle aventure ont été plantées dans les champs qui entourent le site de 25 hectares situé près de Verdun.  Mais le site de Baleycourt, qui emploie 150 personnes et enregistre un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros par an, ne produit pas que des biocarburants.  Ce petit site français produit également des plastifiants de haute qualité à partir d’alcool et d’acides depuis plus de 40 ans. De plus, les activités de l’entreprise sont en plein essor grâce au développement des esters CEREPLAS™ sans phtalates d’INEOS qui sont désormais utilisés pour fabriquer des films étirables en PVC et des sacs alimentaires, des tableaux de bord de voiture, du plancher en vinyle, des tubes et des poches pour l’industrie médicale.  Au cours des cinq dernières années, trois nouvelles catégories, à savoir les téréphtalates, les trimellitates et les sébaçates, ont été introduites sur le marché, ce qui a donné lieu à une augmentation des ventes de plus de 20 %. « Cette croissance a été générée en répondant à la demande du marché et grâce à notre approche proactive face aux tendances adoptées par les clients », affirme Steve.  Les phtalates permettent d’assouplir le plastique et de le rendre plus flexible et plus résistant, mais leur utilisation fait l’objet de plus en plus de contrôles en raison d’éventuels risques pour la santé. « Confrontée à ces inquiétudes, INEOS a décidé de mettre au point un nouvel ester sans phtalates qui a les mêmes propriétés », raconte Steve.  « Certains de nos concurrents continuent de fabriquer des produits avec et sans phtalates, mais nous avons pris la décision importante de faire de notre site un site 100 % sans phtalates. Bien que nos opportunités commerciales s’en soient vues limitées, nous avons ainsi pu promettre à nos clients que nous ne leur fournirions pas par accident des produits contenant des phtalates. » Le site de Baleycourt, où plus de 700 000 tonnes de produits divers transitent chaque année, produit également des esters pour le marché des lubrifiants.  « À l’avenir, notre activité de production d’esters continuera de se développer de manière significative via l’apport de solutions intelligentes et sur mesure », affirme Ashley.  Nous y parviendrons en surveillant de près l’évolution de ce marché en perpétuel changement et en concevant des produits innovants pour répondre aux besoins des clients d’INEOS.  « INEOS Enterprises est à présent reconnue comme l’un des principaux fournisseurs d’esters en Europe, ce qui est une grande réussite lorsque l’on sait que les clients du secteur des esters sont historiquement réticents au changement en raison des longues procédures d’autorisation qui leur sont imposées par leurs clients en aval », explique Ashley. 

    20 minutes de lecture Numéro 6
  • La sécurité avant tout

    La sécurité est primordiale chez INEOS. Il s’agit d’une obligation pour une entreprise qui évolue dans un environnement dangereux. Le monde évolue, mais l’approche d’INEOS en matière de sécurité des personnes et des procédés reste inchangée. Les seuls changements qui seront apportés ne serviront qu’à la rendre plus rigoureuse et à lui accorder une place plus importante, explique Stephen Yee. La sécurité ne va pas de soi. Elle nécessite beaucoup de travail et que tous (tant les employés, les employeurs et les sous-traitants) comprennent les enjeux d’une sécurité irréprochable pour une entreprise telle qu’INEOS.  « Notre engagement envers la sécurité est la première de nos priorités, c’est une valeur fondamentale de notre société », affirme Stephen Yee, Responsable Hygiène , Sécuté et Environnement INEOS ChlorVinyls à Runcorn au Royaume-Uni. « Nous savons tous que la perennité à long terme de nos business dépend de nos résultats en matière de sécurité, de santé et d’environnement. »  L’année dernière a été une bonne année pour INEOS, malgré sa décision de passer au régime de l’OSHA (Occupational Health and Safety Administration), un système américain plus strict d’enregistrement des accidents, blessures et maladies sur le lieu de travail, afin que ses performances puissent être jugées par des tiers et comparées avec celles des meilleurs.  « Nous pouvons à présent constater qu’INEOS rivalise avec des entreprises telles que Shell ou Dow Chemical », explique Stephen, qui rédige les rapports de sécurité du Groupe. « Les données montrent également qu’il est encore possible de réduire le nombre de blessures. Selon notre propre analyse, si nous regardons cinq ans en arrière, nous sommes environ 50 % meilleurs qu’en 2008. Et en 2013, 70 blessures de moins ont été signalées. » L’année dernière a été particulièrement favorable pour INEOS O&P Europe du Nord qui a remporté le prix HSE d’INEOS pour la deuxième fois grâce à ses performances dans le domaine de la sécurité et à la mise en place de normes adéquates en matière de gestion de la sécurité des procédés.  Selon Hans Niederberger, Directeur des Opérations, une communication claire a constitué l’une des raisons du succès de l’entreprise l’année dernière. Les chefs opérationnels HSE se sont en effet vu confier la tâche essentielle d’informer tous les employés des attentes en la matière. « De plus, chaque site dispose de sa propre fiche d’évaluation sur les améliorations apportées en matière d’HSE au cours de l’année, et ces fiches sont examinées tous les mois », a-t-il précisé. INEOS O&P Europe du Nord a signalé quatre blessures en 2013.  « Cela représente une fréquence de 0,12 blessure toutes les 200 000 heures travaillées », précise-t-il. « Une bonne fréquence à l’échelle mondiale se situe entre 0,20 et 0,25. »  Selon Stephen, INEOS s’inspirerait des meilleurs sites pour améliorer les sites les moins performants en matière de sécurité.  « Nous pouvons – et nous voulons comprendre l’approche sécurité adoptée par les meilleurs sites pour améliorer les performances de toutes nos business », affirme-t-il.  Chez INEOS à Cologne, une campagne d’affichage percutante, « Les ombres simulent les accidents », a été lancée pour encourager tout le personnel à réfléchir aux conséquences potentielles de leurs actes au travail.  Selon Juergen Schmitz, à la tête du département sécurité et santé au travail, qui s’attache également à véhiculer des messages essentiels sur la sécurité à près de 2 000 employés et 1 000 sous-traitants sur le site, la campagne a été bien accueillie, mais il a été difficile d’établir un lien entre cette campagne et l’amélioration des résultats du site en matière de sécurité. « De nombreux facteurs liés à la sécurité au travail auront contribué à cette amélioration », précise-t-il.  En plus de la campagne, tous les stagiaires et le personnel de la direction, des chefs d’équipes au directeur général, ont dû participer à un programme obligatoire de formation à la sécurité en 2013.  Quand il repense aux succès de cette année, Stephen affirme que des « étapes importantes » ont été franchies. Personne n’a été blessé dans l’usine INEOS ChlorVinyls suédoise depuis le 30 décembre 2010.  « Le site doit être très fier d’avoir atteint 1 000 jours sans la moindre blessure à signaler », explique-t-il.  Helen Axelsson, chargée de la sécurité, de la santé, de l’environnement et de l’assurance de la qualité, a attribué les résultats impressionnants de l’usine à une dizaine d’années de focalisation sur le comportement des employés. « Nous sommes ouverts sur la question de la sécurité et chacun peut signaler à un travailleur que selon lui, il travaille de manière dangereuse », précise-t-elle. « Depuis trois ou quatre ans, nous utilisons l’expression : « On a toujours le temps de travailler en toute sécurité et je pense vraiment que tous, tant les employés que les sous-traitants, ont le sentiment que c’est vrai. »  L’année dernière, chaque entreprise d’INEOS a également appliqué (malgré le calendrier ambitieux qu’elles se sont elles-mêmes imposé) les 20 principes clés de la sécurité définis par l’équipe de gestion de la sécurité des procédés d’INEOS et fondés sur des incidents réels ou « évités de justesse ».  « Nous les avons non seulement appliqués, mais chaque entreprise a été auditée indépendamment », précise Stephen.  « Les principaux auditeurs étaient les responsables de sites et les directeurs de la production d’autres sites, ce qui encourage les différentes usines à partager leurs meilleures pratiques. »  Selon lui, les gens ne devraient toutefois pas s’inquiéter outre mesure des statistiques.  « Notre démarche est simple », explique-t-il. « C’est une étape à la fois et nous nous concentrons sur ce que nous pouvons tous faire pour éviter à ceux qui travaillent sur nos sites de se blesser. Les bons résultats suivront. »  Mais comme pour tout, il est toujours possible de s’améliorer.  « Je trouve frustrant que des incidents continuent de se produire alors qu’ils pourraient être évités si les gens prenaient le temps de réfléchir avant d’agir », explique-t-il.  En tant que groupe, INEOS souhaite également que chacune de ses entreprises améliore ses résultats de 10 % en matière de sécurité.  « Il s’agit d’objectifs HSE ambitieux », reconnaît Stephen. « Mais ils sont réalisables. »

    10 minutes de lecture Numéro 6
  • INEOS affine ses objectifs

    Alors que l’Europe est désormais l’un des endroits les plus chers au monde pour la production de produits chimiques, les entreprises énergivores telles qu’INEOS doivent faire preuve de créativité pour rester dans la course. Sur le site français de Lavéra, des changements se préparent. Marseille est la deuxième ville de France, et aussi la plus ancienne. Elle bénéficie de kilomètres de plages de sable et regorge de bâtiments pittoresques.  Vous n’imagineriez jamais qu’elle puisse avoir quoi que ce soit en commun avec une raffinerie de pétrole brut avoisinante, qui produit des milliers de tonnes d’essence, de carburéacteur, de diesel et de mazout chaque jour. C’est pourtant le cas. Le site pétrochimique de Lavéra d’INEOS et la raffinerie de pétrole brut de Petroineos, situés à 50 kilomètres seulement de Marseille, consomment autant d’énergie que la ville elle-même.  Et c’est là que le bât blesse. « Nous devons constamment optimiser notre efficacité énergétique », explique Jean-Noël Large, qui est aujourd’hui chargé d’améliorer l’efficacité énergétique de cette raffinerie âgée de 81 ans. « Il s’agit de l’une des priorités d’INEOS, et pas juste en France. Les coûts élevés de l’énergie sont un problème partout en Europe. Nos coûts énergétiques sont désormais extrêmement élevés en comparaison avec l’Amérique et l’Asie. Par rapport aux autres entreprises pétrochimiques et raffineries de taille similaire sur les autres continents, nous sommes en mauvaise posture, et ceux qui travaillent sur le site comprennent très bien la situation en général. »  Dans l’exercice de ses fonctions, Jean-Noël travaille en étroite collaboration avec des techniciens du site, des ingénieurs chargés de la fabrication, des procédés et de la maintenance sur le site, ainsi que des experts d’INEOS Technologies et des partenaires externes.  « L’équipe de modélisation d’INEOS Technologies est en mesure de réaliser des simulations pour tester des moyens d’améliorer l’efficacité du site », explique-t-il. L’ensemble du site de 650 hectares de Lavéra est l’un des plus grands sites pétrochimiques d’Europe. Il appartenait à BP lorsque Jean-Noël a rejoint l’entreprise en 1989. INEOS l’a acheté lors de l’acquisition de la filiale Innovene de BP pour 9 milliards de dollars il y a neuf ans, en décembre 2005. « Lorsque BP possédait le site, les coûts de l’énergie étaient compétitifs en Europe », raconte-t-il. « Mais les prix de l’énergie en Europe ont continué de grimper, tandis que l’essor du gaz de schiste a fortement fait chuter les prix de l’énergie pour nos concurrents aux États-Unis, ce qui a creusé un fossé entre ces deux marchés. L’énergie est désormais une priorité pour nous, au même titre que la fiabilité du site. »  Selon Tom Crotty, Directeur du Groupe INEOS, en raison de la flambée des prix de l’énergie en Europe, la production d’une tonne d’éthylène coûte aujourd’hui deux fois plus cher à l’entreprise Olefins & Polymers d’INEOS en France qu’aux États-Unis. « Si nous voulons rester compétitifs dans les années à venir, il est extrêmement important de réduire nos factures énergétiques », prévient Jean-Noël. Il travaille actuellement sur de nombreux projets. Certains petits projets, dont un outil servant à analyser la consommation de vapeur dans la raffinerie, ont déjà été mis en œuvre, d’autres sont en cours (jusqu’à présent, les investissements réalisés et un suivi minutieux ont permis de réduire de 20 % le nombre de fuites de vapeur) et d’autres encore sont en phase de planification.  Cette année, il supervisera également un changement majeur apporté à l’un des fours de la raffinerie. L’unité de distillation du pétrole brut fonctionne actuellement à l’aide d’un mélange de liquide et de gaz, mais à partir du mois de mai, elle ne fonctionnera qu’avec du gaz.  « Pour l’instant, la combustion de carburant liquide génère des dépôts dans le four, ce qui limite l’efficacité globale », explique Jean-Noël. En améliorant l’efficacité de l’unité, nous consommerons moins de carburant, nous économiserons de l’argent et les émissions atmosphériques seront réduites.  Petroineos Manufacturing France investit également dans un projet de 70 millions d’euros visant à installer deux nouvelles chaudières à vapeur ultramodernes d’ici le milieu de l’année 2015. Une fois installées, elles permettront également d’améliorer l’efficacité de la raffinerie et de réduire davantage les émissions.  En 2002, le site rejetait 13 000 tonnes de dioxyde de soufre par an dans l’atmosphère. En 2013, INEOS était parvenue à réduire ce chiffre de 70 % grâce à une série d’améliorations et d’investissements. « Grâce aux changements que nous comptons opérer, nous serons en mesure de réduire encore ces émissions de plus de 90 % d’ici 2016 », affirme Jean-Noël.  Selon lui, tous ces projets auront un immense impact sur l’efficacité de la raffinerie et permettront au site de retrouver sa compétitivité. « Nous souhaitons économiser jusqu’à 25 millions d’euros par an », précise-t-il.  Jean-Noël est enthousiaste quant à l’avenir de Lavéra et à la différence qu’il peut faire. « On m’a donné la liberté d’explorer toutes les solutions jugées potentiellement intéressantes, en mesure d’accroître nos performances et de réduire les coûts de l’entreprise », explique-t-il. « Mon champ d’investigation couvre toutes les unités de la raffinerie et toutes les sources potentielles d’amélioration de l’efficacité énergétique. Heureusement, mon expérience et mes connaissances du site et des employés m’aideront à mettre en œuvre ce plan d’action. » 

    8 minutes de lecture Numéro 6
  • Les experts explorent les options

    L’initiative audacieuse prise par INEOS en 2009 commencera à porter ses fruits l’année prochaine lorsque les premières cargaisons d’éthane bon marché en provenance des États-Unis arriveront à Rafnes en Norvège pour contribuer à la réduction des coûts d’exploitation des craqueurs de gaz d’INEOS en Europe. Mais pourquoi s’arrêter là ? C’est la question que se pose actuellement INEOS. INEOS a horreur du gaspillage. Et il en va de même pour les opportunités manquées qui permettent de mieux faire fonctionner ses entreprises.  Après avoir conclu des accords de 15 ans qui ont changé la donne avec deux entreprises américaines en vue d’importer en Europe de l’éthane bon marché dérivé du schiste américain pour réduire les coûts d’exploitation de ses usines européennes, INEOS se tourne à présent vers le Royaume-Uni. Une nouvelle équipe, dirigée par Gary Haywood, pèse à présent le pour et le contre de la poursuite de l’exploration des gisements de gaz de schiste et du lancement de la production au Royaume-Uni. Le Royaume-Uni est pour l’instant l’un des seuls pays de l’UE à reconnaître l’importance de la fracturation hydraulique (ou hydrofracturation), le procédé qui permet d’extraire du gaz et des liquides du schiste.  Selon Gary, le soutien du gouvernement britannique en faveur de l’exploration des gisements de gaz de schiste a joué un rôle important dans la décision d’INEOS d’investir dans sa propre équipe de projet, formée en février.  « Sans le soutien du gouvernement, le développement de la production de gaz de schiste serait presque impossible », explique-t-il.  Le gouvernement britannique a créé un bureau chargé du gaz et du pétrole non conventionnels, afin de promouvoir une récupération sûre, responsable et respectueuse de l’environnement des ressources de gaz et d’huile de schiste britanniques. Il a par ailleurs promis des incitations fiscales pour encourager les investissements.  « Le gouvernement reconnaît que le gaz de schiste pourrait au Royaume-Uni être synonyme d’une plus grande sécurité énergétique, de croissance et d’emploi, tout en contribuant à la réussite de l’industrie chimique et du secteur manufacturier britannique gourmand en énergie », affirme Gary.  Au Royaume-Uni, quelques 176 licences d’exploration et d’exploitation pétrolières (PEDL) ont déjà été octroyées pour le pétrole et le gaz sur terre. Des licences supplémentaires devraient être délivrées cette année.  La révolution du gaz de schiste aux États-Unis a transformé l’industrie pétrochimique américaine. Les prix du gaz y sont désormais deux à trois fois moins élevés qu’en Europe (et quatre fois moins élevés qu’en Asie) et les matières premières utilisées dans les craqueurs ont elles aussi vu leur prix baisser. Dennis Seith, PDG d’Olefins & Polymers (États-Unis), affirme que l’impact de la réduction des coûts de l’énergie sur l’industrie américaine a été phénoménal.  Les entreprises chimiques américaines devraient dépenser plus de 70 milliards de dollars dans de nouvelles installations de production d’ici 2020, encouragées par ces baisses des coûts. Les facteurs qui influencent le prix du gaz au Royaume-Uni sont complexes et quelque peu différents des facteurs américains. Il est peu probable que l’impact d’une production significative de gaz de schiste sur les prix du gaz reflète parfaitement celui des États-Unis, mais il est certain que l’exploitation de cette ressource nationale stimulera la compétitivité du marché gazier britannique, renforcera sa sécurité énergétique, sa balance des paiements et son marché de l’emploi.  En janvier, le premier ministre britannique, David Cameron, encouragé par l’évolution de la situation aux États-Unis, a exhorté l’Union européenne à ne pas imposer un fardeau réglementaire prématuré sur l’exploration des gisements de gaz de schiste, car selon lui, les investisseurs se tourneraient alors vers d’autres contrées « Le pétrole et le gaz continueront d’être produits en abondance, mais l’Europe sera à sec », a-t-il expliqué aux participants du Forum économique mondial.  Il a au contraire encouragé l’UE à saisir cette opportunité. « Je comprends les inquiétudes de certains », a-t-il expliqué. « Nous avons besoin de réglementations adaptées et les gouvernements doivent rassurer  leur population quant au fait que rien ne sera entrepris en cas de dangers pour l’environnement. Mais exploité correctement, le gaz de schiste peut en réalité générer moins d’émissions que le gaz importé. »  L’équipe de Gary a déjà commencé à travailler. Selon les estimations, le Royaume-Uni recélerait de vastes réserves de gaz de schiste inexploitées. Reste à savoir si l’extraction de ce gaz sera intéressante sur le plan économique. Une partie du mandat de l’équipe d’INEOS consiste à étudier la géologie du sol britannique pour identifier les zones les plus adaptées à une production économe. Bien entendu, une production économe de gaz de schiste requerra aussi de bonnes conditions en surface, y compris la disponibilité des terrains et des infrastructures adaptées. L’équipe travaille également avec d’autres entreprises chimiques, de gros consommateurs d’énergie et des entreprises de production de gaz de schiste, afin de trouver le meilleur moyen d’expliquer à un public désormais sceptique que le gaz de schiste peut être extrait en toute sécurité et dans le respect de l’environnement. « Le climat est tendu pour l’instant », affirme Gary. « Les gens sont inquiets, mais nous devons leur transmettre notre message, afin de contrebalancer ces inquiétudes qui peuvent parfois être émotionnelles et pas nécessairement fondées sur des preuves scientifiques solides ou une connaissance réelle des faits. »  INEOS a déjà adopté une stratégie visant à convaincre la population de la nécessité d’explorer les gisements de gaz de schiste. Cette stratégie consiste à participer aux discussions menées à ce sujet au parlement, dans les médias et via INCH, et à présenter les avantages du gaz de schiste à ses propres employés dans l’espoir qu’ils fassent aussi la promotion de cette approche. « Nous devons continuer à véhiculer le message selon lequel les industries chimiques et énergivores au Royaume-Uni se doivent d’être compétitives pour affronter un avenir bien sombre », martèle Gary.  « À l’heure actuelle, l’Europe est confrontée à une concurrence grandissante de la part des États-Unis et du Moyen-Orient, où l’énergie et les matières premières sont très bon marché. Nous devons expliquer que l’exploitation de nos ressources de gaz de schiste constitue une solution. »  INEOS peut utiliser le gaz de schiste comme matière première ou source d’énergie pour ses craqueurs d’éthylène, mais elle possède également des terrains, des gazoducs et des installations de stockage dans certaines des principales zones explorées au Royaume-Uni.  « Tout ceci, en plus de l’excellence industrielle d’INEOS, de son attachement à la sécurité et de ses bonnes relations avec les communautés au sein desquelles elle travaille, signifie qu’INEOS pourrait apporter une contribution unique à cette industrie émergente », ajoute Gary. « Il se peut donc qu’INEOS décide finalement de forer elle-même pour extraire du gaz de schiste. »  INEOS a accueilli d’éminents experts externes au sein de son équipe afin qu’ils contribuent à l’évaluation de cette grande opportunité. Tom Pickering avec dix ans d’expérience dans l’exploration et la production terrestres de gaz en Europe est également l’homme qui a demandé, et obtenu, le plus grand nombre de licences d’exploitation terrestre britanniques. Gareth Beamis a 30 ans d’expérience en tant que spécialiste des sciences de la terre au sein de grandes sociétés telles qu’ExxonMobil et BG Group, dont cinq ans d’expérience dans l’exploration mondiale des gisements de gaz de schiste.   « Nous cherchons ce qui pourra nous être bénéfique », explique Gary. « Nous sommes à n’en pas douter de fervents partisans de la production de gaz de schiste. Que nous nous contentions de soutenir l’exploration et la production de gaz de schiste ou de participer activement, ou quelque chose entre les deux, dépendra de notre évaluation des avantages et des risques, puis, au final, de comment INEOS Capital évaluera ces avantages et ces risques et engagera les ressources de l’entreprise. »  Selon Gary, si le Royaume-Uni parvient à puiser dans ses vastes réserves de gaz de schiste, cela pourra avoir un effet d’entraînement sur le reste de l’Europe.  « Nous ne pouvons pas en être certains, mais nous pensons bel et bien qu’une progression en ce sens dans un pays européen donnera le ton au reste de l’Europe », précise-t-il. « La population veut des options énergétiques sûres, compétitives et respectueuses de l’environnement, et nous pensons que si elle disposait de toutes les données sur la production de gaz de schiste, elle serait partisane de cette solution. »

    10 minutes de lecture Numéro 6
  • Le conflit de Grangemouth

    Le complexe de Grangemouth, qui comprend la filiale  raffinage Petroineos, constitue l’un des trois plus grands sites d’INEOS. Il a été bâti il y a plus de 50 ans pour traiter le pétrole et le gaz provenant de la mer du Nord. video Le site n’enregistrait plus de bons résultats depuis la crise de 2008 et sa survie dépendait chaque année des financements d’autres businesses du Groupe INEOS. Au total, 600 millions de livres sterling (715 millions d’euros) ont été injectées par le Groupe au cours de cette période. Deux businesses sont présents sur le complexe et chacun d’eux présente des problèmes différents. Le raffinage souffre d’un environnement médiocre pour les affaires en Europe depuis l’émergence de la crise et de marges faibles. Il a eu par ailleurs une mauvaise fiabilité et des coûts élevés. Au cœur du second business Chemicals du site, se trouve le craqueur KG qui convertit les gaz de la mer du Nord en oléfines. Ces dernières années, le volume de ces gaz a rapidement diminué ; en conséquence, nous ne pouvons fonctionner qu’à 50 % de nos capacités. Les coûts sont en outre bien trop élevés. Grangemouth (produits chimiques et raffinage) n’a pas pu faire face aux coûts fixes élevés qui paralysaient l’entreprise, car le syndicat opérant sur le site, Unite, refusait de discuter sur la gravité de la situation. Les retraites constituent un exemple flagrant de la position non compétitive de l’entreprise. Sur le site de Grangemouth, une retraite type représente 65 % d’un salaire. C’est beaucoup trop cher. Les salaires sont deux fois plus élevés que la moyenne nationale du Royaume-Uni. Toute tentative d’aborder cette situation non viable avec le syndicat s’est avérée vaine et a donné lieu à des menaces de grève. Unite a menacé d’organiser une grève à trois reprises en 2013 : en février, en juillet et en septembre. La grève de 2008 a coûté 120 millions de livres Sterling à l’entreprise et a privé Grangemouth d’investissements en infrastructures plus que nécessaires.  Après « un été de malaise » vis-à-vis du représentant syndical Stevie Deans, qui malheureusement avait utilisé les moyens et les informations d’INEOS de façon inappropriée et avec des pertes en augmentation, nous avons décidé que le site de Grangemouth devait accepter le changement ou fermer. Le seul scénario laissant entrevoir un avenir radieux pour l’activité liée aux produits chimiques sur le site était de remplacer la chute de volume du gaz de la mer du Nord par du gaz de schiste américain, qui est à la fois bon marché et abondant. Le transport de grandes quantités de gaz requiert toutefois des investissements et des infrastructures adaptées. Des navires spéciaux et de grands terminaux d’importation et d’exportation capables de gérer des gaz liquéfiés à moins 100°C sont nécessaires. L’investissement total requis pour permettre à Grangemouth d’acheminer et de traiter du gaz de schiste américain est de l’ordre de 300 millions de livres, dont 150 millions serviront à construire les structures d’importation sur le site même de Grangemouth. Avant l’été, INEOS Capital a décidé avec la direction du site qu’elle était prête à financer ce projet de « transformation » du site de Grangemouth, à condition que l’entreprise prenne des mesures pour réduire son assiette de coûts, y compris son système de retraite inabordable, et la rémunération globale de 100 000 livres (120 000 euros ou 160 000 dollars) par an pour les opérateurs. La direction a élaboré un « plan de survie » qui prévoyait de mettre fin au système de retraite actuel, mais de le remplacer par un système de pension « best in class », un gel des salaires sur trois ans, une modification des modalités de licenciement et du travail flexible. En échange, INEOS a accepté d’investir 300 millions de livres pour importer du gaz américain. Unite s’est toutefois opposé à toute discussion sur le « plan de survie » ce qui impliquait que d es pertes supplémentaires seraient inévitables et que, de plus, les autres businesses du Groupe INEOS devraient continuer à soutenir Grangemouth. Nous avons demandé aux employés de voter sur le plan de survie, mais malheureusement, le résultat s’est révélé partagé. À l’issue d’innombrables discussions en interne suite à ce résultat décevant, nous n’avions d’autre choix que d’annoncer la fermeture du complexe pétrochimique pour éviter des pertes supplémentaires. Au dernier moment, le syndicat a annoncé qu’il revenait sur sa position et qu’il acceptait les changements nécessaires pour garantir le financement de 300 millions de livres.  Avec le recul, ce résultat était clairement positif pour le site. Grangemouth a un avenir, et le site pourra sans doute profiter encore de longues années de prospérité. Il est toutefois très regrettable que le chemin pour y parvenir ait été aussi tortueux. Les employés et leurs familles ont été plongés dans le désarroi et une énorme somme d’argent a été dépensée, à savoir plus de 40 000 000. C’est un véritable gâchis. La direction et les employés du site de Grangemouth doivent trouver un moyen pour maintenir le dialogue, comme sur la plupart de nos autres sites, que les syndicats y soient présents ou non. Nous avons subi deux grèves ces dernières années (ce qui nous a coûté 200 millions d’euros), nous avons eu de nombreuses discussions agressives avec les syndicats au fil des années, nous avons reçu de multiples menaces de grève et subi des pertes importantes. Le monde évolue en permanence et les entreprises sont tantôt prospères, tantôt en mauvaise posture. Des changements sont parfois nécessaires et nous devrions disposer d’un forum efficace pour en discuter. Je demande aux employés de Grangemouth de réfléchir comment ils souhaiteraient être représentés dans le futur d’une manière éfficace et constructive, en gardant à l’esprit que les employés et l’employeur seront gagnants si le futur de Grangemouth est florissant.  JIM RATCLIFFE

    7 minutes de lecture Numéro 5
  • Grangemouth

    Le conflit qui a secoué la raffinerie de pétrole de Grangemouth a pris un nouveau tournant cet automne. Après avoir appris que l’usine pétrochimique de Falkirk en Écosse resterait ouverte grâce à un accord conclu avec Unite, des accusations de campagne de harcèlement et d’intimidation ont émergé, rappelant le militantisme syndical des années 1970 et 1980. Un directeur d’INEOS, l’entreprise qui gère le site de Grangemouth, a affirmé que le syndicat Unite avait envoyé une foule de manifestants à son domicile, ce qui lui a fait craindre pour la sécurité de sa femme et de ses deux enfants. Dans le même temps, la fille d’un autre directeur a déclaré avoir reçu une affiche critiquant son père et portant l’inscription « Wanted » à son domicile dans le Hampshire, à des centaines de kilomètres de l’usine de Grangemouth. David Cameron a qualifié ces accusations de « plutôt choquantes » et a exhorté le parti travailliste à enquêter sur les allégations portées contre le syndicat, qui s’avère son plus grand donateur. Len McCluskey, le secrétaire général d’Unite, a défendu ces pratiques en les qualifiant de « légales et légitimes ». Il a ajouté: « Si le directeur d’une entreprise s’engage dans ce que nous considérons comme une attaque injuste envers les travailleurs, leurs familles et leurs communautés, nous estimons qu’il n’est pas correct qu’il puisse disparaître dans sa banlieue verdoyante et s’en sortir ainsi. »  Dans cet article, Jim Ratcliffe, le président d’INEOS, parle de la manière dont il a affronté le syndicat et de ce que l’industrie britannique peut apprendre d’une Allemagne florissante.   Le président d’INEOS, Jim Ratcliffe, revient sur le conflit de Grangemouth et le militantisme syndical  Fin 2005, INEOS a acheté Innovene, la filiale pétrochimique de BP, pour la somme de 9 milliards de dollars. En une nuit, INEOS a ainsi quadruplé de taille et rassemblé en son sein certains des plus grands sites industriels au monde. L’un de ces sites est situé à Cologne en Allemagne. Trois mois plus tard, je me suis rendu sur le site de Cologne, similaire en taille à celui de Grangemouth, mais bien plus rentable. J’ai rencontré le représentant syndical. Il s’appelle Siggi, il mesure 1,93 m et il a la réputation de représenter les employés avec fermeté, mais justesse.  Au bout de 15 minutes de discussion nous ayant permis de faire connaissance, Siggi m’a dit: « Jim, je n’apprécie pas votre système de primes. » Abasourdi, j’ai répondu: « Mais pourquoi, Siggi ? Il s’agit pourtant d’un système de primes très généreux. » Il m’a expliqué: « Je préfèrerais que vous dépensiez cet argent dans l’usine, dans des investissements industriels, dans l’entretien et la peinture, afin que nous puissions être sûrs que les enfants et petits-enfants des employés auront un emploi. » Aucune grève n’a jamais été organisée sur ce site. Le syndicat, au nom des employés et d’INEOS, partage un objectif commun: un avenir prospère à long terme. Les employés profitent d’emplois de qualité et INEOS peut enregistrer des bénéfices et réinvestir sur le site. C’est triste à dire, mais un complexe pétrochimique en Allemagne est toujours en meilleur état et plus efficace qu’une installation équivalente au Royaume-Uni. Il est tout aussi regrettable de constater que l’industrie chimique allemande se porte mieux que son homologue britannique qui a souffert de nombreuses fermetures dans le nord-est et le nord-ouest du pays.  Le dialogue constructif que nous avons pu observer à Cologne serait bénéfique à l’usine pétrochimique de Grangemouth à Falkirk. Les syndicats peuvent jouer un rôle précieux dans les grandes organisations où il est difficile de s’adresser à des milliers de personnes. Ils peuvent négocier les rémunérations annuelles avec la direction, représenter les employés en cas de griefs, expliquer les changements complexes des lois sur le travail ou les retraites, et prodiguer des conseils à cet égard. Selon moi, ils doivent comprendre cependant qu’une entreprise doit être rentable pour survivre, que le monde est en constante évolution, que les entreprises doivent donc s’adapter pour rester compétitives et, enfin, que leur rôle est de sauvegarder l’emploi à long terme de leurs membres. Cette année, sur le site de Grangemouth, Unite a menacé la direction de faire grève à trois reprises : en février, en juillet et en octobre. En février, le syndicat a exigé une augmentation des salaires de 3,9 pour-cent, une hausse que l’entreprise ne pouvait tout simplement pas se permettre. Nous n’avons pas eu d’autre choix que d’accepter, dans la mesure où le site ne pouvait pas assumer une grève bien trop dévastatrice. Fin juillet, Len McCluskey, le secrétaire général d’Unite, a téléphoné personnellement à l’entreprise et a exigé la réintégration de Stevie Deans (qui venait d’être suspendu après que des milliers de courriels du parti travailliste ont été découverts dans notre système) en menaçant de « mettre Grangemouth à l’arrêt ». Encore une fois, une grève aurait été trop dommageable à ce moment-là. C’est en octobre que la goutte a fait déborder le vase. Unite a déclaré une grève en raison de l’enquête menée sur Stevie Deans, mais, pire encore, le syndicat a refusé d’engager la moindre discussion à propos de l’avenir du site. Sans changement, Grangemouth aurait sombré. L’entreprise n’a pas été en mesure de s’adapter à un monde qui avait évolué, et de devenir plus efficace et plus compétitive, car le syndicat exerçait une emprise sur l’usine. Chaque opérateur du site de Falkirk coûte à présent près de 100 000 livres par an, si l’on prend en compte le salaire de 55 000 livres, plus une cotisation de retraite de 35 000 livres, plus les primes et la sécurité sociale. Ce niveau de dépenses n’est tout simplement pas viable dans notre secteur.  Les syndicats britanniques ont tort de penser que nous sommes l’ennemi. Ce n’est pas le cas. Il n’est ni nécessaire, ni approprié, de semer la discorde, de ne pas représenter correctement les employés ou de constamment menacer d’entreprendre une action syndicale. Il n’est pas correct que les lettres destinées aux « frères et sœurs » (la formule utilisée par le syndicat pour s’adresser à ses membres sur le site) qualifient de briseurs de grève les sceptiques ou toute personne osant s’opposer au syndicat. Cette attitude relève d’ailleurs du harcèlement. Il s’agit d’un comportement incorrect et intimidant, dont l’objectif est de museler les avis divergents. Cette attitude va totalement à l’encontre des valeurs de la société actuelle où la liberté d’expression occupe une place de premier plan. Lors du conflit, une employée du service de comptabilité qui s’inquiétait des revendications du syndicat a exprimé la crainte de perdre son emploi et a confirmé que l’entreprise connaissait des difficultés financières (elle préparait les chiffres tous les mois) dans un courriel qu’elle a diffusé au sein de l’usine. Elle a reçu des appels téléphoniques anonymes grossiers avant que le téléphone ne soit raccroché brutalement. Ce petit incident a fait l’objet de nombreuses discussions chez INEOS. Beaucoup d’entre nous ont été bouleversés de savoir qu’une femme de notre entreprise, mère de trois enfants, n’avait pas pu exprimer ses opinions et ses inquiétudes en toute liberté. Cet événement a finalement joué un rôle dans notre décision de ne pas accepter une solution n’apportant aucun changement dans bien des domaines, mais surtout en matière d’attitudes et de pratiques de travail. Sur le site de Grangemouth, les problèmes avec les syndicats remontent aux années 1970. Il y a tout juste trois semaines, une demi-douzaine d’amis et moi-même roulions en vélo tout terrain avec un guide sur les chemins rocailleux des Alpes italiennes. L’un des participants, Tony Loftus, l’ancien directeur des opérations du prédécesseur d’INEOS, Inspec, a révélé lors d’une discussion quels étaient les problèmes du site de Grangemouth au début des années 1970, époque à laquelle il a obtenu son premier emploi de stagiaire en sortant diplômé de chimie de l’université de Manchester. Il a expliqué assez spontanément: « Lorsque j’étais à Grangemouth, il n’y avait pas de problème, nous n’avions pas de grève et la direction faisait ce qu’on lui disait. » La situation n’a guère évolué depuis et aujourd’hui, le site peine à rivaliser avec ses homologues allemands.  Alors que les syndicats n’ont joué aucun rôle dans la vie de ma famille pendant mon enfance, j’ai passé les premières années de ma vie dans une communauté ouvrière. J’ai vécu mes dix premières années à Failsworth, une banlieue au nord de Manchester, près d’Oldham. Je me rappelle que je pouvais compter plus de 100 cheminées de moulin de la fenêtre de ma chambre. C’est sans doute ainsi que j’ai appris à compter. Nous vivions dans un petit cul-de-sac appelé Boston Close, au sein d’un logement municipal très douillet. Il existe toujours aujourd’hui. Je me rappelle que mon père me disait que, lorsqu’il était plus jeune, il avait grimpé à tous les arbres de Miles Platting, une banlieue voisine où il a grandi. Ce n’est que de nombreuses années plus tard, lorsque j’étais adolescent, que je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas d’arbre à Miles Platting. Cela n’a rien à voir avec les banlieues verdoyantes des comtés autour de Londres. Ces communautés du Lancashire se sont développées à la fin des années 1700. Les travailleurs ont quitté leurs campagnes à la recherche d’un nouveau travail et des nouvelles opportunités qui émergeaient au cœur du Lancashire lors de la Révolution industrielle. La Grande-Bretagne a inventé le concept de l’industrie manufacturière. Dans mon arbre généalogique, je constate très clairement que nombre de mes ancêtres ont quitté les champs du Derbyshire pour rejoindre Manchester. Ils signaient tous d’une croix. J’ai, à n’en pas douter, des affinités avec l’industrie manufacturière, comme une grande partie de la population de cette région. Je suis un fervent partisan de la fabrication pour une grande économie comme la Grande-Bretagne. Je n’ai rien contre les services. Rien du tout. Mais j’estime qu’une économie solide et équilibrée a besoin d’un secteur manufacturier sain. Nous dépensons une part importante de nos revenus en biens, qu’il s’agisse de machines à laver ou de sacs à main (Dieu seul sait pourquoi nous avons besoin d’autant de sacs d’ailleurs), et en toute logique, nous ferions mieux de fabriquer certains de ces biens nous-mêmes au lieu de les importer. La Grande-Bretagne a assisté à l’effondrement de son outil de production ces 20 dernières années. Une économie typique se divise en trois segments: l’agriculture, l’industrie manufacturière et les services. L’agriculture représente généralement une part modeste de l’activité économique à moins de 10 pour-cent; les services sont souvent le secteur le plus développé et l’industrie manufacturière peut représenter aux alentours de 20 pour-cent, comme en Allemagne.  Vingt ans plus tôt, la Grande-Bretagne était derrière l’Allemagne, mais l’écart n’était que de 2 ou 3 pour-cent. Aujourd’hui, le secteur manufacturier britannique ne représente que la moitié de celui de l’Allemagne. On peut évidemment se demander quelle est la cause de cet effondrement, et est-ce bien important? À mon sens, il est clairement important. Une trop grande dépendance vis-à-vis des services fragilise l’économie. L’Allemagne est sortie de la récession de 2008-2009 bien plus rapidement et avec plus de vigueur que la Grande-Bretagne. La division géographique revêt autant d’importance à cet égard. Les Midlands et le Nord sont plus portés sur l’industrie manufacturière et leur population souffre d’un taux de chômage élevé. L’économie londonienne repose clairement sur les services et cela lui réussit. Mais ce n’est pas la seule activité de la capitale. J’observe une certaine tendance gouvernementale qui semble s’épanouir dans un « environnement de services »: Londres penserait donc que l’avenir tourne autour de la City et de son histoire d’amour avec les services financiers. Nous devrions suivre l’exemple de l’Allemagne qui reste fort attachée à son industrie manufacturière florissante et reconnaît son rôle clé au sein d’une économie équilibrée. J’assiste au déclin rapide du secteur manufacturier en Grande-Bretagne à cause du manque de reconnaissance qui lui était accordé par les précédents gouvernements. Le discours de la Grande-Bretagne n’est pas très aguicheur pour les fabricants. INEOS dispose de plusieurs sites en Grande-Bretagne, mais ils ne sont pas aussi rentables que nos usines en Allemagne, en Belgique, et surtout aux États-Unis. En Grande-Bretagne, l’énergie est chère, les compétences de la main-d’œuvre ne sont pas au même niveau que dans les autres pays, les retraites sont onéreuses et les syndicats peuvent s’avérer difficiles à gérer. Traditionnellement, le gouvernement ne s’intéresse pas beaucoup au secteur manufacturier en Grande-Bretagne. À l’inverse, les États-Unis possèdent d’excellentes compétences, la plupart de nos sites ne sont pas syndicalisés, l’énergie coûte beaucoup moins cher qu’en Grande-Bretagne et leur marché est énorme. L’Allemagne est simplement douée pour l’industrie manufacturière, comme nous l’étions auparavant.  Il n’y a aucune raison que l’industrie manufacturière britannique ne revienne pas sur le devant de la scène. L’actuel gouvernement prend conscience de son importance pour conserver une économie saine. Nous ne devrions jamais oublier que ce sont les Britanniques qui ont inventé l’industrie manufacturière. Pour revenir au sujet principal de cet article, les syndicats et les gros titres des journaux se demandant si les « syndicats sont bons ou mauvais », je maintiens que le comportement syndical des années 1970 mène à la ruine. En revanche, Siggi, le représentant syndical allemand dont j’ai parlé, vit au XXIe siècle. Il met l’entreprise au défi, il la teste, il secoue l’arbre et négocie, mais il convainc toujours INEOS d’investir. Un bon syndicat est bénéfique pour les employeurs et pour les employés.

    14 minutes de lecture Numéro 5
  • Des temps difficiles

    La chimie fait vraiment la différence dans le monde où nous vivons. Mais l’industrie chimique européenne, qui contribue à hauteur de 500 milliards d’euros à l’économie de l’UE, pourra-t-elle convaincre ses dirigeants d’écouter afin qu’elle puisse concourir sur la scène mondiale ? Seul le temps nous le dira. Mais le temps commence à nous manquer, comme l’explique Tom Crotty d’INEOS. video La position de l’Europe dans le monde est menacée. Son industrie pétrochimique, qui contribue directement à hauteur de 500 milliards d’euros à l’économie de l’UE, est aujourd’hui confrontée à des défis majeurs, provenant tant de l’intérieur que de l’extérieur.  Mais ces défis ne devraient pas menacer la survie économique si l’Union européenne entend raison à temps, explique Tom Crotty, directeur du Groupe INEOS.  « L’Europe a un choix très clair à faire », a-t-il affirmé. « Elle doit choisir entre un cercle vicieux de déclin ou un cercle vertueux d’amélioration. » Le choix qu’elle fera sera déterminé par deux éléments: les politiques environnementales de l’UE visant à faire baisser les émissions de carbone et l’exploitation de ses propres ressources pour faire baisser le coût vertigineux de l’énergie.  « Il s’agit des deux principaux enjeux de l’Union européenne », a précisé Tom. L’Europe est actuellement l’une des régions les plus chères au monde pour fabriquer des produits pétrochimiques. Le Moyen-Orient est toujours la région la moins chère, mais grâce à son exploitation du gaz de schiste, l’Amérique gagne du terrain.  « Le problème de l’UE est qu’elle est entourée de deux grands blocs commerciaux qui ont accès à un énergie bien meilleur marché », a affirmé Tom. Et ça se voit.  En France, INEOS Olefins & Polymers Europe dépense deux fois plus d’argent que son homologue américaine pour produire une tonne d’éthylène. « L’entreprise américaine est plus rentable et la société européenne est sans doute la moins rentable », a-t-il expliqué.  Le Cefic, l’association professionnelle de Bruxelles qui défend l’industrie chimique de l’Europe dans son ensemble, pense que la situation va empirer cette année avant de s’améliorer légèrement l’an prochain. « Le Cefic prévoit une croissance modeste de 1,5 % l’année prochaine », a déclaré Tom, qui est membre du Conseil d’administration du Cefic. « C’est une croissance modeste, mais bien réelle. »   Cette croissance découlera de la production de produits de haute qualité, novateurs, à haute valeur et écologiques pour des marchés qui exigent le meilleur et non pas nécessairement le moins cher.  « Si vous recherchez un plastique technique spécifique pour fabriquer le composant clé d’une nouvelle BMW, vous n’allez pas demander qui est le moins cher, mais qui est le meilleur? » C’est ce qui sauve l’industrie chimique européenne, pour l’instant. « C’est essentiel pour l’avenir de l’Europe », a affirmé Tom. « Sans cette protection, l’Europe sera inondée de produits chimiques bon marché. » « Mais nous devons continuer à fabriquer des produits très techniques, difficiles à reproduire pour nos concurrents. » L’un de ces produits est fabriqué par INEOS. L’entreprise est spécialisée dans la fabrication d’un polymère que les Français utilisent pour les bouteilles de lait. Le plastique doit être en mesure d’empêcher les produits chimiques d’atteindre le lait. « Ce n’est pas un produit qu’une grande usine du Moyen-Orient pourrait ou souhaiterait copier, carbon nombre d’entre elles sont trop grandes » Le Cefic exhorte actuellement la Commission européenne à ne pas imposer de nouvelles réglementations environnementales tant que le reste du monde ne fera pas de même. Selon lui, si l’UE poursuit ses objectifs environnementaux 2050 et fait donc grimper les coûts de l’énergie et du carbone, elle mettra en péril sa compétitivité, ce qui donnera lieu à une« fuite » de carbone et à une réduction des investissements dans l’Union Européenne.  « L’UE doit réfléchir à sa politique environnementale car l’adoption de nouvelles réglementations fait grimper les prix et a des répercussions énormes », a précisé Tom.  Le Cefic partage l’objectif de la Commission européenne de décarboniser la planète. Mais il n’est pas d’accord sur la méthode choisie pour y parvenir.  « Imposer des réglementations environnementales alors que le reste du monde ne le fait pas entraînera la mise à l’arrêt de la production chimique européenne car nous ne pourrons plus nous le permettre », a-t-il expliqué. « La planète ne sera pas décarbonisée pour autant, dans la mesure où les mêmes produits seront toujours utilisés par les 350 millions de consommateurs européens. Ils seront tout simplement importés de pays comme la Chine, où du carbone supplémentaire sera émis par la production et le transport. « Les émissions de carbone seront donc plus importantes, tandis que l’UE perdra des emplois et de la richesse. » « Sur le plan environnemental et commercial, il est plus sensé d’encourager les industries européennes à faire le bon choix en utilisant leur expertise technique pour créer des produits plus verts », a-t-il ajouté.  Selon Tom, aujourd’hui, une tonne de PVC produite en Chine avec de l’énergie générée à partir de centrales électriques au charbon émet sept fois plus de CO2 qu’une tonne de PVC fabriquée dans l’UE. Et cette comparaison ne prend pas en compte le carbone nécessaire pour le transport. « C’est peut-être un exemple extrême », a-t-il expliqué. « Mais c’est un exemple réel. » Il convient donc de se demander si l’UE écoute ces arguments. La Direction générale de l’énergie et la Direction générale des entreprises de la Commission européenne le font, affirme Tom. Mais rien n’est moins sûr pour la Direction générale de l’environnement qui impose les réglementations. « Leur message est que l’UE doit montrer l’exemple au reste du monde », a précisé Tom.« Mais la réalité, c’est que le reste du monde ne suit pas. L’Europe court en tête et les Américains leur disent: « À plus tard ! Nous n’allons pas ruiner notre industrie ou notre économie ». Selon Tom, les taxes sur le carbone ne pourront fonctionner que si elles sont imposées à l’échelle mondiale. « Il est vrai que le meilleur moyen d’encourager les entreprises à agir différemment est de rendre ce qu’elles font pour l’instant trop coûteux, et c’est l’objectif de la taxe carbone », a consenti Tom.  « Mais tout le monde doit le faire. » « Si une taxe carbone n’est introduite que dans l’UE, plus personne ne voudra réaliser ses opérations industrielles en Europe. Ils iront en Chine, au Moyen-Orient ou aux États-Unis. » Selon le Cefic, une croissance de 9 % serait déjà nécessaire pour que la production européenne atteigne ses niveaux d’avant la récession de 2008-2009, qui a vu l’un des principaux concurrents d’INEOS déposer le bilan.  « Nous avons rebondi après la récession, car notre dépendance vis-à-vis des industries de l’automobile et de la construction était bien moins importante que celle de nos concurrents », a expliqué Tom. « Pour nous, cela a été très dur, mais pas fatal. »  Outre la menace que présentent les taxes sur le carbone, l’industrie chimique est consternée par la réticence de l’UE à exploiter le gaz naturel enfermé dans les roches de schiste, ce qui pourrait faire baisser les coûts de production de l’énergie pour l’industrie et les consommateurs en général.   « Vous pouvez continuer à faire baisser vos propres coûts, mais dans la limite de la politique énergétique », a affirmé Tom.   « Je sais que je ressasse toujours la même rengaine, mais il s’agit d’un énorme problème pour nous. »  L’usine ChlorVinyls d’INEOS à Runcorn dans le nord de l’Angleterre utilise actuellement autant d’énergie que la ville voisine de Liverpool. Le Cefic estime que le secteur chimique européen, qui emploie 1,2 millions de personnes, sera de nouveau confronté à une rude concurrence l’an prochain, alors qu’il luttera pour son expansion face à des producteurs américains qui bénéficient d’une énergie et de matières premières bon marché grâce à l’exploitation du gaz de schiste. Jusqu’à présent, le Royaume-Uni est le meilleur espoir de l’Union européenne en matière d’énergie bon marché. « Rien ne sert de chercher ailleurs en Europe pour l’instant, car l’opposition est trop importante », a expliqué Tom. Malgré les manifestations organisées au Royaume-Uni, telles que celles de Balcombe (West Sussex) en juillet, le gouvernement britannique est en faveur de l’exploration du gaz de schiste et il a promis de confier la responsabilité des questions de planification technique, complexe et importante au ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Defra) ainsi qu’à l’agence de l’environnement (EA) au lieu de conseillers locaux. Cuadrilla compte parmi la douzaine d’entreprises britanniques qui disposent d’une licence pour forer à la recherche de gaz de schiste.  INEOS, qui possède un craqueur à Grangemouth en Écosse et a besoin de trouver une source à long terme d’éthane pour le faire fonctionner, est en pourparlers avec l’ensemble de ces entreprises.  « Il est clair que nous nous impliquerions en tant que client », a déclaré Tom. « Mais la question consiste à savoir si nous souhaitons nous impliquer davantage. » « Nous savons que le gaz d’éthane de la mer du Nord est presque épuisé et qu’à moins de trouver une autre source de gaz, nous aurons des difficultés à faire fonctionner le craqueur de Grangemouth après 2017 », a expliqué Tom.  En octobre, INEOS a annoncé qu’elle prévoyait d’investir 300 millions de livres sterling dans un terminal à Grangemouth afin de pouvoir importer du gaz liquéfié moins cher d’Amérique, après que le personnel a accepté de soutenir le plan de survie du site.  Le gouvernement écossais a également déclaré qu’il octroierait à l’entreprise une subvention de 9 millions de livres pour financer ce terminal et le gouvernement britannique a donné son accord préalable pour un mécanisme de garantie des prêts de 125 millions de livres, même si l’Écosse vote en faveur de la rupture de ses liens de 306 ans avec l’Angleterre lors du référendum de l’année prochaine sur l’indépendance.  « Nous avons besoin de tout leur soutien », a affirmé Tom. Des failles commencent à apparaître en Europe  LA capacité de l’Amérique à produire des produits chimiques à faible coût a déjà eu des répercussions colossales. La première victime est l’industrie chimique européenne qui utilise surtout du pétrole brut pour produire les mêmes produits. Dans un rapport publié par KPMG en octobre 2012, Mike Shannon, responsable mondial des produits chimiques et des technologies haute performance, prévoyait que cette situation perturberait l’économie.  « Il se pourrait que les usines les moins rentables ferment et que certains pays bloquent le flux des exportations américaines pour protéger leur production locale. » Il est possible que cela ait déjà commencé en Europe, l’une des régions les plus chères du monde pour fabriquer des produits pétrochimiques.  En septembre, Total a annoncé qu’elle prévoyait de fermer une unité de vapocraquage génératrice de pertes à Carling en France. Le craqueur de naphta, qui utilise du pétrole brut pour produire des produits chimiques et rencontre des difficultés depuis cinq ans, sera fermé en 2015. Ce ne sera pas une surprise pour KPMG qui, en 2009, avait prévu que 14 des 43 craqueurs situés en Europe perdraient leur rentabilité à l’horizon 2015 en raison de la forte concurrence du Moyen-Orient, de l’Asie et de l’Amérique.  Pendant ce temps, en Amérique, grâce à un éthylène abondant et bon marché, couplé au ralentissement de la croissance de la demande nationale, les entreprises américaines cherchent des opportunités d’expansion. Les États-Unis sont déjà un exportateur net de dérivés de l’éthylène et le volume de ces exportations devrait augmenter de manière significative.

    18 minutes de lecture Numéro 5
  • Un front uni

    Alors que l’Europe subit des pressions de l’intérieur et de l’extérieur, il n’a jamais été plus important pour les dirigeants et les syndicats de travailler main dans la main afin de trouver des solutions. INCH s’est entretenu avec des représentants syndicaux de Norvège, d’Italie et d’Allemagne et leur a demandé ce dont l’entreprise INEOS avait besoin selon eux pour rester compétitive et la contribution qu’ils pouvaient apporter.  Les mariages se font au ciel et se consomment sur la terre, dit le proverbe.  Ce pourrait bien être le cas pour la défense. Et toute personne mariée sait que les mariages entraînent leur lot de difficultés. La clé de la réussite est l’ouverture, l’honnêteté et l’équité. Thomas Meiers, le représentant syndical d’INEOS à Cologne, affirme que l’ouverture, l’honnêteté et l’équité sont tout aussi importantes dans un business. « Nous travaillons en étroite collaboration avec INEOS, ce qui est une bonne chose », a-t-il expliqué. Il a précisé que les discussions étaient souvent mouvementées, mais qu’INEOS encourageait activement ces échanges. « Parfois, nos discussions peuvent être animées, mais c’est parce que nous pouvons être francs; chacun d’entre nous peut pointer du doigt des situations potentiellement dangereuses et régler ces problèmes éventuels à un stade très précoce », a-t-il déclaré. Ces discussions franches et constantes permettent selon lui au syndicat et à la direction de trouver la meilleure approche pour aborder un problème particulier et trouver une solution qui convienne à tout le monde. « Généralement, le résultat permet d’accentuer le succès économique et la compétitivité de l’entreprise, et d’assurer des conditions de travail décentes et le bien-être des travailleurs », a-t-il ajouté. Et cela semble fonctionner. Le site d’INEOS Olefins & Polymers de Cologne est l’un des plus rentables d’Europe. Selon Thomas, la structure de direction peu hiérarchisée d’INEOS, la manière dont elle gère ses activités et le fait que le personnel s’identifie à l’entreprise et à ses objectifs sont des éléments qui ont contribué à ce succès. « Notre approche des relations syndicales chez INEOS est véritablement unique », a-t-il affirmé. « C’est aussi ce qui nous permet de durer et de prospérer. » Travailler ensemble à la réalisation d’un objectif commun est également ce qui motive Wenche Jansen Tveitan, la représentante syndicale de l’usine Olefins & Polymers d’INEOS en Norvège. « Toute entreprise doit avoir le personnel de son côté si elle veut rester compétitive », a-t-elle expliqué. « Et une bonne relation, fondée sur la confiance, se construit grâce à l’ouverture. »  Selon elle, ce sont les contacts informels réguliers entre les représentants syndicaux et la direction qui ont permis d’établir cette relation de confiance. « Les avis divergeants sont exprimés dès que possible et non reportés à la prochaine réunion du comité d’entreprise », a-t-elle expliqué.  Selon elle, la direction utilise également le syndicat comme comité consultatif. « Dans ce cas, les employés peuvent jouer un rôle actif et contribuer à des solutions encore plus adaptées au final », a-t-elle affirmé.  Ce genre d’approche est essentiel, surtout dans le monde compétitif, rapide et en évolution constante dans lequel nous vivons. De nombreuses entreprises pétrochimiques investissent actuellement la plus grande partie de leur argent aux États-Unis plutôt qu’en Europe en raison des matières premières et de l’énergie bon marché en Amérique. Alors que l’Europe est devenue l’une des régions les plus chères au monde pour produire des produits pétrochimiques, Mme Wenche estime que les syndicats peuvent directement et indirectement maintenir la compétitivité d’INEOS. D’après elle, cette approche a d’autant plus d’importance en Norvège où le coût de la vie est élevé. « Notre site dépend des bonnes performances, à tout instant », a-t-elle affirmé. « Nous y parvenons en montrant que l’investissement dans notre site rapporte des bénéfices. » Wenche a déclaré que le syndicat était tout aussi inquiet que la direction à propos des taxes et des prix de l’énergie, et qu’il a souvent exercé des pressions sur le gouvernement et les organisations pour tenter d’influencer les politiques susceptibles d’affecter le bon fonctionnement du site d’INEOS O&P à Rafnes.  « La coopération entre la direction et les syndicats est très importante dans ce domaine », dit-elle. « Ensemble, nous sommes plus forts ». Selon Wenche, le syndicat a récemment joué un rôle important en organisant une rencontre avec des politiciens. « Nous travaillons sans cesse pour montrer quels sont les défis auxquels l’industrie terrestre doit faire face et ce qui devrait être fait pour résoudre ces problèmes », nous explique-t-elle. « Ensemble, nous avons réussi à obtenir quelques allégements fiscaux et à conclure des accords avantageux sur l’énergie, qui ont amélioré notre compétitivité ». Elle affirme que le syndicat a également joué un rôle important lorsque le Premier Ministre, le Ministre des finances ainsi que le chef de la Commission permanente du commerce et de l’industrie ont visité Noretyl/O&P en Norvège.  Tom Crotty, directeur du groupe INEOS, a déclaré qu’il était important pour les syndicats de travailler sur des solutions en coopération avec la direction. « La relation avec les syndicats à Cologne et Rafnes est fantastique », dit-il. « Ils souhaitent comprendre les objectifs de l’entreprise et veulent apporter leur aide directement ou indirectement ». « Ils peuvent discuter d’une éventuelle modification des pratiques et de la façon dont ils peuvent exercer une pression sur le gouvernement et vous aider. »   Les représentants du syndicat italien ont exprimé des points de vue similaires à leurs collègues de Norvège et d’Allemagne.  « Une concertation et une coopération étroites entre l’entreprise et le syndicat est très importante », a déclaré Stefano Santini, représentant syndical sur le site d’INEOS O&P à Rosignano en Italie.  « Au fil des années, nous avons établi une confiance mutuelle grâce à de nombreux engagements pris et tenus ». En septembre, Total a annoncé la fermeture d’une unité de vapocraquage générant des pertes à Carling en France. Patrick Pouyanné, président de Refining & Chemicals et membre du Comité de direction de Total, invoque la concurrence internationale de plus en plus importante. « Le marché européen de la pétrochimie fait face à une surcapacité permanente », a-t-il déclaré. Le craqueur, qui raffine du pétrole brut en composants chimiques pour fabriquer des plastiques, devrait fermer en 2015. Cette annonce a préoccupé le personnel d’INEOS à Rosignano. « Ici, nous craignons que cette fermeture affecte également le personnel travaillant sur le site de Saralbe », dit Stefano.  Comme beaucoup d’autres, il est préoccupé par la montée en flèche des coûts de l’énergie et des matières premières en Europe. « Nous devons travailler sur les économies d’énergie, tout spécialement sur la réduction du gaspillage de l’énergie en utilisant des équipements à basse consommation », dit-il.  « Nous devons aussi revoir les contrats d’énergie, tenter de produire de l’énergie nous mêmes pour le site, et investir dans des sources d’énergie alternatives comme celles provenant de l’utilisation des biomasses ». Il a affirmé que, du point de vue du syndicat, INEOS avait besoin d’investir dans la recherche pour développer des produits innovants, ce qui nécessitait un niveau d’expertise structurelle et technique poussé. « Nous pouvons également investir dans des méthodes d’accès plus simples aux matières premières », a-t-il dit.  Les cinq facteurs qui aideront l’industrie chimique européenne à rester compétitive: Une énergie moins chère: Un changement de politique pour parvenir à réduire les coûts d’énergie de l’UE est essentiel pour favoriser l’innovation et les investissements, créer emplois et croissance, et enfin aider à réduire les gaz à effet de serre. Une meilleure réglementation: La législation de l’UE sur les produits chimiques, Reach, est actuellement considérée comme l’une des législations les plus complexes en Europe. L’industrie chimique s’est, jusqu’à présent, conformée à celle-ci et a enregistré toutes les substances chimiques fabriquées ou importées en quantités supérieures à 100 tonnes par an. Cependant, d’autres obligations sont à venir. Lors de la « phase 3 », les sociétés qui produisent entre 1 à 100 tonnes par an devront enregistrer ces substances. Cette mesure affectera presque chaque société de produits chimiques de l’UE, ainsi que tous leurs clients. Un partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement: Le PTCI proposé impliquerait la suppression des droits à l’importation portant sur 48 milliards d’euros de produits chimiques commercialisés en 2012 entre l’Amérique et l’Europe. Le Cefic souhaiterait que tous les tarifs douaniers sur les produits chimiques soient supprimés et espère que les négociations, qui devraient être finalisées d’ici deux ans, conduiront à une plus grande coopération et transparence.  Une conservation des Technologies Clés Génériques: Les TCG, comme on les appelle, sont considérées comme essentielles pour redynamiser l’économie de l’UE. Actuellement, même si l’Europe est un chef de file mondial en matière de recherche et de développement des TCG, avec une part internationale supérieure à 30 % des demandes de brevets, cette recherche ne se reflète pas dans une production de processus et de produits nécessaires pour stimuler la croissance et l’emploi. Une protection des secrets commerciaux: Il a été demandé à la Commission européenne de s’assurer que des systèmes adéquats sont en place pour garantir que l’innovation et le savoir-faire européens sont protégés. La commercialisation des idées révolutionnaires est considérée comme la meilleure façon pour l’industrie de l’UE de garder une longueur d’avance dans la course mondiale de plus en plus concurrentielle.

    12 minutes de lecture Numéro 5
  • L’est regarde vers l’ouest

    La Chine entre dans une nouvelle ère, particulièrement motivante. Elle doit continuer à fournir des matières premières chimiques pour favoriser la croissance et elle doit résoudre le problème de la pollution qui touche ses villes en réduisant ses émissions de CO2. Elle ne peut pas y parvenir seule. Elle a besoin de l’aide d’entreprises innovantes et éco énergétiques, qui disposent de l’expertise technique et d’excellents résultats en matière de sécurité, comme INEOS.  Le Dragon chinois, longtemps considéré comme un symbole de puissance, de force et de chance, a jusqu’à présent été bénéfique à ses dirigeants.  Il a été témoin de la montée en puissance de la Chine qui, après avoir été un petit marché émergent, est devenue la deuxième plus grande économie du monde, talonnant aujourd’hui les États-Unis de très près.  Cependant, cette croissance rapide et sans précédent, essentiellement due aux exportations et à l’industrie lourde, a coûté extrêmement cher à l’environnement, la Chine émettant désormais davantage de CO2 que tout autre pays au monde.  Les autres nations estiment que la Chine se soucie peu de l’environnement. Toutefois, les dirigeants chinois ne sont plus disposés à accepter cette critique. Leur dernier plan quinquennal traduit un important virage dans leur mode de pensée. Pendant des années, la Chine s’est concentrée sur les exportations. Maintenant, elle se concentre davantage sur les affaires nationales. Les entreprises chinoises ont été fortement encouragées à établir des partenariats avec des sociétés occidentales pour les aider à améliorer leur efficacité énergétique et à générer une croissance, comme détaillé dans le plan. « Des graines ont été semées dans ce plan quinquennal », a déclaré Rob Nevin, Directeur général d’INEOS Nitriles. « La porte est ouverte aux échanges ». En début d’ année, la Chine a établi des partenariats avec deux businesses leaders du groupe INEOS, INEOS Nitriles et INEOS Phenol, pour construire la plus grande usine de phénol en Chine ainsi qu’une usine d’acrylonitrile de taille mondiale pour répondre à la demande domestique grandissante en produits pétrochimiques. « C’est incroyablement excitant », dit Rob. « La Chine est le centre de la demande en produits chimiques et pétrochimiques. Ce pays est comme un moteur qui propulse le reste du monde ».  « Pour INEOS, il s’agit d’une occasion d’évoluer sur le plus grand marché du monde ». « Nous souhaitions nous développer, et la position d’INEOS sur le marché, ainsi que son savoir-faire technologique, a fait de nous le candidat idéal ». La Chine a souvent été considérée comme une seconde planète Terre. « Il faut aller dans ce pays pour en apprécier l’envergure », dit-il. « J’ai vécu aux États-Unis et je peux vous dire que la Chine ne ressemble à aucun autre endroit du monde ».  INEOS Phenol est le plus grand fabricant mondial de phénol et d’acétone. La Chine est le marché qui connaît la croissance la plus rapide du monde à la fois pour les produits chimiques utilisés pour produire du polycarbonate, des plastiques, des résines phénoliques, des fibres synthétiques, comme le nylon, et pour les solvants. INEOS Nitriles est le plus grand producteur d’acrylonitrile, qui est l’ingrédient clé pour fabriquer de la fibre de carbone, et la Chine ne peut pas en obtenir suffisamment. Une fois les deux usines opérationnelles, INEOS Nitriles sera l’unique producteur à disposer d’usines sur chacun des plus grands marchés mondiaux d’acrylonitrile, et INEOS Phenol sera la seule société à produire de l’acétone et du phénol en Europe, en Amérique et en Asie. « Les plus grands producteurs au monde s’établissent sur le plus grand marché international », déclare Rob. « C’est le mariage parfait ». La filiale d’INEOS avec Sinopec Yangzi Petrochemical Company aboutira à la création d’un complexe produisant  1,2 millions de tonnes de cumène, de phénol et d’acétone dans le Parc Industriel de Nanjing dans la province de Jiangsu. La nouvelle usine, qui sera capable de produire au moins 400 000 tonnes de phénol et 250 000 tonnes d’acétone chaque année, devrait commencer à répondre aux besoins de la Chine à la fin de l’année 2016. Elle permettra également aux usines européennes et américaines d’INEOS de se concentrer sur leur croissance sur leurs propres marchés. « Ce partenariat mutuellement avantageux est d’une grande importance pour INEOS Phenol et pour le groupe INEOS en Chine », a déclaré Harry Deans, Directeur général d’INEOS Phenol. « Il s’agit également du plus grand investissement de capitaux entrepris par INEOS à ce jour ». « L’association d’un partenaire local solide, tel que Sinopec YPC, de notre technologie de pointe et de notre accès au marché est particulièrement bénéfique à notre entreprise et à nos clients ». INEOS Nitriles a commencé à conclure des affaires avec la société d’État Tianjin Bohai Chemical Industry Group Corporation.  Ensemble, ils prévoient de construire et d’exploiter une usine d’acrylonitrile de taille mondiale à Tianjin, qui sera conçue avec la technologie la plus récente d’INEOS en matière de catalyseurs et de processus. « Nous n’avons pas entamé la construction car nous finalisons les détails, mais le projet est en bonne voie », a déclaré Rob. « Nous sommes largement considérés comme le leader sécurité de l’industrie et nous souhaitons établir nos standards élevés en Chine ».  « La performance en matière de sécurité n’est pas très bonne en Chine. Ils souhaitent apprendre nos méthodes de travail, à la fois en matière de sécurité du personnel et des procédés. Ils souhaitent adopter les standards élévés occidentaux ».  Des partenariats de ce type et de cette ampleur avec des sociétés étrangères sont ce que les dirigeants chinois recherchent pour résoudre les problèmes du passé et créer une économie plus durable. Leur vision à long terme est claire: ils souhaitent passer à une économie très efficace à faibles émissions de carbone à l’aide d’une technologie de fabrication de pointe. Cette vision a été exposée dans le 12ème Plan quinquennal du Conseil des affaires d’État de la Chine. Selon ce plan, les dirigeants chinois s’engagent à: Fixer de nouvelles limites dans le domaine de la consommation énergétique Prendre des mesures contre les sociétés et les industries qui consomment beaucoup d’énergie mais qui produisent très peu Réduire les émissions de carbone de 45 % d’ici 2020 Réduire la dépendance de la Chine par rapport aux combustibles fossiles, tout particulièrement le charbon Investir dans des technologies permettant d’économiser de l’énergie, et S’attaquer aux problèmes de pollution Il s’agit d’un véritable défi mais les dirigeants chinois estiment que ces objectifs peuvent être atteints. Rob, qui a travaillé pour BP pendant 25 ans, a déclaré que la rapidité de travail d’INEOS avait également séduit les Chinois. « INEOS est une société simple et souple avec laquelle il est facile de travailler, et cela fait une différence considérable », dit-il. « Le contraste entre BP et INEOS est immense lorsqu’il s’agit de parvenir à un accord ».  Il a déclaré que, une fois qu’INEOS Nitriles s’était décidé sur le bon projet, la bonne structure et le bon endroit, la proposition a été soumise au président Jim Ratcliffe, qui l’a approuvée. « Parfois, certaines choses sont approuvées à une vitesse effrayante », dit Rob, qui travaille pour INEOS depuis huit ans. « Il faut alors être à la hauteur ». Ceci dit, Rob nous a expliqué que les processus d’approbation chinois sont devenus de plus en plus compliqués au fil du temps.  « Il y a dix ans, on pouvait commencer une construction n’importe où et être passible d’une amende », dit-il. « Aujourd’hui, si vous ne prenez pas toutes les précautions, la construction peut être arrêtée. Aujourd’hui, l’intérêt porté à l’environnement et aux personnes est sans précédent ». Et cela, dit-il, était compréhensible. « La pollution en Chine affecte la vie des gens. Dans la plupart des grandes villes, les personnes portent des masques car la situation est catastrophique ».  La pollution de l’air est désormais la plus grande cause de troubles civils en Chine ; la Banque Mondiale estime que 16 des 20 villes les plus polluées au monde se trouvent à l’intérieur des frontières chinoises. La Société pour les Sciences de l’Environnement chinoise a déclaré que le nombre de plaintes contre la pollution en Chine a augmenté d’environ 29 % par an depuis 1966.  « En 2011, le nombre d’incidents environnementaux majeurs a augmenté de 120 % », a déclaré Yang Zhaofei, vice-président de la société.   En septembre, les autorités de Beijing ont dévoilé leur propre plan en cinq points pour s’attaquer aux problèmes de pollution dans la capitale. « Ce qui est nouveau, c’est le niveau de détermination ainsi que l’attention portée aux détails », dit Alvin Lin, Directeur des politiques climatiques et énergétiques auprès du Conseil de défense des ressources naturelles de Beijing. « Nous constatons une nouvelle résolution de lutter sérieusement contre la pollution de l’air ».  L’Institut des ressources mondiales a déclaré que la Chine et les États-Unis étaient actuellement responsables de 43 % des émissions mondiales. Le problème de la Chine est qu’elle dépend énormément du charbon. « Le charbon fournit à la Chine 70 % de son énergie et près de 80 % de son électricité », affirme Luke Schoen, qui a rédigé un rapport pour l’Institut des ressources mondiales.  Même si le pays dispose de grandes ressources domestiques en charbon et en gaz, il rencontre des problèmes pour accéder à ces ressources; par conséquent, il s’appuie davantage sur les importations. Son pétrole provient du Moyen-Orient et de l’Afrique, son charbon d’Australie et d’Indonésie, et son gaz d’Asie centrale et d’Australie. « Les dirigeants chinois reconnaissent que la dépendance énergétique du pays envers le charbon est un problème », dit Luke.  « Et la dépendance grandissante envers l’énergie étrangère représente une préoccupation d’ordre stratégique pour les dirigeants chinois ». La Chine a découvert d’importantes zones de gaz de schiste mais, contrairement aux États-Unis, le pays ne dispose pas de la technologie de pointe permettant d’y accéder.  Entre-temps, les dirigeants chinois se concentrent sur le maintien de la croissance tout en développant des politiques visant à réduire les émissions de carbone et à utiliser une énergie plus propre. « Actuellement, la Chine investit davantage que les autres pays dans les énergies renouvelables », dit Luke. En 2011 le pays a investi 52 milliards de dollars dans des sources d’énergie renouvelables, chiffre augmenté à 67,7 milliards de dollars l’an passé, 50 % de plus que les États-Unis.   Contrairement à d’autres nations qui considèrent l’énergie propre comme un frein à la croissance économique, la Chine n’est pas de cet avis. Elle estime que ses politiques les plus récentes aideront le pays à maintenir sa position en tant qu’acteur mondial majeur tout en s’attaquant au problème du changement climatique, qui, d’après elle, représente une grande menace pour sa prospérité à long terme. « La Chine estime à 50 milliards de dollars les pertes économiques directes dues aux catastrophes naturelles de 2011 », déclare Luke.  « Une étude indépendante estime que ce chiffre pourrait atteindre prés de 748 milliards de dollars d’ici 2030 si aucune mesure n’est prise ».

    12 minutes de lecture Numéro 5
  • Pour des enfants plus actifs…

    INEOS n’a jamais reculé devant un défi et n’a pas l’intention de commencer. L’entreprise souhaite que les enfants retrouvent l’envie de courir et a lancé une nouvelle initiative audacieuse dans ce but. INEOS souhaite inspirer des milliers d’enfants et les inciter à abandonner temporairement la télévision, l’internet et les jeux vidéo pour sortir et s’amuser.  Le président Jim Ratcliffe a transformé sa propre passion pour la course en une initiative qui pourrait permettre de lutter contre l’un des fléaux les plus graves du 21ème siècle en matière de santé publique: l’obésité des enfants. « Ce n’est pas sorcier », dit-il. « Nous voulons juste que les enfants sortent un peu de chez eux ».  « La course est le fondement de nombreux sports. Alors, si nos enfants prennent goût à la course assez tôt, ils sont plus susceptibles de continuer cette pratique par la suite, et cela ne peut les conduire qu’à apprécier un style de vie plus actif et plus sain ». Lors du premier événement « Courir pour le plaisir » (d’autres événements sont également prévus au Royaume-Uni), des centaines d’enfants ont participé à une course d’environ 1,5 km. Et lorsque vous lirez ces quelques lignes, plus de 10 000 enfants auront participé. L’ancien coureur de haies britannique, Colin Jackson, médaille d’argent olympique, était à Newbury prés de Londres pour assister au départ. « Courir est une chose simple, et les enfants le font naturellement. C’est une bonne façon pour eux de s’amuser avec leurs camarades », dit-il. Pour garantir le succès à long terme de la campagne, INEOS travaille cependant avec les responsables de la course symbolique Great North Run pour organiser une série de petits et de grands événements destinés aux enfants de quatre à onze ans, partout au Royaume-Uni. D’ici 2014, on espère que plus de 30 000 enfants auront pris part à l’un des 70 événements « Courir pour le plaisir » planifiés et, d’ici 2016, ils seraient 50 000 à avoir participé à 100 événements.  « Si nous y parvenons, et je suis sûr que cela sera le cas, il s’agira de la plus grande initiative au monde ayant motivé des enfants à courir », dit Brendan Foster, un ancien coureur de fond britannique, qui a fondé le BUPA Great North Run. « Il s’agit également d’un héritage fantastique des Jeux Olympiques de Londres ». Le rôle de Brendan et de son équipe chez Nova International consistera à contacter les écoles et les autorités locales pour encourager les enfants à prendre part à chaque événement. « Ce sont les gens qui rendent un marathon possible, ce sont les gens qui permettent la réussite des projets », dit-il. « Ils seront l’ingrédient essentiel de la longévité de cet événement ». Dans un premier temps, Brendan pense que les courses pour le plaisir d’INEOS vont attirer principalement des enfants qui aiment déjà courir, et dont les parents savent que la course est bénéfique pour le corps et l’esprit, plutôt que des enfants qui considèrent la course comme une corvée. « Nous devons cibler les parents, mais si les parents sont réticents, il sera difficile d’impliquer ces enfants », nous explique-t-il.  « C’est pourquoi nous devons rendre les événements attractifs et motiver ceux qui participent. Ces enfants vont pousser d’autres enfants à s’impliquer. Et les parents motiveront d’autres parents ».  Alors, pourquoi cela n’a-t-il pas été fait avant? « Bonne question », répond Brendan. « Mais, qui sait? ». « Tout ce que je sais, c’est que nous avons organisé au Royaume-Uni l’événement ayant enregistré la participation la plus massive et nous sommes heureux d’encourager les gens à participer », a-t-il déclaré.  Il a affirmé que cela était dû à diverses circonstances favorables. La Grande Bretagne est toujours regonflée à bloc après le succès des Jeux olympiques l’année dernière, et trois personnes sont très désireuses de faire la différence. Ces trois personnes sont : Jim Ratcliffe, Brendan et le médaillé d’or olympique Sebastian Coe,. Ils se sont rencontrés à Londres cette année. « C’était l’initiative d’INEOS, l’idée de Jim », dit Brendan. « Il avait une idée précise de ce qu’il souhaitait organiser et quand ». « C’était audacieux, mais Jim avait raison et son approche des choses était admirable ». Brendan a déclaré qu’il était également ravi que l’initiative ait vu le jour, non pas grâce au gouvernement, mais grâce à la plus grande société industrielle privée du Royaume-Uni. video La campagne a été lancée au Royaume-Uni, où le pourcentage d’enfants obèses est l’un des plus élevés d’Europe, mais elle a été conçue de façon à être facilement généralisée en Europe et en Amérique. « Nous allons organiser des événements en Suisse, en France, en Allemagne, en Belgique et aux États-Unis, mais nous nous concentrons actuellement sur le Royaume-Uni où les enfants sont moins actifs », déclare Jim.   Ce style de vie sédentaire, associé à des aliments trop gras et trop sucrés, a conduit à une hausse importante du nombre d’enfants touchés par l’obésité au Royaume-Uni. Cependant, le Royaume-Uni n’est pas le seul pays concerné. L’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’obésité infantile était désormais si répandue qu’elle considérait ce problème comme l’un des plus importants défis de santé publique du 21ème siècle. « Notre principal objectif est simplement de pousser les enfants à devenir plus actifs », explique Jim. « Les jeunes enfants aiment courir partout, c’est dans leurs gènes. Mais on leur demande souvent de ralentir et de rester calmes. Cette campagne a pour but de les encourager à courir à nouveau ». La plupart des courses seront programmées pour coïncider avec de grandes courses existantes, comme le Great North Run, pour permettre aux enfants d’éprouver la sensation de participer à un grand événement de masse. Le Great North Run, créé en 1981, est aujourd’hui le semi-marathon pour adultes le plus important et le plus populaire au monde, ayant attiré plus de 55 000 participants cette année. À côté de cela, citons ce chiffre record: 6 000 enfants ont participé au Junior Great North Run de 4 km.  Brendan et son équipe sont enthousiastes de voir ce qui peut être obtenu via les événements « Courir pour le plaisir » d’INEOS. « Il s’agit d’une initiative fantastique car le but est simplement que de jeunes enfants s’amusent dehors et prennent du plaisir à courir », dit-il. « Ce n’est pas difficile. Nous ne tentons pas d’envoyer un homme sur la Lune. Nous essayons tout simplement de faire courir le plus d’enfants possible pour leur plaisir ».  « Il peut s’agir d’une compétition pour ceux qui le désirent, mais l’objectif est d’encourager les enfants à courir pour le plaisir ».  « S’ils courent et s’ils aiment cela, ils pourraient avoir envie de s’impliquer davantage dans la compétition. Et ils deviendront les futurs coureurs du Marathon de Londres et du Great North Run. Vous pouvez parier qu’au moins un de ces 50 000 enfants sera présent aux Jeux Olympiques ».  Pour INEOS, la récompense sera de voir des jeunes enfants aimer le sport.   « Courir pour le plaisir n’a qu’un seul but », dit Jim. « Que les enfants se mettent à courir. Il n’y a pas vraiment de lien avec notre activité, mais nous nous investissons pour que ce programme soit mis en place et pour qu’il fonctionne ».   « Nous ne cherchons pas à influencer des actionnaires ou à vendre des produits. Nous souhaitons juste que les enfants courent et s’amusent ».  Pour plus d’informations à ce sujet, ou si vous souhaitez organiser un événement, consultez le site Internet: www.gorunforfun.com

    12 minutes de lecture Numéro 5
  • Le meilleur moyen de se sentir mieux

    Courir est l’un des meilleurs moyens pour avoir un corps et un esprit plus sains. C’est également un sport facile.  « Vous n’avez besoin d’aucun équipement et vous pouvez pratiquer ce sport n’importe où », dit le Dr Fred Wadsworth, directeur médical chez Corperformance, qui a travaillé étroitement avec INEOS dans le passé. Il a déclaré que les médecins s’étaient rendus compte que la course ne servait pas uniquement à brûler des calories. « Il existe de nombreuses études aujourd’hui qui démontrent que la course est aussi efficace que la prise d’antidépresseurs en cas de légère dépression », nous dit-il.  L’une des idées fausses les plus répandues est que la course abîme les articulations. « Si vous êtes en bonne santé, la course vous protège contre l’arthrite », affirme Fred. « Les problèmes surviennent lorsque vous avez des blessures. La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous assurer de ne pas prendre trop de poids ». Fred nous explique que la course est le meilleur moyen, et le plus rapide, d’être en forme.  Puis, il a fait l’éloge de l’initiative Courir pour le plaisir d’INEOS qui encourage les enfants britanniques à se remettre à courir.  « C’est une évidence mais les gouvernements n’ont pas lancé de telles campagnes. Il revient donc à des entreprises comme INEOS d’agir », dit-il. Mais, il estime que la clé du succès à long terme de ce projet est de motiver les parents. « Les enfants sont principalement influencés par ce que font leurs parents », dit-il. « Ils copient ce qu’ils voient ». « Ils n’auront certainement pas envie de s’impliquer si leurs parents leur disent : pourquoi ferais-tu cela ? » INEOS espère que ceux qui s’impliquent deviendront des coureurs passionnés et qu’ils auront un mode de vie plus sain. Les bénéfices à long terme de la course sont désormais bien connus et bien documentés. La course est un entraînement pour le cœur et les poumons, elle améliore la circulation et diminue le risque de crise cardiaque, d’accident cérébro-vasculaire ou d’hypertension. Elle permet également de réduire le stress, améliore l’endurance, renforce votre système immunitaire, vous donne plus d’énergie et vous aide à conserver un poids de forme. Des études ont aussi démontré que les adultes en bonne santé qui faisaient régulièrement de l’exercice étaient généralement plus heureux que ceux qui n’en faisaient aucun, qu’ils dormaient mieux et qu’ils étaient plus vifs. video

    5 minutes de lecture Numéro 5
  • Debat: La competition est-elle bonne pour les enfants?

    La compétition est-elle bonne ou mauvaise pour les enfants? Depuis des années, les avis sont partagés à ce sujet. Certains affirment que cela encourage les enfants à se dépasser dans le monde très compétitif d’aujourd’hui où il faut lutter pour obtenir ce que l’on veut, qu’il s’agisse d’un emploi, d’une famille ou d’une maison. D’autres disent que cela peut détruire l’estime de soi et pousser au ressentiment. Quel que soit votre point de vue, le débat reste ouvert. Nous avons demandé quelques paroles sages à ceux qui avaient quelque chose à dire sur ce sujet… Mauvaise: La plupart d’entre nous ont grandi avec l’idée que, sans compétition, nous deviendrions tous gros, paresseux et médiocres. Personnellement, je pensais que la compétition pouvait être saine et amusante si on ne perdait pas de vue l’objectif final. Cependant, il n’existe pas vraiment de compétition « saine ». Dans une culture compétitive, on dit à un enfant qu’il ne suffit pas d’être bon. Il doit triompher sur les autres. Plus il entre en concurrence avec les autres, plus il a besoin de concurrencer les autres pour se sentir bien. Gagner ne forge pas le caractère, cela permet juste à un enfant d’exulter temporairement. Par définition, tout le monde ne peut pas gagner une compétition. Si un enfant gagne, un autre ne le peut pas. La compétition pousse les enfants à envier les gagnants, à rejeter les perdants. En revanche, la coopération aide parfaitement les enfants à communiquer avec efficacité, à se faire confiance les uns les autres et à accepter ceux qui sont différents. Les enfants se sentent mieux quand ils travaillent les uns avec les autres, plutôt que les uns contre les autres, et leur estime d’eux-mêmes ne dépend pas d’une victoire à un test d’orthographe ou à un jeu.Alfie Kohn, auteur américain de No Contest: The Case Against Competition Les compétitions sportives sont mauvaises pour les enfants si l’on attend d’eux qu’ils parviennent à des résultats supérieurs à ceux qu’ils sont capables d’atteindre. Nous nous en sommes rendus compte et avons donc modifié l’orientation dans les clubs d’athlétisme au niveau national. De nouvelles disciplines d’athlétisme pour les enfants ont été créées, spécialement adaptées aux enfants âgés de 6 à 11 ans. La priorité est donnée à la compétition par équipe, avec des enfants qui évoluent dans plusieurs disciplines. Tous les enfants qui souhaitent participer sont autorisés à le faire, et ils rentrent tous fièrement à la maison après une cérémonie officielle avec un document attestant de leur participation. Les compétitions d’athlétisme ont toujours été populaires auprès des enfants. Ils ressentent le besoin de comparer leurs forces et leurs compétences à celles des autres. Depuis le début de cette année, nous avons renforcé cette motivation naturelle en leur proposant de nouvelles formes de compétitions et de disciplines plus attractives aujourd’hui, qui sont plus palpitantes et exigeantes.David Deister, chef de projet, Fédération allemande d’athlétisme La compétition s’est avérée utile jusqu’à un certain point, mais la coopération, qui est l’objectif vers lequel nous devons tendre aujourd’hui, commence lorsque la compétition s’arrête.Franklin D. Roosevelt, ancien Président des États-Unis Dans la vie, un enfant a souvent l’occasion d’être déçu et d’apprendre à gérer cette déception. Dans notre école, nous les préparons à toutes les étapes de la vie. Ils n’ont pas besoin de perdre pour comprendre des choses tant qu’ils sont dans notre école.Elizabeth Morley, Directrice de l’école laboratoire de l’Institut des études de l’enfant, Toronto au Canada Bonne: Une compétition saine pousse les enfants à faire de leur mieux, pas uniquement à faire bien. Lorsque les étudiants se concurrencent, ils sont plus curieux, font des recherches par eux-mêmes et apprennent à travailler avec les autres. Ils vont tenter de faire plus que ce qui leur est demandé. Ces situations préparent les enfants à des évènements de toutes sortes. Qu’il s’agisse de passer un test pour rentrer dans une université, d’obtenir une promotion ou de trouver un remède contre le cancer, leur capacité à être compétitifs leur donnera un sérieux avantage.Jennifer Veale, fondatrice et directrice générale de TrueCompetition.org La compétition peut être une épée à double tranchant pour les enfants, leur inculquant des valeurs positives dans de bonnes conditions, mais créant des environnements négatifs démotivants. La concurrence peut être saine lorsqu’elle apprend aux enfants des choses sur leur performance et leur façon de s’améliorer, si gagner n’est pas le seul ou le principal objectif, et si les enfants apprennent des choses sur eux-mêmes lorsqu’ils sont mis au défi. Dans de telles circonstances, les enfants peuvent tirer des leçons inestimables qu’ils n’apprendront pas en salle de classe en général. Malheureusement, la mentalité « gagner à tout prix » associée à de nombreux comportements compétitifs peut saper la motivation des enfants et les pousser à éviter ou même à abandonner des activités qu’ils auraient appréciées dans d’autres cas. Il est essentiel que les entraîneurs, les éducateurs et les parents apprennent aux enfants ces leçons importantes par le biais de la compétition. Ainsi, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, nos enfants apprendront, grandiront et seront mieux préparés pour affronter la vie qui (comme dans la compétition) est faite d’instants marquants, d’adversité et d’opportunités de se comporter convenablement avec les autres et de traiter ses concurrents avec dignité et respect.John Tauer, entraîneur d’une équipe masculine de basket-ball, professeur de psychologie à l’Université de St Thomas dans le Minnesota  La compétition est bonne pour les enfants. Il est plutôt normal de s’évaluer par rapport aux autres. Dans un tel cadre, la compétition est plutôt saine. Dans un environnement favorable, cela peut permettre à un enfant d’apprendre à accepter l’échec sans perdre l’estime de lui-même. Cependant, cela devient malsain si la personne entre en compétition avec quelqu’un ou si elle estime qu’elle doit entrer dans une telle compétition pour se sentir aimée ou pour trouver sa place au sein de sa famille.Lyn Kendall, conseillère pour enfants surdoués de British Mensa La priorité accordée à la sécurité et l’aversion pour le risque qui prédominent dans notre pays créent une génération d’enfants qui sont mal préparés à vivre dans un monde qui nécessite de prendre des risques quotidiennement. La compétition apprend le sens critique, la prise de décision et la résolution de problème. Sans ces compétences, les pays ne peuvent pas réussir à l’échelle mondiale. D’autres partisans de la concurrence en Amérique du Nord affirment que la compétition favorise l’apprentissage, la bonne forme physique et empêche la délinquance juvénile.Sir Digby Jones, ancien Ministre d’État du Gouvernement du Royaume-Uni pour le commerce et l’investissement Nous devons mettre un terme à la culture « tout le monde mérite un prix » et laisser les enfants aimer et pratiquer des sports de compétition dès leur plus jeune âge, en les associant à des clubs de sports pour qu’ils puissent réaliser leurs rêves. C’est pourquoi le nouveau programme scolaire du Royaume-Uni inclut désormais une obligation pour les écoles primaires de proposer un sport de compétition.David Cameron, Premier Ministre du Royaume-Uni

    6 minutes de lecture Numéro 5
  • Sauver des vies

    Pour INEOS, la sécurité est une obsession. Lorsque vous travaillez dans un environnement à haut risque, vous ne pouvez pas vous permettre de vous laisser aller. La sécurité est au cœur de toutes les activités d’INEOS. Norward AS, société détenue par INEOS, n’existe que pour une seule raison: sauver des vies, comme Øyvind Klæboe le sait bien.  En août 2003, un hélicoptère indien transportant 25 ouvriers sur une plateforme en mer est descendu en piqué dans la mer, ses hélices continuant à tourner. Les membres de l’équipage, toujours attachés à leur siège, sont décédés car l’hélicoptère a coulé en quelques secondes. Seuls deux passagers ont survécu. Ils se sont échappés à la nage, en passant par les portes arrière, et ont été secourus. Ces deux personnes étaient d’ailleurs les seules à avoir suivi la formation à l’évacuation d’un hélicoptère submergé (HUET). Des telles tragédies rappellent à Øyvind Klæboe l’importance du travail de son équipe chez Norward AS, société norvégienne appartenant à INEOS. Au cours des sept dernières années, ils ont appris au personnel travaillant en haute mer comment s’échapper en cas de chute d’un hélicoptère en mer.   video « La valeur de la formation HUET est incontestable », dit-il. « Peut-elle faire la différence en termes de vie ou de mort ? Absolument ». « Vous n’avez que quelques secondes pour décider de ce qu’il faut faire en cas de crash et, grâce à la formation, vous avez beaucoup plus de chances de survivre ». Une défaillance mécanique, une erreur de pilotage ou de mauvaises conditions météorologiques peuvent provoquer un crash. Un hélicoptère peut tomber comme un roc, tournoyer sans aucun contrôle, ou atterrir plutôt doucement. Quoi qu’il arrive, la clé de la survie est de sortir le plus rapidement possible. « Vous ne savez pas de combien de temps vous disposez avant que l’hélicoptère ne se retourne et coule ; votre priorité est donc de sortir de l’engin », explique-t-il. « Mais une fois sorti, vous pouvez être confronté à bien d’autres problèmes ».  Parmi ceux-ci, des mauvaises conditions météorologiques, des eaux glacées, une mer agitée, une faible visibilité, un incendie ou une fuite de carburant dans l’eau.   « On ne peut pas prédire la situation, mais la formation prépare les gens à ce type d’incertitude », dit-il.  Leur confiance en eux s’améliore aussi pour faire face à l’inimaginable et garder leur calme. Chez Norward, les instructeurs utilisent un faux hélicoptère dans une piscine pour montrer ce qui se passe lorsqu’un hélicoptère tombe dans la mer et, en toute probabilité, se retourne étant donné que le sommet d’un hélicoptère est très lourd. Une machine à vagues, un générateur de vent et des éclairages sont également utilisés pour créer différents scénarios. « Nous sommes capables de recréer différentes situations dans des conditions très contrôlées », nous explique Øyvind. Les crashs d’hélicoptères sont heureusement rares, mais depuis 2006, tous les membres du personnel travaillant en haute mer ont suivi la formation HUET exigée par la loi.   « Aujourd’hui, personne ne peut aller travailler en mer sans sa « carte verte ». Cela signifie que la formation HUET est obligatoire pour tous les employés et tous les visiteurs », dit Øyvind. « En fait, toute personne se rendant par les airs sur une installation en mer doit avoir suivi la formation de base ». Pendant la séance de formation HUET de huit heures chez Norward, les travailleurs apprennent à gérer les contraintes physiques et psychologiques d’une chute en mer. Øyvind espère que ce type de formation ne leur servira jamais, mais, s’ils en ont besoin, il sait qu’il s’agira de la formation la plus importante de leur vie.  La société INEOS a acquis le site de formation Norward lorsqu’elle a acheté les activités de polymères en Norvège de Norsk Hydro ASA en 2007. Ce site a alors été transformé d’un simple centre de réponse d’urgence interne affilié à Norsk en une business générant un chiffre d’affaires de cinq millions d’euros et proposant des formations à des sociétés externes ainsi qu’à des particuliers. « Petit à petit, Norward a relevé de nouveaux défis », raconte Øyvind. « Nous avons fini par assurer le développement de nos propres employés, par améliorer les compétences internes et par pénétrer de nouveaux marchés ».  « Nous sommes désormais au service du secteur privé dans toute la Norvège ». Statoil est l’un de leurs plus grands clients. Cette année, la compagnie pétrolière a demandé à Norward de proposer une nouvelle formation à ses travailleurs en mer pour qu’ils apprennent comment, entre autres choses, aider un pilote d’hélicoptère à atterrir en toute sécurité sur une plateforme, et que faire en cas d’accident. Mis à part les séances de formation standard sur la lutte contre l’incendie et les premiers soins, l’équipe d’Øyvind propose également des formations sur la sécurité industrielle et sur les méthodes de gestion des fuites de gaz ou de produits chimiques.  « Des formations telles que celles-ci attirent des clients industriels de tout le pays, et Norward fait partie des meilleurs prestataires », affirme Øyvind.  Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site Internet : http://norward.no/

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